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	<title>Nemo Turbant, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Nemo Turbant, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Une coquille loin d’être vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&#8217;est en 1974, à l&#8217;âge de 55 ans, qu&#8217;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages. » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&rsquo;est en 1974, à l&rsquo;âge de 55 ans, qu&rsquo;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages.</em> » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que la quasi totalité des articles de presse consacrés au travail de Paul Amar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Amar a choisi de travailler le coquillage. Des coques, des palourdes, des huîtres, des moules, des bigorneaux. Il sculpte d’après des scènes qu’il garde en mémoire, provenant de cartes postales, de films, de souvenirs, de livres. Ses coquillages assemblés, recouverts de paillettes et de verni à ongles aux couleurs saturées sont agencés en bas-reliefs, en bustes, en portraits dans une esthétique à la limite du <em>camp</em> : un kitch fabuleux et une préciosité extrêmement sensible</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses œuvres, la vierge Fatima, sculpture à taille humaine d’une grande précision représentant une femme petite, drapée d’un long voile transparent, seul élément qui dénote de l’amoncellement unique de coquillage – seule pièce réalisée en collaboration avec sa femme et qui semble déroger à son protocole de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent agencés en symétrie parfaites et étonnante au vu du matériau, les sculptures de Paul Amar brosse un large éventail de thème : des souvenirs d’Algérie, d’illustration narratives, de masques précieux et effrayants, mais aussi des personnages fantastiques où la sexualité marquée s’émancipe et s’affirme. Chaque coquillage récolté par Paul Amar possède une forme unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polir, les modeler en symétrie parfaite transcende toute leur essence, et de fait, établit un protocole de lissage de l’imperfection qui s’inscrit à l’encontre des pratiques conceptuelles encensées par l’art contemporain. «<em>&nbsp;Je suis un bon ouvrier, consciencieux, mais c’est tout, je ne suis pas un artiste</em>&nbsp;» : « <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> » détermine donc le cartel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je suis l&rsquo;homme le plus heureux du monde à l&rsquo;heure actuelle. Je ne pensais pas en arriver là, posséder une galerie à mon nom. C&rsquo;était au-dessus de mes possibilités. Et maintenant qu&rsquo;elle existe, bravo, soyez toujours les bienvenus dans la galerie Paul Amar où vous serez reçus comme des rois&nbsp;</em>», disait-il aussi. Son travail, présenté à Montpellier, est effectivement une invitation qui ne se décline pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’art brut, pour s’affranchir des codes</strong><br></mark>L’art Brut, dont on doit le terme à Jean Dubuffet, s’affranchit par définition des codes souvent élitistes et performatifs de l’art contemporain. Ses artistes, ou artisan·nes, créateur·ices, participant·es, selon leur appellation choisie par elleux même ou pas, sont ancrées dans des pratiques souvent populaires, faisant appel à des moyen fréquemment qualifiés de rudimentaires, dont l’expression plastique reste inaltéré par les techniques académiques transmises dans les milieux artistiques classiques. <em>N.M.</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



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		<title>Dans l’intuition de Kiki Smith</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:06:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Kiki Smith]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Être ici, maintenant, partout.&#160;Le titre de l’exposition de Kiki Smith présentée au MO.CO, conçue en collaboration avec l’artiste, rassemble plus d’une centaine d&#8217;œuvres, et plus de quarante ans de production. Un accrochage où l’artiste fait preuve d’une rare liberté de techniques aussi diverses qu’étonnantes : peintures sur textiles, aluminium, toiles, sculptures de bronze, de bois, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Être ici, maintenant, partout.&nbsp;</em>Le titre de l’exposition de <strong>Kiki Smith</strong> présentée au MO.CO, conçue en collaboration avec l’artiste, rassemble plus d’une centaine d&rsquo;œuvres, et plus de quarante ans de production. Un accrochage où l’artiste fait preuve d’une rare liberté de techniques aussi diverses qu’étonnantes : peintures sur textiles, aluminium, toiles, sculptures de bronze, de bois, dessins au fusain, aux crayons de couleurs, broderie, tapisseries géantes et photographies de corps ou de jardin fleuri.&nbsp;Une profusion à découvrir jusqu’au 11 octobre à Montpellier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Pour entrer ou quitter l’exposition, il y a cette œuvre,<em> Woman on Pyre&nbsp;</em>(2001). Une statue de femme en bronze, sur un bûcher. Son corps est modelé à la main, les traces de doigts et de pinceau marquent ses rides. Ses lèvres et sourcils striés, sa tête chauve, ses bras tendus et puissants pour tenir la pose :&nbsp;«&nbsp;<em>Comme le Christ, comme si elles disaient “Pourquoi m’as-tu abandonné ?”»