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	<title>Gaëlle Cloarec, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Gaëlle Cloarec, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Comment ça va le monde ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:35:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque vous circulerez dans le Village des Fadas, guettez le Comptoir «&#160;Comment ça va… le monde&#160;?&#160;». Dans la continuité des deux précédentes éditions, la journaliste Nora Hamadi (passée par France Culture et Arte, désormais sur France Inter où elle assure la revue de presse de la matinale) a choisi de questionner cette année l’état de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Lorsque vous circulerez dans le Village des Fadas, guettez le Comptoir «&nbsp;<em>Comment ça va… le monde&nbsp;?</em>&nbsp;». Dans la continuité des deux précédentes éditions, la journaliste <strong>Nora Hamadi</strong> (passée par France Culture et Arte, désormais sur France Inter où elle assure la revue de presse de la matinale) a choisi de questionner cette année l’état de notre planète. Le format des échanges, entre témoignages spontanés, invités et prises de parole entre habitants-es, est propice à une réflexion collective. Nul doute qu&rsquo;entre les crises géopolitiques, le changement climatique qui s&rsquo;aggrave, les politiques migratoires qui durcissent, il y aura beaucoup à dire, et bien des espoirs de changement…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre occasion de faire fonctionner ses méninges à plusieurs, «&nbsp;l’apéro philo&nbsp;» avec <strong>Hélène Laulan</strong>, enseignante, membre de l’association <strong>Les Philosophes Publics</strong>. Ce collectif, comme son nom l&rsquo;indique, considère la pensée philosophique comme un bien public qui se renforce lorsqu&rsquo;il est partagé, et intervient dans tous les lieux où le débat peut exister. De préférence à l&rsquo;air libre, car les Grecs de l&rsquo;Antiquité l&rsquo;avaient bien compris, sortir de chez soi, confronter ses idées avec celles d&rsquo;autrui est un exercice indispensable pour les citoyens dans une démocratie. Là où les algorithmes nous enferment toujours plus dans des «&nbsp;bulles&nbsp;», exacerbent les crispations identitaires, se parler en direct permet de donner voix à la nuance et à la singularité. Un bon début si on veut améliorer l&rsquo;état du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>G.C.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>
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		<title>Le Livrodrome au bord de l&#8217;eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Livrodrome, «&#160;grand parc d&#8217;attractions littéraires itinérant&#160;», est de retour à Martigues, étape finale de son Tour de France 2026, parti le 18 juin de Savigny-sur-Orge. Le 1er juillet, rendez-vous est donné aux adolescents et aux pré-adolescents de 10 à 18 ans ainsi qu’à leurs familles, non plus au camping de l&#8217;Arquet comme précédemment, mais [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <em><strong>Livrodrome</strong></em>, «&nbsp;<em>grand parc d&rsquo;attractions littéraires itinérant&nbsp;</em>», est de retour à Martigues, étape finale de son Tour de France 2026, parti le 18 juin de Savigny-sur-Orge. Le 1<sup>er</sup> juillet, rendez-vous est donné aux adolescents et aux pré-adolescents de 10 à 18 ans ainsi qu’à leurs familles, non plus au camping de l&rsquo;Arquet comme précédemment, mais dans le jardin de Ferrières, ombragé de grands arbres, le long de l&rsquo;étang de Berre. En cas de pluie, tout le monde pourra se replier à la médiathèque Louis Aragon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des animations en continu de 10h à 18h</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Livrodrome</em>, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de faire la rencontre d’auteurs, d’illustrateurs, et découvrir toute la richesse du secteur du livre jeunesse. L’éditeur <strong>Thierry Magnier</strong>, dont le catalogue compte de beaux romans tels que <em>Star-crossed lovers</em>, <em>Un ours dans la bergerie</em> ou <em>Pieds nus dans la nuit</em>, sera présent. Les bibliothécaires martégaux seront bien-sûr mobilisés pour animer cette journée, avec de nombreux ateliers et attractions. Au programme : boîte à tatouages et cabine d’ordonnances littéraires, scrabble géant en bande-dessinée, roulette d’écriture créative, bookclub, livre sonore, bibliothèque suspendue… Le public devrait aussi apprécier la pratique du Beach volley littéraire, car oui, on peut allier sport et lecture !</p>



