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	<title>Maryvonne Colombani, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Maryvonne Colombani, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Les fronts populaires et Léon Blum</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 10:54:13 +0000</pubDate>
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<p>« <em>La marche de l’histoire est parfois facétieuse. Le contexte donne un parfum particulier à cet événement participatif </em>», confirmait le producteur <strong>Philippe Collin</strong>, lors de sa présentation au public. Né de l’enregistrement d’un <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-leon-blum-une-vie-heroique">podcast original de France Inter</a>, écrit et raconté par le producteur avec <strong>Charles Berling</strong> dans le rôle de Léon Blum, le spectacle met en scène la production radio et son ballet de signes (<strong>Violaine Ballet</strong>) commentée par les dessins effectués en direct par <strong>Sébastien Goethals</strong>. Après Toulon et Aix, Marseille invite le 14 décembre lecteurs, danseurs et choristes à participer à une expérience, où le public est impliqué activement : dans des discussions avec l’historien <strong>Nicolas Rousselier</strong>,, lors d’un bal et d’un banquet républicain partagés dans les grandes tablées installées à l’extérieur du théâtre. </p>



<p>La conception même de l’événement, qui dure de 14 à 23 heures, fait vivre intensément les aspirations démocratiques et populaires, rappelant l’effervescence des «&nbsp;grèves joyeuses&nbsp;» qui ont suivi l’élection de la coalition du Front Populaire de 1936.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un peu d’histoire</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="867" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=640%2C867&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124239" style="width:272px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=150%2C203&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=300%2C406&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/Leon_Blum.jpg?resize=310%2C420&amp;ssl=1 310w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Léon Blum © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>En cinq temps de récit, entrecoupés par des chants et des bals populaires, est retracée la vie de Léon Blum et tout un panorama de son époque, de la fin du XIX<sup>e</sup> aux années 1950. On le suit, brillant, lettré, nourri de l’esprit de justice par son éducation, ayant pour modèles les héros de Stendhal, auxquels il sera souvent comparé, ses amitiés, son essai <em>Du mariage</em>… À son Panthéon brille aussi l’étoile de Barrès avec lequel il rompra au moment de l’affaire Dreyfus. C’est alors qu’il prend vraiment conscience de ce qu’est l’injustice. Ce qui compte pour lui c’est la résistance, que ce soit pour Dreyfus ou plus tard dans l’après-Vichy. Sa rencontre avec Jean Jaurès sera déterminante. Homme de l’union et du consensus,&nbsp;il se présente pourtant au congrès de Tours comme le «&nbsp;<em>gardien de la vieille maison&nbsp;</em>»,&nbsp;refusant en bloc les 21 mesures de la III<sup>e</sup> Internationale bolchévique, ce qui amène à la scission SFIO (socialiste), SFIC (communiste), alors majoritaire.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des parallèles glaçants</mark></strong></p>



<p>Bien sûr, le public est particulièrement attentif à l’élection du Front Populaire&nbsp;: ce gouvernement d’union qui n’a duré qu’un an et a pourtant apporté les congés payés, les 40 heures&#8230; plaçant l’État comme arbitre du contrat social. «&nbsp;<em>La réforme est révolutionnaire, la révolution est réformatrice</em>&nbsp;» affirme celui qui scande&nbsp;: «<em>&nbsp;Il y a quelque chose qui ne me manquera jamais c’est la résolution, c’est le courage, c’est la fidélité&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Des analogies s’instaurent avec notre temps présent&nbsp;: aujourd’hui, les forces de gauche se rassemblent sous le nom de Nouveau Front Populaire. Mais l’historien précise la différence entre la démocratie présidentielle actuelle, concentrée autour d’un chef suprême et celle parlementaire de 1936 où les assemblées contrôlent l’essentiel du pouvoir législatif et dominent l’action du gouvernement…&nbsp;</p>



<p>Aux lendemains de la guerre de 39-45, selon Blum, le programme du Conseil national de la Résistance n’allait pas assez loin. C’était pour lui le moment d’installer un socialisme humaniste permettant à chacun d’oser l’aventure d’être soi-même. Quel écho aujourd’hui&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Léon Blum, une vie héroïque </em>a été vu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 juin </mark>au <a href="http://www.boisdelaune.fr">Bois de l’Aune,</a> Aix-en-Provence.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 décembre<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/leon-blum-une-vie-heroique">La Criée</a>, Théâtre national de Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a> </p>
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		<title>Histoires de cordes </title>
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		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 15:51:59 +0000</pubDate>
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<p></p>