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme sur le bucher est une&nbsp;<em>Genevieve</em>. En voyant au Louvre un tableau représentant Geneviève assise avec des loups et les agneaux, Kiki Smith dessine alors son amie Geneviève, la découpe, la moule, la casse pour la modeler, la recoller à nouveau. Cette œuvre amorce un travail d’hybridation, d’accouplement inter-espèce dans la pratique de l’artiste qui, bien loin de l’essentialisation naturaliste du corps féminin, propose une existence chorale, imbriquée, de présences en mutations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Kiki Addams</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née en Allemagne en 1954, l&rsquo;artiste américaine grandit dans une famille bourgeoise, dans un manoir ancien, entourée de sculptures de son père Tony Smith, de masques mortuaires de sa grand-mère, de collections de dentiers et de costumes datant du XIX<sup>e</sup> siècle.&nbsp;«&nbsp;<em>On ressemblait un peu à la famille Addams […] c’était, beaucoup de mort, partout</em>.&nbsp;» Une mort qui dans l’exposition plane constamment. Il y a la&nbsp;<em>Pietà</em>&nbsp;(1999) au chat mort, les sculptures anatomiques et fœtus réalistes fragmentés, les corps découpés et recollés ensemble comme pour en former de nouveaux, dans une incertitude de la finalité du corps et de l’œuvre par extension, puisqu’il est toujours question de réparer, de reconstruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Ma mère disait toujours : “Fais confiance à ton intuition” </em>»L’intuition, chez Kiki Smtih est moteur de recherche et de production émancipée, parfois enfantine et toujours fabuleuse, ancrée dans un plaisir du conte, de la mythologie catholique. Son travail s’anime d’une récurrence de motifs et de détails inattendus, presque naïfs : de petite paillettes brillantes disséminées au coin des yeux de ses personnages, de strass sur sculpture de bronze, et des étoiles, toujours plus d’étoiles de toutes formes, couleurs et matières possible qui envahissent ses œuvres et l’espace d’exposition.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT <br><br><strong>Être ici, maintenant, partout<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 11 octobre<br></mark></strong><a href="https://www.moco.art/fr" data-type="link" data-id="https://www.moco.art/fr">MO.CO.</a>, Montpellier</pre>



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		<title>La Parabole du Seum est une tentative de survie </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:42:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[La Parabole du seum]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline :Votre parabole se situe sur les toits de Seine-Saint Denis, qui abritent des antennes paraboliques pointées vers un lieu lointain. Quelles sont les personnes qui ont participé à cette création ?&#160; Rébecca Chaillon : &#160;C&#8217;est un spectacle en co-création avec Céline Champinot, la metteuse en scène. On compose aussi beaucoup les choses avec Élisa [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline :</strong><strong>Votre parabole se situe sur les toits de Seine-Saint Denis, qui abritent des antennes paraboliques pointées vers un lieu lointain. Quelles sont les personnes qui ont participé à cette création ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rébecca Chaillon : &nbsp;</strong>C&rsquo;est un spectacle en co-création avec Céline Champinot, la metteuse en scène. On compose aussi beaucoup les choses avec Élisa Monteil la créatrice son et Camille Riquier&nbsp;qui est la scénographe Elles travaillent avec moi depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteurices sont des personnes que j&rsquo;ai auditionnées, pro et non professionnelles, qui avaient l&rsquo;urgence de parler sur un plateau. Qui avaient un vécu autour de la survie, de par leur racisation, leur genre, leur orientation sexuelle, leur corps gros, ou bien marqué par la traversée de cancers, de transidentités… Je voulais que ces expériences vécues dans leur quotidien les désignent aussi comme de potentielles expertes de la survie à venir.&nbsp;Contre le fascisme qui vient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un des critères, c’était d&rsquo;avoir un vécu dans le 93. Un territoire hyper criminalisé, hyper stigmatisé, dans lequel les gens projettent toutes sortes d’idées violentes, ont su y développer des stratégies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On sent que la Parabole du semeur est au cœur de cette création…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Parabole du semeur&nbsp;</em>d’Octavia Butler est effectivement un point moteur, mais ce n’est pas du tout une adaptation. Elle est la première à m&rsquo;avoir mis dans le corps le fait qu&rsquo;on allait devoir se préparer. La personnage qui prend conscience qu&rsquo;elle va devoir faire un sac de survie à 14 ans m&rsquo;a fortement marquée. Je me suis dit : « Y’a quoi dans mon sac à moi ? »&nbsp;&nbsp;Ce qu’il y a dans ce sac, c’est le cœur du spectacle. Puis comme le fait Butler dans son livre, j&rsquo;avais envie de questionner la croyance, de me demander sur quelle foi m’appuyer pour créer une utopie politique ou poétique. Où créer du désir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense à Meg Elison, qui est une meuf grosse, pas noire, ou Roxanne Gay, qui mettent en jeu des histoires de corps gros, dans des situations de survie, qui arrivent à creuser dans ce qui fait peur, ce qui est violent et y mettre du désir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle place avez-vous choisi de donner au corps gros dans cette création du désir, cette utopie politique&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est nouveau pour moi, pas de me nommer grosse, mais de vouloir en faire quelque chose. Loulie Houmed qui est une des interprètes, qui est activiste anti-grossophobie, dit que le corps gros est toujours considéré comme un corps éphémère. Comme une responsabilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le groupe tout le monde ne se définissait pas encore comme gros. Mais il y a un truc avec leur identité, du fait qu&rsquo;ils ont déjà dû développer des stratégies autour de ça, par le rire, la séduction. Et ceux qui sont vus comme gros de toute façon ont dû se battre, individuellement et inter-personnellement avec cette culpabilité qu’on leur fait porter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de soins et d’adaptation, Loulie a animé des ateliers autour de la grossophobie pour l’équipe.