<p class="wp-block-paragraph">500 chèques-lire seront offerts aux adolescents, qui pourront les utiliser directement dans l&rsquo;espace tenu par les librairies indépendantes L’Alinéa et L’Argonaute. Par ailleurs, un recueil de six nouvelles signées par des auteurs jeunesse (<strong>Baptiste Beaulieu</strong>, <strong>Mickaël Brun-Arnaud</strong>, <strong>Lily-Belle de Chollet</strong>, <strong>Olivier Gay</strong>, <strong>Anne Goscinny</strong> et <strong>Adèle Tariel</strong>) sera distribué gratuitement au format papier. Chaque nouvelle étant accompagnée d’une bande son créée spécialement pour le Livrodrome par le compositeur <strong>Jérôme Hoffmann</strong> (<strong>Braquage Sonore &amp; Cie</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Toutes et tous héros</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement s&rsquo;inscrit dans le cadre de la 12<sup>e</sup> édition de l&rsquo;événement <em><strong>Partir en livre</strong></em>, organisé par le Centre national du livre. Comme le défend <strong>Régine Hatchondo</strong>, présidente du CNL, en appelant à une mobilisation collective pour transmettre le goût de la lecture, «&nbsp;<em>lire est un temps essentiel, un temps pour soi, qu’il faut absolument préserver</em>&nbsp;». D&rsquo;après la dernière étude publiée par l&rsquo;institution (<em>Les jeunes français et la lecture</em>, 14 avril 2026), elle connaît un recul préoccupant chez les jeunes de 7 à 19 ans&nbsp;: ils passent dix fois plus de temps sur leurs écrans (3 heures par jour) qu’à lire des livres (18 minutes par jour). Alors que ses bienfaits ne sont plus à prouver&nbsp;: la lecture améliore la concentration, le développement cognitif, la mémoire, l&rsquo;imagination, l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit, la capacité d&#8217;empathie, le raisonnement, l&rsquo;apprentissage, l&rsquo;esprit critique&#8230; Autant de facultés nécessaires à une vie riche et bonne, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;exercice démocratique, pour ces citoyens en devenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de <em>Partir en livre</em> cette année, «&nbsp;Nos petits et grands héros&nbsp;», est parfait pour inspirer les adolescents&nbsp;: la littérature foisonne de figures héroïques auxquelles s&rsquo;identifier, des Trois mousquetaires aux héroïnes subversives de Marion Brunet, en passant par les anti-héros des plus improbables, comme le Tobie Lolness de Timothée de Fontebelle, qui ne fait que 2 millimètres de haut mais reste dans la mémoire de tous ses lecteurs.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br><strong>Livrodrome</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1er juillet<br></mark></strong>Jardin de Ferrières</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>Touste dehors (enfin !)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:43:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faisait beau, et même très chaud sous le soleil gapençais pour le 13e festival des arts de la rue, Toustes dehors (enfin)&#160;!. Avec une affluence considérable, les festivaliers se pressant pour mieux voir et entendre. Pas facile, quand il s&#8217;agit d&#8217;une déambulation telle que celle proposée par La horde dans les pavés, qui explore [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il faisait beau, et même très chaud sous le soleil gapençais pour le 13<sup>e</sup> festival des arts de la rue, <em><strong>Toustes dehors (enfin)&nbsp;!</strong></em>. Avec une affluence considérable, les festivaliers se pressant pour mieux voir et entendre. Pas facile, quand il s&rsquo;agit d&rsquo;une déambulation telle que celle proposée par <strong>La horde dans les pavés</strong>, qui explore l&rsquo;espace urbain avec d&rsquo;autres usages que ce pour quoi il a été prévu. Cinq acrobates inspirés par le parkour et un musicien avec clavier portatif composent ce collectif&nbsp;: de minute en minute, ils disparaissent et apparaissent dans des endroits improbables, juchés sur un lampadaire, en haut des toits, accrochés par les cheveux (!) à la fenêtre de la piscine municipale&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J&rsquo;ai appris à sauter à l&rsquo;âge de deux ans</em>, révèle l&rsquo;un d&rsquo;eux. <em>Tout mon corps a décollé du sol, et c&rsquo;était cool.