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	<title>Gaëlle Cloarec, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Gaëlle Cloarec, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Culture rafraichissante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:51:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Été marseillais a commencé avec une canicule. Des épisodes qui sont amenés à s&#8217;amplifier et auxquels il va falloir faire face avec intelligence, si l&#8217;on veut continuer à profiter de joies culturelles dans un espace urbain encore bien trop bétonné, réverbérant la chaleur jusque dans la nuit. Heureusement, la ville est parsemée de refuges où [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L&rsquo;Été marseillais</strong></em> a commencé avec une canicule. Des épisodes qui sont amenés à s&rsquo;amplifier et auxquels il va falloir faire face avec intelligence, si l&rsquo;on veut continuer à profiter de joies culturelles dans un espace urbain encore bien trop bétonné, réverbérant la chaleur jusque dans la nuit. Heureusement, la ville est parsemée de refuges où s&rsquo;abriter du soleil, tout en savourant une expérience artistique, ludique ou sportive. Il y aura de quoi faire&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du mercredi au dimanche</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mercredis, direction les parcs municipaux avec les minots. En juillet à 17 h, <em>La Boum Boom&nbsp;!</em>, concert participatif mené par <strong>Anne-Laure Carette</strong>, les invite à danser (dès 5 ans&nbsp;; il n&rsquo;y a pas d&rsquo;âge pour se mouvoir en rythme). En août à 18 h, le jeu de piste <em>Protocole Panthera</em> les projettera en 2050&nbsp;: ils auront pour mission de restaurer le monde, desséché et appauvri en biodiversité. Espérons que cela donnera envie aux adultes de se mobiliser dès à présent pour leur éviter un futur à ce point dégradé&nbsp;! Les deux propositions se font en itinérance, retrouvez la liste des parcs qui les accueillent sur le site de la manifestation&nbsp;: <em>etemarseillais.fr</em>. Idem pour les projections de cinéma en plein air, chaque dimanche soir à 21h30, et certains samedis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeudis 30 juillet, 13 août et 27 août, la Vieille Charité ouvre grand ses portes. L&rsquo;occasion de visiter l&rsquo;exposition <em>Ce que la mer garde</em> ou ses collections permanentes, mais aussi de participer à des concerts invitant à la danse (<strong>collectif Arbuste</strong>, <strong>Social Dance</strong>, <strong>Caïn Muchi &amp; Malo</strong>). Tous les vendredis, c&rsquo;est le stade nautique Florence Arthaud qui régale, de 16h30 à 22h30, avec du yoga acrobatique, des démonstrations de football freestyle et de la musique. Ne ratez pas la soirée spéciale consacrée à l&rsquo;observation de l&rsquo;éclipse solaire du 12 août (des lunettes seront distribuées). Quant aux week-ends, c&rsquo;est <em>Guinguette&nbsp;!</em>&nbsp;; ça va guincher au son d&rsquo;un DJ set les 10 &amp; 24 juillet à l&rsquo;Espace Mistral, les 7 &amp; 21 août au Parc du Grand séminaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des temps forts</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les concerts de la <em>Scène sur l&rsquo;eau</em> installée quai de la Mairie, toujours très courus, il y aura bien d&rsquo;autres occasions de se retrouver pour des moments festifs. Le 5 août, pourquoi ne pas tenter la <em>soirée Moit-Moit</em>, avec une dizaine de camion de pizzas sur l&rsquo;esplanade de la Major&nbsp;? Ou, deux jours plus tard, la sardinade du Vieux-Port&nbsp;? L&rsquo;esplanade Gisèle-Halimi accueillera quant à elle un karaoké géant le 15 août, avec feu d&rsquo;artifice et ballet de drones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 21 au 29 août, ce sera le retour du <em><strong>festival Kouss·Kouss</strong></em>, qui met à l&rsquo;honneur pour sa 9ᵉ édition les herbes aromatiques. Dans le cadre de la Saison Méditerranée, des chefs venus du Liban, du Maroc, de Tunisie ou d’Algérie feront découvrir leurs saveurs, et comme chaque année, la Mairie propose de grands banquets gratuits, sur inscription. Enfin le 6 septembre, une Grande braderie &#8211;&nbsp;avec la participation des commerçants du centre ville et des noyaux villageois&nbsp;– clôturera cet Été marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Marseille, l’archéologie du présent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:36:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée 600 ans avant J.-C. par des Phocéens en maraude, Marseille a une longue histoire. Son site a connu une très longue préhistoire, aussi : les œuvres de la grotte Cosquer ont jusqu’à 27 000 ans ! Aussi la ville a-t-elle, comme chaque année, énormément de propositions intéressantes à offrir au public des Journées Européennes de l’Archéologie (JEA), [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondée 600 ans avant J.