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	<title>Suzanne Canessa, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Suzanne Canessa, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Le commun en toile de fond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 08:42:54 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un Ours dans le Jura</strong><br></mark>Michel et Cathy, couple de pépiniéristes usé par les dettes autant que par l’érosion conjugale, ne se parlent plus vraiment. Jusqu’au jour où un accident absurde impliquant un ours – pas très commun dans le Jura –, deux cadavres et deux millions d’euros en billets usagés leur donnent soudain de bonnes raisons de se taire ensemble. La tentation est trop forte : les voilà malfaiteurs malgré eux, embarqués dans une mécanique de mensonges, de disparition de corps et de décisions de plus en plus calamiteuses. Hiver rude, gendarmerie locale dépassée, truands en embuscade, running gags et rebondissements en série : on se croirait chez les frères Coen. Et c’est pourtant <strong>Franck Dubosc</strong> qui signe cette comédie policière très drôle et très noire, où tout le monde finit par échouer au <strong><em>Cul Pidon</em></strong><em>,</em> club échangiste tenu par une <strong>Emmanuelle Devos</strong> impayable. <strong>Laure Calamy</strong> y est formidable en femme au bord de l’explosion, <strong>Benoît Poelvoorde</strong> et <strong>Joséphine de Meaux</strong> composent un duo de gendarmes délicieusement dépassé, dans un film qui trouve son meilleur rythme lorsqu’il assume jusqu’au bout l’art du dérapage.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 15 juillet<br></mark>Square Gilabert</strong>,Lavéra</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En Fanfare</strong><br></mark>Avec <em>En fanfare</em>, <strong>Emmanuel Courcol</strong> fait de la musique un révélateur social autant qu’un possible lieu de réparation. Thibaut, chef d’orchestre reconnu, apprend qu’il a été adopté lorsqu’une maladie l’oblige à rechercher un donneur compatible. Il découvre alors Jimmy, frère biologique resté dans le Nord, employé de cantine et tromboniste dans une fanfare. Tout pourrait tourner à l’opposition facile entre grande musique et pratique populaire, réussite individuelle et vies modestes, élégance bourgeoise et gouaille ouvrière. Le film se révèle au contraire d’une grande finesse. Il regarde ce que les trajectoires sociales fabriquent d’écarts, de malentendus, de blessures, mais aussi ce qu’un collectif peut encore réparer. Dans la fanfare, comme au cœur d’un orchestre, on ne joue pas pour briller seul : on écoute, on reprend, on tient la note avec les autres.<strong> Benjamin Lavernhe </strong>compose un Thibaut fragile derrière la maîtrise, tandis que <strong>Pierre Lottin</strong> donne à Jimmy une présence à la fois butée, drôle et bouleversante. Sans renoncer aux ressorts de la comédie populaire, <em>En fanfare</em> touche lorsqu’il rappelle que le commun se travaille, se répète, s’accorde.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 22 juillet<br></mark>Maison de Saint-Julien-les-Martigues</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Youssef Salem a du succès<br></mark>Co-scénariste, entre autres, du <em>Nom des Gens,</em> </strong>la réalisatrice <strong>Baya Kasmi</strong>poursuit dans <em>Youssef Salem a du succès</em><strong> </strong>son exploration tendre et inquiète des névroses familiales. Derrière l’allure de comédie bien troussée, le film regarde ce qui se tait, se refoule, se transmet. Youssef, écrivain magnifiquement incarné par <strong>Ramzy Bedia</strong>, voit son roman <em>Le choc toxique</em>, inspiré sans ménagement de sa propre famille, sélectionné pour le Goncourt. Une consécration, certes, mais surtout une catastrophe possible : que se passerait-il si ses parents découvraient, sous la fiction, les secrets de leurs enfants, les désirs tus, l’homosexualité gardée secrète de sa sœur, les frustrations et les mensonges accumulés ? Portée par des dialogues vifs, l’énergie de <strong>Noémie Lvovsky</strong> en agente littéraire et la révélation <strong>Melha Bedia</strong>, formidable en cadette frondeuse, la comédie assume le burlesque sans esquiver la mélancolie. Kasmi y signe un film drôle, sensible, moins préoccupé par le regard communautaire que par le vertige intime du jugement familial.