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	<title>Gabrielle Bonnet, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Gabrielle Bonnet, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>La voix des anonymes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, puis se sent progressivement envahi par des figures et des voix qui le hantent pendant son sommeil. La narration du jeune homme, au départ très académique, semble se libérer peu à peu, tandis que le récit se transforme en roman choral.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des fantômes obsédants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais bien plus que ce jeune homme, fils adoptif d’un riche politicien, le personnage central est Manie, la « petite bossue de la rue des Fronts-forts ». Sa voix est d’ailleurs la première offerte aux lecteurs parmi celles de ces « anonymes » que Lyonel Trouillot veut faire entendre. À travers ses évocations parfois naïves, parfois cruellement réalistes, elle donne à voir la misère sociale et psychologique des laissés-pour-compte de Port-au-Prince et l’emprise grandissante des sectes évangélistes sur cette population.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Échos de la violence</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’anonymat est ici inversé&nbsp;: tous les personnages ont des noms, sauf celui qui, par sa naissance et son éducation, est appelé à faire partie de la sphère du pouvoir en Haïti. Depuis la bibliothèque qu’il a la charge d’examiner, il entend les échos des affrontements qui secouent le pays : guerre des gangs, fuite des politiques, violences à l’encontre du peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lyonel Trouillot vit aujourd’hui encore en Haïti. Avec <em>Bréviaire des anonymes</em>, il lutte contre l’oubli de son pays, plongé dans une crise profonde depuis 2021 dans l’indifférence générale, mais aussi contre celui des premières victimes de cette situation&nbsp;: les femmes, les enfants et les marginaux.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Bréviaire des anonymes de Lyonnel Trouillot, Actes Sud</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="250" height="475" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=250%2C475&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?w=250&amp;ssl=1 250w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=158%2C300&amp;ssl=1 158w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=150%2C285&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=221%2C420&amp;ssl=1 221w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></figure>
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		<title>Chanter la révolte et la nostalgie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:10:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le fort lien qui unit l’auteur de Banjo à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le fort lien qui unit l’auteur de <em>Banjo</em> à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements dans le cadre d’une rétrospective intitulée « Claude McKay, back to Marseille ». La maison d’édition marseillaise Héliotropismes s’était déjà penchée sur l’œuvre de l’écrivain, en publiant notamment en 2022 son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin</em>. C’est au tour d’Hors d’atteinte, également basée à Marseille, de s’y consacrer avec la publication d’une sélection de poèmes rassemblés sous le titre <em>Nous qui nous révoltons</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une sélection de poèmes en version bilingue</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition bilingue permet d’apprécier à la fois les poèmes dans leur version originale, en créole jamaïcain et en anglais « standard », ainsi que le travail des trois traductrices pour tenter de faire entendre le rythme puissant et la couleur des mots de McKay. Les poèmes présentés dans cette édition ont été choisis parmi les <em>Complete Poems</em> (2008) qui réunissent quatre recueils publiés entre 1912 et 1922, auxquels s’ajoutent d’autres poèmes datant de 1910 à 1940. Dans <em>Nous qui nous révoltons</em>, ces poèmes sont répartis en six ensembles&nbsp;(Jeunesse jamaïcaine, Racisme et résistance, Engagement politique et conscience sociale, Les ombres de Harlem, Exils et Vagabondages) et abordent des thématiques aussi variées que les violences raciales, le rapport à la nature, l’amitié ou encore la nostalgie du pays natal. L’un de ces poèmes rapproche avec tendresse « les collines de Jamaïque » et les champs provençaux par l’intermédiaire d’une couleur, le rouge, commune aux poinsettias et aux coquelicots.