<p>Le Festival international de Piano de La Roque d’Anthéron joue du paradoxe en baptisant «&nbsp;<em>Nuit du piano</em>&nbsp;» une soirée où brille un quatuor, pas n’importe lequel, sans doute l’un des meilleurs au monde, le&nbsp;<strong>Quatuor Modigliani</strong>. Deux pianistes sont tour à tour à l’honneur,&nbsp;<strong>Rémi Geniet</strong>&nbsp;et Jean-Frédéric&nbsp;<strong>Neuburger</strong>. La soirée conçue en deux temps s’attachait d’abord aux&nbsp;<em>Valses nobles et sentimentales</em>&nbsp;de Ravel, sous les doigts de Rémi Geniet dont les attaques franches et la nervosité du style se glissent avec aisance dans la partition dont le titre est un hommage aux deux volumes de valses de Schubert. Si le terme de «&nbsp;valse&nbsp;» a désorienté le public à la création tant les dissonances et les accents de ces pièces leur donnaient une apparence «&nbsp;aventureuse&nbsp;». Pourtant, en exergue de la partition pour piano on peut lire la citation d’Henri de Régnier «&nbsp;le plaisir délicieux et toujours nouveau d’une occupation inutile&nbsp;»… Entre le côté percussif de certaines phrases et les nuances qui se coulent dans le velouté du Fazioli, le pianiste a une manière bien à lui d’habiter le silence tandis que les dernières notes appréhendent l’infime et se perdent dans la cymbalisation des cigales. Rejoint par le&nbsp;<strong>Quatuor Modigliani</strong>, Rémi Geniet s’attachait à une pièce historique du répertoire français, le&nbsp;<em>Quintette pour piano et cordes en fa mineur</em>&nbsp;de César Franck. Les accents passionnés de l’œuvre étaient rendus par un tempo sans faille. Le ton dramatique de la première partie,&nbsp;<em>Molto moderato quasi lento,</em>&nbsp;prenait un tour romantique soutenu par la virtuosité des cordes, violon aérien d’<strong>Amaury Coeytaux</strong>, celui subtilement incarné de&nbsp;<strong>Loïc Rio</strong>, alto profond de&nbsp;<strong>Laurent Marfaing</strong>, violoncelle inspiré de&nbsp;<strong>François Kieffer</strong>. La sublime aria du deuxième mouvement,&nbsp;<em>Lento, con molto sentimento</em>, est d’une intensité prenante, tissés dans ses harmonies complexes. Enfin, le troisième mouvement,&nbsp;<em>Allegro non troppo, ma non fuoco</em>, offre des unissons de rêve, mâtinant son lyrisme d’un sentiment d’urgence où s’emporte l’âme.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Complicité de longue date</mark></strong></p>



<p>Après l’entracte, c’est le Quatuor Modigliani qui débutait, écho à la première partie en reprenant une œuvre de Ravel, le&nbsp;<em>Quatuor à cordes en fa majeur</em>. On est subjugués par l’art infini des nuances, la virtuosité inventive des pizzicati, la fougue du scherzo, la musicalité du premier violon, le Stradivarius «&nbsp;Prince Léopold&nbsp;» de 1715, la poésie fiévreuse des phrasés qui équilibre les couleurs et réenchantent le monde. Comme en clin d’œil, puisque le quatuor de Ravel est dédié à Gabriel Fauré qui était au moment de son écriture professeur de composition de l’auteur du Boléro, les quatre instrumentistes retrouvaient le pianiste&nbsp;<strong>Jean-Frédéric Neuburger</strong>, complice depuis plus de vingt ans pour une interprétation magistrale du&nbsp;<em>Quintette pour piano et cordes n° 2 en ut mineur opus 115</em>&nbsp;de Fauré. La beauté d’une journée d’été se voit condensée dans cette pièce qui fut utilisée au cinéma dans le film de Bertrand Tavernier,&nbsp;<em>Un dimanche à la campagne</em>. Fluidité, frémissements, paysages rêvés, été impressionniste où les strates de lumière vibrent avec une éloquente élégance… L’osmose entre les musiciens fait le reste.&nbsp;</p>



<p>En bis, le&nbsp;<em>Scherzo</em>&nbsp;du&nbsp;<em>Quintette pour piano en la majeur</em>&nbsp;de&nbsp;Dvořák apportait le tourbillon de sa danse. Un rêve éveillé&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné le 29 juillet, Parc de Florans, La Roque d’Anthéron</p>
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		<title>Le cap des 27</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 07:31:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On peut sourire à l’accumulation des «&#160;apéros&#160;» déclinés tout au long de ce festival incontournable des étés du Luberon et du haut pays axois&#160;: «&#160;apéroConcert&#160;», «&#160;apérOpéra&#160;», «&#160;apérOpérette&#160;», «&#160;apéroJazz&#160;», quand il ne s’agit pas, de manière plus ambitieuse dans cette série d’agapes, d’un «&#160;dîner concert&#160;». Le monde en Provence Nouveau venu dans ce florilège chaleureux, «&#160;l’apéroBrasil&#160;», [&#8230;]</p>
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<p>On peut sourire à l’accumulation des «&nbsp;apéros&nbsp;» déclinés tout au long de ce festival incontournable des étés du Luberon et du haut pays axois&nbsp;: «&nbsp;apéroConcert&nbsp;», «&nbsp;apérOpéra&nbsp;», «&nbsp;apérOpérette&nbsp;», «&nbsp;apéroJazz&nbsp;», quand il ne s’agit pas, de manière plus ambitieuse dans cette série d’agapes, d’un «&nbsp;dîner concert&nbsp;».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le monde en Provence</mark></strong></p>