</em>&nbsp;» C&rsquo;est tout aussi cool la vingtaine passée, semble-t-il&nbsp;: ces jeunes femmes et jeunes hommes échangent entre eux des regards tendres, se rattrapent, se portent, sont présents les uns pour les autres, se remercient. Le message politique de la compagnie n&rsquo;est peut-être rien de plus que «&nbsp;<em>solidarisez-vous les uns des autres&nbsp;</em>», mais franchement, cela fait du bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aimer contre tout</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même tendresse entre potes dans <em>Hune</em>, spectacle de théâtre chorégraphié par la <strong>Cie Paon dans le ciment</strong>. Deux jeunes gens investissent l&rsquo;escalier du lycée pour y rouler-bouler, le temps, en moins d&rsquo;une heure, de raconter la vie de Mattia et Adri au moyen d&rsquo;un <em>mash up</em> brillant, dont l&rsquo;humour léger sert de cheval de Troie à un propos dramatique. Tour à tour journaliste cherchant le fait divers, passante n&rsquo;ayant pas vu grand chose mais ravie qu&rsquo;on lui tende le micro, politiciens en mal de récupération, gendarme, pompier intervenu pour prendre en charge un malaise, ils délivrent avec brio l&rsquo;histoire d&rsquo;une personne qui s&rsquo;effondre, dans un système fait pour exclure. Son ami d&rsquo;enfance, lui-même en bute à la violence du monde du travail, passe de boulot en boulot comme on change de chemise et, happé par ses responsabilités familiales, peine à empêcher la dégringolade. Des destins très familiers&nbsp;: ce pourrait être nous. Aussi l&rsquo;affection bourrue qu&rsquo;ils se témoignent perce le cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Joie partagée d&rsquo;avoir un corps</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre énergie, féminine cette fois, se déploie dans <em>Faune</em>, performance des trois danseuses de la <strong>Cie Libertivore</strong>. Elles roulent sur un tapis rond semé de feuilles, à l&rsquo;ombre des grands arbres du parc de la Pépinière, s&rsquo;entremêlent, s&rsquo;envolent, s&rsquo;échappent. Des bois de cerf leur servent d&rsquo;appui, de grappin, d&rsquo;ailes, de griffes. Une bande son musicale, rythmée par des cris et stridulations, accompagne leur gestuelle, toute de défi et de furtivité animale. Cette sauvagerie est une célébration de la joie d&rsquo;avoir un corps jeune et souple. Un cadeau offert au public&nbsp;: lorsqu&rsquo;ils se relèvent, encore songeurs, adultes, enfants et vieux et vieilles bougent pour un moment avec plus de liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même émotion soutenue par la musique, jouée en direct par le violoncelliste <strong>Guillaume Bongiraud</strong>, dans <em>Solstice</em>, de la <strong>Cie Contrepoint</strong>. Le mouvement hypnotique de deux circassiens maîtres de la roue Cyr procure une sensation poignante&nbsp;: ah, si une telle harmonie pouvait exister dans le cours banal de l&rsquo;existence humaine&nbsp;! Le spectacle ne dure qu&rsquo;une demi-heure, mais il mérite bien sa <em>standing ovation</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En troupe ou bien tout seul : s&rsquo;aventurer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Grand succès aussi pour <strong>La Bande à Tyrex</strong>, du cirque cycliste doté également d&rsquo;un accompagnement en musique <em>live</em>. Mais l&rsquo;esprit est bien plus déluré&nbsp;: ils sont neuf, véloces, taquins. Franchement, qui eût cru qu&rsquo;on pouvait faire autant de choses avec une bicyclette&nbsp;? Jouer de la trompette debout sur la selle et le guidon, s&rsquo;entasser à quatre dessus, s&rsquo;enfuir en marche arrière, jubilant après l&rsquo;avoir fauchée sans vergogne à ses copains&nbsp;? C&rsquo;est peut-être la morale de l&rsquo;histoire&nbsp;: ensemble, on rigole plus. Parfois, il n&rsquo;est pas besoin d&rsquo;autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour ceux qui apprécient la culture plus littéraire, il était aussi possible d&rsquo;aller applaudir dans le jardin du Centre diocésain <em>L&rsquo;Ouest Loin</em>, œuvre inclassable d&rsquo;<strong>Olivier Debelhoir</strong> (<strong>Cie d&rsquo;un Ours</strong>). Juché sur une paire de skis, avec sa perche de funambule, il soliloque en truffant son texte de citations de Victor Hugo, Marcel Proust, Edith Piaf ou encore Daniel Balavoine. Un éloge du risque qu&rsquo;on encourt à solliciter autrui&nbsp;: s&rsquo;il ne vient pas, il faut oser s&rsquo;aventurer tout seul.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le festival Toustes dehors (enfin) ! a eu lieu du<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 5 au 7 juin</mark></strong> à Gap.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Terres &#038; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Yohanne Lamoulère]]></category>