-C. par des Phocéens en maraude, Marseille a une longue histoire. Son site a connu une très longue préhistoire, aussi : les œuvres de la grotte Cosquer ont jusqu’à 27 000 ans ! Aussi la ville a-t-elle, comme chaque année, énormément de propositions intéressantes à offrir au public des <strong><em>Journées Européennes de l’Archéologie (JEA)</em>,</strong> coordonnées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, comme aime à le rappeler<strong> Nathalie Cazals,</strong> anthropologue de l&rsquo;association Traverses, c&rsquo;est bien ici qu&rsquo;on été posées les bases de l&rsquo;archéologie préventive. Lorsqu’un projet d’aménagement risque de détruire des vestiges, l’État demande à l’aménageur de réaliser un diagnostic ou une fouille préventive, et éventuellement de modifier son projet. On doit cette disposition à André Malraux, ministre de la Culture du général de Gaulle : en 1967, contre l&rsquo;avis du maire Gaston Defferre, il intervenait pour sauver des bulldozers les restes du port antique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un genre incertain</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette 17<sup>e</sup> édition des JEA, Nathalie Cazals s&rsquo;est associée à<strong> Jean-Pierre Bracco,</strong> professeur de <em>préhistoire</em> paléolithique à l&rsquo;université d&rsquo;Aix-Marseille, afin d&rsquo;organiser une balade urbaine, le samedi 13 juin au matin. Attirés par le thème – <em>Sur les traces de l’archéologie du genre : de l’église Saint Laurent au Musée d’Histoire de Marseille</em> – toute une troupe de curieux les a donc suivis pour mettre un orteil dans l&rsquo;épaisseur du temps. Qui a apposé ses mains dans la grotte sous-marine découverte par Henri Cosquer et son équipe ? Hommes, femmes, enfants, adolescents ? Il n&rsquo;est pas facile de connaître le sexe des auteurs, encore moins le genre, qui est déterminé socialement, rappelle le préhistorien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des difficultés qui ont longtemps perduré pour les archéologues : dans les sépultures, les restes et objets rituels « <em>ne disent pas forcément grand chose des rapports de pouvoir ou de domination qui prévalaient à telle ou telle époque</em> », explique Jean-Pierre Bracco. Aussi, les interprétations ont souvent été fonction des préjugés contemporains : dans une riche tombe, un corps accompagné d&rsquo;armes et autres objets de prestige ne pouvait être que masculin&#8230; Aujourd&rsquo;hui, les progrès considérables des analyses génétiques ou génomiques permettent de balayer ces projections. Ainsi va la science, qui en dit autant sur sa propre époque que sur celles qu&rsquo;elle étudie !</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Les JEA ont eu lieu du <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 14 juin</mark></strong> à Marseille, comme ailleurs en France.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Comment ça va le monde ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:35:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque vous circulerez dans le Village des Fadas, guettez le Comptoir «&#160;Comment ça va… le monde&#160;?&#160;». Dans la continuité des deux précédentes éditions, la journaliste Nora Hamadi (passée par France Culture et Arte, désormais sur France Inter où elle assure la revue de presse de la matinale) a choisi de questionner cette année l’état de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Lorsque vous circulerez dans le Village des Fadas, guettez le Comptoir «&nbsp;<em>Comment ça va… le monde&nbsp;?</em>&nbsp;». Dans la continuité des deux précédentes éditions, la journaliste <strong>Nora Hamadi</strong> (passée par France Culture et Arte, désormais sur France Inter où elle assure la revue de presse de la matinale) a choisi de questionner cette année l’état de notre planète. Le format des échanges, entre témoignages spontanés, invités et prises de parole entre habitants-es, est propice à une réflexion collective. Nul doute qu&rsquo;entre les crises géopolitiques, le changement climatique qui s&rsquo;aggrave, les politiques migratoires qui durcissent, il y aura beaucoup à dire, et bien des espoirs de changement…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre occasion de faire fonctionner ses méninges à plusieurs, «&nbsp;l’apéro philo&nbsp;» avec <strong>Hélène Laulan</strong>, enseignante, membre de l’association <strong>Les Philosophes Publics</strong>. Ce collectif, comme son nom l&rsquo;indique, considère la pensée philosophique comme un bien public qui se renforce lorsqu&rsquo;il est partagé, et intervient dans tous les lieux où le débat peut exister. De préférence à l&rsquo;air libre, car les Grecs de l&rsquo;Antiquité l&rsquo;avaient bien compris, sortir de chez soi, confronter ses idées avec celles d&rsquo;autrui est un exercice indispensable pour les citoyens dans une démocratie. Là où les algorithmes nous enferment toujours plus dans des «&nbsp;bulles&nbsp;», exacerbent les crispations identitaires, se parler en direct permet de donner voix à la nuance et à la singularité. Un bon début si on veut améliorer l&rsquo;état du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>G.C.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>
