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	<title>Gaëlle Cloarec, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Gaëlle Cloarec, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Un Grand ménage qui déménage</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:20:10 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;amour c&rsquo;est du pipeau, c&rsquo;est bon pour les gogos&#8230;</em>&nbsp;» Les paroles rageuses de Brigitte Fontaine s&rsquo;échappent du Boulodrome de la Tour d&rsquo;Aigues, où devant un public nombreux joue le <strong>Borboleta Théâtre</strong>. Madame, diva déchue, se retrouve à chanter dehors et malmène tout le monde, ses partenaires comme les spectateurs. Les trois comédiens sont excellents&nbsp;; mention spéciale à <strong>Romain Triouleyre</strong> qui a écrit le texte dense et subtil de <em>Confession d&rsquo;une nihiliste</em>, pièce touchante sur l&rsquo;image de soi, les affects amoureux, et l&rsquo;humain désarroi devant la mort.</p>



<p>La mort est aussi au centre de <em>Goodbye Georges</em>, par la compagnie marseillaise <strong>L&rsquo;Engrenage</strong>. Quatre jeunes gens circulent en camion depuis un an pour trouver le scénario idéal de dernier hommage à leur ami disparu, sans parvenir à parfaire une cérémonie qui les verrait se séparer «&nbsp;<em>pour retourner à leurs vies nulles</em>&nbsp;». Parce que le monde du travail, c&rsquo;est vraiment pas la joie. Pleins de peps et de sens du rythme, ils réalisent une comédie douce-amère percutante sur le lien et le deuil.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des femmes fortes</mark></strong></p>



<p>Dans la cour du château, déjà écrasée de soleil, deux femmes en jupette dansent, sur fond d&rsquo;archives de l&rsquo;INA. Tandis qu&rsquo;elles incarnent la gestuelle encore aujourd&rsquo;hui imposée aux corps féminins &#8211;&nbsp;abattre les taches du quotidien tout en restant désirable, souriante, disponible&nbsp;&#8211; des propos ultra-sexistes des années 1960 résonnent, jusqu&rsquo;à la banalisation la plus minable du viol. Sans rien appuyer, <strong>Sabine Anciant</strong> et <strong>Coline Morel</strong> (<strong>Cie i</strong>) portent un puissant message politique.</p>



<p>De manière bien plus tonitruante, le soir venu, déboule au camping municipal la <strong>Cie Tout en vrac</strong>, avec <em>Burning Scarlett</em>. Objectif&nbsp;: dégommer <em>Autant en emporte le vent</em> et ses valeurs racistes, esclavagistes, patriarcales. Cinq filles portées par une vitalité folle et une scénographie spectaculaire, à grand renfort de pyrotechnie, racontent à leur manière le classique américain.</p>



<p>Est-ce parce que l&rsquo;air du temps est à l&rsquo;incertitude&nbsp;? Parce que l&rsquo;avenir est hypothéqué entre discours martiaux, inégalités exponentielles, crises environnementales et sociales&nbsp;? En tout cas les artistes participant à cette belle édition du <em><strong>Grand ménage de printemps</strong></em> avaient pour point commun de déployer une belle énergie, nourrie par la colère, et de ne pas mâcher leurs mots.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le Grand ménage de printemps s'est déroulé du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 10 au 26 avril</mark> à Lauris, La Tour d'Aigues, Cucuron et Cadenet.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/">On y était</a></p>
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		<title>Cultures et régénération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:15:35 +0000</pubDate>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Considérer «&nbsp;<em>l&rsquo;espace vacant</em>&nbsp;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&rsquo;art, tel était l&rsquo;objectif du programme européen <em><strong>Future DiverCities</strong></em>. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en bénéficiant d&rsquo;un budget considérable (<strong>1 994 232&nbsp;€, dont 340 947&nbsp;€ pour La Friche Belle de Mai, qui en assurait la coordination).</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience réplicable ?</mark></strong></p>



<p>Le 16 avril, c&rsquo;était l&rsquo;heure du bilan à La Friche, et globalement, il semblait satisfaisant. Peut-être réplicable, si on table sur ce qu&rsquo;exprimait <strong>Gilles Pelayo</strong>, qui représentait la Commission Européenne&nbsp;: «&nbsp;<em>mettre ainsi l&rsquo;écologie au centre résonne avec les priorités de l&rsquo;UE</em>&nbsp;». Et sur le portail détaillant les financements, dans le registre technocratique usuel&nbsp;: «&nbsp;<em>c</em><em>es projets pilotes serviront aux chercheurs, qui formuleront des recommandations et des méthodes pour mieux qualifier et systématiser le facteur écologique dans les stratégies de régénération urbaine axées sur la culture. Ce projet vise à préparer les responsables des pôles créatifs à mener des débats plus larges sur la régénération urbaine durable, contribuant ainsi à un changement de paradigme politique plaçant l&rsquo;écologie au cœur des préoccupations.</em>&nbsp;»</p>



