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	<title>Nemo Turbant, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Nemo Turbant, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Tendresse queer pour old fag</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 13:08:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grégoire Schaller est un artiste pluridisciplinaire à la frontière de la danse, de la performance et des arts visuels, qui transforme des figures archétypales en lieux d’expérimentation plastique, d’incarnation d’une recherche corporelle et fluide. Le cowboy s’avance sur scène, crache au sol, récite en anglais un court dialogue emprunté au No Country for Old Men [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Grégoire Schaller est un artiste pluridisciplinaire à la frontière de la danse, de la performance et des arts visuels, qui transforme des figures archétypales en lieux d’expérimentation plastique, d’incarnation d’une recherche corporelle et fluide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cowboy s’avance sur scène, crache au sol, récite en anglais un court dialogue emprunté au <em>No Country for Old Men</em> des frères Coen. Grégoire Schaller porte des jambières, un string en cuir et un marcel blanc et se dénudera peu à peu. Un paysage sonore venteux transpose la scène dans le désert du Chihuahua. Il entame une line dance country lente, silencieuse qui se transforme en transe techno-rave aux mouvements répétés. Épuisé, Grégoire Schaller reprend inlassablement et douloureusement sa line dance, coups-de-pied jetés d’un bout à l’autre de la scène, au ras du public assis au sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il entame ensuite un rap écrit par Stéphanie Aflalo, qui mêle masculinité toxique, famille hétéronormative et désir anal. L’interprétation de Grégoire Schaller se conclut par des cris silencieux, le visage contorsionné en direction des spectateurices témoins de son tiraillement intérieur. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sauvé par la queer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Maryse Manios, championne de culturisme française en bikini-drapeau-états-unien, fait alors son apparition, entame une série de poses de bodybuilding puis vient secourir, embrasser et relever le performeur. La pièce se termine en un slow profondément touchant entre les deux corps queers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>No Country for Old Fag</em> raconte les fantasmes déçus d’une figure qui se heurte à ses propres limites encore et encore, jusqu’à l’effondrement. Si le programme d’Actoral précise&nbsp; qu’il est question de l’histoire silenciée des Buffalo Soldiers afro-américains, et d’une critique de la violence ségrégationniste, elle reste trop peu explicite et peine à mettre en question cet héritage pour les cowboys, et à transmettre le contexte historique nécessaire à sa compréhension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la pièce, d’une force esthétique indubitable, dévoile un homoérotisme teinté de douleur, une masculinité toxique à métamorphoser, à travers une queerness corporelle délibérément provocante et fascinante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>No Country for old Fag</em> <br></strong>a été joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 3 et 4 octobre</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>AFRICA et Voix Publiques, mémoires nord-africaines au [mac]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 08:39:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Installée dans la [mac]room depuis le 15 mai, AFRICA réunit des œuvres créées spécialement pour l’occasion et inspirées de l’Antiquité et des cultures berbère et numide. Son titre renvoie à Africa – Ifri ou Ifru –, déesse berbère, mais aussi à l’histoire plus vaste du nom donné au continent. Photographies, collages, arts plastiques et création [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Installée dans la [mac]room depuis le 15 mai, <em>AFRICA</em> réunit des œuvres créées spécialement pour l’occasion et inspirées de l’Antiquité et des cultures berbère et numide. Son titre renvoie à Africa – Ifri ou Ifru –, déesse berbère, mais aussi à l’histoire plus vaste du nom donné au continent. Photographies, collages, arts plastiques et création sonore composent un parcours où se croisent Antiquité, mythologie amazighe, archives et récits personnels. Un bestiaire de figures guerrières, cavaliers, lions de Barbarie et chevaux Barbes dialogue avec des objets issus des collections des Musées de Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’ai voulu partager ma passion pour l’Antiquité méditerranéenne, africaine et algérienne</em> », explique <strong>Louisa Babari</strong>. « <em>Le collage, c’est une façon de figer un moment, dans une recomposition d’éléments visuels. Et le son, c’est une façon d’appréhender une absence.