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		<title>Le Livrodrome au bord de l&#8217;eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Livrodrome, «&#160;grand parc d&#8217;attractions littéraires itinérant&#160;», est de retour à Martigues, étape finale de son Tour de France 2026, parti le 18 juin de Savigny-sur-Orge. Le 1er juillet, rendez-vous est donné aux adolescents et aux pré-adolescents de 10 à 18 ans ainsi qu’à leurs familles, non plus au camping de l&#8217;Arquet comme précédemment, mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <em><strong>Livrodrome</strong></em>, «&nbsp;<em>grand parc d&rsquo;attractions littéraires itinérant&nbsp;</em>», est de retour à Martigues, étape finale de son Tour de France 2026, parti le 18 juin de Savigny-sur-Orge. Le 1<sup>er</sup> juillet, rendez-vous est donné aux adolescents et aux pré-adolescents de 10 à 18 ans ainsi qu’à leurs familles, non plus au camping de l&rsquo;Arquet comme précédemment, mais dans le jardin de Ferrières, ombragé de grands arbres, le long de l&rsquo;étang de Berre. En cas de pluie, tout le monde pourra se replier à la médiathèque Louis Aragon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des animations en continu de 10h à 18h</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Livrodrome</em>, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de faire la rencontre d’auteurs, d’illustrateurs, et découvrir toute la richesse du secteur du livre jeunesse. L’éditeur <strong>Thierry Magnier</strong>, dont le catalogue compte de beaux romans tels que <em>Star-crossed lovers</em>, <em>Un ours dans la bergerie</em> ou <em>Pieds nus dans la nuit</em>, sera présent. Les bibliothécaires martégaux seront bien-sûr mobilisés pour animer cette journée, avec de nombreux ateliers et attractions. Au programme : boîte à tatouages et cabine d’ordonnances littéraires, scrabble géant en bande-dessinée, roulette d’écriture créative, bookclub, livre sonore, bibliothèque suspendue… Le public devrait aussi apprécier la pratique du Beach volley littéraire, car oui, on peut allier sport et lecture !</p>



<p class="wp-block-paragraph">500 chèques-lire seront offerts aux adolescents, qui pourront les utiliser directement dans l&rsquo;espace tenu par les librairies indépendantes L’Alinéa et L’Argonaute. Par ailleurs, un recueil de six nouvelles signées par des auteurs jeunesse (<strong>Baptiste Beaulieu</strong>, <strong>Mickaël Brun-Arnaud</strong>, <strong>Lily-Belle de Chollet</strong>, <strong>Olivier Gay</strong>, <strong>Anne Goscinny</strong> et <strong>Adèle Tariel</strong>) sera distribué gratuitement au format papier. Chaque nouvelle étant accompagnée d’une bande son créée spécialement pour le Livrodrome par le compositeur <strong>Jérôme Hoffmann</strong> (<strong>Braquage Sonore &amp; Cie</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Toutes et tous héros</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement s&rsquo;inscrit dans le cadre de la 12<sup>e</sup> édition de l&rsquo;événement <em><strong>Partir en livre</strong></em>, organisé par le Centre national du livre. Comme le défend <strong>Régine Hatchondo</strong>, présidente du CNL, en appelant à une mobilisation collective pour transmettre le goût de la lecture, «&nbsp;<em>lire est un temps essentiel, un temps pour soi, qu’il faut absolument préserver</em>&nbsp;». D&rsquo;après la dernière étude publiée par l&rsquo;institution (<em>Les jeunes français et la lecture</em>, 14 avril 2026), elle connaît un recul préoccupant chez les jeunes de 7 à 19 ans&nbsp;: ils passent dix fois plus de temps sur leurs écrans (3 heures par jour) qu’à lire des livres (18 minutes par jour). Alors que ses bienfaits ne sont plus à prouver&nbsp;: la lecture améliore la concentration, le développement cognitif, la mémoire, l&rsquo;imagination, l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit, la capacité d&#8217;empathie, le raisonnement, l&rsquo;apprentissage, l&rsquo;esprit critique&#8230; Autant de facultés nécessaires à une vie riche et bonne, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;exercice démocratique, pour ces citoyens en devenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de <em>Partir en livre</em> cette année, «&nbsp;Nos petits et grands héros&nbsp;», est parfait pour inspirer les adolescents&nbsp;: la littérature foisonne de figures héroïques auxquelles s&rsquo;identifier, des Trois mousquetaires aux héroïnes subversives de Marion Brunet, en passant par les anti-héros des plus improbables, comme le Tobie Lolness de Timothée de Fontebelle, qui ne fait que 2 millimètres de haut mais reste dans la mémoire de tous ses lecteurs.