<p>Loin du jargon, les structures invitées témoignaient de belles expériences, sur des sites très variés. Quatre ans, c&rsquo;est suffisant pour prendre le temps de vivre avec les habitants d&rsquo;un territoire, de les connaître, de leur demander ce qu&rsquo;ils aimeraient que les artistes transmettent à leurs jeunes générations. «&nbsp;<em>Quelles œuvres on laisse dans leurs squares, jardins, montagnes&nbsp;?</em>&nbsp;», voilà qui était important pour <strong>Martina Aiazzi Mancini</strong>, venue des Appenins, région de forêts. Idem pour <strong>Anna Priedola</strong>&nbsp;: Liepaja, sa ville Lettone, a connu une histoire militaire lourde&nbsp;; l&rsquo;enjeu dans ce port de guerre était de montrer à quel point le littoral alentour fourmille d&rsquo;une biodiversité fragile mais vaillante. <strong>Hannu Hautti</strong> et <strong>Laura Pakarinen</strong>, en Finlande, défendaient un propos similaire&nbsp;: prêter attention aux relations entre humains et non-humains, pour envisager un futur plus juste pour tous. Conclusion de <strong>Laetitia Manach</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont des apprentissages&nbsp;: le projet s&rsquo;achève, mais le travail n&rsquo;est pas fini. C&rsquo;est toujours une bataille de préserver les communs contre l&rsquo;économie.</em>&nbsp;»</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></p>
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		<title>Punition défaillante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:18:23 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Plus encore que d&rsquo;habitude durant cette 5<sup>e</sup> saison des <em><strong>Procès du siècle</strong></em>, la session du 2 mars s&rsquo;est avérée frustrante. Non par manque d&rsquo;intérêt&nbsp;! Au contraire&nbsp;: pour traiter le thème du jour, <em>Allez directement à la case prison&nbsp;! Punir ou réparer</em>, il aurait fallu un format plus long, tant il mobilise de complexités. Au côté du journaliste de <em>Libération</em> <strong>Thomas Legrand</strong>, qui animait la soirée, son ex-collègue <strong>Dominique Simonnot</strong>, désormais Contrôleure générale des lieux de privation de liberté. Et <strong>Gwénola Ricordeau</strong>, sociologue, criminologue, abolitionniste. «&nbsp;<em>L&rsquo;abolitionnisme pénal</em>&nbsp;», précisait-elle, à savoir un mouvement à la fois intellectuel et militant qui s&rsquo;est particulièrement développé aux États-Unis, dans une continuité historique avec les luttes pour l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, et consiste à remettre en question le système pénal dans son ensemble (tribunaux, police, prisons).</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le système carcéral en crise</mark></em></strong></p>



<p>Dominique Simonnot exerce depuis 2020 ses fonctions&nbsp;; elle est aux premières loges pour dresser un constat effarant de l&rsquo;état des prisons en France. Surpopulation, rats, punaises de lit, gale, manque d&rsquo;accès aux soins&#8230; «&nbsp;<em>Notre société est de plus en plus répressive et punitive, alors que cela ne marche pas&nbsp;! Comment espérer qu&rsquo;il sorte quelque chose de bon de telles conditions de vie&nbsp;?</em>&nbsp;» Mais si elle estime qu&rsquo;il faudrait décélérer les incarcérations et améliorer l&rsquo;ordinaire des prisonniers, elle n&rsquo;en pense pas moins qu&rsquo;«&nbsp;<em>on n&rsquo;a rien inventé qui remplace la prison&nbsp;; il y a des gens dont je suis contente qu&rsquo;ils ne soient plus parmi nous&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Dans son ouvrage <em>Surveiller et punir</em> (1975), Michel Foucault écrivait pourtant qu&#8217;emprisonner encourage les récidives, en stigmatisant et désocialisant les délinquants. Gwénola Ricordeau est quant à elle convaincue, qu&rsquo;«&nbsp;<em>à l&rsquo;échelle de l&rsquo;Histoire de l&rsquo;humanité, la prison est anecdotique. Dire cela n&rsquo;implique pas de revenir à un passé fantasmé, ni de folkloriser les peuples qui s&rsquo;en passent, mais remettre en question le fait que ce soit un horizon indépassable</em>&nbsp;».</p>