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 29 juillet<br></mark>Place Jean Jaurès</strong>, Ferrières</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le Répondeur</strong><br></mark>Baptiste a du talent, mais peine encore à percer. Imitateur virtuose, il ne parvient pas à vivre de son art, jusqu’au jour où Pierre Chozène, écrivain célèbre en mal de silence, lui propose un drôle d’emploi : répondre au téléphone à sa place, avec sa voix, ses intonations, ses humeurs. Le dispositif pourrait n’être qu’un ressort de vaudeville ; <strong>Fabienne Godet</strong> en tire une comédie plus fine sur la délégation de parole, la reconnaissance et les vies qu’on traverse par procuration. Baptiste interprète, infléchit, invente, finit par prendre au sérieux ceux que l’écrivain tenait à distance. <strong>Salif Cissé</strong> donne à ce personnage en quête de légitimité une délicatesse incarnée, face à un <strong>Denis Podalydès</strong> parfaitement à l’aise en auteur absorbé par son propre prestige. Sous les quiproquos, <em>Le Répondeur</em> laisse également affleurer une jolie mélancolie, et même un certain vertige : celui des voix que l’on autorise, que l’on délègue, que l’on imite ou que l’on choisit de silencier.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vendredi 31 juillet<br></mark>Plage des Laurons</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> <strong>Kneecap</strong><br></mark>Biopic pas comme les autres signé par <strong>Ruch Peppiatt</strong>, <em>Kneecap </em>aussi nerveux que le trio dont il raconte la naissance. À Belfast, Naoise, Liam Óg et JJ, membres du vrai groupe <strong>Kneecap</strong> et interprètes d’eux-mêmes, arrachent le gaélique irlandais aux marges où l’on voudrait le cantonner pour en faire une langue de fête, de provocation et de résistance. Le film épouse leur énergie : montage heurté, humour sale gosse, drogues, slogans, concerts en surchauffe, refus obstiné de rentrer dans le rang. Mais derrière l’insolence, quelque chose de plus profond circule : le poids de l’histoire nord-irlandaise, la mémoire encore vive du conflit, la transmission familiale, la possibilité pour une génération de parler autrement que dans la langue du pouvoir. <strong>Michael Fassbender</strong>, en père républicain fantomatique, donne au récit une gravité souterraine. Un film indocile, drôle, furieux, où le rap devient moins une échappatoire qu’une manière de reprendre possession du commun.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeudi 3 septembre<br></mark>Cour de L’Île<br></strong>Dans le cadre du Festival Terre de Résistance</p>



<pre class="wp-block-verse">Tout le programme cinéma<br>Toutes les projections débutent à partir de 21h30 en juillet, et 21 h en août.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juin </mark></strong>: La vie, en gros de Kristina Dufková - Cour de l’école Damofli, Saint-Jean<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 juillet </mark></strong>: Un P’tit truc en plus de Artus - Maison de Carro<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>15 juillet :</strong></mark> Un ours dans le Jura de Franck Dubosc - Square Gilabert, Lavéra<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 juillet :</mark></strong> Paddington au Pérou de Dougal Wilson - Cour du gymnase Di Lorto<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 juillet :</mark></strong> Sauvages de Claude Barras - entrée principale parc Paul Lombard, Figuerolles<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet :</mark></strong> Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau de Gints Zilbalodis - Chapelle Sainte-Croix, La Couronne<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 juillet :</mark></strong> En Fanfare de Emmanuel Courcol - Maison de Saint-Julien-les-Martigues<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 juillet :</mark></strong> Sonic 3 de Jeff Fowler - devant le centre social Paradis Saint-Roch<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 juillet :</mark></strong> Le Robot Sauvage de Chris Sanders - Maison de Saint-Pierre-les-Martigues<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet :</mark></strong> Youssef Salem a du succès de Baya Kasmi - place Jean-Jaurès, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juillet : </mark></strong>Dragons de Dean Deblois - Chapelle de la Miséricorde (Notre-Dame des Marins)<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 juillet :</mark></strong> Le Répondeur de Fabienne Godet - Plage des Laurons, Terrain de sport<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 août :</mark></strong> Dumbo de Tim Burton - place du Marché, La Couronne<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 août :</mark></strong> L'Amour ouf de Gilles Lelouche - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 août :</mark></strong> Linda veut du poulet de Chiara Malta et Sébastien Laudenbach - Parc des sports Julien Olive<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 août :</mark></strong> Le comte de Monte-Cristo de Matthieu Delaporte - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août :</mark></strong> Flo de Géraldine Danon - port de Carro<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 août :</mark></strong> La Fureur du dragon de Bruce Lee - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 août :</mark></strong> Chien de la casse de Jean-Baptiste Durand - Place Mirabeau, L'Île<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 août :</mark></strong> Astérix et Obélix : mission Cléopâtre de Alain Chabat - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 septembre :</mark></strong> Kneecap de Rich Peppiatt - Cour de L’Île (dans le cadre du festival Terre de Résistance)</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(696 / 292)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="292" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137214" data-id="137214" data-aspect-ratio="696 / 292" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=696%2C292&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1536%2C643&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=150%2C63&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=696%2C291&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1068%2C447&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1003%2C420&amp;ssl=1 1003w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Kneecap © Wayna Pitch</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="326" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137213" data-id="137213" data-aspect-ratio="696 / 326" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=696%2C326&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=1024%2C480&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=300%2C141&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=768%2C360&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=1536%2C720&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=150%2C70&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=696%2C326&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=1068%2C501&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=896%2C420&amp;ssl=1 896w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Un Ours dans la Jura © Julien Panie &#8211; 2024 Gaumont &#8211; Pour toi Public productions &#8211; France 2 Cinéma</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137211" data-id="137211" data-aspect-ratio="696 / 464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=1536%2C1023&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Le répondeur © 2025 Emmanuelle Jacobson-Roques &#8211; Le Bureau Films</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="287" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137210" data-id="137210" data-aspect-ratio="696 / 287" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=696%2C287&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1024%2C422&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=300%2C124&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=768%2C317&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1536%2C634&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=150%2C62&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=696%2C287&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1068%2C441&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1018%2C420&amp;ssl=1 1018w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">En Fanfare © 2023 &#8211; Agat Films &#8211; France 2 Cinéma</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="291" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137209" data-id="137209" data-aspect-ratio="696 / 291" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=696%2C291&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1024%2C428&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=768%2C321&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1536%2C641&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=150%2C63&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=696%2C291&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1068%2C446&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1006%2C420&amp;ssl=1 1006w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Youssef Salem a du succès © 2022 Domino</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>