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br><strong>Livrodrome</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1er juillet<br></mark></strong>Jardin de Ferrières</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>Touste dehors (enfin !)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:43:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faisait beau, et même très chaud sous le soleil gapençais pour le 13e festival des arts de la rue, Toustes dehors (enfin)&#160;!. Avec une affluence considérable, les festivaliers se pressant pour mieux voir et entendre. Pas facile, quand il s&#8217;agit d&#8217;une déambulation telle que celle proposée par La horde dans les pavés, qui explore [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il faisait beau, et même très chaud sous le soleil gapençais pour le 13<sup>e</sup> festival des arts de la rue, <em><strong>Toustes dehors (enfin)&nbsp;!</strong></em>. Avec une affluence considérable, les festivaliers se pressant pour mieux voir et entendre. Pas facile, quand il s&rsquo;agit d&rsquo;une déambulation telle que celle proposée par <strong>La horde dans les pavés</strong>, qui explore l&rsquo;espace urbain avec d&rsquo;autres usages que ce pour quoi il a été prévu. Cinq acrobates inspirés par le parkour et un musicien avec clavier portatif composent ce collectif&nbsp;: de minute en minute, ils disparaissent et apparaissent dans des endroits improbables, juchés sur un lampadaire, en haut des toits, accrochés par les cheveux (!) à la fenêtre de la piscine municipale&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J&rsquo;ai appris à sauter à l&rsquo;âge de deux ans</em>, révèle l&rsquo;un d&rsquo;eux. <em>Tout mon corps a décollé du sol, et c&rsquo;était cool.</em>&nbsp;» C&rsquo;est tout aussi cool la vingtaine passée, semble-t-il&nbsp;: ces jeunes femmes et jeunes hommes échangent entre eux des regards tendres, se rattrapent, se portent, sont présents les uns pour les autres, se remercient. Le message politique de la compagnie n&rsquo;est peut-être rien de plus que «&nbsp;<em>solidarisez-vous les uns des autres&nbsp;</em>», mais franchement, cela fait du bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aimer contre tout</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même tendresse entre potes dans <em>Hune</em>, spectacle de théâtre chorégraphié par la <strong>Cie Paon dans le ciment</strong>. Deux jeunes gens investissent l&rsquo;escalier du lycée pour y rouler-bouler, le temps, en moins d&rsquo;une heure, de raconter la vie de Mattia et Adri au moyen d&rsquo;un <em>mash up</em> brillant, dont l&rsquo;humour léger sert de cheval de Troie à un propos dramatique. Tour à tour journaliste cherchant le fait divers, passante n&rsquo;ayant pas vu grand chose mais ravie qu&rsquo;on lui tende le micro, politiciens en mal de récupération, gendarme, pompier intervenu pour prendre en charge un malaise, ils délivrent avec brio l&rsquo;histoire d&rsquo;une personne qui s&rsquo;effondre, dans un système fait pour exclure. Son ami d&rsquo;enfance, lui-même en bute à la violence du monde du travail, passe de boulot en boulot comme on change de chemise et, happé par ses responsabilités familiales, peine à empêcher la dégringolade. Des destins très familiers&nbsp;: ce pourrait être nous. Aussi l&rsquo;affection bourrue qu&rsquo;ils se témoignent perce le cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Joie partagée d&rsquo;avoir un corps</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre énergie, féminine cette fois, se déploie dans <em>Faune</em>, performance des trois danseuses de la <strong>Cie Libertivore</strong>. Elles roulent sur un tapis rond semé de feuilles, à l&rsquo;ombre des grands arbres du parc de la Pépinière, s&rsquo;entremêlent, s&rsquo;envolent, s&rsquo;échappent. Des bois de cerf leur servent d&rsquo;appui, de grappin, d&rsquo;ailes, de griffes. Une bande son musicale, rythmée par des cris et stridulations, accompagne leur gestuelle, toute de défi et de furtivité animale. Cette sauvagerie est une célébration de la joie d&rsquo;avoir un corps jeune et souple. Un cadeau offert au public&nbsp;: lorsqu&rsquo;ils se relèvent, encore songeurs, adultes, enfants et vieux et vieilles bougent pour un moment avec plus de liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même émotion soutenue par la musique, jouée en direct par le violoncelliste <strong>Guillaume Bongiraud</strong>, dans <em>Solstice</em>, de la <strong>Cie Contrepoint</strong>. Le mouvement hypnotique de deux circassiens maîtres de la roue Cyr procure une sensation poignante&nbsp;: ah, si une telle harmonie pouvait exister dans le cours banal de l&rsquo;existence humaine&nbsp;! Le spectacle ne dure qu&rsquo;une demi-heure, mais il mérite bien sa <em>standing ovation</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En troupe ou bien tout seul : s&rsquo;aventurer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Grand succès aussi pour <strong>La Bande à Tyrex</strong>, du