<p>Le temps a manqué, hélas, malgré quelques échanges avec le public, pour évoquer d&rsquo;autres possibles, la prévention ou les dispositifs de justice réparatrice, par exemple, qui permettent de nouer un dialogue entre auteurs de violences et victimes, et visent le renforcement du tissu social plutôt que l&rsquo;exclusion.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le prochain Procès du siècle, « Les jeux vidéo, nouveau terrain de jeu des luttes sociales ? », aura lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 mars.</mark></pre>



<p></p>
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		<title>Un gramme d&#8217;univers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:47:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;L&#8217;eau est cachée dans l&#8217;air&#160;; l&#8217;air est caché dans l&#8217;eau&#8230;&#160;» Le texte de Nathalie Papin évoque les suites de mots ludiques, comme la fameuse comptine Trois p&#8217;tits chats, mais n&#8217;en est pas moins rigoureux sur le plan scientifique. Rapidement, on passe de la chimie à la physique, celle d&#8217;un monde familier à tous les enfants&#160;: [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;eau est cachée dans l&rsquo;air&nbsp;; l&rsquo;air est caché dans l&rsquo;eau&#8230;</em>&nbsp;» Le texte de <strong>Nathalie Papin</strong> évoque les suites de mots ludiques, comme la fameuse comptine <em>Trois p&rsquo;tits chats</em>, mais n&rsquo;en est pas moins rigoureux sur le plan scientifique. Rapidement, on passe de la chimie à la physique, celle d&rsquo;un monde familier à tous les enfants&nbsp;: les histoires qu&rsquo;ils se racontent en faisant feu imaginaire du moindre objet à leur portée, pour peu qu&rsquo;il ait une caractéristique évocatrice.</p>



<p>D&rsquo;un baluchon de tissu gris, <strong>Isabelle Hervouët</strong> déballe «&nbsp;<em>de tout petits morceaux d&rsquo;univers</em>&nbsp;» une louche tordue, une pomme de pin, une vieille tringle&#8230; Ils ont beau être un poil sales, voire carrément cassés, «&nbsp;<em>tous ces bouts, mis bout à bout, ça tient&nbsp;!</em>&nbsp;» s&rsquo;étonne-t-elle, en s&rsquo;efforçant de maintenir droit un gros œuf rose dans un nid de fils électriques de toutes les couleurs. Voilà, cette plume lâchée du bout du bras, qui flotte au rythme d&rsquo;un souffle retenu vers le sol, c&rsquo;est «&nbsp;<em>un gramme d&rsquo;univers</em>&nbsp;»&nbsp;!</p>



<p>Seule au plateau, mais dialoguant avec un petit engin à la voix électronique, la comédienne et metteuse en scène de <strong>Skappa &amp; Associés</strong> s&rsquo;adresse aux très jeunes enfants, dès 12 mois, comme à des personnes capables de comprendre, fort sensibles à la poésie. En présentant ces matériaux de bric et de broc, colifichets brillants ou duveteux, tels qu&rsquo;il s&rsquo;en trouve dans les malles aux trésors enfantines, elle joue de leur équilibre instable comme d&rsquo;une propriété précieuse. Petit à petit, avec l&rsquo;éclairage subtil du décor, ils forment une «&nbsp;autre scène&nbsp;» onirique en ombres chinoises sur l&rsquo;écran du fond. Et c&rsquo;est déjà fini&nbsp;! Une demi-heure, cela passe vite, mais c&rsquo;est suffisant pour en mettre plein les mirettes de ces spectateurs qui pour certains, voient là leur toute première représentation.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Des équilibres ou comment ça tient s'est joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 au 28 février</mark> au <a href="https://www.theatremassalia.com/" type="link" id="https://www.theatremassalia.com/">Théâtre Massalia</a>, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-gramme-dunivers/">Un gramme d&rsquo;univers</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Bibliodiversité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:57:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Baptiste Lanaspèze, fondateur et gérant de la maison d&#8217;édition Wildproject, «&#160;la pensée écologique est le grand enjeu de notre temps&#160;». Raison pour laquelle, depuis dix-huit ans, il s&#8217;est attaché avec son équipe à l&#8217;aborder sous tous les angles dans un catalogue impressionnant. Le 2 février dernier, ils présentaient aux médias et aux acteurs du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour <strong>Baptiste Lanaspèze</strong>, fondateur et gérant de la maison d&rsquo;édition Wildproject, «&nbsp;<em>la pensée écologique est le grand enjeu de notre temps</em>&nbsp;». Raison pour laquelle, depuis dix-huit ans, il s&rsquo;est attaché avec son équipe à l&rsquo;aborder sous tous les angles dans un catalogue impressionnant. Le 2 février dernier, ils présentaient aux médias et aux acteurs du livre leur programme de publications pour le premier semestre 2026. Du manuel de réemploi très pratique, <em>20 petites leçons d&rsquo;économie de matière</em>, pour les constructeurs professionnels ou amateurs (<strong>Victor Meesters&nbsp;</strong>/&nbsp;<strong>Vincent Laureau</strong>, sorti en janvier), aux grands noms de la discipline, comme <strong>Vandana Shiva</strong> (<em>Régénérer ou dégénérer</em>, dénonciation implacable de l&rsquo;agriculture high tech, à paraître en mars) ou <strong>Murray Bookchin</strong> (<em>La liberté dans la nature</em>, en mai).</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des essais à la littérature</mark></em></strong></p>