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un poète précurseur et actuel</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">McKay, grand lecteur de Villon, Baudelaire, Byron ou encore Keats, utilise généralement des formes poétiques classiques, comme la ballade et le sonnet, et met souvent un refrain ou une structure cyclique qui rappelle le blues. Parmi les poèmes choisis figure « If We Must Die » (Si nous devons mourir), qui devint un symbole de la lutte contre les violences raciales lors du sanglant « Red Summer » en 1919 aux États-Unis. Il fut l’un de textes fondateurs du Harlem Renaissance, ce mouvement culturel, artistique et politique de renouveau de la culture afro-américaine qui s’est développé dans les années 20 et 30. Pourtant, McKay ne s’est jamais « considéré comme un poète noir », selon ses propres dires, et cette apparente absence d’engagement lui a parfois été reprochée. Il n’empêche que son chant de révolte, qui a inspiré jadis les poètes de la Négritude, est aujourd’hui encore d’une criante actualité.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Claude McKay, Nous qui nous révoltons, Traduit du créole jamaïcain par Karine Guerre et de l’anglais (États-Unis) par Gaëlle Cogan et Michaëla Cogan, Édition dirigée par Matthieu Verdeil</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="600" height="1017" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=600%2C1017&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136193" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=177%2C300&amp;ssl=1 177w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=150%2C254&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=300%2C509&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=248%2C420&amp;ssl=1 248w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>Une réalité rêvée</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:56:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chimères tropicales porte bien son nom&#160;: le roman nous transporte dans une forêt dense, magique et inquiétante, où l’on croise des êtres hybrides, mi-morts mi-vivants, mi-humains mi-animaux, et où le rêve semble plus puissant que le réel. Le récit se construit autour de l’histoire d’Ariane, ou plutôt de ses pensées et de ses émotions. Le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Chimères tropicales</em> porte bien son nom&nbsp;: le roman nous transporte dans une forêt dense, magique et inquiétante, où l’on croise des êtres hybrides, mi-morts mi-vivants, mi-humains mi-animaux, et où le rêve semble plus puissant que le réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit se construit autour de l’histoire d’Ariane, ou plutôt de ses pensées et de ses émotions. Le lecteur comprend peu à peu que l’intrigue s’entrelace avec le déroulé chaotique du tournage du film <em>Fitzcarraldo</em>, tourné en 1982 par Werner Herzog, et dont Ariane est une fervente admiratrice. Celui-ci est marqué par deux crashs aériens, qui constituent le point de départ de l’obsession d’Ariane pour la recherche de trois enfants rescapés, perdus au beau milieu de la jungle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les allers-retours entre l’angoisse d’Ariane, infirmière à Paris et les tentatives de survie des enfants en milieu hostile se succèdent, accompagnés par les commentaires de la narratrice. Celle-ci explique à plusieurs reprises qu’« <em>Ariane a parfois du mal à accepter la réalité </em>». De fait, peu à peu, la frontière entre le réel et l’imaginaire, entre l’inconscient et le conscient, se brouillent. Dans la forêt, les repères se perdent, transformant le récit en une réflexion hallucinée sur notre rapport à la nature, à la folie et à la création artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’admiration et le respect de l’autrice pour la forêt tropicale jaillissent à chaque page de ce roman déroutant. Comme dans le réalisme magique sud-américain dont elle semble s’inspirer, Corinne Morel Darleux fait se côtoyer avec habilité le merveilleux et le familier, le réel et l’irréel. Une image, commune aux <em>Chimères</em> et au film de Herzog, le résume avec force et poésie&nbsp;: <em>« Un voilier se détache de la canopée</em> ».</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br> Chimères tropicales, de Corinne Morel Darleux<br>Éditions Dalva - 21,50 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions-699x1024.jpg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134210" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?w=805&amp;ssl=1 805w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>Splendeurs et misères de la cité phocéenne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 14:18:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alèssi dell’Umbria est né et a grandi à Marseille, à la Plaine. Il lui fallut douze ans pour rassembler la documentation nécessaire à la rédaction de l’Histoire universelle de Marseille de l’an mil à nos jours. Cette nouvelle édition est complétée par un épilogue évoquant les transformations de la ville dans les vingt dernières années. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alèssi dell’Umbria</strong> est né et a grandi à Marseille, à la Plaine. Il lui fallut douze ans pour rassembler la documentation nécessaire à la rédaction de <em>l’Histoire universelle de Marseille de l’an mil à nos jours</em>. Cette nouvelle édition est complétée par un épilogue évoquant les transformations de la ville dans les vingt dernières années. Celles-ci semblent confirmer les réflexions pessimistes de l’auteur face à un urbanisme jugé incohérent et au processus de gentrification. Il est question bien sûr de la réponse municipale à l’effondrement de la rue d’Aubagne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage est rédigé dans un style clair qui facilite la lecture tout au long de ses quelque 812&nbsp;pages. La présence d’un cahier d’illustrations rassemblant plans de la ville et tableaux, ainsi que d’un index et d’un glossaire (explicitant notamment certains termes provençaux), permet également de plonger dans ce cheminement du Moyen-Âge au XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle qui, selon l’auteur, n’a pas uniquement pour but de constituer une somme de savoir historique, mais vise à contribuer à « nourrir certains gestes de résistance à la dépossession brutale » que vivent les Marseillais depuis le début des années&nbsp;2000.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur est particulièrement critique envers la tradition de centralisation à la française, qui tend à imposer un système politique, économique et culturel, d’abord par l’intégration dans le royaume de France (longtemps, Marseille n’a été qu’une « <em>terre adjacente</em> » à celui-ci), puis dans le culte d’une nation construite autour de sa capitale. Il expose a contrario la richesse des liens culturels et linguistiques au sein de l’aire occitane et avec les régions limitrophes (Catalogne, Piémont, etc.).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alèssi dell’Umbria démontre à quel point Marseille a été et est encore, malgré tout, une ville profondément tournée vers le bassin méditerranéen et qui doit résister à un processus de « colonisation intérieure », c’est-à-dire d’uniformisation artificielle à partir d’un modèle qui ne correspond ni à sa géographie, ni à son histoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Histoire universelle de Marseille, </em>d’<strong>Alèssi dell’Umbria<em>  </em></strong><br><a href="https://agone.org/livre/histoire-universelle-de-marseille/">Agone </a>-35 €</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres et Littérature</em> ici </a></p>
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		<title>Sous le soleil des possibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[La Volte]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Luvan]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Roch]]></category>
		<category><![CDATA[Sabrina Calvo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des ouvrages portant sur les thématiques de la santé, du travail ou de la ville,&#160;les Éditions La Volte&#160;se sont intéressées au&#160;soleil, autour duquel&#160;tournent ces&#160;douze fictionshéliotopiques. Certains de ces récits ont été écrits en français, d’autres traduits de l’anglais, de l’allemand ou encore du chinois, et sont rassemblés&#160;dans un ouvrage d’une&#160;très belle qualité graphique, à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après des ouvrages portant sur les thématiques de la santé, du travail ou de la ville,&nbsp;les Éditions La Volte&nbsp;se sont intéressées au&nbsp;soleil, autour duquel&nbsp;tournent ces&nbsp;douze fictions<em></em><em>héliotopiques</em>. Certains de ces récits ont été écrits en français, d’autres traduits de l’anglais, de l’allemand ou encore du chinois, et sont rassemblés&nbsp;dans un ouvrage d’une&nbsp;très belle qualité graphique, à laquelle cette maison nous a habitué.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un jaillissement créatif</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certains des auteurs et autrices qui ont participé au recueil ont par ailleurs publié à La Volte d’autres ouvrages, romans ou nouvelles. C’est le cas de <strong>Sabrina Calvo</strong> (<em>Les nuits sans Kim Sauvage</em>), de<a href="https://www.instagram.com/mchlroch/"> <strong>Michael Roch</strong></a><strong> </strong>(<em>Tè mawon</em>) ou de <strong><a href="https://www.luvan.org/luvan-grav/">Luvan</a> </strong>(<em>Nout</em>), dont la nouvelle <em>Panoptikum </em>est remarquable de poésie et d’inventivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De longueur variables, ces récits abordent tous l’ambivalence de l’astre solaire, dont la puissance est à la fois nécessaire et dévastatrice. Chaque nouvelle déploie son propre univers