cirque cycliste doté également d&rsquo;un accompagnement en musique <em>live</em>. Mais l&rsquo;esprit est bien plus déluré&nbsp;: ils sont neuf, véloces, taquins. Franchement, qui eût cru qu&rsquo;on pouvait faire autant de choses avec une bicyclette&nbsp;? Jouer de la trompette debout sur la selle et le guidon, s&rsquo;entasser à quatre dessus, s&rsquo;enfuir en marche arrière, jubilant après l&rsquo;avoir fauchée sans vergogne à ses copains&nbsp;? C&rsquo;est peut-être la morale de l&rsquo;histoire&nbsp;: ensemble, on rigole plus. Parfois, il n&rsquo;est pas besoin d&rsquo;autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour ceux qui apprécient la culture plus littéraire, il était aussi possible d&rsquo;aller applaudir dans le jardin du Centre diocésain <em>L&rsquo;Ouest Loin</em>, œuvre inclassable d&rsquo;<strong>Olivier Debelhoir</strong> (<strong>Cie d&rsquo;un Ours</strong>). Juché sur une paire de skis, avec sa perche de funambule, il soliloque en truffant son texte de citations de Victor Hugo, Marcel Proust, Edith Piaf ou encore Daniel Balavoine. Un éloge du risque qu&rsquo;on encourt à solliciter autrui&nbsp;: s&rsquo;il ne vient pas, il faut oser s&rsquo;aventurer tout seul.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le festival Toustes dehors (enfin) ! a eu lieu du<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 5 au 7 juin</mark></strong> à Gap.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Terres &#038; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du temps fort Nature &#38; Biens communs, qui revenait pour la 6e édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, Celine Croze, Jonas Wibaux et Alain Willaume, y présentent chacun une série qui s&#8217;inscrit remarquablement dans le thème général, Terres &#38; Résistances. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du temps fort <em><strong>Nature &amp; Biens communs</strong></em>, qui revenait pour la 6<sup>e</sup> édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, <strong>Celine Croze</strong>, <strong>Jonas Wibaux</strong> et <strong>Alain Willaume</strong>, y présentent chacun une série qui s&rsquo;inscrit remarquablement dans le thème général, <em>Terres &amp; Résistances</em>. Leur consœur <strong>Yohanne Lamoulère</strong>, compagne régulière de la Scène nationale de Marseille, a travaillé la scénographie avec <strong>Alice Purgu</strong>, <strong>Sophie Jurging</strong> et <strong>Christopher Marc</strong>, pour mettre en regard leurs perceptions sensitives d&rsquo;un monde pétri de grandes mutations. Sur trois continents, dans des contextes très différents (Venezuela, France, Afrique du Sud), un point commun : l&rsquo;eau, présente ou absente, le sol, pour y vivre ou y mourir, deviennent des enjeux majeurs. Comment être humain dans ces conditions qui se durcissent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En résonance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus jeune d&rsquo;entre ces photographes, étonnant de maturité, est un autodidacte de 24 ans. Jonas Wibaux documente sa vie nomade de saisonnier, dans les vignes ou sur le site de Sainte-Soline, haut lieu de lutte contre les méga-bassines. Le noir et blanc de ses prises de vue est intemporel&nbsp;: il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;archives de la Seconde Guerre mondiale, ou bien d&rsquo;un film de science fiction, avec des traits de camaraderie réconfortante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Point de réconfort en revanche dans la série de Céline Croze&nbsp;: c&rsquo;est l&rsquo;étrangeté qui prédomine sur ses images, amplifiée par la scansion d&rsquo;une voix off hypnotique dans la vidéo qui les complète. <em>Mala Madre</em> est un conte ou un poème inquiétant, basé sur l&rsquo;organique&nbsp;: le corps des pilleurs de tombe est sans visage, un serpent prisonnier de barbelés contre-attaque, les formes fractales du végétal nourrissent un imaginaire halluciné, le grain, la couleur sont d&rsquo;apocalypse. Qu&rsquo;a-t-on fait à la Terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi la question que semble poser Alain Willaume, après avoir pointé son appareil sur les paysages désertiques du Karoo en Afrique du Sud, où l&rsquo;entreprise Shell a des projets d&rsquo;exploitation de gaz de schiste. Dans ses tirages dénués de contraste, au ton presque sépia, un voile de poussière recouvre tout, y compris les hommes. L&rsquo;accrochage avec un léger relief et des ombres ajoute à la sensation de suspens&nbsp;: que va-t-il se passer, si l&rsquo;eau ne revient pas&nbsp;? L&rsquo;exposition est à voir jusqu&rsquo;au 4 décembre, avant ou après les représentations. Ne la manquez pas.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Terres &amp; Résistances&nbsp;<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 décembre<br></mark></strong><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Scène nationale de Marseille</pre>