</em> » Les lumières jouent avec les reflets du marbre, de la pierre et de la photographie sur bâche pour replonger le visiteur dans « <em>une époque fantasmée</em> », dont il n’existe aucune trace sonore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension se retrouve dans <em>Vent lointain</em>, composition électroacoustique de 25 minutes conçue avec les élèves du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille sous la direction de <strong>Jean-Luc Gergonne</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La poésie hors les murs</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 19 septembre, un second volet vient prolonger <em><strong>AFRICA</strong></em>. Avec <em>Voix Publiques</em>, <strong>Louisa Babari</strong> quitte la [mac]room pour investir le hall et les abords extérieurs du musée. Créée en 2018 et proposée ici sous une nouvelle forme, cette installation sonore destinée à l’espace public diffuse, autour de simples chaises en plastique et d’un haut-parleur, des textes poétiques interprétés par des artistes du continent africain et de ses diasporas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poètes, artistes lyriques, plasticiens, auteurs-compositeurs, comédiens ou amateurs composent cette œuvre collaborative, à la fois archive et mémoire vivante de la création poétique. Pour la Saison Méditerranée 2026, elle se concentre sur les pays africains de la Méditerranée, avec un focus sur la poésie algérienne : <strong>Kateb Yacine, Tahar Djaout, Samira Negrouche, Souad Labbize, Salah Badis, </strong>mais aussi <strong>Lamis Saidi </strong>ou<strong> Habiba Djahnine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Déployée également à la Vieille Charité, au musée Cantini et au CIPM, <em>Voix Publiques</em> prolonge ainsi dans la ville les circulations entre mémoire, histoire et création ouvertes par <em>AFRICA</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse">Jusqu’au<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 3 janvier </mark><br><strong>[mac]</strong> de Marseille</pre>
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		<title>Festival Unworlding</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 12:07:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Temps fort de l’exposition Unworlding, le festival est inspiré par le nouvel ouvrage de Jack Halberstam Unworlding : Anarchitecture after Everything. Il s’ouvrira au LaboFriche par une lecture de cet ouvrage essentiel dont la traduction française est parue en août. S’en suivra une conversation avec Paul Preciado modérée par Simon(e) Van Saarloos. Dans son livre Jack [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Temps fort de l’exposition <em><strong>Unworlding</strong></em>, le festival est inspiré par le nouvel ouvrage de <strong>Jack Halberstam <em>Unworlding : Anarchitecture after Everything</em>.</strong> Il s’ouvrira au LaboFriche par une lecture de cet ouvrage essentiel dont la traduction française est parue en août. S’en suivra une conversation avec Paul Preciado modérée par Simon(e) Van Saarloos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son livre <strong>Jack Halberstam</strong> identifie un lexique de transformation de l’architecture, et caractérise les pratiques de division propres au pouvoir déstabilisateur de la transidentité. Il fait ainsi éclater au grand jour les actes de violence formelle de notre époque. En son hommage, le festival <em><strong>Unworlding</strong></em> propose une série de dialogues publics pour réimaginer les structures et les relations que nous nous efforçons de bâtir dans un contexte d’effondrement social et institutionnel. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N.T.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 3 au 5 septembre</mark><br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>
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		<title>Rentrée littéraire : « La Piqûre d’abeille » de Paul Murray, le roman choral disponible en français </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:35:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le garage automobile de Dickies Barnes est en train de couler, il passe son temps dans les bois à construire un bunker pour survivre à la fin du monde, au grand dam de sa femme Imelda et de leurs enfants Cass et PJ. Chacun de son côté, les membres de la famille Barnes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Alors que le garage automobile de Dickies Barnes est en train de couler, il passe son temps dans les bois à construire un bunker pour survivre à la fin du monde, au grand dam de sa femme Imelda et de leurs enfants Cass et PJ. Chacun de son côté, les membres de la famille Barnes s’écroulent en l’espace de quelques mois. Pourtant l’histoire semble avoir commencé vingt ans plus tôt, lors d’un mariage gâché par une piqûre d’abeille.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roman choral à la précision narrative exemplaire,&nbsp;<em>La piqûre d’abeille</em>&nbsp;fait d’un récit de famille nucléaire ordinaire une véritable épopée, où les apparences s&rsquo;avèrent toujours trompeuses et dont les secrets se relèvent avec patience.