<p>Wildproject fait figure de pionnière dans un paysage éditorial qui déborde désormais de titres sur l&rsquo;écologie. Comme le formulait <strong>Georgia Froman</strong>, éditrice chargée des relations avec les librairies, la maison a, durant sa première décennie, plus axé ses publications sur la recherche, «&nbsp;<em>pour gagner en crédibilité</em>&nbsp;», avec des auteurs comme le philosophe <strong>Baptiste Morizot</strong>, ou des classiques, Rachel Carson, Henry David Thoreau&#8230;</p>



<p>Forte à présent de plus de 130 ouvrages, elle entend «&nbsp;<em>mettre en œuvre les sociétés écologiques de demain</em>&nbsp;» et pour cela cherche à accompagner la transformation sociale et culturelle sans laquelle l&rsquo;humanité va droit dans le mur des limites planétaires. Un changement d&rsquo;orientation qui passe par l&rsquo;ouverture du catalogue à des titres moins cérébraux, plus sensoriels. On se souvient de l&rsquo;excellent <em>Pastorales</em> de <strong>Violaine Bérot</strong>, <strong>Florence Debove</strong> et <strong>Jean-Christophe Cavallin</strong>, qui inaugurait en 2024 la collection Littératures. En 2026, place au roman graphique avec le premier livre d&rsquo;<strong>Abigaël Lordon</strong>, une autrice retraçant son périple sur le GR2013, parcours de randonnée périurbain né au moment où Marseille était capitale européenne de la culture.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Faire école</mark></em></strong></p>



<p>Wildproject se lance prochainement dans l&rsquo;accueil de résidences de création, avec l&rsquo;ouverture d&rsquo;un «&nbsp;cabanon en ville&nbsp;». Mais cherche aussi, progressivement, à constituer une école de l&rsquo;écologie, qui se décline pour le moment dans différents formats de formation. Des interventions en collège et lycée, par exemple. Un module sur un ou deux jours, créé avec l&rsquo;Association pour l&rsquo;écologie du livre et destiné aux professionnels de la lecture («&nbsp;<em>qui s&rsquo;y perdent un peu dans la déferlante des publications</em>&nbsp;», dixit Baptiste Lanaspèze), pour apprendre comment, dans une librairie ou une bibliothèque, bâtir un bon rayon Écologie, et contribuer à renforcer l&rsquo;écoresponsabilité d&rsquo;une filière à l&rsquo;impact lourd. Ou encore un parcours d&rsquo;enseignement sur un an, conçu avec l&rsquo;Agence française de développement, <em>Vers les sociétés écologiques de demain</em>, qui sera cette année proposé gratuitement en ligne, sous forme de Mooc.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Une bibliothèque de l'écologie<br></em></mark></strong><br>Lors de la conférence de presse de présentation des publications à venir, l'équipe de Wildproject a glissé dans son propre dossier un communiqué de soutien à un projet de bibliothèque de l'écologie porté par Roland de Miller. L'écrivain a rassemblé durant des décennies 50 000 ouvrages sur la question, et cherche un lieu à Marseille pour accueillir ce fonds exceptionnel, ouvert au public et aux chercheurs.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135011" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1068%2C801&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1920%2C1440&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Baptiste Lanaspeze, le fondateur de WP. À droite Georgia Froman, éditrice chez Wildproject © A.-M.T.<br></figcaption></figure>
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		<title>L&#8217;Histoire face aux politiques identitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:25:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Iméra (Institut d’études avancées d’Aix Marseille Université) a lancé cette année un cycle de rencontres, Ouvertures, qui s’adresse aux enseignants-chercheurs, aux doctorants et aux citoyens curieux. Le 12 février, une séance hors-les-murs se tenait au LaboFriche, laboratoire d&#8217;expérimentation de la Friche La Belle de Mai. Avec un panel d&#8217;historiens, rassemblés par Brian Sandberg, spécialiste des [&#8230;]</p>
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<p>L’Iméra (Institut d’études avancées d’Aix Marseille Université) a lancé cette année un cycle de rencontres, <strong><em>Ouvertures</em></strong><strong>, qui</strong> s’adresse aux enseignants-chercheurs, aux doctorants et aux citoyens curieux. Le 12 février, une séance hors-les-murs se tenait au LaboFriche, laboratoire d&rsquo;expérimentation de la Friche La Belle de Mai. Avec un panel d&rsquo;historiens, rassemblés par <strong>Brian Sandberg</strong>, spécialiste des guerres de religion européennes, autour du thème <em>L&rsquo;Histoire contestée&nbsp;: les usages du passé et libertés académiques</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Points de résistance</mark></strong></p>