<p>Nouveau venu dans ce florilège chaleureux, «&nbsp;l’apéroBrasil&nbsp;», grâce à <strong>Claire Luzi</strong> qui, sur la terrasse du château de Peyrolles-en-Provence partagera sa gourmandise des mélodies du Brésil et des mots qu’elle assemble avec bonheur avec ses complices, <strong>Karine Huet</strong> (accordéon), <strong>Raquel Freitas</strong> (piano), <strong>Didier Huot</strong> (cor) et <strong>Icao Kai</strong> (pandeiro et percussions) (3 août). Autre continent et autre mer grâce à «&nbsp;l’apéroMéditerranée&nbsp;» (17 août)&nbsp;: réunis en quartet, le <em>FadoRebetiko project,</em> à l’initiative de la chanteuse, pianiste et compositrice <strong>Kalliroï Raouzeou</strong>, <strong>Jean-Marc Gibert</strong> (bouzouki), <strong>Jérémie Schacre</strong> (guitare) et <strong>Nicolas Koedinger</strong> (contrebasse) se glissent dans les univers du fado et du rebetiko, les «&nbsp;blues&nbsp;» du Portugal et de la Grèce.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un détour par le jazz</mark></strong></p>



<p>Auparavant le festival aura démarré en force avec le chœur de vingt chanteurs et chanteuses du <strong>Massilia Sounds Gospel</strong> qui dansent leur musique, puisant la joie dans la résilience et la lutte entre soul, blues et jazz (2 août). Le <strong>Malcom Potter Septet</strong> (9 août) fait pencher le jazz vers la pop et un chant qui rappelle celui de Sting. Les références aux Beatles à Stevie Wonder ou Chet Baker fusent !&nbsp;Connu déjà par le public du festival car il a accompagné au piano les films muets de la soirée d’ouverture 2022, <strong>Robert Rossignol</strong> revient avec le <strong>Trio Sudameris</strong>, un ensemble phare de l’agglomération marseillaise qui rassemble autour du pianiste, arrangeur et compositeur les percussions de <strong>Farid Boukhalfa</strong> et la contrebasse de Jean-Christophe Gautier pour une musique vivante qui fait se rencontrer Satie et Nirvana, Brahms et l’Orient, l’Occident et les musiques de l’Inde, tout un voyage (15 août)&nbsp;! &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du classique !</mark></strong></p>



<p>Bien sûr, le directeur artistique du festival, le pianiste <strong>Vladik Polionov</strong> n’abandonne pas la veine classique&nbsp;; en solo il consacrera une soirée de récital à Rachmaninov (4 août) au cours de laquelle on pourra écouter Sept Préludes, Deux Études-Tableaux et Six Moments musicaux. Le chant lyrique n’est pas oublié avec le «&nbsp;dînerOpéra&nbsp;» dédié à Mozart, Rossini et Verdi sur le thème inusable des conflits de générations avec Armelle Khourdoïan (soprano), Héloïse Mas (mezzo-soprano), Florent Leroux-Roche (baryton) accompagnés par Vladik Polionov (10 août). Après l’opéra, l’opérette aussi en forme apéritive s’en donnera à cœur joie avec des extraits d’Offenbach, «&nbsp;folie&nbsp;» partagée par Héloïse Mas et Valentin Thill (ténor) (11 août). Enfin, fidèle à l’ADN du festival, Vladik Polionov propose un «&nbsp;Opéra de Poche&nbsp;», adapté par ses soins en version de concert avec piano, <em>Don Giovanni</em> de Mozart (16 août).</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival Durance Luberon</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 au 17 août<br></mark>Divers lieux du Luberon </pre>
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		<title>De l’art de transcrire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 08:58:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Quel dommage de débuter le concert à vingt heures, les cigales couvrent le piano, déplorait l’artiste venu écouter le concert de Lucas Debargue la veille : plus tard, les insectes se taisent et le plein air est plus propice à l’écoute de l’instrument ». Repoussé d’une demi-heure, le début du concert se posait sur la toile de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>« <em>Quel dommage de débuter le concert à vingt heures, les cigales couvrent le piano</em>, déplorait l’artiste venu écouter le concert de Lucas Debargue la veille : <em>plus tard, les insectes se taisent et le plein air est plus propice à l’écoute de l’instrument </em>». Repoussé d’une demi-heure, le début du concert se posait sur la toile de fond des stridulations des cigales. Pourtant, l’écoute n’en était pas moins belle. Les six pièces extraites de quatre des volumes des <em>Romances sans paroles</em> de Mendelssohn ouvraient la soirée. On a du mal à songer que le compositeur écrivait que « les pièces pour piano ne sont certainement pas ce que j’écris avec le plus de plaisir », tant ces camées délicatement ciselés offrent une impression de liberté. Chaque saynète construit l’appréhension d’un sentiment d’une émotion, installe ici un dialogue aux développements mutins ou semble préfigurer des moments du cinéma muet, là, met en évidence les remuements d’une âme, tristesse, passion, nostalgie, brosse des paysages, précédant les poèmes de Verlaine qui s’inspira du titre de Mendelssohn pour le recueil qu’il rédigea en prison. On y lit « <em>Le piano que baise une main frêle / Luit dans le soir rose et gris, vaguement </em>»… <br>Rien de frêle dans l’approche pianistique de l’artiste ! La légèreté de la main aborde parfois le clavier comme une harpe, sait approfondir les phrasés, leur donner une épaisseur à la lumineuse densité. Tout est contrôlé, dosé, mesuré afin d’atteindre l’idéal. Le piano sait se faire aérien dans la si preste <em>Fileuse </em>(opus 67 n° 4), se recentre, tourbillonne, ironise, songe… <br>La <em>Ballade n° 3 en la bémol majeur opus 47</em> de Chopin apporte ses ruptures de ton : la douceur de l’introduction est balayée par les élans furieux des accords en fa mineur, les passages chromatiques s’exacerbent sous les amples accords, les octaves rompus, les séries de doubles croches se conjuguent en un foisonnement sensible. Lui répond le chant continu du <em>Nocturne en ré bémol majeur opus 27 n° 2</em>, et son indicible harmonie. La <em>Ballade n°4 en fa mineur opus 52</em> conclut la première partie et ses clair-obscur, ses danses lentes qui empruntent à la valse et la mazurka, médaillon aux contre-points et contre-mélodies entrelaçant deux thèmes jusqu’à l’exubérance de la coda. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À quatre mains&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Préparée par le caractère épique de la fin du programme de la première partie, la seconde était dédiée à Wagner «&nbsp;vu par&nbsp;», d’abord Lugansky dans <em>Quatre scènes de Götterdämmerung </em>(<em>Le Crépuscule des Dieux</em>) puis Liszt, <em>Mort d’Isolde</em>, extrait de <em>Tristan et Isolde</em> dans sa transcription pour piano. L’élégance du jeu convie à une lecture personnelle des thèmes wagnériens. Plus qu’une transcription pour piano, il s’agit d’un dialogue par-delà les siècles entre deux musiciens. L’un expose son propos, l’autre le commente, l’orne de ses réflexions, de ses émotions, offre échos, lyrisme, emportements, songes, recompose les récits, nous bouleverse. L’assistance est suspendue à la magie qui se déploie là. Un orchestre entier vibre dans l’ossature du Steinway. Extases&nbsp;!</p>