et ses trouvailles linguistiques,&nbsp;qui reflètent les transformations écologiques et technologiques de ces mondes. Ce foisonnement d’idées et la nouveauté de&nbsp;la&nbsp;langue&nbsp;utilisée&nbsp;sont réjouissants mais&nbsp;peuvent&nbsp;également dérouter le lecteur&nbsp;face à des termes qui restent parfois énigmatiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le goût du politique</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve dans le choix de publier des recueils de nouvelles (dont certaines ont été écrites à quatre mains) le goût du collectif qui anime La Volte&nbsp;qui aime combiner&nbsp;les créativités&nbsp;et mène des&nbsp;réflexions&nbsp;politiques&nbsp;qui milite pour&nbsp;des actions&nbsp;communes. Dans cette optique,&nbsp;même&nbsp;le soleil n’est plus une entité unique et&nbsp;se raconte, lui aussi, au pluriel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>GABRIELLE BONNET</strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>SOLEIL•S : 12 Fictions Héliotopiques, </em>ouvrage collectif<br><a href="https://lavolte.net/">La Volte</a> - 20 €<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Paru en mars 2025</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>
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		<title>D’Adana à Samarcande, la douleur capitale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 14:36:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Zulma]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[N’oublie pas notre Arménie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Yahia Belaskri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce livre, l’écrivain franco-algérien Yahia Belaskri a souhaité mettre en lumière la persécution du peuple arménien par l’empire ottoman et, pour ce faire, a fait le déplacement jusqu’à Samarcande, en Ouzbékistan. Il confie que la ville l’a impressionné par la coexistence pacifique de communautés religieuses diverses ainsi que par son patrimoine historique.&#160; Carnets de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans ce livre, l’écrivain franco-algérien <strong>Yahia Belaskri </strong>a souhaité mettre en lumière la persécution du peuple arménien par l’empire ottoman et, pour ce faire, a fait le déplacement jusqu’à Samarcande, en Ouzbékistan. Il confie que la ville l’a impressionné par la coexistence pacifique de communautés religieuses diverses ainsi que par son patrimoine historique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Carnets de fuite</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’oublie pas notre Arménie</em> prend la forme de «&nbsp;carnets&nbsp;» rédigés par Maritsa, une jeune femme médecin dépêchée en avril 1909 à Adana dans le cadre d’une mission humanitaire. La ville, qui avait appartenu au royaume arménien de Cilicie est encore, en ce début de XX<sup>e</sup> siècle, un lieu refuge pour de nombreux Arméniens, bien qu’elle soit désormais sous domination ottomane.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu après l’arrivée de la jeune femme, des Turcs nationalistes massacrent la population arménienne de la ville. Maritsa fuit en compagnie d’autres Arméniens et surtout du père Burak, d’abord en Syrie, puis toujours davantage vers l’Est. Au cours de cette errance tragique, les exilés sont accueillis avec hospitalité par des représentants de diverses communautés et prennent part aux échanges philosophiques et religieux sur le futur de l’empire ottoman et des peuples qu’il rassemble. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poésie et spiritualité</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la question portant sur le choix de cette thématique pour son nouveau roman, Yahia Belaskri répond simplement&nbsp;: «&nbsp;<em>Tous les hommes et toutes les femmes sur terre qui souffrent sont les miens</em>.&nbsp;»Dans ce carnet de route et de réflexions, le rapport à la spiritualité prend une place prégnante. Le texte est imprégné de poésie et de chants, à travers lesquels les Arméniens des pays traversés partagent leurs douleurs, leur nostalgie et leurs espoirs. Yahia Belaskri propose ainsi une réflexion sur la tolérance et le dialogue interreligieux, plus que jamais d’actualité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>N’oublie pas notre Arménie</em>, de <strong>Yahia Belaskri </strong><br><a href="https://www.zulma.fr">Éditions Zulma</a> - 18,50 €</pre>