<p>Le moderniste <strong>Jérémie Foa</strong>, animateur de la première session, passionnante, mettait d&#8217;emblée la discipline Histoire au cœur de guerres culturelles sans merci&nbsp;: «&nbsp;<em>mémoires concurrentes, récits identitaires, projets politiques, qui peuvent contourner ou nier le travail critique sur les sources</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Quelle réaction civique et intellectuelle pouvons-nous avoir&nbsp;?</em>&nbsp;», demandait-il à ses pairs. <strong>Thomas Glesener</strong>, intervenant sur l&rsquo;islamophobie savante, répondait que l&rsquo;offensive réactionnaire contemporaine a refait des universités des champs de bataille, «&nbsp;<em>où l&rsquo;on défend la pensée complexe auprès de jeunes cerveaux qui ne demandent qu&rsquo;à apprendre&nbsp;: on crée des points de résistance</em>&nbsp;». Pour <strong>Paulin Ismard</strong>, historien de l&rsquo;antiquité, «&nbsp;<em>affronter le danger fasciste en 2027, cela se passe ailleurs que dans nos milieux&nbsp;; dans la rue&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Quant à <strong>Clémence Revest</strong>, spécialiste du mouvement humaniste dans l&rsquo;Europe du XV<sup>e</sup> siècle, elle suggérait fort justement de «&nbsp;<em>se réunir, se mettre en réseau, se compter dans une dynamique de résistance avec les libraires, bibliothécaires, enseignants, musées. Nous pouvons aider à se déprendre de la mythologie des origines, poison fondamental.</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans le public, Fabrice Denise, directeur du Musée d&rsquo;Histoire de Marseille, opinait&nbsp;: «&nbsp;<em>de plus en plus d&rsquo;établissements rejoignent la Charte des musées engagés initiée par le Musée national de l&rsquo;Histoire de l&rsquo;Immigration</em>&nbsp;». L&rsquo;Américain Brian Sandberg, tout du long, frémissait de rage en évoquant l&rsquo;assaut mené contre l&rsquo;Histoire publique par le gouvernement Trump. Aux USA comme de ce côté de l&rsquo;Atlantique, si une profession aussi pondérée que celle des historiens se mobilise, c&rsquo;est que l&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux atermoiements.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br><strong>À venir<br></strong><br>Le prochain rendez-vous du cycle Ouvertures aura lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 mars</mark>, avec les invités du sociologue Abdoulaye Gueye, pour revenir sur les libertés académiques.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>
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		<title>Corps en mouvement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:12:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le dimanche 15 février, en clôture de l&#8217;Entre2Biac (festival porté par Archaos les années paires, en alternance avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque), rendez-vous était donné au public en bas de la Canebière, pour Au bout, la mer&#160;!, événement tri-annuel porté par la mairie des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Une première [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le dimanche 15 février, en clôture de l&rsquo;<em><strong>Entre2Biac</strong></em> (festival porté par <strong>Archaos</strong> les années paires, en alternance avec la <em>Biennale Internationale des Arts du Cirque</em>), rendez-vous était donné au public en bas de la Canebière, pour <em><strong>Au bout, la mer&nbsp;!</strong></em>, événement tri-annuel porté par la mairie des 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissements de Marseille. Une première édition 2026 qui a fait le plein en raison d&rsquo;une éclaircie dans les intempéries récurrentes des dernières semaines. Sous un grand ciel bleu, les visages souriaient aux artistes, lancés dans de grandes envolées acrobatiques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois agrès de crique</mark></strong></p>