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Partiellement justes</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cass et PJ, dont les points de vue ouvrent le roman, dressent de leurs parents des portraits très unidimensionnels&nbsp;: des caricatures de couple hétérosexuels en perdition, de femme fatale sur le déclin et de père de famille fuyant ses responsabilités. Chacun des regards portés sur l’autre s’avère juste, Paul Murray s’en assure, mais dans une certaine mesure seulement. Un chapitre après l’autre, les personnages se débarrassent des jugements superficiels, se laissent aller à déballer leurs secrets, et l’auteur à inventer de nouvelles formes de dire ce qui devait rester caché.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Imelda dont la vie a basculé, s’époumone, sans ponctuation, pour rétablir une vérité bafouée, et retrouver un semblant de contrôle qui lui échappe. L&rsquo;expérimentation textuelle parfaitement maitrisée reste accessible et brillante&nbsp;: on défait, couche après couche, la délicatesse d’un père en proie au doute, et la naïveté de la jeunesse est rendue avec beaucoup de sérieux, les points de vue enfantins apparaissant avec justesse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas dans ce roman, de désigner la source du mensonge, mais plutôt de chercher dans quelle mesure ce que l’on distingue de l’autre le définit réellement.&nbsp;<em>La Piqûre d’abeille</em>&nbsp;raconte la portée d’effets papillon multiples qui viennent refaire surface dans chacune des vies de ses personnages principaux. La famille nucléaire devient alors un théâtre en huis clos de ce que chacun perçoit des autres et fait du&nbsp;<em>secret</em>&nbsp;la clé vers d’autres réalités arbitraires.&nbsp;À la gêne que l&rsquo;on ressent face à ses parents succède la prise de conscience qu&rsquo;ils ne sont que des êtres humains, faillibles, et qu&rsquo;ils existent eux aussi pour la première fois.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise climatique et l’évocation d’une fin du monde actuel parcourt le récit comme un spectre omniprésent, pour atteindre un paroxysme digne des meilleurs thrillers.&nbsp;<em>La piqûre d’abeille</em>&nbsp;raconte finalement la fatalité anthropocentrique selon laquelle le monde qui nous entoure sombrera inévitablement dans le chaos, conséquence d’un éclatement familial dramatique, ou d’un simple malentendu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Piqûre d’abeille</em>, de <strong>Paul Murray</strong><br>Traduction Pierre Demarty<br>Albin Michel - 24,90€ <br>Paru le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 aout </mark></pre>
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		<title>Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 11:55:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Salon International du dessin contemporain, Paréidolie, est un immanquable rendez-vous de la scène artistique marseillaise. L’édition 2026 étonne, une nouvelle fois, par sa justesse de curation et la variété de galeries représentées. Chaque année, chacune met à l’honneur les artistes de son choix pour leur offrir l’opportunité d’une visibilité exceptionnelle propice à la vente, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://pareidolie.net">Salon International du dessin contemporain</a>, <strong>Paréidolie</strong>, est un immanquable rendez-vous de la scène artistique marseillaise. L’édition 2026 étonne, une nouvelle fois, par sa justesse de curation et la variété de galeries représentées. Chaque année, chacune met à l’honneur les artistes de son choix pour leur offrir l’opportunité d’une visibilité exceptionnelle propice à la vente, à l’échange de contact, et à l’exposition de leur travail et de leur sensibilité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’occasion, collectionneureuses, artistes et représentant·es culturel·les se sont pressé·es dans le dédale des stands, impatient·es de découvrir la diversité des œuvres sélectionnées par les galerie invitées : Backlash, Binôme, la galerie Heimat qui représentait Steffen Kern, la galerie Eric Dupont, celle de Katarzyna Wiesiolek, La galerie Papillon avec Void<em>,&nbsp;</em>parmi d’autres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Visite</mark></strong></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(768 / 1024)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="928" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137999" data-id="137999" data-aspect-ratio="768 / 1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, 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swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-138002" data-id="138002" data-aspect-ratio="1024 / 768" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, 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swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-138001" data-id="138001" data-aspect-ratio="1024 / 768" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, 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swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137998" data-id="137998" data-aspect-ratio="1024 / 768" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, 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swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p class="wp-block-paragraph">On entre au château en traversant le rideau en PVC&nbsp;<em>Les Gros Mots&nbsp;</em>de <strong>Juliette Duval</strong> puis directement dans le carré des artistes conviées hors galeries. <strong>Marguerite Maréchal</strong>, l’artiste invitée de cette édition, propose aux visiteureuses une attention au détail, son dessin minimaliste au fil de fer ou au latex déforme le papier et insinue dans la page même des ombres et plissures, conséquences de tensions, dans la continuité de son travail plastique. L’espace d’art interactif qui lui succède était cette année animé par <strong>Strokevitch</strong>, qui utilise une banque d’animation pour figer des motifs sinusoïdaux altérés par les visiteureuses au moyen de petites bornes d’arcade.