<p>En bis, le pianiste revenait à Rachmaninov avec <em>La Romance Opus 21 n° 5</em>, <em>Lilas</em> et son Prélude opus 23 n° 7 en ut mineur avant de faire dialoguer Tchaïkovski et Rachmaninov dans la sublime Berceuse opus 16, n° 1… histoire de réconcilier la nuit et ses enchantements.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné au Parc de Florans, La Roque d’Anthéron, le 28 juillet 2024</p>
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		<title>Jeune étoile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Tsotne Zedginidze]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec l’assurance tranquille d’une jeunesse qui ne cherche pas l’effet ni ne se targue de quoi que ce soit, Tsotne Zedginidze débutait son récital par l’une de ses propres compositions, un Impromptu époustouflant de maturité. Le tissage des accords, le travail des nuances, le caractère interrogatif de l’incipit, les résolutions qui empruntent à l’atonal puis se lovent dans la [&#8230;]</p>
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<p>Avec l’assurance tranquille d’une jeunesse qui ne cherche pas l’effet ni ne se targue de quoi que ce soit, <strong>Tsotne Zedginidze</strong> débutait son récital par l’une de ses propres compositions, un <em>Impromptu</em> époustouflant de maturité. Le tissage des accords, le travail des nuances, le caractère interrogatif de l’incipit, les résolutions qui empruntent à l’atonal puis se lovent dans la fluidité de thèmes aux multiples échos, placent d’emblée le jeune compositeur dans son siècle, réunissant les courants du XXème et leur apportant une sorte de conclusion qui les réconcilie. En regard de cette pièce, répondait l’<em>Impromptu opus 90 n° 3 D.899 </em>de Schubert, <em>Andante mosso en sol bémol majeur, </em>dont l’interprétation se pose délibérément sur un tempo lent, le terme « mosso » étant compris ici comme « ému » et non «mouvementé », comme si la musique apprivoisait le frémissement des cigales dans la moiteur de la fin de journée. La douceur des envols est sans doute liée à l’évocation de la princesse <em>Rosamunde</em>, surnom donné à cette partition, car son thème correspond à une variation de la musique de scène que Schubert utilisa pour la pièce éponyme…</p>



<p>S’inscrivant dans la tradition d’un Liszt, Tsotne Zedginidze se livre lui aussi à des variations sur les œuvres de ses prédécesseurs. Il présentait&nbsp;<em>ainsi Dedication to Ravel and Debussy</em>, subtil entrecroisement de thèmes célèbres des deux compositeurs, mêlé à ses propres réflexions. Une rêverie s’orchestre autour de musiques aimées, les reprend, les module, les traduit à l’aune de sa sensibilité. Le voyage se prolonge lors de&nbsp;<em>Piece to Japan</em>&nbsp;où sont brossés les paysages d’un univers fantasmé, pages d’un carnet de route qui se plaît aux errances…&nbsp;<em>L’Improvisation sur L’Anneau du Nibelung de Wagner</em>&nbsp;subjuguait par sa fermeté de composition et sa fantaisie virtuose.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En deuxième partie, le jeune pianiste s’attachait au triptyque que Ravel composa sur les trois poèmes pour piano d’Aloysius Bertrand,&nbsp;<em>Gaspard de la nuit</em>. Là encore il s’agit d’une transposition&nbsp;: Ravel transcrit musicalement les mots du poète en une osmose qui laisse transparaître les ombres. Tour à tour émergent&nbsp;<em>Ondine</em>, cette nymphe qui tente de séduire un humain afin d’obtenir une âme immortelle, le&nbsp;<em>Gibet&nbsp;</em>et son pendu qui assiste à son dernier coucher de soleil,&nbsp;<em>Scarbo</em>, le petit gnome porteur de funestes présages. Le pianiste privilégie à la noirceur, la beauté des mélodies et les enrobe d’une douceur parfois malicieuse.</p>