&nbsp;&nbsp;Et notamment grâce à Róise Goan, la dramaturge, directrice du festival de Dublin, avec qui j’ai eu la chance de travailler et qui est concernée, on a pu mettre en place entre 5 à 10% de sièges adaptés pour les personnes grosses, et s’assurer que les lieux qui nous accueillent préviennent aussi en cas d’impossibilité d’accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous vécu la création de ce spectacle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rébecca Chaillon :&nbsp;</strong>C’est le seum, c’est un spectacle un peu triste [rire] par rapport à d&rsquo;habitude&nbsp;! Mais j’&rsquo;espère que les gens vont pouvoir y voir de la lumière et, j&rsquo;espère réussir à ajouter un peu de&nbsp;<em>sassiness</em>, de piquant. C’était une création douloureuse pour moi. Je ne me suis pas autant amusée que d&rsquo;habitude et je pense qu&rsquo;il faut que je retrouve un peu de mordant&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">Entretien réalisé par NEMO TURBANT<br><br><strong>La Parabole du Seum<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 12 juillet<br></mark></strong><br>Cloître des Célestins</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ocean Vuong : écrire la joie au bord du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&#160;Un bref instant de splendeur, brillamment traduit [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&nbsp;<em>Un bref instant de splendeur</em>, brillamment traduit en français par Marguerite Capelle, a rencontré un succès exceptionnel partout dans le monde : il a été nommé Meilleur Livre de l’année par les revues américaines les plus emblématiques, et a été récompensé en France par le prix&nbsp;<em>Les Inrockuptibles</em>&nbsp;étranger. Son deuxième roman, <em>L’Empereur de la joie</em>, sorti aux États-Unis il y a bientôt un an, vient d’être traduit par Hélène Cohen et publié aux éditions <em>Du Monde Entier</em> par Gallimard.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hai, sur le point de se jeter d’un pont, est interrompu dans son élan à la vue un drap emporté par une brise. Il le rattrape, oubliant un instant ce qui l’avais conduit à se trouver là, pour le ramener à Grazina, une vielle femme lithuanienne gagnée par la démence, qui vit devant ce pont. Iels fabriquent alors un quotidien traversé par la mémoire fragmentée de Grazina et la routine de Hai, employé au HomeMarket d’East Gladness, petite ville du Connecticut touchée par la crise des opioïdes au début des années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des vies sans issue, une solidarité fragile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un épisode de <em>Tricycle Talk</em>, Ocean Vuong revient avec James Shaheen sur les fondements de son récit : <em>«&nbsp;La fiction est à son apogée lorsqu’elle soulève une question morale, pour l’Empereur de la joie, la question est : quelle est la fonction de l’altruisme lorsqu’il n’y a pas d’issue ?&nbsp;Comment vivre une vie digne de notre souffle ?&nbsp;Le parcours d’un héros peut aussi être un voyage où l’on ne va nulle part.</em>&nbsp;» Il est à la fois bouleversant et terriblement politique de concentrer un récit autour de personnages aux existences sans issues, et de conter l’aliénation d’un rêve américain inaccessible où justement, l’altruisme subsiste. <em>«&nbsp;C’est le fait de ne pas savoir qui nous rapproche. Un jeune auteur suicidaire et une vieille veuve succombant à la démence… Dans notre culture, les très jeunes et les très vieux sont en quelque sorte repoussés vers les marges de la société. Et le lien entre ces deux pôles, la relation qui les unit, est une immense solitude.&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La poésie d’Ocean Vuong s’arme autant de celles des femmes illettrées qui l’ont élevé que de la culture drag, au croisement de cultures queer extravagantes et de récit de survivances. À la limite pesée d’un <em>too much</em> grotesque, c’est une écriture&nbsp;<em>camp</em>&nbsp;sincèrement amoureuse de sa langue et des identités de ses personnages.&nbsp;<em>L’Empereur de la joie</em> est un récit d’alliances circonstancielles de personnages immigrés, précaires aux expressions forgées par des cultures spécifiques et une expérience commune de l’altérité, de ne pas pouvoir atteindre plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La traduction d’Hélène Cohen en gomme malheureusement les hésitations, les conjugaisons transformées propre aux cultures noires américaines et aux personnages non anglophones de l’histoire. L’écriture ornementée d’Ocean Vuong aux services de la marginalité et des existences invisibles s’oppose à l’efficience, au misérabilisme descriptif, à la recherche d’un au-delà satisfaisant. La beauté est partout : dans les décombres d’East Gladness, dans les bad trips à la codéine, dans l’ignorance, dans la mort&nbsp;: <em>«&nbsp;Il n’y a pas de lignes droites, tout vacille, et les poètes le savent depuis longtemps ; nous attendons que la science rattrape son retard&nbsp;».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br><em>L’Empereur de la joie</em>, <strong>Ocean Vuong,</strong> traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Cohen, Gallimard, collection Du Monde entier, 2024, 384 pages, 23 €.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136320" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?w=827&amp;ssl=1 827w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>Il faut ouvrir des ateliers !