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		<title>Chien de la Casse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 08:19:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un petit village du Sud, Dog et Mirales traînent et divaguent ensemble depuis l’enfance. Le premier, taiseux et doux, semble toujours s’excuser d’exister ; le second, bravache, logorrhéique, brillant et insupportable de mauvaise foi occupe tout l’espace pour ne pas laisser voir ce qui le ronge. L’arrivée d’Elsa, dont Dog tombe amoureux, vient fissurer [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans un petit village du Sud, Dog et Mirales traînent et divaguent ensemble depuis l’enfance. Le premier, taiseux et doux, semble toujours s’excuser d’exister ; le second, bravache, logorrhéique, brillant et insupportable de mauvaise foi occupe tout l’espace pour ne pas laisser voir ce qui le ronge. L’arrivée d’Elsa, dont Dog tombe amoureux, vient fissurer cette amitié faite d’habitudes, de domination tendre et de cruautés ordinaires. On a beaucoup parlé, à la sortie du film, de la révélation <strong>Raphaël Quenard</strong>, et de son énergie comique, imprévisible, presque épuisante. Mais <em>Chien de la casse</em> vaut tout autant par le jeu plus secret d’<strong>Anthony Bajon </strong>et de <strong>Galatéa Bellugi</strong> : lui dans une timidité bouleversante, elle dans une douceur qui n’a rien de décoratif. <strong>Jean-Baptiste Durand</strong> filme ainsi la jeunesse des villages, l’ennui, les liens qui enferment autant qu’ils sauvent. Un premier film drôle, mélancolique, d’une grande justesse sur ces amitiés masculines qui ne savent pas toujours comment devenir de l’amour sans se charger de violence.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vendredi 21 août<br></mark>Place Mirabeau - L'Île</strong></pre>



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		<title>[Lyrique en Provence] « Permettre à chacun de rencontrer sa voix »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:34:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de revenir fonder à Martigues un lieu de transmission, Sophie Pondjiclis a mené une carrière internationale d’une rare ampleur. Plus de quatre-vingt-dix rôles à son répertoire, de Mozart à la création contemporaine, chantés sur quelques-unes des plus grandes scènes lyriques : la Scala de Milan, Vienne, l’Opéra de Paris, Genève, Hong Kong, Bruxelles, Berlin, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant de revenir fonder à Martigues un lieu de transmission, <strong>Sophie Pondjiclis</strong> a mené une carrière internationale d’une rare ampleur. Plus de quatre-vingt-dix rôles à son répertoire, de Mozart à la création contemporaine, chantés sur quelques-unes des plus grandes scènes lyriques : la Scala de Milan, Vienne, l’Opéra de Paris, Genève, Hong Kong, Bruxelles, Berlin, Munich, Pékin, Londres ou encore le Théâtre des Champs-Élysées… Une artiste de grand répertoire, donc, formée au Conservatoire de Marseille, et jamais assignée à une seule case.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lyrique en Provence fête ses dix ans. Comment est née cette aventure ?<br></strong>Nous avons commencé par l’Académie. L’idée était de permettre à de jeunes talents de venir se former auprès de nous, dans une logique de transmission de notre expertise. Au départ, il y avait cette académie vocale d’été, à Martigues, sur le site Pablo Picasso. Puis, peu à peu, cela a donné naissance à un mini-festival. Pour fêter ces dix ans, j’ai eu envie de réunir des musiciens présents dès le début, comme le pianiste Stéphane Petitjean, mais aussi Alexandre Beer-Demander à la mandoline, Fred Ladame au violon, et quatre chanteurs, dont moi-même. Les trois autres sont de jeunes talents que j’ai fait travailler au sein de l’Académie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre parcours vous a menée sur les plus grandes scènes. Que représente ce retour régulier à Martigues ?</strong><br>Je suis native de Martigues. J’ai fait mes études de piano ici, j’y ai ma maison, ma famille, mes amis, mes racines. Je vis depuis longtemps à Paris, mais aujourd’hui je considère que j’ai deux résidences principales. Martigues est une ville d’une richesse incroyable, par son territoire, sa population, ses publics. Il y a ici une forme d’ouverture aux autres à laquelle j’ai envie de contribuer. Lyrique en Provence n’est pas seulement un projet artistique : c’est aussi une manière de travailler en transversalité avec les personnes et les associations du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la vocation de l’Académie internationale d’art lyrique ?</strong><br>Elle accompagne la professionnalisation de jeunes artistes lyriques, mais elle s’adresse aussi à des amateurs. Nous organisons des masterclasses, notamment au Conservatoire, qui n’a pas de classe de chant. Ce qui m’intéresse, c’est de transmettre des outils. Je crois à deux universalités : celle du langage musical, et celle de l’instrument vocal, puisque nous avons tous une voix. C’est aussi pour cela que Lyrique en Provence propose, à la fin de l’été, un stage pour les amateurs : on leur donne les mêmes conseils, les mêmes outils que pour les professionnels. Il s’agit de permettre à chacun de rencontrer sa voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année, l’Académie travaillera sur </strong><strong><em>La Flûte enchantée </em></strong><strong>pour sept voix. Pourquoi Mozart ?