<p>Dans l&rsquo;air piquant du matin, résonne le claquement des jouets en bois installés par des ludothécaires pour les enfants. Petit à petit, la foule se rassemble&nbsp;: en préfiguration de leur spectacle à venir <em>How much we carry</em>, <strong>Debora Fransolin</strong> et <strong>Marin Garnier</strong>, attachant duo du <strong>Cirque Immersif</strong>, manient une longue perche noire, que l&rsquo;une gravit souplement, tandis que l&rsquo;autre en assure la stabilité. Méthode impressionnante et pourtant simplissime pour accéder aux branches des hauts platanes bordant la place du Général de Gaulle&#8230;</p>



<p>Un peu plus loin, les voltigeurs de la Cie <strong>Les P&rsquo;tits bras</strong> se talquent les doigts et les poignets. Deux cow-boys friment en jeans, stetsons, santiags, sur un air de banjo. Des circassiennes les rejoignent, pour un exercice de balançoire millimétré. Leur structure, toute de volutes métalliques inspirées par Victor Horta, pionnier de l&rsquo;Art nouveau, culmine à une quinzaine de mètres&nbsp;: une hauteur suffisante pour que les spectateurs retiennent leur souffle, quand les portés commencent et que les femmes passent de mains en mains dans des figures aériennes hyper toniques.</p>



<p>Midi sonne&nbsp;: le public s&rsquo;approvisionne aux <em>food trucks</em> de la Canebière ou sur le marché du Vieux-Port, avant de converger vers une roue giratoire. <strong>Les Filles du Renard pâle</strong>, compagnie de la funambule <strong>Johanne Humblet</strong>, commencent un <em>battle</em> tout en souplesse, au rythme d&rsquo;une guitare électrique. Une fois mis en branle, leur agrès, composé de trois cercles de rotation distincts, produit un saisissement&nbsp;: comme si une roue de hamster donnait une sensation de liberté bien huilée. Mû par la force musculaire, ralenti par la pesanteur des corps, il supporte une chorégraphie de l&rsquo;instable dans la stabilité. Encore une preuve de l&rsquo;étonnante capacité du cirque à faire vivre au public des expériences physiques jouissives par procuration&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Au bout, la mer ! s’est tenu<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 15 janvier</mark>, dans et autour de La Canebière, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/"><em>Escapade</em> ici</a></p>
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		<title>Prompter le pillage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 10:14:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Toute la journée du 28 janvier, se tenait au Mucem Changer le monde&#160;?, un colloque en lien avec l&#8217;exposition Don Quichotte &#8211; Histoire de fou, histoire d&#8217;en rire (à voir jusqu&#8217;au 30 mars). Un temps était dédié, durant l&#8217;après-midi, à la question des droits d&#8217;auteur, dont la journée mondiale est fixée le 23 avril, en [&#8230;]</p>
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<p>Toute la journée du 28 janvier, se tenait au Mucem <em>Changer le monde&nbsp;?</em>, un colloque en lien avec l&rsquo;exposition <em>Don Quichotte &#8211; Histoire de fou, histoire d&rsquo;en rire</em> (à voir jusqu&rsquo;au 30 mars). Un temps était dédié, durant l&rsquo;après-midi, à la question des droits d&rsquo;auteur, dont la journée mondiale est fixée le 23 avril, en hommage à Miguel de Cervantes et William Shakespeare. Des champions de la littérature, qui ne se sont pas privés d&rsquo;utiliser des matériaux plus anciens, et dont l’œuvre a été à son tour mainte fois adaptée, détournée, plagiée.</p>



<p>Une appropriation populaire massive de leur capacité créative qui, selon l&rsquo;historien du livre <strong>Roger Chartier</strong>, en visio depuis les États-Unis, est au cœur d&rsquo;une tension fondamentale, entre bien public et propriété intellectuelle. Tension que la législation s&rsquo;est attachée, sinon à dénouer, du moins à réguler, depuis la Révolution française.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inspiration ou plagIA ?</mark></p>