		<category><![CDATA[Zef]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du temps fort Nature &#38; Biens communs, qui revenait pour la 6e édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, Celine Croze, Jonas Wibaux et Alain Willaume, y présentent chacun une série qui s&#8217;inscrit remarquablement dans le thème général, Terres &#38; Résistances. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/terres-resistances-une-belle-et-forte-exposition-a-voir-au-zef/">Terres &amp; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du temps fort <em><strong>Nature &amp; Biens communs</strong></em>, qui revenait pour la 6<sup>e</sup> édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, <strong>Celine Croze</strong>, <strong>Jonas Wibaux</strong> et <strong>Alain Willaume</strong>, y présentent chacun une série qui s&rsquo;inscrit remarquablement dans le thème général, <em>Terres &amp; Résistances</em>. Leur consœur <strong>Yohanne Lamoulère</strong>, compagne régulière de la Scène nationale de Marseille, a travaillé la scénographie avec <strong>Alice Purgu</strong>, <strong>Sophie Jurging</strong> et <strong>Christopher Marc</strong>, pour mettre en regard leurs perceptions sensitives d&rsquo;un monde pétri de grandes mutations. Sur trois continents, dans des contextes très différents (Venezuela, France, Afrique du Sud), un point commun : l&rsquo;eau, présente ou absente, le sol, pour y vivre ou y mourir, deviennent des enjeux majeurs. Comment être humain dans ces conditions qui se durcissent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En résonance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus jeune d&rsquo;entre ces photographes, étonnant de maturité, est un autodidacte de 24 ans. Jonas Wibaux documente sa vie nomade de saisonnier, dans les vignes ou sur le site de Sainte-Soline, haut lieu de lutte contre les méga-bassines. Le noir et blanc de ses prises de vue est intemporel&nbsp;: il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;archives de la Seconde Guerre mondiale, ou bien d&rsquo;un film de science fiction, avec des traits de camaraderie réconfortante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Point de réconfort en revanche dans la série de Céline Croze&nbsp;: c&rsquo;est l&rsquo;étrangeté qui prédomine sur ses images, amplifiée par la scansion d&rsquo;une voix off hypnotique dans la vidéo qui les complète. <em>Mala Madre</em> est un conte ou un poème inquiétant, basé sur l&rsquo;organique&nbsp;: le corps des pilleurs de tombe est sans visage, un serpent prisonnier de barbelés contre-attaque, les formes fractales du végétal nourrissent un imaginaire halluciné, le grain, la couleur sont d&rsquo;apocalypse. Qu&rsquo;a-t-on fait à la Terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi la question que semble poser Alain Willaume, après avoir pointé son appareil sur les paysages désertiques du Karoo en Afrique du Sud, où l&rsquo;entreprise Shell a des projets d&rsquo;exploitation de gaz de schiste. Dans ses tirages dénués de contraste, au ton presque sépia, un voile de poussière recouvre tout, y compris les hommes. L&rsquo;accrochage avec un léger relief et des ombres ajoute à la sensation de suspens&nbsp;: que va-t-il se passer, si l&rsquo;eau ne revient pas&nbsp;? L&rsquo;exposition est à voir jusqu&rsquo;au 4 décembre, avant ou après les représentations. Ne la manquez pas.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Terres &amp; Résistances&nbsp;<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 décembre<br></mark></strong><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Scène nationale de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles&nbsp;<a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em>&nbsp;ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/terres-resistances-une-belle-et-forte-exposition-a-voir-au-zef/">Terres &amp; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>« J&#8217;ai tout perdu, sauf mon art », au Mucem une conférence sur la résilience palestinienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:43:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le monde artistique fait-il face à l&#8217;anéantissement de Gaza&#160;? Le 21 mai, débutait au Mucem un colloque sur ce thème, organisé par le collectif Maan for Gaza Artists et le département de la recherche et de l&#8217;enseignement du musée. Pas sans remous, le Crif Marseille-Provence ayant appelé à un rassemblement pour protester et réclamer [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comment le monde artistique fait-il face à l&rsquo;anéantissement de Gaza&nbsp;? Le 21 mai, débutait au Mucem un colloque sur ce thème, organisé par le collectif <strong>Maan for Gaza Artists</strong> et le département de la recherche et de l&rsquo;enseignement du musée. Pas sans remous, le Crif Marseille-Provence ayant appelé à un rassemblement pour protester et réclamer qu&rsquo;un même type d&rsquo;événement soit organisé pour Israël, par souci «&nbsp;d&rsquo;équité&nbsp;». Une conception de l&rsquo;équité saumâtre, pour les militants pro-Palestine qui leur faisaient face devant le bâtiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Foin des cris et slogans, dans l&rsquo;auditorium Germaine Tillon, l&rsquo;ambiance était studieuse et concentrée, durant l&rsquo;après-midi consacrée au rôle des artistes en temps de guerre. Autour de la modératrice <strong>Kahena Sanaâ</strong>, trois témoins rescapés de Gaza&nbsp;: <strong>Maisara Baroud</strong>, <strong>Maha Al-Daya</strong> et <strong>Mustafa Mohanna</strong>. Tous ont créé pour documenter l&rsquo;horreur de ce génocide, mais aussi la résistance du peuple palestinien, le fameux «&nbsp;<em>sumud</em>&nbsp;», mot signifiant résilience, ténacité, persévérance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En tant qu&rsquo;artiste</em>, disait Maisara Baroud, <em>on ressent exactement la même chose que n&rsquo;importe quel autre citoyen. Simplement, en ce qui me concerne, j&rsquo;ai tout perdu, sauf la passion pour mon art.