</strong><br>Mozart est un fondamental. Et <em>La Flûte enchantée</em> s’inscrit exactement dans ce que nous défendons : désacraliser l’opéra, mettre la culture à la portée de tous. Lorsque Mozart compose cette œuvre, il écrit en allemand, pour un autre public, avec l’idée de déplacer l’opéra vers ce qu’il était : vers le peuple, et non vers une élite. C’est son dernier opéra. On dit même que la dernière phrase qu’il aurait fredonnée, en mourant, venait du duo de Papageno et Papagena. Cette œuvre a une dimension symbolique très forte, mais elle a aussi cette générosité immédiate, populaire, qui nous touche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi proposer une version réduite, “pour sept voix” ?</strong><br>Nous cherchons des formats plus mobiles, plus pratiques, mais sans trahir les œuvres. L’an dernier, nous avions monté une <em>Quintessence de Carmen</em> : les principaux airs, les principaux ensembles, dans une version d’une heure et demie, mise en scène. Pour <em>La Flûte enchantée</em>, c’est la même idée : ne pas proposer un ouvrage de trois heures, mais garder ce qui est essentiel, les plus beaux moments, les lignes fortes. Les jeunes artistes reçoivent les coupures en amont, arrivent en connaissance du rôle, puis travaillent musicalement avec <strong>Franck Villard</strong> et moi-même, mais aussi vocalement, scéniquement. Il faut mettre un rôle dans les jambes, dans le corps. Un rôle doit rentrer dans les cellules, devenir quelque chose d’organique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le gala </strong><strong><em>Voix &amp; Passions</em></strong><strong> ouvre donc cette année anniversaire. Que souhaitez-vous y faire entendre ?</strong><br>Ce gala est une fête, mais pas seulement. Chaque année, j’aime ouvrir par un concert construit autour d’un thème précis, avec une vraie ligne artistique. <em>Voix &amp; Passions</em> réunit des artistes confirmés et des jeunes chanteurs issus de l’Académie : c’est exactement l’esprit de Lyrique en Provence. Il y aura le plaisir du répertoire, la rencontre entre les générations, mais aussi cette idée que l’opéra peut se partager simplement, dans une proximité réelle avec le public.</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="461" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137137" data-id="137137" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/653702325_26150252994624299_6815274660905014489_n.jpeg?resize=696%2C461&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/653702325_26150252994624299_6815274660905014489_n.jpeg?resize=1024%2C678&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/653702325_26150252994624299_6815274660905014489_n.jpeg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, 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swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<pre class="wp-block-verse">Entretien réalisé par SUZANNE CANESSA<br><br><strong>Voix &amp; Passions<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1e juillet<br></mark></strong>Site Pablo Picasso – L’Amphi<br><br><strong>La Flûte enchantée pour sept voix<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 juillet et 1e août<br></mark></strong>Site Pablo Picasso – L’Amphi</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aix en Juin donne le la</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 08:22:33 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant que ne se lèvent les rideaux de juillet, <em><strong>Aix en Juin</strong></em> remet le Festival en circulation, à Aix-en-Provence comme dans le plus vaste Pays d’Aix. Du 12 au 30 juin, trente-huit manifestations entièrement gratuites – concerts, spectacles tout public, master classes, ateliers et cycle cinéma – composent ce prélude généreux où se croisent artistes invités, jeunes talents de l’Académie, amateurs et publics curieux. Le 12 juin, le très attendu <em>Panorama</em> ouvrira la marche place des Prêcheurs, avec les équipes du Festival et les artistes de l’édition 2026, entre échanges et interventions musicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La fête hors les murs</strong><br></mark>Dès le 13 juin, le « Parcours initiatique » associera le <strong>Collectif Meute</strong>, <strong>Passerelles</strong> et des musiciens de l’<strong>Orchestre des Jeunes de la Méditerranée </strong>dans une performance collective nourrie de projets participatifs. Puis <em>Aix en Juin</em> prendra le large. Les 19 et 20 juin, l’abbaye de Silvacane, à La Roque-d’Anthéron, accueillera Les Voix de Silvacane, parenthèse vocale dans l’écrin cistercien : <strong>Ana Silvera</strong> et <strong>Saied Silbak</strong> y