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		<title>Carnet d’un paysan grassois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 13:54:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bio]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Noël Falcou]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Wildproject]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wildproject est une&#160;maison d’édition indépendante&#160;basée à Marseille&#160;qui se consacre depuis 2008 à l’écologie sous des angles philosophiques, politiques et pratiques.&#160;Journal d’un paysan&#160;fait partie de sa&#160;collection Littératures, dans laquelle «&#160;la terre se raconte&#160;».&#160; Jean-Noël Falcou y expose la réalité du métier de paysan aujourd’hui : entre travail sur les parcelles, tâches administratives devant l’ordinateur, gestion des relations avec les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Wildproject est une&nbsp;maison d’édition indépendante&nbsp;basée à Marseille&nbsp;qui se consacre depuis 2008 à l’écologie sous des angles philosophiques, politiques et pratiques.&nbsp;<em>Journal d’un paysan</em>&nbsp;fait partie de sa&nbsp;collection Littératures, dans laquelle «&nbsp;<em>la terre se raconte&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Noël Falcou</strong> y expose la réalité du métier de paysan aujourd’hui : entre travail sur les parcelles, tâches administratives devant l’ordinateur, gestion des relations avec les collaborateurs, partenaires et voisins, participation à des salons et moments de rencontres entre acteurs de la filière. Le but de l’auteur est de « <em>parler d’agriculture et d’écologie </em>»<em> </em>à partir de l’exemple de son quotidien « <em>afin que l’on connaisse le métier de paysan</em>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une reconversion audacieuse</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628.jpeg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130424" style="width:293px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=1365%2C2048&amp;ssl=1 1365w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=1920%2C2880&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0628-scaled.jpeg?w=1707&amp;ssl=1 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Noël Falcou © Priscilla Heyser</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Auparavant instituteur, Jean-Noël Falcou décide de se reconvertir dans l’agriculture en 2004, à une époque où les informations et les fournisseurs bio restent rares. Son implantation en bio relevait pour lui à la fois d’un acte militant et d’une évidence. Il choisit de s’investir dans la plantation du bigaradier (ou oranger amer), culture traditionnelle du pays grassois utilisée&nbsp;aussi bien&nbsp;dans la parfumerie pour son huile essentielle que dans la pâtisserie pour&nbsp;son&nbsp;eau de fleur d’oranger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur&nbsp;trace un portrait honnête et poétique de sa vie quotidienne, entre tracas et déboires, petites joies et grande fatigue. À travers ces pages se dégage l’image d’un homme passionné, travailleur à l’excès, assistant souvent impuissant aux conséquences du bouleversement climatique. Ce récit souligne également l’importance de la solidarité paysanne et de l’entraide en milieu rural, que ce soit au travers du troc, des coups de main donnés en urgence ou du soutien moral lorsque certains n’y arrivent plus. L’auteur en fait part avec pudeur et dignité, dans une langue précise et sensible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Journal d’un paysan</em> de<strong> Jean-Noël Falcou<br></strong><a href="https://wildproject.org/">Éditions Wildproject</a> - 20 €</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les voix des cultures créoles </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/les-voix-des-cultures-creoles-iliennes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-voix-des-cultures-creoles-iliennes</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 13:49:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Sophie Nanki]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Créole]]></category>
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		<category><![CDATA[Îliennes]]></category>
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		<category><![CDATA[Kalou’Ya]]></category>
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		<category><![CDATA[Nawal]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Malléon]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéodrome 2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du festival Iliennes, le Vidéodrome 2 a proposé plusieurs séries de projections de courts-métrages, c’était encore le cas ce vendredi 4 avril. Le cinéma du cours Julien accueillait Sirènes de la réalisatrice martiniquaise Sarah Malléon et Ici s’achève le monde connu de la Guadeloupéenne Anne-Sophie Nanki, en présence de cette dernière.  