<p>Ovationné par le public il offrira en bis son&nbsp;<em>Prélude n° 2</em>, condensé de finesse sur le velouté du Fazioli choisi pour le concert. Merveilles&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné le 24 juillet, Parc de Florans, La Roque d’Anthéron<sup></sup></p>
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		<title>Retours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2024 17:53:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Pietri]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Scudo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès la dédicace, les lieux sont personnifiés&#160;: «&#160;À Tildette et ses sœurs. À la Corse protectrice&#160;». Les premières pages, tel un prologue, nous invitent dans une maison de retraite sur le continent. Tildette, une très vieille dame, elle vient d’avoir quatre-vingt-quinze ans, monologue dans une entrée en demi-teinte, souvenirs sans regrets et un présent qui [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Dès la dédicace, les lieux sont personnifiés&nbsp;: «&nbsp;<em>À Tildette et ses sœurs. À la Corse protectrice</em>&nbsp;». Les premières pages, tel un prologue, nous invitent dans une maison de retraite sur le continent. Tildette, une très vieille dame, elle vient d’avoir quatre-vingt-quinze ans, monologue dans une entrée en demi-teinte, souvenirs sans regrets et un présent qui pèse. Le passage au discours direct d’un dialogue avec l’une de ses sœurs scelle le coup de théâtre&nbsp;: «&nbsp;elle nous a retrouvées&nbsp;? /- Qui elle&nbsp;?/- La Corse&nbsp;»…&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le texte construit en trois parties, «&nbsp;Personne n’est à l’abri&nbsp;», «&nbsp;Il ne s’est rien passé tant qu’on ne l’a pas écrit&nbsp;», «&nbsp;Au cœur d’une île&nbsp;», se plaît aux échos, aux distorsions, aux faux parallèles, aux prénoms semblables à des années d’intervalle, aux souvenirs qui se chevauchent mais différent selon les mémoires familiales. Si les époques se répondent, les miroirs en sont biaisés et c’est dans ces interstices, ces fêlures que tout s’orchestre. La première est un burn-out qui conduit Léa, à se recentrer et à répondre positivement à la proposition de son amie d’enfance&nbsp;: reprendre sa librairie à Ajaccio. Était-ce parce que l’on ne part que pour mieux revenir&nbsp;? La jeune femme y retrouve un équilibre. C’est là qu’elle rencontrera, au café, un vieux monsieur, Petru, qui lui demandera d’enquêter sur une famille juive, réfugiée en Corse durant la guerre et dont le souvenir a été transmis par ses parents. Voici Léa devenue malgré elle enquêtrice.&nbsp;</p>



<p>Au-delà de l’anecdote fondatrice, il y a surtout dans ce texte l’abord simple et profond de grands thèmes&nbsp;: la tradition dans laquelle on s’enracine mais dont il n’est pas nécessaire d’être prisonnier sans la renier, le féminisme revendiqué par Matéa, et plus sobre chez Léa qui admire le courage de son amie d’enfance, la lutte contre les obscurantismes qui ont conduit aux exterminations du siècle dernier… La narratrice sourit aux côtés de Léna avec qui elle partage son café du vendredi&nbsp;: «&nbsp;Nous notre liberté, nous l’avons grâce à cette mer qui nous protège encore de ces nouveaux nazillons et de nos excès. Vous et moi, connaissons le prix à payer, les efforts à faire et les renoncements à accepter, pour savourer cette liberté tous les jours&nbsp;». La Corse qui n’a pas dénoncé un seul juif durant la seconde guerre, qui les a protégés, a reçu le titre de Juste. «&nbsp;Nos parents, explique Léna, n’ont pas cherché à être Justes. Ils ont juste fait ce qu’ils devaient faire, ce qu’ils ont toujours fait. Elle est là la nuance&nbsp;! Ils n’avaient pas le temps de s’interroger sur leurs actes, leurs décisions, leurs paroles. » Le temps présent se relit à l’aune du passé, les traces se recoupent, se découvrent.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Hymne à la Corse, à sa complexité, sa beauté, sa force, son humanité, sans jamais tomber dans le cliché ou la description touristique, l’ouvrage est aussi un hommage aux livres. Chaque chapitre à partir de la deuxième partie du roman, moment où le personnage principal revient en Corse pour s’occuper de la librairie, est adorné d’une citation d’auteur en exergue et en semble le prolongement naturel. On passe de Cicéron à Quignard, de Cyrulnik à Joe Bousquet, de René Char à Montesquieu, de Danielle Casanova à Marcel Proust&nbsp;; quelques proverbes corses s’invitent, «&nbsp;<em>un Corse ne s’exile jamais, il s’absente</em>&nbsp;»… L’amour de la littérature imprègne de ses références tout le texte, des poèmes se glissent au cœur du texte lorsque la prose plus cartésienne est impuissante à englober la puissance des émotions.&nbsp;</p>