</em>&nbsp;» Ses dessins en noir et blanc, juxtaposés avec des photographies terrifiantes de quartiers rasés, corps sous linceul, mères en deuil, ont puissamment remué l&rsquo;assistance, pourtant avertie. Sa consœur Maha Al-Daya a choisi l&rsquo;art ancestral de la broderie pour réaliser des cartes de la bande de Gaza, commencées à même la toile de tente de son exil. Le sculpteur Mustafa Mohanna, lui, a travaillé aussi longtemps qu&rsquo;il a pu avec les enfants gazaouis. Il a fini son allocution par un hommage terrible à ceux d&rsquo;entre eux qui sont morts depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christine Cadot</strong>, politologue à Paris 8, a alors pris la parole avec beaucoup de pudeur, pour déplorer l&rsquo;absence de réaction internationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce n&rsquo;est pas par la force du droit que certains demeurent en vie, mais parce que les bombes ne sont pas encore tombées sur leur maison</em>&nbsp;».</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Conférence donnée<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> le 21 mai</strong></mark> au Mucem, Marseille.</pre>



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		<title>« L&#8217;effondrement du vivant » : encore temps de l’enrayer ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:14:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L&#8217;Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal&#160;: 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l&#8217;économie de l&#8217;immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L&rsquo;Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal&nbsp;: 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l&rsquo;économie de l&rsquo;immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se lit en moins d&rsquo;une heure. Mais rédigé par des universitaires capables d&rsquo;une bonne vulgarisation&nbsp;; soit une mine d&rsquo;informations à moins de 5&nbsp;€, pour se faire sa propre idée sur tel ou tel sujet nécessitant l&rsquo;implication des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux biologistes, <strong>Christian Amblard</strong> et <strong>Stéphane Herbette</strong>, ont co-signé <em>L&rsquo;effondrement du vivant</em>, paru en février 2026. La biodiversité est trop souvent négligée dans les médias, pour qui l&rsquo;urgence environnementale se résume, quand elle est abordée, au climat. Or ce sont les différents aspects, articulés, d&rsquo;un même bouleversement dû à notre civilisation thermo-industrielle, qui menace l&rsquo;habitabilité de la Terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Constats et solutions</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs définissent les termes et apportent des chiffres, sans noyer le lecteur. Lequel apprend des notions fondamentales en toute simplicité&nbsp;: l&rsquo;importance de la diversité dans les écosystèmes, pour garantir leur robustesse. Mais aussi celle, cruciale, des interactions, au sein et entre chaque milieu. Les zones humides, par exemple, qui disparaissent à vue d’œil, régulent les crues, filtrent la pollution, séquestrent le carbone&#8230; Toutes les espèces, végétales et animales, ont un rôle dans l&rsquo;équilibre dynamique des biotopes. Or une extinction de masse est en cours&nbsp;: si nous poursuivons dans la voie colonisatrice qui est la notre, les scientifiques prévoient que la moitié aura disparu d&rsquo;ici 2100.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier chapitre dessine des voies pour enrayer cet effondrement&nbsp;: stopper la destruction des habitats, l&rsquo;artificialisation des terres, la surexploitation des mers et des forêts&nbsp;; lutter contre le trafic d&rsquo;animaux et plantes sauvages (3<sup>e</sup> plus gros commerce illégal dans le monde, après les armes et la drogue&nbsp;!)&nbsp;; créer des réservoirs de biodiversité pour gagner du temps et permettre de repenser l&rsquo;occupation des territoires. Il faudrait, écrivent Christian Amblard et Stéphane Herbette,massivement renforcer la coopération internationale, obliger les États à rendre compte de leur gestion. Des solutions existent pour nourrir tout le monde sans empoisonner les sols, l&rsquo;eau et l&rsquo;air, notamment l&rsquo;agro-écologie.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>L'effondrement du vivant, Stéphane Herbette et Christian Amblard<br><br>Presses universitaires Blaise Pascal - 4,90 €</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>