Le premier, rythmé par une superbe bande-son,&#160;se déroule au Prêcheur, dans le nord de la Martinique, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion du festival <em><a href="https://www.iliennes.org">Iliennes</a></em>, le <a href="https://www.videodrome2.fr">Vidéodrome 2</a> a proposé plusieurs séries de projections de courts-métrages, c’était encore le cas ce vendredi 4 avril. Le cinéma du cours Julien accueillait <em>Sirènes</em> de la réalisatrice martiniquaise <a href="https://www.instagram.com/seelgraf/?hl=fr">Sarah Malléon</a> et <em>Ici s’achève le monde connu</em> de la Guadeloupéenne <a href="https://www.instagram.com/asnanki/?hl=fr">Anne-Sophie Nanki</a>, en présence de cette dernière. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier, rythmé par une superbe bande-son,&nbsp;se déroule au Prêcheur, dans le nord de la Martinique, commune&nbsp;fortement touchée par une crise économique, sociale et écologique.&nbsp;Il met en avant de manière extrêmement poétique le lien entre Daniel et sa petite fille, qui cherche à invoquer les sirènes en soufflant à longueur de journée dans un lambi, ce coquillage emblématique des Antilles utilisé comme moyen d’avertissement et, encore aujourd’hui, comme instrument de musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son usage apparaît également dans&nbsp;<em>Ici s’achève le monde connu</em>, mais dans un contexte dramatique&nbsp;: celui de colons pourchassant une femme&nbsp;Kalinago&nbsp;et un esclave africain dans la mangrove&nbsp;guadeloupéenne, en 1645. Les performances des deux acteurs&nbsp;bushinenge(Guyanais descendants des communautés&nbsp;esclavagisées&nbsp;et ayant fui les plantations) sont remarquables&nbsp;et offrent une représentation saisissante des relations entre natifs et esclaves africains,&nbsp;ainsi que d’un temps où la mer n’était pas frontière mais plutôt lien entre les îles et les communautés&nbsp;de la Caraïbe. Suite au succès critique du film, qui a entre autre&nbsp;été sélectionné&nbsp;aux Césars,&nbsp;Anne-Sophie&nbsp;Nanki&nbsp;prépare&nbsp;actuellement&nbsp;une version longue de ce récit&nbsp;aux allures de mythe originel.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De la musique aussi&nbsp;</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La Guadeloupe a de nouveau été à l’honneur dimanche&nbsp;6&nbsp;avril, par l’intermédiaire du&nbsp;KolektifKa, qui&nbsp;diffuse le&nbsp;gwoka&nbsp;à Marseille, cette pratique musicale guadeloupéenne dans laquelle les tambours (ka) répondent aux mouvements des danseurs et danseuses.&nbsp;Les musiciens ont été relayés&nbsp;par le&nbsp;maloya&nbsp;réunionnais&nbsp;de&nbsp;<strong>Kalou’Ya</strong>, le&nbsp;séga&nbsp;mauricien de&nbsp;<strong>Jaggdish</strong>&nbsp;ou encore le chant puissant de l’artiste comorienne&nbsp;<strong>Nawal</strong>.&nbsp;Avant que la soirée ne se poursuive dans&nbsp;un mélange vibrant des chants et des influences de ces artistes, formant le plus beau des&nbsp;<em>lyannaj</em> (lien, union) entre des cultures créoles parfois artificiellement&nbsp;mises dos-à-dos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse">Le festival&nbsp;<em><strong>Iliennes</strong></em>&nbsp;s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 mars au 13 avril.</mark>&nbsp;</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec&nbsp;<a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a>&nbsp;sont également disponible en intégralité sur leur site </p>
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		<title>Un Candide au pays de Brassens </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 10:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Cévennes]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Naturalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Bakir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout comme&#160;L’amour des choses invisibles, également publié aux éditions Grasset, le nouveau roman de&#160;Zied&#160;Bakir&#160;est très largement inspiré de la vie de l’auteur, né en Tunisie&#160;et résidant désormais à Anduze, dans les Cévennes.&#160; Ce récit suit le parcours d’Elyas, jeune tunisien francophile rêvant de Paris, de sa littérature et&#160;«&#160;de ses femmes&#160;». D’abord hébergé chez son oncle, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout comme&nbsp;<em>L’amour des choses invisibles</em>, également publié aux éditions Grasset, le nouveau roman de&nbsp;<strong>Zied&nbsp;</strong><strong>Bakir</strong><strong>&nbsp;</strong>est très largement inspiré de la vie de l’auteur, né en Tunisie&nbsp;et résidant désormais à Anduze, dans les Cévennes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récit suit le parcours d’Elyas, jeune tunisien francophile rêvant de Paris, de sa littérature et&nbsp;«&nbsp;de ses femmes&nbsp;». D’abord hébergé chez son oncle, il se retrouve ensuite à la rue, fait un court séjour dans une communauté Emmaüs avant d’être interné dans un hôpital psychiatrique, où il rencontre Adeline, avec qui il vit une brève histoire d’amour. Sorte de Candide moderne,&nbsp;Elyas&nbsp;Z’Beybi, « le solitaire », avance d’échecs en déboires, ne perdant pourtant jamais sa foi naïve dans la langue et la culture françaises.