feront entendre <em>Songs We Carry</em>, entre folk, oud, chant arabe classique et mémoire ladino ; <strong>l’Ensemble vocal Aix-Marseille Université</strong> rejoindra la chanteuse sarde <strong>Alessandra Soro</strong>, tandis qu’<strong>Emma Fekete</strong>, future Papagena de <em>La Flûte enchantée</em>, proposera un récital avec guitare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 21 au 25 juin, le <strong>CIAM, Centre international des arts en mouvement</strong>, ouvrira ses pistes à <em>ORFEO VACILLA, Cirque et voix lyrique en Zone Instable</em>. La <strong>compagnie Rasposo</strong> y relira <em>Orphée et Eurydice</em> de Gluck dans une réécriture de <strong>Marie Molliens</strong> où fil, voltige et voix de contre-ténor feront vaciller le mythe du côté de la fragilité humaine. Le 24 juin, au Pavillon Noir, le trio algérien <strong>TinniT</strong> fera tinter son jazz méditerranéen, entre groove nord-africain et écriture contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’Académie en lumière</strong><br></mark><br>Du 25 au 30 juin, les concerts de l’Académie prendront le relais au Pavillon Noir. Sous l’œil de <strong>Darrell Babidge</strong>, <strong>Dorothea Röschmann</strong> et <strong>Leonardo García-Alarcón</strong>, les jeunes artistes de la Résidence Voix offriront plusieurs récitals d’airs d’opéra, dont l’un sera repris à L’Étincelle de Venelles, autre escale hors d’Aix. Côté instruments et composition, <strong>Pierre-Laurent Aimard</strong>, <strong>Marco Stroppa</strong> et<strong> Clara Iannotta</strong> accompagneront quatre pianistes et quatre compositeurs vers deux concerts de répertoire moderne et contemporain. Les 26 et 27 juin, à la Manufacture, la <strong>Compagnie Du Schmock</strong> proposera un spectacle d’objet inspiré de <em>La Flûte enchantée</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Grand Théâtre de Provence, les masterclass publiques permettront d’approcher le travail de transmission au plus près, tandis que le cycle cinéma fera écho aux opéras de juillet. Enfin, le 29 juin, <em>Parades</em> transformera de nouveau le cours Mirabeau en grande scène lyrique : Leonardo García-Alarcón y dirigera les solistes de <em>La Flûte enchantée</em>, <strong>Cappella Mediterranea </strong>et le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>.Une fête finale avant l’ultime journée de l’Académie, pour rappeler que, bien avant juillet, Aix chante déjà – et bien au-delà de ses murs.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br><a href="https://www.aix.fr/agenda/aix-en-juin" type="link" id="https://www.aix.fr/agenda/aix-en-juin">Aix en juin<br></a><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 30 juin<br></mark></strong>Aix-en-Provence, La Roque-d’Anthéron, Venelles et environs</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>Au Festival de Marseille, Oona Doherty à fleur de cuir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout est, chez Oona Doherty, affaire de choc. Choc des cultures, choc des genres, choc des esthétiques. Un goût du heurt et de la collision, puisé dans l’esthétique du bien-nommé bounce (rebond) qui lui permet de regarder autrement les gestes que l’on croit trop brutaux, trop vulgaires, trop masculins, pour y déceler une pure beauté. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout est, chez Oona Doherty, affaire de choc. Choc des cultures, choc des genres, choc des esthétiques. Un goût du heurt et de la collision, puisé dans l’esthétique du bien-nommé <em>bounce </em>(rebond) qui lui permet de regarder autrement les gestes que l’on croit trop brutaux, trop vulgaires, trop masculins, pour y déceler une pure beauté. Depuis <em>Hope Hunt and the Ascension into Lazarus</em>, <em>Hard to be soft</em> ou <em>Navy Blue</em>, la chorégraphe nord-irlandaise – désormais installée à Marseille – travaille ce point de tension où la rage sociale devient grâce. Colère pure, mais beauté aussi, dans ces gestes cabossés qu’elle ne polit jamais : elle les tient, les écoute, les travaille jusqu’à ce qu’ils deviennent langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> L’art du rebond</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Leather Jacket</em>, la chorégraphe nord-irlandaise revient à une pièce fondatrice, créée il y a onze ans sous forme de solo. Elle en réécrit la matière pour un groupe, en plein air, au Théâtre de la Sucrière. Un passage du corps seul au chœur, de l’énergie intime à la contamination collective. Sans narration, sans texte ni décor, la pièce mise sur ce qui reste quand tout disparaît : les corps, les appuis, les souffles, le son direct du mouvement. On y retrouvera ces <em>bounces</em>, rebonds pratiqués chaque jour par Oona <strong>Doherty</strong>, et ces étirements poussés jusqu’à devenir rythme, rituel, presque transe. Puis la composition inédite de <strong>Luca Truffarelli</strong> et <strong>Federico Ortica</strong>, trempée dans la house et l’électro, fera monter l’ensemble vers une piste où la troupe claque, vibre, insiste, jusqu’à faire de la scène une piste, et de la troupe une « chorale physique ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En amont, l’atelier gratuit proposé le 21 juin à la Friche aux danseur·ses professionnel·les et avancé·es permettra d’entrer dans cette grammaire brute, théâtrale et cinématographique. Le 4 juillet, la veste de cuir devrait moins blinder les peaux que les mettre à vif.