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 12:55:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un très bel échantillon de travaux en cours que les artistes résident•es et associé•es ont présenté lors de ces portes ouvertes. Notamment autour de points de vue situés, et d’errance de corps minorisés. Jennifer Lauren Martin est cinéaste, écrivain•e et scénariste. Iel présentait trois pièces en cours de réalisation. La première est un collage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un très bel échantillon de travaux en cours que les artistes résident•es et associé•es ont présenté lors de ces portes ouvertes. Notamment autour de points de vue situés, et d’errance de corps minorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jennifer Lauren Martin</strong> est cinéaste, écrivain•e et scénariste. Iel présentait trois pièces en cours de réalisation. La première est un collage d’une photographie d’un village afro-mexicain auquel sera intégré un motif d’abeille noire charpentière du Mexique. Iel projetait sur un mur son dernier court métrage&nbsp;<em>Wide Open in the Shape of an Enormous Fan,</em>&nbsp;tourné à Marseille, sous-titré d’un texte poétique sur la paranoïa. Le titre du film tiré du roman&nbsp;<em>Romance in Marseille,&nbsp;</em>évoque l&rsquo;œuvre de McKay : le plaisir et la désirabilité des corps Noirs, le handicap et la transgression.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malaz Usta, </strong>artiste et cinéaste syrien, déploie <em>A Land Unfamiliar</em> dans son atelier, une pièce en cours comprenant quantité de boites range-revue identiques qui invitent à parcourir des extraits de son journal intime. Une grande projection sur un mur passe un film en boucle, réalisé à partir d’images d’archives et de jeu vidéo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sarah Netter </strong>est artiste auteur, chercheur et traducteur, invité à présenter son travail en tant qu’artiste associé lors de ces ouvertures d’atelier. A l’occasion ses sculptures textiles se sont suspendues aux murs, ses accessoires de performance se sont éparpillés sur une table basse et sa large bibliothèque s’est déployée sur son bureau, invitant à parcourir ses références et recherches autour de la décolonisation des identités juives, et de l’art du textile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de <strong>Marguerite Maréchal </strong>oscille entre la sculpture, le dessin et la performance. Lors de cette journée, l’artiste présentait une série de recherches autour du froissement de papier, qu’elle génère à partir de couture, de tiges de métal stockées, ou bien par l’application de fines couches de latex. Dans de larges boîtes de transport, ses tiges de faïence en morceaux interpellent les spectateurices : «&nbsp;<em>Tous ces morceaux, je les récupère et je les utilise pour reformer de nouvelles tiges que je raccroche. Ça permet une sorte de prise de conscience de son propre corps et aussi de la fragilité de la matière.&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les programmes d’accompagnement et de résidence de Triangle Astéride et de la Friche Belle de Mai, offrent à leurs artistes une opportunité exceptionnelle de consacrer à leur travail un temps d’exploration et de recherche.&nbsp;De telles conditions de visibilité ne devraient pas être considérées comme une chance offerte à une poignée d’artistes talentueux•es, mais comme un impératif, pour la prolifération d’esprits créatifs et d’idées en mouvements dont le monde et le monde de l’art ont durablement besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La joie queer à l’horizon </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:39:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En août 2017, Alex et ses ami•x prennent l’avion en direction des Etats-Unis. Il a reçu cette année-là l&#8217;héritage d’un grand-père sexiste et violent qui financera le voyage et la mammectomie à l’horizon, comme une revanche. En chemin, la&#160;banalité queer&#160;de ce road trip entre pairs ouvre une brèche et pose sur le récit de transition, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En août 2017, Alex et ses ami•x prennent l’avion en direction des Etats-Unis. Il a reçu cette année-là l&rsquo;héritage d’un grand-père sexiste et violent qui financera le voyage et la mammectomie à l’horizon, comme une revanche. En chemin, la&nbsp;<em>banalité queer&nbsp;</em>de ce road trip entre pairs ouvre une brèche et pose sur le récit de transition, un regard qui célèbre la joie trans et les familles choisies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Camille Corcéjoli, est auteur, enseignant et chercheur en sciences sociales, il sort son premier roman en août 2025, aux éditions La Contre-Allée :&nbsp;<em>Transatlantique.&nbsp;</em>C’est dans le contexte de répressions et visibilité grandissante des existences transgenres que Camille Corcéjoli écrit ce <em>road-book</em>, témoignage d’une transition de genre et d’un pays aux portes du fascisme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit est à l’image d’une temporalité queer, entrecoupée de métamorphoses narratives, d’introspections et de réflexions politiques qui usent autant qu&rsquo;elles galvanisent. La route vers la clinique de West Lake Hills est parsemée de poèmes en prose, d’amours non-binaires, de violences fascistes et institutionnelles, de doutes et d’amitiés en rempart et en joie, contre le monde entier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Compagnon</strong>•<strong>nes de voyage</strong></mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On rencontre au passage une ribambelles de queer, ami•es et inconnu•es qui guident et protègent en une sorte de