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’enfonçant dans l’accrochage labyrinthique, on découvre des œuvres qui se démarquent par des sentiments fantomatiques similaires, pourtant issus de regards différents, des réverbérations plastiques, formées par des pratiques de flous, aux crayons de couleur, au fusain ou à l’encre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi la sélection de la galerie Papillon, <strong>Void</strong> et ses grands formats au noir de fumée, ou encore la très belle série contemplative de <strong>Steffen Kern</strong>, des paysages d’intérieurs désertés, d’objets délaissés dont la mélancolie est exprimée aux crayons de couleur imitant l’impression risographique. Les&nbsp;<em>Tornades</em>&nbsp;de <strong>Katarzyna Wiesiolek</strong> aux pigments secs évoquent la photographie argentique. <strong>Corinne Mercadier</strong>, représentée par la galerie Binôme déploie elle aussi un travail au croisement de la photographie et du dessin, ou des corps volants apparaissent dans des paysages imaginaires superposés à une réalité tangible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au-delà de la visite</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prix&nbsp;<em>The Drawer</em>&nbsp;a été décerné cette année à <strong>Beraguer&amp;Péjus</strong>, représentés par la galerie Papillon, leurs sculptures murales détournent des objets reconnaissables, un couteau suisse, un caillou, pour les transformer en créatures emportés par un mouvement inquiétant, en suspension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les diplômés, étudiants et jeunes artistes des Écoles du Sud, les grands formats au fusain de <strong>Zakaria El Ouaqoudi</strong> se démarquent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les visiteureuses de l’événement ont pu comme chaque année, découvrir les très belles éditions de la rentrée présentée chaque jour&nbsp;: le vendredi, la monographie de <strong>Nicolas Rubinstein</strong>,&nbsp;<em>Paroles d’artistes</em>&nbsp;aux Éditions Gilles Fage puis&nbsp;<em>Réparer le monde</em>, avec les textes de <strong>Nathalie Amae</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi, <em>Une saine distance</em>&nbsp;de <strong>Leïla Grâce Voight</strong>, publié aux éditions Naïma, présentée par l’artiste en présence de Gilles Barbier et de Michèle Sylvander.&nbsp;Le dimanche, <em>How to work together</em>&nbsp;de <strong>Tomek Jarolim &amp; Isabella Kohlhuber</strong>, par l’Atelier Vis-à-Vis. Et pour finir, <strong>Jérémie Setton</strong>, artiste invité de la 12<sup>e</sup> édition du salon, présentait sa monographie publiée par Manuella Éditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses nombreux lieux et événements partenaires, le Frac Sud proposait une programmation de films par un commissariat de Muriel Enjalran. Le [mac] de Marseille invite quant à lui, à une découverte de l’exposition :<em>&nbsp;La vie climatique&nbsp;</em>à travers une sélection d&rsquo;œuvres graphiques, spécialement pensées pour la Saison du Dessin 2026 et visible jusqu’au 4 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour finir, les ouvertures d’ateliers de la ville étaient également à l’honneur, les ateliers Boisson, Boulle et Lorette&nbsp;: l’occasion de découvrir les artistes dans leurs étapes de création et de rencontrer leur travail par de multiples moyens, en suivant le parcours tracé cette année par le salon du dessin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Paréidolie</strong></em> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 au 30 août</mark>, au <a href="https://chateaudeservieres.org">Château de Servières,</a> Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pareidolie-2026-spectres-et-flous-a-louvrage/">Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Une coquille loin d’être vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d’art brut de Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&#8217;est en 1974, à l&#8217;âge de 55 ans, qu&#8217;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages. » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&rsquo;est en 1974, à l&rsquo;âge de 55 ans, qu&rsquo;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages.</em> » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que la quasi totalité des articles de presse consacrés au travail de Paul Amar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Amar a choisi de travailler le coquillage. Des coques, des palourdes, des huîtres, des moules, des bigorneaux. Il sculpte d’après des scènes qu’il garde en mémoire, provenant de cartes postales, de films, de souvenirs, de livres. Ses coquillages assemblés, recouverts de paillettes et de verni à ongles aux couleurs saturées sont agencés en bas-reliefs, en bustes, en portraits dans une esthétique à la limite du <em>camp</em> : un kitch fabuleux et une préciosité extrêmement sensible</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses œuvres, la vierge Fatima, sculpture à taille humaine d’une grande précision représentant une femme petite, drapée d’un long voile transparent, seul élément qui dénote de l’amoncellement unique de coquillage – seule pièce réalisée en collaboration avec sa femme et qui semble déroger à son protocole de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent agencés en symétrie parfaites et étonnante au vu du matériau, les sculptures de Paul Amar brosse un large éventail de thème : des souvenirs d’Algérie, d’illustration narratives, de masques précieux et effrayants, mais aussi des personnages fantastiques où la sexualité marquée s’émancipe et s’affirme. Chaque coquillage récolté par Paul Amar possède une forme unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polir, les modeler en symétrie parfaite transcende toute leur essence, et de fait, établit un protocole de lissage de l’imperfection qui s’inscrit à l’encontre des pratiques conceptuelles encensées par l’art contemporain. «<em>&nbsp;Je suis un bon ouvrier, consciencieux, mais c’est tout, je ne suis pas un artiste</em>&nbsp;» : « <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> » détermine donc le cartel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je suis l&rsquo;homme le plus heureux du monde à l&rsquo;heure actuelle. Je ne pensais pas en arriver là, posséder une galerie à mon nom. C&rsquo;était au-dessus de mes possibilités. Et maintenant qu&rsquo;elle existe, bravo, soyez toujours les bienvenus dans la galerie Paul Amar où vous serez reçus comme des rois&nbsp;</em>», disait-il aussi. Son travail, présenté à Montpellier, est effectivement une invitation qui ne se décline pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’art brut, pour s’affranchir des codes</strong><br></mark>L’art Brut, dont on doit le terme à Jean Dubuffet, s’affranchit par définition des codes souvent élitistes et performatifs de l’art contemporain. Ses artistes, ou artisan·nes, créateur·ices, participant·es, selon leur appellation choisie par elleux même ou pas, sont ancrées dans des pratiques souvent populaires, faisant appel à des moyen fréquemment qualifiés de rudimentaires, dont l’expression plastique reste inaltéré par les techniques académiques transmises dans les milieux artistiques classiques. <em>N.M.</em></pre>



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		<title>Dans l’intuition de Kiki Smith</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:06:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Kiki Smith]]></category>
		<category><![CDATA[MO.CO]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Être ici, maintenant, partout.&#160;Le titre de l’exposition de Kiki Smith présentée au MO.CO, conçue en collaboration avec l’artiste, rassemble plus d’une centaine d&#8217;œuvres, et plus de quarante ans de production. Un accrochage où l’artiste fait preuve d’une rare liberté de techniques aussi diverses qu’étonnantes : peintures sur textiles, aluminium, toiles, sculptures de bronze, de bois, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Être ici, maintenant, partout.&nbsp;</em>Le titre de l’exposition de <strong>Kiki Smith</strong> présentée au MO.CO, conçue en collaboration avec l’artiste, rassemble plus d’une centaine d&rsquo;œuvres, et plus de quarante ans de production. Un accrochage où l’artiste fait preuve d’une rare liberté de techniques aussi diverses qu’étonnantes : peintures sur textiles, aluminium, toiles, sculptures de bronze, de bois, dessins au fusain, aux crayons de couleurs, broderie, tapisseries géantes et photographies de corps ou de jardin fleuri.&nbsp;Une profusion à découvrir jusqu’au 11 octobre à Montpellier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Pour entrer ou quitter l’exposition, il y a cette œuvre,<em> Woman on Pyre&nbsp;</em>(2001). Une statue de femme en bronze, sur un bûcher. Son corps est modelé à la main, les traces de doigts et de pinceau marquent ses rides. Ses lèvres et sourcils striés, sa tête chauve, ses bras tendus et puissants pour tenir la pose :&nbsp;«&nbsp;<em>Comme le Christ, comme si elles disaient “Pourquoi m’as-tu abandonné ?”»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme sur le bucher est une&nbsp;<em>Genevieve</em>. En voyant au Louvre un tableau représentant Geneviève assise avec des loups et les agneaux, Kiki Smith dessine alors son amie Geneviève, la découpe, la moule, la casse pour la modeler, la recoller à nouveau. Cette œuvre amorce un travail d’hybridation, d’accouplement inter-espèce dans la pratique de l’artiste qui, bien loin de l’essentialisation naturaliste du corps féminin, propose une existence chorale, imbriquée, de présences en mutations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Kiki Addams</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née en Allemagne en 1954, l&rsquo;artiste américaine grandit dans une famille bourgeoise, dans un manoir ancien, entourée de sculptures de son père Tony Smith, de masques mortuaires de sa grand-mère, de collections de dentiers et de costumes datant du XIX<sup>e</sup> siècle.