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Leather Jacket<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 juillet<br></mark></strong>Théâtre de la Sucrière, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>« Quand on est fatigué, on est vrai »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée au Festival de Marseille, Border Dance prolonge la recherche de Taoufiq Izeddiou sur la transe, le geste partagé et la puissance politique des corps. Entre rituels gnawa, flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe réunit professionnel·les et amateur·ices marseillais·es dans une traversée où le commun se danse. Zébuline. Vous vivez entre Marrakech, Aix-en-Provence et Marseille. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Créée au Festival de Marseille, <em>Border Dance</em> prolonge la recherche de Taoufiq Izeddiou sur la transe, le geste partagé et la puissance politique des corps. Entre rituels gnawa, flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe réunit professionnel·les et amateur·ices marseillais·es dans une traversée où le commun se danse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous vivez entre Marrakech, Aix-en-Provence et Marseille. Comment cet ancrage nourrit-il votre travail sur le collectif ?</strong><br><strong>Taoufiq Izeddiou.</strong> Je suis installé à Aix-en-Provence depuis 2013, et j’ai beaucoup travaillé sur le terrain, avec ses besoins, ses attentes, ses inattendus. Ce qui continue à me passionner, c’est l’espace public, le rapport à l’autre, à sa ville, à sa communauté. Avec <em>Danser ma ville</em>, on a réuni beaucoup de monde. Cela répond à ce qui nous manque aujourd’hui : l’étreinte, le sourire, le contact, faire corps avec les autres, le toucher, le lâcher-prise. Beaucoup de gens habitent au même endroit et ne se rencontrent jamais. La danse permet de créer des communautés, des familles de sens. Elle propose un temps d’arrêt, de regard, d’écoute. Des personnes de langues, d’origines, de croyances différentes peuvent alors s’écouter et faire un pas de danse ensemble. L’écoute et le regard sont la colonne vertébrale de cette proposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transe et l’épuisement traversent </strong><em><strong>Border Dance</strong></em><strong>. Qu’est-ce qui apparaît quand le corps fatigue ?</strong><br>Ce qui m’intéresse dans la transe, c’est le lâcher-prise. Si ça lâche dans la tête, ça peut lâcher dans le corps. C’est une forme de dépassement. Quand on est épuisé, c’est là que ça commence pour nous : comment aller plus loin, laisser sortir des choses conscientes ou inconscientes ? La transe est un moteur pour faire apparaître des danses qui ne sont pas forcément écrites ou codées, mais qui s’appuient sur le vécu, la pensée, la mémoire. Pour moi, quand on est fatigué, on est vrai, très vrai. On n’est plus dans le spectaculaire, dans le fait de fournir de l’énergie, de la technique, de la présence. On est dans une autre présence. On se découvre autrement : debout, assis, parfois sans muscle. Et là, on passe d’un corps politique à un corps poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Border Dance fait dialoguer gnawa, flamenco et danse contemporaine. Comment regardez-vous les danses traditionnelles ?</strong><br><em>Border Dance</em> est une suite logique après <em>Danser ma ville</em>, mais avec une pièce partagée entre danseurs professionnels et amateurs avancés. J’ai vu certains potentiels se révéler chez les participants, et j’ai eu envie de partager la scène avec eux. Tous ont des danses en eux. Quand on révèle leurs danses d’enfance, leurs danses d’origine, que ce soit celtique, tango, flamenco ou gnawa, quelque chose se décontracte dans le corps : une liberté, une libération. En même temps, je suis danseur contemporain, je suis dans une danse créative. Je cherche de nouvelles interprétations, parce que la danse se renouvelle sans cesse. J’arrive d’une trilogie autour de la transe, et je tombe ici dans une autre forme de transe : le flamenco. Il faut protéger les amateurs pour qu’ils ne soient ni décor, ni accessoires, ni figurants, mais présents entièrement. C’est un très beau challenge, un stress aussi, et un pas vers l’inconnu.