<p>On se laisse séduire par le récit, la véracité des personnages, la manière d’épingler les éléments de langage qui sclérosent les relations de travail et nient les êtres.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Ce livre est la trace écrite d’une promesse faite, il y a plus de sept ans&nbsp;» précise l’autrice dans les notes qu’elle livre à la fin de son texte. On attend les promesses à venir&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>Juste une île</em>,&nbsp;<strong>Dominique Pietri</strong>, éditions Scudo, 20€&nbsp;</p>
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		<title>Aux mille recours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2024 17:42:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Arcadi Volodos]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Lucas Debargue]]></category>
		<category><![CDATA[Parc de Florans]]></category>
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<p></p>



<p>Malheureusement, Monsieur Arcadi Volodos est dans l’impossibilité de maintenir son concert de demain samedi 27 juillet pour des raisons de santé.&nbsp;Mais annuler un concert, c’est impossible&nbsp;! Malgré les embarras actuels des transports, entre les difficultés ferroviaires et le blocage de l’espace aérien en raison de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, l’équipe quasi-olympique du Festival a trouvé une solution. Il n’est pas aisé de remplacer un immense pianiste, il en faut tout simplement un autre. Ce sera&nbsp;<strong>Lucas Debargue</strong>&nbsp;qui, au pied levé, remplacera le pianiste russe. Lauréat du prestigieux Concours Tchaïkovski (il obtint la quatrième place), ce fin littéraire aborde les œuvres du répertoire avec une intelligence et une verve qui les éclaire. Cette année il a enregistré l’intégrale de l’œuvre pour piano seul de Gabriel Fauré à l’occasion du centenaire de la mort du compositeur.&nbsp;</p>



<p>Une belle occasion de retrouver ou découvrir ce grand artiste, pianiste et compositeur&nbsp;!</p>



<p>Les places achetées pour le concert du 27 sont reconduites pour ce concert, sinon, il suffit de téléphoner à la billetterie du festival (04 42 50 51 15) afin d’obtenir un remboursement.</p>



<p>M.C.</p>



<p>Concert du 27 juillet, Festival international de Piano de La Roque d’Anthéron, Parc de Florans (21H)</p>
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		<title>Une ouverture concertante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 14:09:46 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[La Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Maria João Pires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Alors que les cigales se livrent à leurs harmonies dans les grands arbres du parc de Florans, les premières notes du festival mythique de La Roque d’Anthéron ouvrent le mois d’effervescences musicales de l’été. Ce n’est pas le piano qui résonne d’abord, il faut une préparation, «&#160;s’habiller le cœur&#160;» comme le disait le Renard au [&#8230;]</p>
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<p><em>&nbsp;</em>Alors que les cigales se livrent à leurs harmonies dans les grands arbres du parc de Florans, les premières notes du festival mythique de La Roque d’Anthéron ouvrent le mois d’effervescences musicales de l’été. Ce n’est pas le piano qui résonne d’abord, il faut une préparation, «&nbsp;s’habiller le cœur&nbsp;» comme le disait le Renard au Petit Prince de Saint-Exupéry.&nbsp;&nbsp;L’<strong>Orchestre de chambre de Paris&nbsp;</strong>dirigé de l’archet par le violoniste et soliste&nbsp;<strong>Gordan Nikolić&nbsp;</strong>interprétait d’abord le&nbsp;<em>Concerto pour violon et orchestre n° 4 en ré majeur K. 218</em>&nbsp;de Mozart. La musique un peu lointaine, d’une grande qualité d’écriture mélodique, était servie avec une infinie douceur par l’orchestre et le soliste qui s’emporte avec une passion bondissante qui le suivra même assis dans les pièces suivantes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sublime simplicité&nbsp;</mark></strong></p>



<p>Le temps d’un changement de configuration, le Steinway de concert était installé pour une autre œuvre de jeunesse de Mozart, le&nbsp;<em>Concerto pour piano et orchestre n° 9 en mi bémol majeur K.271 «&nbsp;Jeune homme&nbsp;»</em>. Attendue par une salle bondée, la mozartienne&nbsp;<strong>Maria João Pires</strong>&nbsp;lui réserva un moment suspendu&nbsp;: aucune recherche de démonstration virtuose, une approche précise de la partition, une lecture de l’œuvre qui la rend d’une évidence confondante. Tout s’articule en un lumineux dépouillement. «&nbsp;Rien de trop&nbsp;», tout est déjà là, puissant, coloré, nuancé. La soliste donne les premières mesures, vite rejointe par un orchestre galvanisé par sa présence. Rarement les artistes éblouissent de cette manière&nbsp;: pas besoin de détour par des acrobaties vertigineuses qui transportent les amateurs de rodéo pianistique&nbsp;! La noblesse du ton, la souplesse du chant, la délicatesse du jeu, dialoguent avec élégance avec l’orchestre, servent les cadences avec brio. Juste parfaite&nbsp;! La pianiste offrit à la salle enthousiaste l’andante de la Sonate pour piano n° 10 en do majeur de son cher Mozart, inventivité subtile, modulations aériennes… de l’émotion à l’état pur.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Petite symphonie</mark></strong></p>