réseau international de solidarité, les aventures d’Alex, Harli, Djo et Louise. Les noms se multiplient au fil des pages, en amas, en rhizomes et pourtant, bien loin de se perdre dans la foule, on s’attache, on se fie à chacun•es avec la confiance inébranlable d’une expérience commune de l’altérité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le point de vue d’Alex est interne à son expérience, les ami•x et compagnes de voyage font néanmoins corps collectif face aux émeutes racistes, à la violence policière, à la transphobie administrative et à la misogynie. Iels sont&nbsp;<em>présentes</em>,&nbsp;<em>impliquées,&nbsp;</em>partagent la charge de chaque obstacle, de chaque crainte sans arrogance, sans projection de leur part sur le parcours si personnel, si intime de transition de genre d’Alex. La famille choisie est non-atomique, intergénérationnelle&nbsp;et divergente, elle ne restreint pas, elle ne définit pas, elle est intrinsèquement liée aux vies queer et bien trop souvent effacées des archives et des récits qui en découlent. Le parti pris de Camille Corcéjoli est un hommage à leur existence, qui résonne bien au-delà de la l&rsquo;expérience&nbsp;individuelle de la queerité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est également avec justesse que&nbsp;<em>Transatlantique</em>&nbsp;célèbre le doute qui accompagne la transition. La certitude des catégories de genre binaire est portée par le corps institutionnel qui&nbsp;<em>police</em>,&nbsp;<em>autorise</em>&nbsp;la transition et à laquelle Alex doit se plier pour correspondre à ce qu’on attend : un résultat. L’endocrinologue, la conseillère MGEN, la mère et le frère d’Alex sont en attente d’une certitude qui ne vendra pas et qui résiste, avec douleur ou jubilation à un&nbsp;<em>but</em>. Si l’opération semble l’objectif à atteindre, la&nbsp;<em>joie</em>&nbsp;qui découle de la fluidité de genre et du soin collectif est le véritable sujet nécessaire et profondément révolutionnaire de ce récit de transition.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br>Camille Corcéjoli, <em>Transatlantique</em>, Éditions de la Contre-Allée, 192 pages, 20 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="692" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=692%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135049" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=692%2C1024&amp;ssl=1 692w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=203%2C300&amp;ssl=1 203w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=768%2C1136&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=1039%2C1536&amp;ssl=1 1039w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=1385%2C2048&amp;ssl=1 1385w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=150%2C222&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=300%2C444&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=696%2C1029&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=1068%2C1579&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?resize=284%2C420&amp;ssl=1 284w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/transatlantique_couv_hd.jpeg?w=1677&amp;ssl=1 1677w" sizes="(max-width: 692px) 100vw, 692px" /></figure>
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		<title>À Gap, le théâtre est une terre d’asile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 09:40:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a une dizaine d’année, à la suite des arrivées massives de personnes réfugiées et migrantes passant la frontière italienne pour rejoindre les Hautes-Alpes, Cecile Brochoire, met en place avec l’aide de La Passerelle, Scène nationale de Gap, un atelier de pratique théâtrale ouvert aux habitant·es de la ville, qu’iels soit résident·es ou exilé·es. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a une dizaine d’année, à la suite des arrivées massives de personnes réfugiées et migrantes passant la frontière italienne pour rejoindre les Hautes-Alpes, Cecile Brochoire, met en place avec l’aide de La Passerelle, Scène nationale de Gap, un atelier de pratique théâtrale ouvert aux habitant·es de la ville, qu’iels soit résident·es ou exilé·es. « <em>Je souhaitais être utile sans savoir comment […] je me suis dit qu’avec cet atelier, je pouvais accueillir tout le monde au même titre, permettre à tous autant qu&rsquo;on était, de lâcher nos bagages à la porte, pour fabriquer ensemble quelque chose de très éphémère sans aucun autre enjeu que le lien</em> », explique la metteuse en scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout les mois que se réunisse à cette occasion, dans la galerie du théâtre, des Gapençai·ses, des Afghan·nes, des Ukrainien·nes, des Colombien·nes, des ghanéen·nes, des familles et leurs enfants, des personnes seules, certaines habitué·es qui se saluent chaleureusement et d’autres qui participent à l’atelier pour la première fois. « <em>Venir pour la première fois, c’est encore une démarche pour ces personnes qui passent leur temps à en faire, à batailler pour apprendre une langue, pour obtenir des papiers, pour survivre… L’objectif de l’atelier c’est aussi de mettre les nouvelles venu·es assez à l&rsquo;aise pour que la fois d&rsquo;après, iels soient dans un climat vraiment détendu, de reconnaissance.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tisser des liens</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier commence toujours de la même manière : une déambulation dans l’espace, puis une invitation à se saluer dans la langue de la personne que l’on croise. Cécile Brochoire propose ensuite une série d’exercices d’improvisation et de créations, souvent en lien avec les spectacles et expositions en cours. « <em>Se baser sur la programmation,</em> explique t-elle<em>, permet de rendre le format aussi adaptable que possible. Lorsque 10 personnes s’inscrivent par l’intermédiaire du CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) par exemple, on sait que si elles ont une possibilité de récupérer à manger ce jour-là, ça sera évidemment leur priorité.