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		<title>Jamal Ouazzani et Constant Spina : poésie et militantisme à la Biennale des écritures du réel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:28:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La fin de la Biennale des écritures du réel 2026 était un feu d&#8217;artifice de mots. Notamment lors d&#8217;une rencontre-lecture organisée en librairie, avec une salle pleine d&#8217;auditeurs venus écouter deux écrivains, Jamal Ouazzani et Constant Spina. Intitulée Vers un militantisme poétique, elle a donné l&#8217;occasion de mesurer à quel point, lorsque les temps sont [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La fin de la <em><strong>Biennale des écritures du réel</strong></em> 2026 était un feu d&rsquo;artifice de mots. Notamment lors d&rsquo;une rencontre-lecture organisée en librairie, avec une salle pleine d&rsquo;auditeurs venus écouter deux écrivains, <strong>Jamal Ouazzani</strong> et <strong>Constant Spina</strong>. Intitulée <em>Vers un militantisme poétique</em>, elle a donné l&rsquo;occasion de mesurer à quel point, lorsque les temps sont difficiles –&nbsp;ou simplement intenses&nbsp;–, la poésie répond à des besoins humains essentiels&nbsp;: «&nbsp;<em>exprimer une vérité dans sa cruauté et sa crudité</em>&nbsp;» disait l&rsquo;un&nbsp;; «&nbsp;<em>savoir ce qu&rsquo;est et n&rsquo;est pas l&rsquo;amour</em>&nbsp;», disait l&rsquo;autre, «&nbsp;<em>et donc apprendre à poser ses limites</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Formuler la rage et le soin</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La poésie, c&rsquo;est inutile, mais pour qui&nbsp;?</em>&nbsp;», demandait Jamal Ouazzani, avant de répondre, comme une évidence&nbsp;: «&nbsp;<em>Pour le capitalisme</em>&nbsp;». Certes, elle n&rsquo;est pas rentable, mais demeure la meilleure manière de tirer tout le jus vital de notre capacité langagière. Et parfois, c’est tout ce qu&rsquo;il nous reste, «&nbsp;<em>quand tout brûle</em>&nbsp;», comme c&rsquo;est le cas à Gaza. «&nbsp;<em>Cela fait quelque chose. C&rsquo;est pour cela que les gens pleurent parfois en écoutant un poème de Mahmoud Darwich, mais pas le journal télévisé de 20 heures</em>&nbsp;». Constant Spina, à l&rsquo;origine du média Manifesto XXI, a tenu à y intégrer de la poésie, «&nbsp;<em>qui peut apporter quelque chose d&rsquo;intéressant au journalisme</em>&nbsp;». En recourant à «&nbsp;<em>des plumes énervées, contre l&rsquo;injonction de rester neutre. Comment rester neutre face à un génocide&nbsp;? À Donald Trump&nbsp;?</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de ces auteurs, évoluant dans des milieux queers et progressistes, l&rsquo;écriture est politique, mais prend aussi une dimension de soin. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un «&nbsp;<em>cri impossible à ne pas pousser, un élan qui me sauve</em>&nbsp;», explique Jamal Ouazzani, frappé par des cycles de dépression grave. Constant Spina lui doit l&rsquo;acceptation de sa «&nbsp;<em>condition irréparable</em>&nbsp;» de personne handicapée. Son prochain essai portera sur le care, une notion invitant à admettre notre vulnérabilité plutôt que chercher à tout contrôler.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>La rencontre, animée par Roxana Hashemi, co-directrice de la revue poétique Muscle, a eu lieu <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 29 avril </mark>à la <a href="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/lhydre-aux-mille-tetes/" type="link" id="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/lhydre-aux-mille-tetes/">librairie L'Hydre aux mille têtes</a>, Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse">À lire :<br><br>Amour - Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane, Leduc Société<br><br>Feux de joie, Blast<br><br>Jamal Ouazzani<br><br>Manifeste pour une démocratie déviante : amours queers face au fascisme<br><br>Lettre infinie, Thésée en Sicile<br><br>Éditions trouble<br><br>Constant Spina</pre>