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Shéhérazade et Quasimodo </mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque peu haché dans les premiers chapitres, le roman prend au fil des pages de plus en plus d’ampleur et rend hommage à la curiosité d’esprit et, avant tout, à la puissance du récit. Telle Shéhérazade retardant sa mise à mort grâce aux mille et une histoires qu’elle conte au sultan,&nbsp;Elyas&nbsp;se souvient et invente des récits se déroulant dans son pays natal pour échapper au désir semble-t-il effrayant de sa femme. La découverte de la sexualité constitue de fait une des thématiques importantes de ce roman d’apprentissage et est évoquée elle aussi avec humour et autodérision, comme lorsqu’Elyas&nbsp;s’adresse à son « Quasimodo », sobriquet qu’il donne à son sexe.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="288" height="360" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?resize=288%2C360&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-128923" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?w=288&amp;ssl=1 288w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?resize=150%2C188&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Elyas&nbsp;raconte, écoute, écrit, comme ces « <em>notes pour se débarrasser de soi</em> » (« <em>sur le papier, seulement sur le papier</em> », précise-t-il à sa psychiatre inquiète), qui évoquent sa petite enfance et&nbsp;brossent&nbsp;le portrait de ses parents. La narration intègre des références musicales et littéraires disparates, et use fréquemment de l’ironie, montrant l’admiration d’Elyas&nbsp;pour une certaine culture française parfois considérée comme vieillotte par ses ressortissants. Le récit s’achève avant l’événement qui donne son titre au roman, comme si le processus amenant à la possibilité d’une naturalisation avait plus de valeur que cette dernière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Naturalisation</em>, de <strong>Zied Bakir</strong><br><a href="https://www.grasset.fr/auteur/zied-bakir/">Grasset</a> – 19,50 €</pre>



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		<title>Portrait d’un jeune exilé </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:41:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Soumah]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Je ne voulais pas partir]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre du livre, Je ne voulais pas partir, va volontairement à l’encontre des représentations malheureusement répandues de l’exil comme choix motivé par la commodité ou l’argent facile. Le jeune Abdoulaye est contraint de quitter sa ville natale pour des raisons familiales, entrelacées à la situation politique en Guinée&#160;: après la mort soudaine de ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le titre du livre, <em>Je ne voulais pas partir</em>, va volontairement à l’encontre des représentations malheureusement répandues de l’exil comme choix motivé par la commodité ou l’argent facile. Le jeune Abdoulaye est contraint de quitter sa ville natale pour des raisons familiales, entrelacées à la situation politique en Guinée&nbsp;: après la mort soudaine de ses parents, son demi-frère, proche du pouvoir en place, menace de l’assassiner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune homme raconte le périple qui l’a conduit en France, un peu par hasard, et les multiples drames survenus sur la route&nbsp;: l’épuisant trajet au milieu du désert, les prisons libyennes, la traversée de la Méditerranée à bord d’une embarcation surchargée, les tentatives d’échapper aux garde-côtes financés par l’Union européenne pour repousser les personnes migrantes…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un témoignage salutaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette narration constitue un témoignage poignant d’un parcours qui est malheureusement semblable à celui de beaucoup d’autres, de toutes origines, comme s’en étonne Abdoulaye Soumah. Il mérite d’être lu, partagé, discuté, pour aboutir à une meilleure compréhension de la situation des personnes exilées et à une prise de conscience de la nécessité d’agir. La postface, écrite par l’un des membres de l’association qui a accueilli le jeune homme dans les Cévennes, prend le relais de l’auteur pour évoquer les difficultés administratives et judiciaires auxquelles il a dû faire face des mois durant. Abdoulaye vit et travaille aujourd’hui non loin de Marseille.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Je ne voulais pas partir</em>, <strong>Abdoulaye Soumah</strong><br><a href="https://www.grasset.fr/livre/je-ne-voulais-pas-partir-9782246838142/">Grasset</a> – 17 €<br>Paru le 15 janvier </pre>



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