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi, le thème de l&rsquo;atelier, c’est «&nbsp;Le Petit Chaperon rouge&nbsp;», en lien notamment avec le spectacle de Joël Pommerat, en représentation le 4 mars. Les participant·es sont invités à jouer en petits groupes différentes versions du conte, les histoires s’emmêlent, les personnages se transforment, une femme chante une version kabyle et tout le monde reprend en chœur. « <em>La création, c&rsquo;est d&rsquo;abord une mise en lien des imaginaires, des réalités, des cultures. La dernière fois, deux jeunes ukrainiens ont fait du théâtre d’ombre à partir d&rsquo;une histoire qui se raconte dans leur pays que j’ai reconnu tout de suite pour l’avoir moi même beaucoup racontée à mes enfants ! Il y a toujours des surprises, ce qui est en lien, ce qui est complètement différent, et ce qui semble avancer en parallèle.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cécile Brochoire parle des liens tissés à l’atelier comme totalement indépendant de familiarité, ou de hiérarchie : « <em>Quand les gens arrivent, on ne connaît absolument rien d&rsquo;eux, ils ne savent rien de nous, de qui dirige, qui fait quoi dans la structure, ils oublient mon prénom comme j&rsquo;oublie le leur. </em>» C’est un écosystème apaisant qui semble être né de cet atelier de pratique théâtrale. L’improvisation se prête naturellement à l’entraide, on échappe un instant à toute notion de jugement et de méfiance, et parfois, des bébés passent de bras en bras inconnus pour laisser aux mères célibataires le temps de participer au jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une démarche politique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier «&nbsp;Théâtre : terre d’asile&nbsp;» est né de la collaboration de nombreuses acteur·ices des milieux sociaux, artistiques et associatifs. L’engagement militant de chacun·es à son échelle a permis, cette fois encore, de fabriquer un espace d’accueil et de ressource pour des personnes souvent isolées dans des situations extrêmement précaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si un humble atelier artistique semble anodin face à la violence judiciaire et administrative qui caractérise les parcours des personnes réfugiées, il est justement nécessaire d’en multiplier les formes et occurrences. Le milieu de l’art se doit d’entrer dans une considération politique de ce qu’implique l’introduction d’un public amateur à une pratique artistique. « <em>L&rsquo;art est un levier d&rsquo;émancipation, il s&rsquo;inscrit concrètement dans la cité, c&rsquo;est-à-dire dans cette idée d’accès</em> », poursuit Cécile Brochoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est effectivement en cela que l’atelier se détache du simple concept d’éducation artistique. Il est à la fois un lieu d’échappatoire et de création et un prétexte à la rencontre, à l’entraide, qui s’inscrit dans une véritable démarche politique de soin et d’attention. Si des progrès restent à faire, notamment concernant l’accès aux événements de la programmation pour les personnes réfugiées participant à l’atelier, elles sont néanmoins dans ce moment de création collective, considérées pour ce qu’elles ont à offrir et non à prouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/"><em>Escapade</em> ici</a></p>
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		<title>La Relève célèbre les pratiques artistiques émergeantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:46:16 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Raconter et&nbsp;<em>se</em>&nbsp;raconter&nbsp;» pourrait faire office de formule d’introduction aux travaux des artistes sélectionné•es cette année à la Relève 8. Au château de Servières,&nbsp;<em>38 rue Edouard Delanglade,&nbsp;</em>les drapeaux de latex de <strong>Lio Rof-Sanchez</strong> accueillent le public à l’entrée<em>.</em>&nbsp;Le titre renvoie à l&rsquo;adresse du Consulat Général d&rsquo;Espagne de Marseille, la pièce évoque le parcours migratoire de sa famille, les cicatrices héritées et le besoin d’incarner une transmission sensible de la migration.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté, sur <em>Le bouclier d’Hélène</em> de <strong>Louise Chatelain</strong>, est gravé un arbre généalogique des violences patriarcales subies par les femmes de sa famille. Puis, elle propose aux spectateurices de poser leur oreille sur la barre métallique d’un lit superposé, disposé au fond de l’espace d’exposition, pour y entendre un témoignage de violence conjugale. <br>Dans la petite salle adjacente à l’entrée, se trouve un dispositif d’installation qu’<strong>Emma Cambier </strong>active par la performance. Sur une table, l&rsquo;artiste manipule un briquet, des coupures de journaux, des lettres, une boîte… Entre documentaire et fiction, elle tisse un récit hybride qui lie des souvenirs familiaux à l’histoire coloniale des Antilles. Au centre de la salle d’exposition, les grandes structures textiles d’<strong>Hippolyne NXNN </strong>troublent la frontière de l’intime et de l’espace public. Puis l’espace domestique déborde, la peinture de <strong>Mailys Moanda</strong> sort de la toile pour envahir les murs et les sols. Ses larges damiers colorés rappellent certaines tombes guadeloupéennes et délimitent un lieu de passage, un seuil bariolé entre deux salles blanches, ou le souvenir et le rêve s’entremêlent. En face, les pièces de <strong>Suska Bastian</strong> font écho aux déplacements de sens d’éléments glanés et transformés par l’artiste, dans des perspectives de préservation de leurs essences et leurs imaginaires : des chaînes de voitures, des feuilles de palmiers…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une salle fermée par un rideau, une tour d’enceinte dans une ambiance saturée de lumière verte diffuse un&nbsp;<em>mash-up</em>&nbsp;de la bande son du film d’horreur&nbsp;<em>Conjuring</em>&nbsp;et de grondements de station d’épuration. Cette installation de <strong>Marion Genty</strong>, renverse la hiérarchie des sens, et cherche à générer le sentiment d’angoisse à travers une narration concentrée dans le spectre sonore. Enfin, le grand «&nbsp;bestiaire quantique&nbsp;» de <strong>Jaguar</strong> (<strong>Anaël Martin</strong>) se déploie dans la dernière salle.