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		<title>Un Grand ménage qui déménage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:20:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;L&#8217;amour c&#8217;est du pipeau, c&#8217;est bon pour les gogos&#8230;&#160;» Les paroles rageuses de Brigitte Fontaine s&#8217;échappent du Boulodrome de la Tour d&#8217;Aigues, où devant un public nombreux joue le Borboleta Théâtre. Madame, diva déchue, se retrouve à chanter dehors et malmène tout le monde, ses partenaires comme les spectateurs. Les trois comédiens sont excellents&#160;; mention [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L&rsquo;amour c&rsquo;est du pipeau, c&rsquo;est bon pour les gogos&#8230;</em>&nbsp;» Les paroles rageuses de Brigitte Fontaine s&rsquo;échappent du Boulodrome de la Tour d&rsquo;Aigues, où devant un public nombreux joue le <strong>Borboleta Théâtre</strong>. Madame, diva déchue, se retrouve à chanter dehors et malmène tout le monde, ses partenaires comme les spectateurs. Les trois comédiens sont excellents&nbsp;; mention spéciale à <strong>Romain Triouleyre</strong> qui a écrit le texte dense et subtil de <em>Confession d&rsquo;une nihiliste</em>, pièce touchante sur l&rsquo;image de soi, les affects amoureux, et l&rsquo;humain désarroi devant la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort est aussi au centre de <em>Goodbye Georges</em>, par la compagnie marseillaise <strong>L&rsquo;Engrenage</strong>. Quatre jeunes gens circulent en camion depuis un an pour trouver le scénario idéal de dernier hommage à leur ami disparu, sans parvenir à parfaire une cérémonie qui les verrait se séparer «&nbsp;<em>pour retourner à leurs vies nulles</em>&nbsp;». Parce que le monde du travail, c&rsquo;est vraiment pas la joie. Pleins de peps et de sens du rythme, ils réalisent une comédie douce-amère percutante sur le lien et le deuil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des femmes fortes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la cour du château, déjà écrasée de soleil, deux femmes en jupette dansent, sur fond d&rsquo;archives de l&rsquo;INA. Tandis qu&rsquo;elles incarnent la gestuelle encore aujourd&rsquo;hui imposée aux corps féminins &#8211;&nbsp;abattre les taches du quotidien tout en restant désirable, souriante, disponible&nbsp;&#8211; des propos ultra-sexistes des années 1960 résonnent, jusqu&rsquo;à la banalisation la plus minable du viol. Sans rien appuyer, <strong>Sabine Anciant</strong> et <strong>Coline Morel</strong> (<strong>Cie i</strong>) portent un puissant message politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De manière bien plus tonitruante, le soir venu, déboule au camping municipal la <strong>Cie Tout en vrac</strong>, avec <em>Burning Scarlett</em>. Objectif&nbsp;: dégommer <em>Autant en emporte le vent</em> et ses valeurs racistes, esclavagistes, patriarcales. Cinq filles portées par une vitalité folle et une scénographie spectaculaire, à grand renfort de pyrotechnie, racontent à leur manière le classique américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce parce que l&rsquo;air du temps est à l&rsquo;incertitude&nbsp;? Parce que l&rsquo;avenir est hypothéqué entre discours martiaux, inégalités exponentielles, crises environnementales et sociales&nbsp;? En tout cas les artistes participant à cette belle édition du <em><strong>Grand ménage de printemps</strong></em> avaient pour point commun de déployer une belle énergie, nourrie par la colère, et de ne pas mâcher leurs mots.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le Grand ménage de printemps s'est déroulé du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 10 au 26 avril</mark> à Lauris, La Tour d'Aigues, Cucuron et Cadenet.</pre>



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		<title>Cultures et régénération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:15:35 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Considérer «&nbsp;<em>l&rsquo;espace vacant</em>&nbsp;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&rsquo;art, tel était l&rsquo;objectif du programme européen <em><strong>Future DiverCities</strong></em>. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en bénéficiant d&rsquo;un budget considérable (<strong>1 994 232&nbsp;€, dont 340 947&nbsp;€ pour La Friche Belle de Mai, qui en assurait la coordination).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience réplicable ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 avril, c&rsquo;était l&rsquo;heure du bilan à La Friche, et globalement, il semblait satisfaisant. Peut-être réplicable, si on table sur ce qu&rsquo;exprimait <strong>Gilles Pelayo</strong>, qui représentait la Commission Européenne&nbsp;: «&nbsp;<em>mettre ainsi l&rsquo;écologie au centre résonne avec les priorités de l&rsquo;UE</em>&nbsp;». Et sur le portail détaillant les financements, dans le registre technocratique usuel&nbsp;: «&nbsp;<em>c</em><em>es projets pilotes serviront aux chercheurs, qui formuleront des recommandations et des méthodes pour mieux qualifier et systématiser le facteur écologique dans les stratégies de régénération urbaine axées sur la culture. Ce projet vise à préparer les responsables des pôles créatifs à mener des débats plus larges sur la régénération urbaine durable, contribuant ainsi à un changement de paradigme politique plaçant l&rsquo;écologie au cœur des préoccupations.