<p>Après l’entracte, l’Orchestre de chambre de Paris proposait la courte (26 minutes) et ciselée <em>Symphonie n° 8 en fa majeur opus 93</em> de Beethoven. On pouvait s’amuser à retrouver ici et là des accents propres à Mozart ou Haydn, hommage du compositeur à ses prédécesseurs ? Quittant les cors naturels pour les cors d’harmonie comme afin de célébrer une entrée de plain-pied dans un autre siècle, la couleur de l’orchestre s’en voyait changée, les instruments brillants gagnent alors en netteté dans leurs phrasés. La beauté rigoureuse de l’œuvre, sa forme condensée, sont magnifiées par une interprétation flamboyante qui sait aussi bien se glisser dans les échos de la Pastorale que dans un finale pyrotechnique.  Le public en redemande, et l’Andante de l’<em>Orfeo et Euridice </em>de Gluck, sublime, referme la soirée.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Le 20 juillet Parc de Florans, La Roque d’Anthéron</p>



<p></p>
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		<title>La musique et l’universalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 13:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Aix]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel Maynier d’Oppède]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> « Il y a 26 ans, j’étais ici, à l’Hôtel Maynier d’Oppède. Je faisais partie alors des jeunes de la Méditerranée en 1998 », explique le génial clarinettiste Kinan Azmed au public auquel il apportera des précisions historiques, personnelles, poétiques et humanistes pour chaque pièce. Se conjuguent alors la technique instrumentale sans failles des musiciens à la [&#8230;]</p>
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<p><em> </em>« <em>Il y a 26 ans, j’étais ici, à l’Hôtel Maynier d’Oppède. Je faisais partie alors des jeunes de la Méditerranée en 1998</em> », explique le génial clarinettiste <strong>Kinan Azmed</strong> au public auquel il apportera des précisions historiques, personnelles, poétiques et humanistes pour chaque pièce. Se conjuguent alors la technique instrumentale sans failles des musiciens à la beauté des tissages mélodiques et le sens. Les morceaux joués ce soir-là permettaient d’arpenter les créations du compositeur au fil des années, retours en arrière, mises en lumière de certains thèmes à l’aune du présent qui les colore parfois tragiquement. Ce sont les abricotiers plantés à Jisreen où Kinan Azmeh allait en vacances chez ses grands-parents, l’évocation de mois d’été heureux, désormais disparus sous les bombes. La dépossession des lieux du souvenir, de ce qui restait « la maison » dans l’imaginaire, se traduit avec délicatesse dans les volutes d’une clarinette sensible, profonde, délicatement onirique, qui se joue des rythmes impairs orientaux et les fait se frotter aux occidentaux. Les ornementations se mêlent, empruntent aux musiques tsiganes, klezmer, slaves, arméniennes, au jazz, aux phrasés « classiques », se lancent dans des effets de glissando, de growl, virtuosités multiples, jamais gratuites, au service d’un propos qui s’exacerbe, se déploie, nuancé, coloré, brillant. En résultent des compositions d’une élégante nostalgie teintée de sourires et de fêtes.   </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Partages</mark></strong></p>