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		<title>« J&#8217;ai tout perdu, sauf mon art », au Mucem une conférence sur la résilience palestinienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:43:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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		<category><![CDATA[Christine Cadot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le monde artistique fait-il face à l&#8217;anéantissement de Gaza&#160;? Le 21 mai, débutait au Mucem un colloque sur ce thème, organisé par le collectif Maan for Gaza Artists et le département de la recherche et de l&#8217;enseignement du musée. Pas sans remous, le Crif Marseille-Provence ayant appelé à un rassemblement pour protester et réclamer [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comment le monde artistique fait-il face à l&rsquo;anéantissement de Gaza&nbsp;? Le 21 mai, débutait au Mucem un colloque sur ce thème, organisé par le collectif <strong>Maan for Gaza Artists</strong> et le département de la recherche et de l&rsquo;enseignement du musée. Pas sans remous, le Crif Marseille-Provence ayant appelé à un rassemblement pour protester et réclamer qu&rsquo;un même type d&rsquo;événement soit organisé pour Israël, par souci «&nbsp;d&rsquo;équité&nbsp;». Une conception de l&rsquo;équité saumâtre, pour les militants pro-Palestine qui leur faisaient face devant le bâtiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Foin des cris et slogans, dans l&rsquo;auditorium Germaine Tillon, l&rsquo;ambiance était studieuse et concentrée, durant l&rsquo;après-midi consacrée au rôle des artistes en temps de guerre. Autour de la modératrice <strong>Kahena Sanaâ</strong>, trois témoins rescapés de Gaza&nbsp;: <strong>Maisara Baroud</strong>, <strong>Maha Al-Daya</strong> et <strong>Mustafa Mohanna</strong>. Tous ont créé pour documenter l&rsquo;horreur de ce génocide, mais aussi la résistance du peuple palestinien, le fameux «&nbsp;<em>sumud</em>&nbsp;», mot signifiant résilience, ténacité, persévérance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En tant qu&rsquo;artiste</em>, disait Maisara Baroud, <em>on ressent exactement la même chose que n&rsquo;importe quel autre citoyen. Simplement, en ce qui me concerne, j&rsquo;ai tout perdu, sauf la passion pour mon art.</em>&nbsp;» Ses dessins en noir et blanc, juxtaposés avec des photographies terrifiantes de quartiers rasés, corps sous linceul, mères en deuil, ont puissamment remué l&rsquo;assistance, pourtant avertie. Sa consœur Maha Al-Daya a choisi l&rsquo;art ancestral de la broderie pour réaliser des cartes de la bande de Gaza, commencées à même la toile de tente de son exil. Le sculpteur Mustafa Mohanna, lui, a travaillé aussi longtemps qu&rsquo;il a pu avec les enfants gazaouis. Il a fini son allocution par un hommage terrible à ceux d&rsquo;entre eux qui sont morts depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christine Cadot</strong>, politologue à Paris 8, a alors pris la parole avec beaucoup de pudeur, pour déplorer l&rsquo;absence de réaction internationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce n&rsquo;est pas par la force du droit que certains demeurent en vie, mais parce que les bombes ne sont pas encore tombées sur leur maison</em>&nbsp;».</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Conférence donnée<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> le 21 mai</strong></mark> au Mucem, Marseille.</pre>



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		<title>« L&#8217;effondrement du vivant » : encore temps de l’enrayer ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:14:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Christian Amblard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L&#8217;Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal&#160;: 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l&#8217;économie de l&#8217;immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L&rsquo;Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal&nbsp;: 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l&rsquo;économie de l&rsquo;immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se lit en moins d&rsquo;une heure. Mais rédigé par des universitaires capables d&rsquo;une bonne vulgarisation&nbsp;; soit une mine d&rsquo;informations à moins de 5&nbsp;€, pour se faire sa propre idée sur tel ou tel sujet nécessitant l&rsquo;implication des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux biologistes, <strong>Christian Amblard</strong> et <strong>Stéphane Herbette</strong>, ont co-signé <em>L&rsquo;effondrement du vivant</em>, paru en février 2026. La biodiversité est trop souvent négligée dans les médias, pour qui l&rsquo;urgence environnementale se résume, quand elle est abordée, au climat. Or ce sont les différents aspects, articulés, d&rsquo;un même bouleversement dû à notre civilisation thermo-industrielle, qui menace l&rsquo;habitabilité de la Terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Constats et solutions</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs définissent les termes et apportent des chiffres, sans noyer le lecteur. Lequel apprend des notions fondamentales en toute simplicité&nbsp;: l&rsquo;importance de la diversité dans les écosystèmes, pour garantir leur robustesse. Mais aussi celle, cruciale, des interactions, au sein et entre chaque milieu. Les zones humides, par exemple, qui disparaissent à vue d’œil, régulent les crues, filtrent la pollution, séquestrent le carbone&#8230; Toutes les espèces, végétales et animales, ont un rôle dans l&rsquo;équilibre dynamique des biotopes. Or une extinction de masse est en cours&nbsp;: si nous poursuivons dans la voie colonisatrice qui est la notre, les scientifiques prévoient que la moitié aura disparu d&rsquo;ici 2100.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier chapitre dessine des voies pour enrayer cet effondrement&nbsp;: stopper la destruction des habitats, l&rsquo;artificialisation des terres, la surexploitation des mers et des forêts&nbsp;; lutter contre le trafic d&rsquo;animaux et plantes sauvages (3<sup>e</sup> plus gros commerce illégal dans le monde, après les armes et la drogue&nbsp;!)&nbsp;; créer des réservoirs de biodiversité pour gagner du temps et permettre de repenser l&rsquo;occupation des territoires. Il faudrait, écrivent Christian Amblard et Stéphane Herbette,massivement renforcer la coopération internationale, obliger les États à rendre compte de leur gestion. Des solutions existent pour nourrir tout le monde sans empoisonner les sols, l&rsquo;eau et l&rsquo;air, notamment l&rsquo;agro-écologie.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>L'effondrement du vivant, Stéphane Herbette et Christian Amblard<br><br>Presses universitaires Blaise Pascal - 4,90 €</pre>



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		<title>Jamal Ouazzani et Constant Spina : poésie et militantisme à la Biennale des écritures du réel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Biennale des écritures du réel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fin de la Biennale des écritures du réel 2026 était un feu d&#8217;artifice de mots. Notamment lors d&#8217;une rencontre-lecture organisée en librairie, avec une salle pleine d&#8217;auditeurs venus écouter deux écrivains, Jamal Ouazzani et Constant Spina. Intitulée Vers un militantisme poétique, elle a donné l&#8217;occasion de mesurer à quel point, lorsque les temps sont [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La fin de la <em><strong>Biennale des écritures du réel</strong></em> 2026 était un feu d&rsquo;artifice de mots. Notamment lors d&rsquo;une rencontre-lecture organisée en librairie, avec une salle pleine d&rsquo;auditeurs venus écouter deux écrivains, <strong>Jamal Ouazzani</strong> et <strong>Constant Spina</strong>. Intitulée <em>Vers un militantisme poétique</em>, elle a donné l&rsquo;occasion de mesurer à quel point, lorsque les temps sont difficiles –&nbsp;ou simplement intenses&nbsp;–, la poésie répond à des besoins humains essentiels&nbsp;: «&nbsp;<em>exprimer une vérité dans sa cruauté et sa crudité</em>&nbsp;» disait l&rsquo;un&nbsp;; «&nbsp;<em>savoir ce qu&rsquo;est et n&rsquo;est pas l&rsquo;amour</em>&nbsp;», disait l&rsquo;autre, «&nbsp;<em>et donc apprendre à poser ses limites</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Formuler la rage et le soin</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La poésie, c&rsquo;est inutile, mais pour qui&nbsp;?</em>&nbsp;», demandait Jamal Ouazzani, avant de répondre, comme une évidence&nbsp;: «&nbsp;<em>Pour le capitalisme</em>&nbsp;». Certes, elle n&rsquo;est pas rentable, mais demeure la meilleure manière de tirer tout le jus vital de notre capacité langagière. Et parfois, c’est tout ce qu&rsquo;il nous reste, «&nbsp;<em>quand tout brûle</em>&nbsp;», comme c&rsquo;est le cas à Gaza. «&nbsp;<em>Cela fait quelque chose. C&rsquo;est pour cela que les gens pleurent parfois en écoutant un poème de Mahmoud Darwich, mais pas le journal télévisé de 20 heures</em>&nbsp;». Constant Spina, à l&rsquo;origine du média Manifesto XXI, a tenu à y intégrer de la poésie, «&nbsp;<em>qui peut apporter quelque chose d&rsquo;intéressant au journalisme</em>&nbsp;». En recourant à «&nbsp;<em>des plumes énervées, contre l&rsquo;injonction de rester neutre. Comment rester neutre face à un génocide&nbsp;? À Donald Trump&nbsp;?</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de ces auteurs, évoluant dans des milieux queers et progressistes, l&rsquo;écriture est politique, mais prend aussi une dimension de soin. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un «&nbsp;<em>cri impossible à ne pas pousser, un élan qui me sauve</em>&nbsp;», explique Jamal Ouazzani, frappé par des cycles de dépression grave. Constant Spina lui doit l&rsquo;acceptation de sa «&nbsp;<em>condition irréparable</em>&nbsp;» de personne handicapée. Son prochain essai portera sur le care, une notion invitant à admettre notre vulnérabilité plutôt que chercher à tout contrôler.