<em>&nbsp;Tout ce qui existe au monde</em> est un amas de motifs, de phrases, de dessins dans l’espace et de petites sculptures disséminés qui fabriquent ensemble une constellation de concepts, de références, d’hommages et de logiques aussi farfelues qu’indubitables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="500" height="667" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=500%2C667&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134631" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jaguar (Anaël Martin), <em>Tout ce qui existe au monde</em>, Installation multi-médiums, Dimensions variables, 2024-2026</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Identités et refuges</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À <a href="https://www.la-compagnie.org">La Compagnie, </a>les huit artistes de la Relève inscrivent leur exposition collective dans une « cosmopoétique du refuge », en écho avec la programmation actuelle du lieu de création. Ici, les récits politiques sont des sources de réinvention de soi. La fresque colorée de <strong>Clef Grémil</strong> accueille les spectateurices, une grande chenille en transition se débarrasse au fil du temps des éléments en céramique qui la compose, ses seins découpés par des ciseaux ouvragés sont dispersés au sol, vestiges de ce geste de soin et de métamorphose fabuleuse. L’humour et le détournement sont des outils de transgression dans le travail de l’artiste et évoque ses expériences du handicap, de la transidentité et celles de ses proches. Une autre de ses pièces, un paravent mou faisant office de parois poreuse et souple au fond de la salle, délimite l’espace et encourage une douce indiscrétion. <br>Devant la fresque, des coussins en tissus malgache invitent à s’assoir devant des vidéos mise dos à dos : l’une d’entre elles montre le visage de l’artiste, <strong>Ellvina Bimanato</strong>, l’autre les mains de sa grand-mère qui démêle ses cheveux en décrivant la maison de famille détruite lors du coup d&rsquo;état d&rsquo;Andry Rajoelina en 2009. L’artiste fabrique à travers des sons, des silences, des gestes, d’autres langages qui permettent l’expression et la transmission de récits perdus, de liens intergénérationnels. <br>Derrière ses pièces, l’autel Télomètre de <strong>Gil Lekh,</strong> invite le public à naviguer entre les symboles de son identité queer qui le constitue. À travers un rituel de deuil et de célébration, iel visibilise les violences raciste et queerphobes des enfances similaires à la sienne. <em>Et toi, t’as mangé ?</em> (Et toi ? Ăn cơm chưa ?), où bien « Et toi, t&rsquo;as souffert ? » selon la double interprétation que la formule implique, est un poème-dialogue transgénérationnel à destination des ancêtres de l’artiste. <br>À côté, des vêtements confectionnés en vàng ma, un papier de bambou avec lequel sont fabriqués au Vietnam et au Cambodge, de faux vêtements destinés à être brûlés pour rejoindre l&rsquo;au-delà. Près de l’autel, les <em>Poupées fripon*nes</em> d’<strong>Amaya Cascio </strong>observent les visiteureuses, depuis leurs chaises bariolées. Inspirées d&rsquo;une coutume familiale qui consiste à recouvrir les appareils électroménagers de housses de tissus et à y ajouter des yeux et des tresses, les poupées sont activées lors de performance <em>Volver, volver onlybass&rsquo;n reverb </em>où elles se mettent à danser et chuchotent des secrets aux spectateurices. Les peintures d’Amaya Cascio sont disséminées dans la salle, autour d’une grande table de jeu de cartes nicaraguayen, le Chalupa Nicaraguense réinterprété par l’artiste. <br>Le <em>Micro-Coeur</em> en céramique de <strong>Lila Crnogorac</strong> est suspendu au centre de la salle centrale. C’est un objet de recueil de récit lesbien et de diffusion, d’amplification de paroles intimes trop souvent tues. <br>Dans la dernière salle, une vidéo réalisée au simulateur de vagues de la Grande Soufflerie, résonne et lie ses instruments de verres au sol et les céramiques de <strong>Valentin Saez</strong> qui gravitent autour. Toustes évoquent une préservation et une visibilité des désirs queers. Valentin Saez disperse dans l’espace d’exposition, une série de carreau et de Bojiltos, des gargoulettes espagnoles détournées, inspirés d’esthétiques historiques traditionnelles mises au service de la communautés queer, pour fabriquer des archives de récits déviants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition collective de la Relève 8, présente cette année une promotion d’artistes inventeur•ices de sens, aux grandes qualités plastiques et aux engagements politiques incontestables. L’archive glisse et bascule avec justesse dans l’imaginaire, connecte les récits entre eux et empouvoire respectivement l’évocation du souvenir et la réécriture de l’identité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Relève #8</em> - Exposition collective</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 mars</mark><br><a href="https://chateaudeservieres.org">Galerie Château de Servières </a><br>Le <a