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin du jargon, les structures invitées témoignaient de belles expériences, sur des sites très variés. Quatre ans, c&rsquo;est suffisant pour prendre le temps de vivre avec les habitants d&rsquo;un territoire, de les connaître, de leur demander ce qu&rsquo;ils aimeraient que les artistes transmettent à leurs jeunes générations. «&nbsp;<em>Quelles œuvres on laisse dans leurs squares, jardins, montagnes&nbsp;?</em>&nbsp;», voilà qui était important pour <strong>Martina Aiazzi Mancini</strong>, venue des Appenins, région de forêts. Idem pour <strong>Anna Priedola</strong>&nbsp;: Liepaja, sa ville Lettone, a connu une histoire militaire lourde&nbsp;; l&rsquo;enjeu dans ce port de guerre était de montrer à quel point le littoral alentour fourmille d&rsquo;une biodiversité fragile mais vaillante. <strong>Hannu Hautti</strong> et <strong>Laura Pakarinen</strong>, en Finlande, défendaient un propos similaire&nbsp;: prêter attention aux relations entre humains et non-humains, pour envisager un futur plus juste pour tous. Conclusion de <strong>Laetitia Manach</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont des apprentissages&nbsp;: le projet s&rsquo;achève, mais le travail n&rsquo;est pas fini. C&rsquo;est toujours une bataille de préserver les communs contre l&rsquo;économie.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



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		<title>Punition défaillante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Plus encore que d&rsquo;habitude durant cette 5<sup>e</sup> saison des <em><strong>Procès du siècle</strong></em>, la session du 2 mars s&rsquo;est avérée frustrante. Non par manque d&rsquo;intérêt&nbsp;! Au contraire&nbsp;: pour traiter le thème du jour, <em>Allez directement à la case prison&nbsp;! Punir ou réparer</em>, il aurait fallu un format plus long, tant il mobilise de complexités. Au côté du journaliste de <em>Libération</em> <strong>Thomas Legrand</strong>, qui animait la soirée, son ex-collègue <strong>Dominique Simonnot</strong>, désormais Contrôleure générale des lieux de privation de liberté. Et <strong>Gwénola Ricordeau</strong>, sociologue, criminologue, abolitionniste. «&nbsp;<em>L&rsquo;abolitionnisme pénal</em>&nbsp;», précisait-elle, à savoir un mouvement à la fois intellectuel et militant qui s&rsquo;est particulièrement développé aux États-Unis, dans une continuité historique avec les luttes pour l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, et consiste à remettre en question le système pénal dans son ensemble (tribunaux, police, prisons).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le système carcéral en crise</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Simonnot exerce depuis 2020 ses fonctions&nbsp;; elle est aux premières loges pour dresser un constat effarant de l&rsquo;état des prisons en France. Surpopulation, rats, punaises de lit, gale, manque d&rsquo;accès aux soins&#8230; «&nbsp;<em>Notre société est de plus en plus répressive et punitive, alors que cela ne marche pas&nbsp;! Comment espérer qu&rsquo;il sorte quelque chose de bon de telles conditions de vie&nbsp;?</em>&nbsp;» Mais si elle estime qu&rsquo;il faudrait décélérer les incarcérations et améliorer l&rsquo;ordinaire des prisonniers, elle n&rsquo;en pense pas moins qu&rsquo;«&nbsp;<em>on n&rsquo;a rien inventé qui remplace la prison&nbsp;; il y a des gens dont je suis contente qu&rsquo;ils ne soient plus parmi nous&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son ouvrage <em>Surveiller et punir</em> (1975), Michel Foucault écrivait pourtant qu&#8217;emprisonner encourage les récidives, en stigmatisant et désocialisant les délinquants. Gwénola Ricordeau est quant à elle convaincue, qu&rsquo;«&nbsp;<em>à l&rsquo;échelle de l&rsquo;Histoire de l&rsquo;humanité, la prison est anecdotique. Dire cela n&rsquo;implique pas de revenir à un passé fantasmé, ni de folkloriser les peuples qui s&rsquo;en passent, mais remettre en question le fait que ce soit un horizon indépassable</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps a manqué, hélas, malgré quelques échanges avec le public, pour évoquer d&rsquo;autres possibles, la prévention ou les dispositifs de justice réparatrice, par exemple, qui permettent de nouer un dialogue entre auteurs de violences et victimes, et visent le renforcement du tissu social plutôt que l&rsquo;exclusion.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le prochain Procès du siècle, « Les jeux vidéo, nouveau terrain de jeu des luttes sociales ? », aura lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 mars.</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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