<p>En ouverture, le premier morceau écrit pour une pièce de théâtre sortie en 2022 et un film qui n’est jamais sorti,&nbsp;<em>The Queen commanded him to forget</em>, prélude de son refus à oublier. Suit&nbsp;<em>Dance</em>, que le clarinettiste créa avec le violoncelliste YoYo Ma, véritable fresque aux ruptures rythmiques éloquentes, hommage à Jisreen. La ligne mélodique subtilement prenante enveloppe l’auditoire de sa poésie, se pose sur les ostinatos de la guitare de&nbsp;<strong>Kyle Sanna</strong>, les notes lourdes de la basse de&nbsp;<strong>Josh Myers</strong>, les percussions et batterie de&nbsp;<strong>John Hadfield</strong>. Les trois musiciens apportent leur univers au fil des morceaux, les improvisations de Kyle Sanna qui surprennent parfois même ses complices, avec ses phrases inachevées, ses inspirations déroutantes et fines, la souple rigueur de Josh Myers qui équilibre savamment les mondes en une esthétique en épure, l’inventivité époustouflante de John Hadfield qui offrira un solo éblouissant. S’il est des voyages retour impossibles, il y a des refondations&nbsp;: c’est lors d’une fête de Thanksgiving, que le musicien se sentira curieusement chez lui, enfin, aux États-Unis. « Sentiment étrange à la fois joyeux, car je me sentais pour la première fois depuis longtemps à la maison, et coupable, car ce n’était pas, ce ne pouvait être le «&nbsp;chez moi&nbsp;» de mon enfance, détruit par la guerre&nbsp;», explique Kinan Azmeh avant l’envoûtant&nbsp;<em>Galileo Galilei</em>&nbsp;rêvé à Padoue, université du savant qui apporta tant à nos représentations du monde… Chaque pièce donne lieu à une histoire. On sera séduits par la fougue débridée de&nbsp;<em>Wedding</em>&nbsp;et l’humour de la clarinette qui mime un épuisement festif avant de se replonger dans un final ébouriffant. En bis théâtral,&nbsp;<em>Airports</em>&nbsp;est dédié «&nbsp;à tous ceux qui sont collés à l’arrière des aéroports en raison de leur couleur de peau, de leurs croyances ou de leurs passeports&nbsp;». Un plaidoyer enflammé pour un monde d’acceptation et de compréhension de l’autre, le thème sera repris en chœur par le public… Seule la musique peut le faire&nbsp;? Exceptionnel&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Le 19 juillet, hôtel Maynier d’Oppède, Aix-en-Provence, Festival d’Aix&nbsp;</p>
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		<title>Ça swingue à Gréoux !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 09:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes-de-Haute-Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Gréoux Jazz Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Gréoux-les-Bains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Gréoux Jazz Festival, résolument «&#160;swing and dance&#160;», fête ses dix ans en ce mois de septembre. Volontairement éclectique et accessible au plus grand nombre sans jamais sacrifier à la qualité, cette manifestation qui ouvre la saison d’automne accueille des plateaux internationaux qui soulignent le caractère intemporel du jazz sous toutes ses formes.&#160; Le thème [&#8230;]</p>
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<p>Le <strong><em>Gréoux Jazz Festival</em></strong>, résolument «&nbsp;swing and dance&nbsp;», fête ses dix ans en ce mois de septembre. Volontairement éclectique et accessible au plus grand nombre sans jamais sacrifier à la qualité, cette manifestation qui ouvre la saison d’automne accueille des plateaux internationaux qui soulignent le caractère intemporel du jazz sous toutes ses formes.&nbsp;</p>



<p>Le thème de l’année est le «&nbsp;Swing era&nbsp;», l’ère du swing, qui représente l’âge d’or des big bands parmi lesquels on compte ceux de Duke Ellington, Count Basie ou Artie Shaw. Cette «&nbsp;ère&nbsp;» dura peu, du milieu des années 1930 aux années 1940 mais donna naissance à de nombreuses danses qui firent swinguer la musique, bebop, rythm and blues… La programmation due au président de FestiGréoux, <strong>Patrick Bourcelot</strong>, explore ces univers avec jubilation.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Manouche et Nouvelle Orléans</strong></mark></p>



<p>C’est par le swing le plus classique et déjanté que le festival s’ouvre. Le quintet réuni autour de <strong>Sébastien Chaumont</strong>, le <strong>Bopster Blue</strong> s’emballe sur blues et swing, amenant sur la scène du Centre de Congrès L’Étoile les danses des années folles. <strong>Nirek Mokar</strong> et <strong>His Boogie Messengers Feat. Sax Gordon</strong> se délecte du boogie-woogie que le meneur a découvert au <em>Paris Boogie Speakeasy</em>, club parisien où travaillait son père et où il a débuté au piano, en autodidacte, guidé par les célébrités hantant les lieux. Le résultat, un jeu aussi irrésistible que fantaisiste. On le retrouvera aux côtés de <strong>Stan Noubard Pacha</strong>, <strong>Claude Braud</strong>, <strong>Guillaume Nouaux</strong> et <strong>Sax Gordon</strong>. Le jazz manouche prend le relais avec le guitariste <strong>Tchavolo Schmitt</strong> dans la plus pure tradition de Django Reinhardt. Ce poète de la guitare déploie son art libre accompagné de Julien Cattiaux (guitare), Edouard Pennes (contrebasse) et César Poirier (clarinette). Les <strong>Oracles du Phono</strong> (Nicolas Fourgueux, saxophone, Stan Laferrière, batterie, Benoît de Flamesnil, trombone, Christophe Davor, banjo, Nicolas Montier, saxophone, Malo Mazurier, trompette) renouent avec le premier instrument à enregistrer des sons et reprennent d’une manière très originale et novatrice les vieux standards de la Nouvelle Orléans en un sextet brillant aux couleurs et aux accents prenants. </p>



<p>Enfin, les <strong>Oyster Brothers</strong>, réunis comme leur nom semble l’indiquer autour d’un plateau d’huîtres alors qu’ils écumaient les clubs de la Nouvelle Orléans, livrent un swing déchaîné rythmé par les claquettes, des improvisations ébouriffantes, des passages de scat à tomber. Christian Vaudecranne (saxophone soprano), Jérôme Laborde (trombone), Jérôme Gatius (clarinette), Jérôme Arlet (banjo), Yves Buffetrille (contrebasse) mêlent swing, funk, syncopes caribéennes, métissent les genres avec panache. À cela ajoutez les dîners-jazz au cours desquels on découvrira Benjamin Rando et Elia Orson ou le <strong>Duo Tãal</strong> d’Aurélie Tropez et Alexis Lambert.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Gréoux Jazz Festival</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 15 septembre</mark><br>Centre de Congrès L’Étoile, Gréoux-les-Bains<br><a href="http://greouxjazzfestival.com">greouxjazzfestival.com</a></pre>
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