<p>Comme le précisait <strong>Marie-Anne Ferry Fall</strong> (directrice de la Société des Auteurs dans les Arts Graphiques et Plastiques), les idées sont «&nbsp;<em>de libre parcours</em>&nbsp;». Contrairement au droit moral qui protège les intérêts non économiques de l’auteur, et aux droits patrimoniaux qui permettent à leur titulaire de percevoir une rémunération pour l’exploitation de ses œuvres par des tiers. En clair, si le sculpteur Christo peut gagner un procès contre un éditeur de cartes postales, pour avoir utilisé des vues de son Pont Neuf emballé, il ne peut pas s&rsquo;opposer à un publiciste qui emballe des arbres «&nbsp;à la manière de&nbsp;» Christo.</p>



<p>Mais aujourd&rsquo;hui le droit, soigneusement élaboré par des décennies de jurisprudences, est ébranlé. L&rsquo;IA générative «&nbsp;<em>met à mal la protection des auteurs. Avec un simple </em>prompt<em>, elle opère une concurrence déloyale&nbsp;: n&rsquo;importe qui peut créer n&rsquo;importe quoi “à la manière de”</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Roger Chartier, il s&rsquo;agit d&rsquo;un changement de paradigme, une discontinuité radicale dans l&rsquo;histoire. «&nbsp;<em>Cela supprime les trois piliers du droit d&rsquo;auteur&nbsp;: la notion de propriété (des non-humains s&#8217;emparent de la production humaine), l&rsquo;originalité, et l&rsquo;individualité (liées à l&rsquo;expression singulière des artistes)</em>&nbsp;». L&rsquo;historien y perçoit un danger conceptuel, voire existentiel, rejoint là-dessus par Marie-Anne Ferry Fall. Les deux, au delà du pillage des œuvres, se sont montrés inquiets du coût écologique de l&rsquo;IA, et des conséquences que son usage peut avoir sur la santé mentale.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Rencontre organisée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier</mark> au <a href="https://mucem.org/" type="link" id="https://mucem.org/">Mucem</a>, Marseille.</pre>



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		<title>(Bien) nourrir tout le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:59:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bénédicte Bonzi est docteure en anthropologie sociale. Lorsqu&#8217;elle est arrivée à Paris pour ses études, de son Ardèche natale, son choc fut tel en voyant le nombre de personnes démunis des moyens de manger, côtoyant une profusion de nourriture à vendre, qu&#8217;elle a rejoint les bénévoles des Restos du cœur, «&#160;pour comprendre avec eux&#160;». Une [&#8230;]</p>
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<p><strong>Bénédicte Bonzi</strong> est docteure en anthropologie sociale. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Paris pour ses études, de son Ardèche natale, son choc fut tel en voyant le nombre de personnes démunis des moyens de manger, côtoyant une profusion de nourriture à vendre, qu&rsquo;elle a rejoint les bénévoles des Restos du cœur, «&nbsp;<em>pour comprendre avec eux</em>&nbsp;».</p>



<p>Une thèse sur le sujet plus tard, elle est devenue spécialiste des questions d&rsquo;alimentation. Ses yeux se sont dessillés sur les choix politiques et économiques de notre société&nbsp;: «&nbsp;<em>l&rsquo;État délègue une mission impossible aux structures de l&rsquo;aide alimentaire&nbsp;; nourrir tout le monde, sans leur en donner les moyens</em>&nbsp;». Les lois contre le gaspillage&nbsp;? «&nbsp;<em>Un droit à l&rsquo;alimentation bafoué</em>&nbsp;», tant le système de défiscalisation offert à la grande distribution a des effets néfastes.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Coût <em>vs</em> investissement</mark></p>



<p>«&nbsp;<em>Combien nous coûte une nourriture qui ne nous permet pas d&rsquo;être en bonne santé et abîme l&rsquo;environnement&nbsp;?</em>&nbsp;» Avec un dispositif humiliant, qui distribue des produits de très mauvaise qualité, le risque est grand pour les bénéficiaires de développer diabète, carences, cancers&#8230; mais aussi des traumas. Son impact psychologique est invisible, mais réel. Pour l&rsquo;évaluer, Bénédicte Bonzi a utilisé la grille de la psychiatre Marie-France Hirigoyen sur les violences faites aux femmes&nbsp;: honte, dévalorisation, contrôle, menaces de couper les ressources&#8230; les critères concordent.</p>