&nbsp;«&nbsp;<em>On ressemblait un peu à la famille Addams […] c’était, beaucoup de mort, partout</em>.&nbsp;» Une mort qui dans l’exposition plane constamment. Il y a la&nbsp;<em>Pietà</em>&nbsp;(1999) au chat mort, les sculptures anatomiques et fœtus réalistes fragmentés, les corps découpés et recollés ensemble comme pour en former de nouveaux, dans une incertitude de la finalité du corps et de l’œuvre par extension, puisqu’il est toujours question de réparer, de reconstruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Ma mère disait toujours : “Fais confiance à ton intuition” </em>»L’intuition, chez Kiki Smtih est moteur de recherche et de production émancipée, parfois enfantine et toujours fabuleuse, ancrée dans un plaisir du conte, de la mythologie catholique. Son travail s’anime d’une récurrence de motifs et de détails inattendus, presque naïfs : de petite paillettes brillantes disséminées au coin des yeux de ses personnages, de strass sur sculpture de bronze, et des étoiles, toujours plus d’étoiles de toutes formes, couleurs et matières possible qui envahissent ses œuvres et l’espace d’exposition.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT <br><br><strong>Être ici, maintenant, partout<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 11 octobre<br></mark></strong><a href="https://www.moco.art/fr" data-type="link" data-id="https://www.moco.art/fr">MO.CO.</a>, Montpellier</pre>



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		<title>La Parabole du Seum est une tentative de survie </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:42:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cloître des Célestins]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[La Parabole du seum]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rebecca Chaillon]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline :Votre parabole se situe sur les toits de Seine-Saint Denis, qui abritent des antennes paraboliques pointées vers un lieu lointain. Quelles sont les personnes qui ont participé à cette création ?&#160; Rébecca Chaillon : &#160;C&#8217;est un spectacle en co-création avec Céline Champinot, la metteuse en scène. On compose aussi beaucoup les choses avec Élisa [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline :</strong><strong>Votre parabole se situe sur les toits de Seine-Saint Denis, qui abritent des antennes paraboliques pointées vers un lieu lointain. Quelles sont les personnes qui ont participé à cette création ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rébecca Chaillon : &nbsp;</strong>C&rsquo;est un spectacle en co-création avec Céline Champinot, la metteuse en scène. On compose aussi beaucoup les choses avec Élisa Monteil la créatrice son et Camille Riquier&nbsp;qui est la scénographe Elles travaillent avec moi depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteurices sont des personnes que j&rsquo;ai auditionnées, pro et non professionnelles, qui avaient l&rsquo;urgence de parler sur un plateau. Qui avaient un vécu autour de la survie, de par leur racisation, leur genre, leur orientation sexuelle, leur corps gros, ou bien marqué par la traversée de cancers, de transidentités… Je voulais que ces expériences vécues dans leur quotidien les désignent aussi comme de potentielles expertes de la survie à venir.&nbsp;Contre le fascisme qui vient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un des critères, c’était d&rsquo;avoir un vécu dans le 93. Un territoire hyper criminalisé, hyper stigmatisé, dans lequel les gens projettent toutes sortes d’idées violentes, ont su y développer des stratégies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On sent que la Parabole du semeur est au cœur de cette création…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Parabole du semeur&nbsp;</em>d’Octavia Butler est effectivement un point moteur, mais ce n’est pas du tout une adaptation. Elle est la première à m&rsquo;avoir mis dans le corps le fait qu&rsquo;on allait devoir se préparer. La personnage qui prend conscience qu&rsquo;elle va devoir faire un sac de survie à 14 ans m&rsquo;a fortement marquée. Je me suis dit : « Y’a quoi dans mon sac à moi ? »&nbsp;&nbsp;Ce qu’il y a dans ce sac, c’est le cœur du spectacle. Puis comme le fait Butler dans son livre, j&rsquo;avais envie de questionner la croyance, de me demander sur quelle foi m’appuyer pour créer une utopie politique ou poétique. Où créer du désir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense à Meg Elison, qui est une meuf grosse, pas noire, ou Roxanne Gay, qui mettent en jeu des histoires de corps gros, dans des situations de survie, qui arrivent à creuser dans ce qui fait peur, ce qui est violent et y mettre du désir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle place avez-vous choisi de donner au corps gros dans cette création du désir, cette utopie politique&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est nouveau pour moi, pas de me nommer grosse, mais de vouloir en faire quelque chose. Loulie Houmed qui est une des interprètes, qui est activiste anti-grossophobie, dit que le corps gros est toujours considéré comme un corps éphémère. Comme une responsabilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le groupe tout le monde ne se définissait pas encore comme gros. Mais il y a un truc avec leur identité, du fait qu&rsquo;ils ont déjà dû développer des stratégies autour de ça, par le rire, la séduction. Et ceux qui sont vus comme gros de toute façon ont dû se battre, individuellement et inter-personnellement avec cette culpabilité qu’on leur fait porter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de soins et d’adaptation, Loulie a animé des ateliers autour de la grossophobie pour l’équipe.&nbsp;&nbsp;Et notamment grâce à Róise Goan, la dramaturge, directrice du festival de Dublin, avec qui j’ai eu la chance de travailler et qui est concernée, on a pu mettre en place entre 5 à 10% de sièges adaptés pour les personnes grosses, et s’assurer que les lieux qui nous accueillent préviennent aussi en cas d’impossibilité d’accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous vécu la création de ce spectacle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rébecca Chaillon :&nbsp;</strong>C’est le seum, c’est un spectacle un peu triste [rire] par rapport à d&rsquo;habitude&nbsp;! Mais j’&rsquo;espère que les gens vont pouvoir y voir de la lumière et, j&rsquo;espère réussir à ajouter un peu de&nbsp;<em>sassiness</em>, de piquant. C’était une création douloureuse pour moi. Je ne me suis pas autant amusée que d&rsquo;habitude et je pense qu&rsquo;il faut que je retrouve un peu de mordant&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">Entretien réalisé par NEMO TURBANT<br><br><strong>La Parabole du Seum<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 12 juillet<br></mark></strong><br>Cloître des Célestins</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ocean Vuong : écrire la joie au bord du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[l'Empereur de la joie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&#160;Un bref instant de splendeur, brillamment traduit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&nbsp;<em>Un bref instant de splendeur</em>, brillamment traduit en français par Marguerite Capelle, a rencontré un succès exceptionnel partout dans le monde : il a été nommé Meilleur Livre de l’année par les revues américaines les plus emblématiques, et a été récompensé en France par le prix&nbsp;<em>Les Inrockuptibles</em>&nbsp;étranger. Son deuxième roman, <em>L’Empereur de la joie</em>, sorti aux États-Unis il y a bientôt un an, vient d’être traduit par Hélène Cohen et publié aux éditions <em>Du Monde Entier</em> par Gallimard.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hai, sur le point de se jeter d’un pont, est interrompu dans son élan à la vue un drap emporté par une brise. Il le rattrape, oubliant un instant ce qui l’avais conduit à se trouver là, pour le ramener à Grazina, une vielle femme lithuanienne gagnée par la démence, qui vit devant ce pont. Iels fabriquent alors un quotidien traversé par la mémoire fragmentée de Grazina et la routine de Hai, employé au HomeMarket d’East Gladness, petite ville du Connecticut touchée par la crise des opioïdes au début des années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des vies sans issue, une solidarité fragile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un épisode de <em>Tricycle Talk</em>, Ocean Vuong revient avec James Shaheen sur les fondements de son récit : <em>«&nbsp;La fiction est à son apogée lorsqu’elle soulève une question morale, pour l’Empereur de la joie, la question est : quelle est la fonction de l’altruisme lorsqu’il n’y a pas d’issue ?&nbsp;Comment vivre une vie digne de notre souffle ?&nbsp;Le parcours d’un héros peut aussi être un voyage où l’on ne va nulle part.</em>&nbsp;» Il est à la fois bouleversant et terriblement politique de concentrer un récit autour de personnages aux existences sans issues, et de conter l’aliénation d’un rêve américain inaccessible où justement, l’altruisme subsiste. <em>«&nbsp;C’est le fait de ne pas savoir qui nous rapproche. Un jeune auteur suicidaire et une vieille veuve succombant à la démence… Dans notre culture, les très jeunes et les très vieux sont en quelque sorte repoussés vers les marges de la société. Et le lien entre ces deux pôles, la relation qui les unit, est une immense solitude.&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La poésie d’Ocean Vuong s’arme autant de celles des femmes illettrées qui l’ont élevé que de la culture drag, au croisement de cultures queer extravagantes et de récit de survivances. À la limite pesée d’un <em>too much</em> grotesque, c’est une écriture&nbsp;<em>camp</em>&nbsp;sincèrement amoureuse de sa langue et des identités de ses personnages.