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>La rencontre, animée par Roxana Hashemi, co-directrice de la revue poétique Muscle, a eu lieu <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 29 avril </mark>à la <a href="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/lhydre-aux-mille-tetes/" type="link" id="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/lhydre-aux-mille-tetes/">librairie L'Hydre aux mille têtes</a>, Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse">À lire :<br><br>Amour - Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane, Leduc Société<br><br>Feux de joie, Blast<br><br>Jamal Ouazzani<br><br>Manifeste pour une démocratie déviante : amours queers face au fascisme<br><br>Lettre infinie, Thésée en Sicile<br><br>Éditions trouble<br><br>Constant Spina</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.<a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/">  </a></p>
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		<title>Un Grand ménage qui déménage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:20:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;L&#8217;amour c&#8217;est du pipeau, c&#8217;est bon pour les gogos&#8230;&#160;» Les paroles rageuses de Brigitte Fontaine s&#8217;échappent du Boulodrome de la Tour d&#8217;Aigues, où devant un public nombreux joue le Borboleta Théâtre. Madame, diva déchue, se retrouve à chanter dehors et malmène tout le monde, ses partenaires comme les spectateurs. Les trois comédiens sont excellents&#160;; mention [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L&rsquo;amour c&rsquo;est du pipeau, c&rsquo;est bon pour les gogos&#8230;</em>&nbsp;» Les paroles rageuses de Brigitte Fontaine s&rsquo;échappent du Boulodrome de la Tour d&rsquo;Aigues, où devant un public nombreux joue le <strong>Borboleta Théâtre</strong>. Madame, diva déchue, se retrouve à chanter dehors et malmène tout le monde, ses partenaires comme les spectateurs. Les trois comédiens sont excellents&nbsp;; mention spéciale à <strong>Romain Triouleyre</strong> qui a écrit le texte dense et subtil de <em>Confession d&rsquo;une nihiliste</em>, pièce touchante sur l&rsquo;image de soi, les affects amoureux, et l&rsquo;humain désarroi devant la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort est aussi au centre de <em>Goodbye Georges</em>, par la compagnie marseillaise <strong>L&rsquo;Engrenage</strong>. Quatre jeunes gens circulent en camion depuis un an pour trouver le scénario idéal de dernier hommage à leur ami disparu, sans parvenir à parfaire une cérémonie qui les verrait se séparer «&nbsp;<em>pour retourner à leurs vies nulles</em>&nbsp;». Parce que le monde du travail, c&rsquo;est vraiment pas la joie. Pleins de peps et de sens du rythme, ils réalisent une comédie douce-amère percutante sur le lien et le deuil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des femmes fortes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la cour du château, déjà écrasée de soleil, deux femmes en jupette dansent, sur fond d&rsquo;archives de l&rsquo;INA. Tandis qu&rsquo;elles incarnent la gestuelle encore aujourd&rsquo;hui imposée aux corps féminins &#8211;&nbsp;abattre les taches du quotidien tout en restant désirable, souriante, disponible&nbsp;&#8211; des propos ultra-sexistes des années 1960 résonnent, jusqu&rsquo;à la banalisation la plus minable du viol. Sans rien appuyer, <strong>Sabine Anciant</strong> et <strong>Coline Morel</strong> (<strong>Cie i</strong>) portent un puissant message politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De manière bien plus tonitruante, le soir venu, déboule au camping municipal la <strong>Cie Tout en vrac</strong>, avec <em>Burning Scarlett</em>. Objectif&nbsp;: dégommer <em>Autant en emporte le vent</em> et ses valeurs racistes, esclavagistes, patriarcales. Cinq filles portées par une vitalité folle et une scénographie spectaculaire, à grand renfort de pyrotechnie, racontent à leur manière le classique américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce parce que l&rsquo;air du temps est à l&rsquo;incertitude&nbsp;? Parce que l&rsquo;avenir est hypothéqué entre discours martiaux, inégalités exponentielles, crises environnementales et sociales&nbsp;? En tout cas les artistes participant à cette belle édition du <em><strong>Grand ménage de printemps</strong></em> avaient pour point commun de déployer une belle énergie, nourrie par la colère, et de ne pas mâcher leurs mots.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le Grand ménage de printemps s'est déroulé du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 10 au 26 avril</mark> à Lauris, La Tour d'Aigues, Cucuron et Cadenet.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/">On y était</a></p>
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