<p>Pourtant, des alternatives existent, basées sur une agriculture biologique et de proximité. Au premier rang desquelles une sécurité sociale de l&rsquo;alimentation, inspirée par les mesures du Conseil national de la Résistance, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pour bâtir une société plus juste et égalitaire. Cela coûterait cher&nbsp;? Certes, mais pas tant que ça, au regard des bénéfices énormes de la solidarité sur la santé et le vivre ensemble. Un vaste changement de mentalités est nécessaire, mais selon la chercheuse, les personnes précaires n&rsquo;auront aucun mal à s&rsquo;adapter, car elles développent déjà une multitude de stratégies pour survivre. «&nbsp;<em>Ce sera plus dur pour les classes aisées, qui se demandent pourquoi cotiser pour quelque chose qu&rsquo;elles ont déjà, une alimentation de bonne qualité&nbsp;?</em>&nbsp;» Eh bien, conclut-elle, il est temps de ré-interroger les privilèges.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>La conférence de Bénédicte Bonzi a eu lieu le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 4 février</mark> dans les locaux de La Provence, lors du festival d'Opera Mundi, Nourrir et relier les mondes, qui s'est tenu du 2 au 7 février à Marseille.</pre>



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		<title>Le Mucem regarde le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:38:05 +0000</pubDate>
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<p>Au moment de présenter à la presse la programmation prochaine du Mucem, <strong>Cécile Dumoulin</strong>, responsable du développement culturel et des publics, le soulignait&nbsp;: «&nbsp;<em>un musée de société ne se résume pas à un patrimoine matériel&nbsp;; il doit intégrer le débat, les enjeux sociétaux, le lien</em>&nbsp;». Ce que les équipes s&rsquo;attellent à faire exister à travers les expositions, bien-sûr. Mais aussi le MucemLab, qui pilote une activité de recherche pluridisciplinaire, sous la houlette d&rsquo;<strong>Aude Fanlo</strong>&nbsp;: lors de rencontres, colloques, formations, y sont abordées toute l&rsquo;année «&nbsp;<em>questions environnementales, fragilités sociales, géopolitiques compliquées, souvent sous la forme de discussions libres&nbsp;; au sens premier de recherche&nbsp;! On cherche ensemble à mieux comprendre le monde</em>&nbsp;».</p>



<p>Cette démarche porte ses fruits&nbsp;: en témoigne le succès depuis cinq saisons des Procès du Siècle&nbsp;: chaque lundi, l&rsquo;auditorium Germaine Tillon déborde de visiteurs souvent jeunes, parfois critiques, mais bouillant d&rsquo;envie de débattre des sujets abordés. Thème jusqu&rsquo;au 16 mars&nbsp;: <em>C&rsquo;est par où le futur&nbsp;?</em> Bonne question, pour des générations qui peinent à trouver des perspectives réjouissantes, sur une planète polluée par le capitalisme, aux sociétés meurtries par des inégalités inouïes et des algorithmes opaques.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mères en Méditerranée</mark></p>



<p>Les expositions porteront la marque de ce foisonnant questionnement contemporain. Particulièrement <em>Bonnes Mères</em> (du 18 mars au 31 août), que <strong>Pierre-Olivier Costa</strong>, président du Mucem, qualifie de «&nbsp;<em>solaire et militante</em>&nbsp;». Pour <strong>Anne-Cécile Mailfert</strong>, co-commissaire avec <strong>Caroline Chenu</strong>, il s&rsquo;agit de mettre en pleine lumière «&nbsp;<em>les injonctions contradictoires faites aux femmes, montrer la réalité matérielle de leur corps, encore tabou, ou au contraire instrumentalisé, l&rsquo;idéalisation et les ambivalences des figures maternelles</em>&nbsp;». 350 œuvres ponctueront ce parcours, avec plus encore que de coutume, au côté des items issus du fonds ethnographique du musée, le travail d&rsquo;artistes contemporaines en nombre.</p>



<p>À partir du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 octobre</mark>, <em>Manger les images</em> interrogera quant à elle l&rsquo;iconophagie de l&rsquo;Antiquité à nos jours. Comme le formule <strong>Raphaël Bories</strong>, conservateur du pôle Croyances et religions, « <em>submergés par un flot d&rsquo;images numériques, ne sommes-nous pas en train de nous faire dévorer à notre tour ?</em> »</p>



<p>Autre temps fort, d&rsquo;une durée exceptionnelle de 11 mois (à partir du 18 novembre), <em>Mayotte, Maoré, La rencontre des mondes</em>, consacrée à la culture de l&rsquo;archipel. Le MuMa, fermé suite au cyclone Chido, est ainsi soutenu par le Mucem, de belle manière.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



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