&nbsp;<em>L’Empereur de la joie</em> est un récit d’alliances circonstancielles de personnages immigrés, précaires aux expressions forgées par des cultures spécifiques et une expérience commune de l’altérité, de ne pas pouvoir atteindre plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La traduction d’Hélène Cohen en gomme malheureusement les hésitations, les conjugaisons transformées propre aux cultures noires américaines et aux personnages non anglophones de l’histoire. L’écriture ornementée d’Ocean Vuong aux services de la marginalité et des existences invisibles s’oppose à l’efficience, au misérabilisme descriptif, à la recherche d’un au-delà satisfaisant. La beauté est partout : dans les décombres d’East Gladness, dans les bad trips à la codéine, dans l’ignorance, dans la mort&nbsp;: <em>«&nbsp;Il n’y a pas de lignes droites, tout vacille, et les poètes le savent depuis longtemps ; nous attendons que la science rattrape son retard&nbsp;».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br><em>L’Empereur de la joie</em>, <strong>Ocean Vuong,</strong> traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Cohen, Gallimard, collection Du Monde entier, 2024, 384 pages, 23 €.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136320" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?w=827&amp;ssl=1 827w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>Il faut ouvrir des ateliers !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 12:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Sarah Netter]]></category>
		<category><![CDATA[Triangle-Astéride]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un très bel échantillon de travaux en cours que les artistes résident•es et associé•es ont présenté lors de ces portes ouvertes. Notamment autour de points de vue situés, et d’errance de corps minorisés. Jennifer Lauren Martin est cinéaste, écrivain•e et scénariste. Iel présentait trois pièces en cours de réalisation. La première est un collage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un très bel échantillon de travaux en cours que les artistes résident•es et associé•es ont présenté lors de ces portes ouvertes. Notamment autour de points de vue situés, et d’errance de corps minorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jennifer Lauren Martin</strong> est cinéaste, écrivain•e et scénariste. Iel présentait trois pièces en cours de réalisation. La première est un collage d’une photographie d’un village afro-mexicain auquel sera intégré un motif d’abeille noire charpentière du Mexique. Iel projetait sur un mur son dernier court métrage&nbsp;<em>Wide Open in the Shape of an Enormous Fan,</em>&nbsp;tourné à Marseille, sous-titré d’un texte poétique sur la paranoïa. Le titre du film tiré du roman&nbsp;<em>Romance in Marseille,&nbsp;</em>évoque l&rsquo;œuvre de McKay : le plaisir et la désirabilité des corps Noirs, le handicap et la transgression.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malaz Usta, </strong>artiste et cinéaste syrien, déploie <em>A Land Unfamiliar</em> dans son atelier, une pièce en cours comprenant quantité de boites range-revue identiques qui invitent à parcourir des extraits de son journal intime. Une grande projection sur un mur passe un film en boucle, réalisé à partir d’images d’archives et de jeu vidéo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sarah Netter </strong>est artiste auteur, chercheur et traducteur, invité à présenter son travail en tant qu’artiste associé lors de ces ouvertures d’atelier. A l’occasion ses sculptures textiles se sont suspendues aux murs, ses accessoires de performance se sont éparpillés sur une table basse et sa large bibliothèque s’est déployée sur son bureau, invitant à parcourir ses références et recherches autour de la décolonisation des identités juives, et de l’art du textile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de <strong>Marguerite Maréchal </strong>oscille entre la sculpture, le dessin et la performance. Lors de cette journée, l’artiste présentait une série de recherches autour du froissement de papier, qu’elle génère à partir de couture, de tiges de métal stockées, ou bien par l’application de fines couches de latex. Dans de larges boîtes de transport, ses tiges de faïence en morceaux interpellent les spectateurices : «&nbsp;<em>Tous ces morceaux, je les récupère et je les utilise pour reformer de nouvelles tiges que je raccroche. Ça permet une sorte de prise de conscience de son propre corps et aussi de la fragilité de la matière.&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les programmes d’accompagnement et de résidence de Triangle Astéride et de la Friche Belle de Mai, offrent à leurs artistes une opportunité exceptionnelle de consacrer à leur travail un temps d’exploration et de recherche.&nbsp;De telles conditions de visibilité ne devraient pas être considérées comme une chance offerte à une poignée d’artistes talentueux•es, mais comme un impératif, pour la prolifération d’esprits créatifs et d’idées en mouvements dont le monde et le monde de l’art ont durablement besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



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