href="https://www.plateformeparallele.com">festival Parallèle</a> se poursuit jusqu’au<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 7 février</mark> entre Marseille et Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Voir Turbo briller</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 09:52:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la scène du Théâtre des Chartreux, Coco Mellier interprète Turbo, un personnage drag king/queer qui rêve des feux de la rampe. Depuis sa chambre d’éternel.le adolescent.e des années 2000, iel campe sur son fauteuil rose, devant un téléphone en fourrure qui ne sonne pas. Iel attend une réponse du bureau de candidature de l’émission [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sur la scène du Théâtre des Chartreux, <strong>Coco Mellier</strong> interprète Turbo, un personnage drag king/queer qui rêve des feux de la rampe. Depuis sa chambre d’éternel.le adolescent.e des années 2000, iel campe sur son fauteuil rose, devant un téléphone en fourrure qui ne sonne pas. Iel attend une réponse du bureau de candidature de l’émission des S<em>uper Super Super Star</em>, qui pourrait lui donner sa chance. Turbo s&rsquo;entraîne, se prépare, danse,&nbsp;lipsynque<em>,</em> transforme sa chambre en plateau télévisé et fantasme des shows imaginaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créé par Coco Mellier et <strong>Riv Espaignet</strong> de la Compagnie du feu, <em>Turbo</em> est tout autant un hommage à la culture drag qu’une invitation, accessible aux non-initiés, à la découvrir. Coco Mellier habite son personnage et puis le quitte de temps en temps pour s’adresser au public, alterne la performance drag et le récit de soi avec fluidité et pédagogie. Il évoque le trouble, la dysphorie, la joie trans et la découverte d’un alter égo drag réparateur, qui semble avoir toujours été là. Turbo troque sa robe de soirée pour un costume à paillette, transforme son miroir plein pied en table de mixage de salle des fêtes, passe de la pop star au queer de campagne solitaire, en embarquant son public avec humour et sensibilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invisibilisation classiste des enfances queer en ruralité est aussi la source de la personnalité de Turbo, ses rêves de grandeur sont le reflet d’un besoin de reconnaissance, d’une attention qui ne se pose pas sur celleux qui n’en sont pas jugé.es digne. <em>«&nbsp;Vous savez ,dans The Voice, ce moment ou le rideau se lève, et que la.e candidat.e avance sur scène invisible au jury, on entend son souffle dans le micro et puis iel commence à chanter et</em><em>quelque chose se passe, sa vie vient de prendre une dimension extraordinaire.&nbsp;».</em> Les images se succèdent, les récits s’imbriquent et Turbose dévoile fier et vulnérable dans ce qui constitue, finalement, une lettre d’amour à l’identité queer.</p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br><br>Turbo a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 janvier</mark> au <a href="https://www.theatredeschartreux.com/" type="link" id="https://www.theatredeschartreux.com/">Théâtre des Chartreux</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>T’as essayé le curcuma ?</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 09:05:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>T’as essayé le curcuma ?&#160;est un fanzine réalisé par un collectif d’entraide handie, qui rassemble des textes militants, des témoignages, des poèmes, lus à la librairie Transit lors d’une soirée dédiée à l’antivalidisme l’année dernière. Pour célébrer la sortie du fanzine, et dans la continuité de ce premier événement, une scène ouverte avait lieu vendredi [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>T’as essayé le curcuma ?</em>&nbsp;est un fanzine réalisé par un collectif d’entraide handie, qui rassemble des textes militants, des témoignages, des poèmes, lus à la librairie Transit lors d’une soirée dédiée à l’antivalidisme l’année dernière. Pour célébrer la sortie du fanzine, et dans la continuité de ce premier événement, une scène ouverte avait lieu vendredi 16 janvier, autour du validisme, des maladies chroniques et du handicap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accueilli.es par la librairie l’Hydre à milles tête, les organisateurices de la soirée avaient disposé des chaises, des transats, et dégagé le passage central pour permettre un accès PMR à la salle du fond. «&nbsp;<em>On avait envie ce soir de tendre le micro à d&rsquo;autres voix pour dire ce qui ne se dit pas, visibiliser l&rsquo;invisible et raconter ce que ça fait de vivre dans un monde validiste.</em>&nbsp;». Au cours de la soirée, les lectures s&rsquo;enchaînent et chaque témoignage semble faire écho. Rire du validisme, rire de la violence institutionnelle et systémique est une pratique de soin et d’insurrection collective qui empouvoire et accompagne la colère. Écrire et témoigner participe à une archive et une politisation collective des expériences handies.&nbsp; Le collectif antivalidiste de Marseille prend la parole et rappelle l’importance de les visibiliser ldans les luttes intersectionnelles, mais aussi de la présence de corps et de point de vues handis aux prides radicales, aux manifestations féministes et antiracistes. Les personnes en situations de handicap sont régulièrement exclues du discours militant. Parce que les manifestations et les lieux de réunion ne sont pas accessibles, parce que leurs expériences sont injustement considérées comme minoritaires, l’occasion de s’adresser à des pairs handis dans un contexte militant, d’échange d’informations, d’organisation politique collective, est profondément révolutionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>
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