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>Border Dance<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 et 27 juin<br></mark></strong><a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Qui trop embrasse…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:43:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[’Orchestre Opéra des Landes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’idée, pourtant, avait tout pour séduire. Ramener Les Noces de Figaro à l’Odéon, dans une forme annoncée comme réduite, c’était rappeler que l’opéra mozartien n’a rien d’un monument intimidant réservé à quelques initiés. Une « folle journée » peut tenir dans la proximité d’un théâtre, retrouver sa vivacité populaire, son nerf de comédie, son insolence [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’idée, pourtant, avait tout pour séduire. Ramener <em>Les Noces de Figaro</em> à l’Odéon, dans une forme annoncée comme réduite, c’était rappeler que l’opéra mozartien n’a rien d’un monument intimidant réservé à quelques initiés. Une « <em>folle journée</em> » peut tenir dans la proximité d’un théâtre, retrouver sa vivacité populaire, son nerf de comédie, son insolence première. La production d’<strong>Opéra Éclaté / Opéra des </strong><strong>Landes</strong> semblait d’ailleurs avoir fait ses preuves : costumes de <strong>David Belugou</strong> d’une simplicité de bon goût, scénographie lisible de <strong>Frank Aracil</strong>, élégance modeste plutôt que pauvreté revendiquée. Loin, donc, de tout élitisme. Peut-être un peu trop loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Car la réduction orchestrale confiée à l’<strong>Orchestre Opéra des Landes </strong>atteint vite sa limite. Les pupitres sont si nus que tout s’entend : le moindre couac, la moindre inexactitude, le moindre flottement de mise en place. Sous la direction de <strong>Gaspard Brécourt</strong>, les décalages avec le plateau deviennent nombreux, et l’on finit par entendre moins la transparence mozartienne que la fragilité du dispositif. Dommage, car le plateau ne démérite pas.<strong> Jean-Gabriel Saint-Martin</strong> campe un Figaro solide et généreux ; <strong>Judith Fa</strong> dessine une Suzanne habile, vive, toujours aux aguets ; <strong>Charlotte Despaux</strong> offre à la Comtesse une belle texture, plus noble que plaintive. Le Chérubin d’<strong>Estelle Mazzillo</strong> est vocalement consistant, et joue scéniquement d’une gaucherie plutôt sympathique. Barberine a la légèreté fraîche d’<strong>Agathe Petitjean</strong>, tandis qu’<strong>Ahlima Mhamdi </strong>prête à Marcelline une qualité sombrée étrange mais bienvenue. <strong>Matthieu Toulouse </strong>tient Bartolo avec efficacité, et <strong>Anas Séguin</strong> donne au Comte une solidité rare : drôle, oui, mais jamais inoffensif, toujours traversé d’une menace sociale et sexuelle qui rappelle que la farce a des dents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’une barrière à l’autre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Restait l’autre belle idée : faire entendre Beaumarchais autant que Mozart. Rendre au texte sa profondeur grinçante, son intelligence politique, sa cruauté de salon. On imaginait quelques scènes choisies, accompagnées d’airs capables de les éclairer, de les prolonger, de les contredire. C’est l’inverse qui advient. Rien, ou presque, n’est sacrifié de la partition – surtout pas les grandes longueurs de la fin du deuxième acte et du début du troisième – tandis que le théâtre vient s’ajouter comme un supplément mal intégré. Les chanteurs ont des qualités de comédiens, certes, mais le texte parlé ne semble pas avoir été travaillé pour lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette barrière-là devient infranchissable lorsqu’on comprend qu’aucun surtitrage n’a été prévu. Ici, ceux qui ne connaissent pas leurs Noces cœur restent dehors. Beaucoup, d’ailleurs, quittent l’Odéon à l’entracte.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Les Noces de Figaro ont été jouées <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 4 et 5 juin</mark></strong> au Théâtre de l’Odéon dans le cadre de la saison de l’Opéra de Marseille.</pre>



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		<title>Dafné Kritharas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:53:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Espace Gérard Philipe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La voix de Dafné Kritharas semble venir de loin, et pourtant parler au présent le plus vif. Du rebetiko traditionnel aux compositions originales, la chanteuse fait circuler l’amour, l’exil, la fête et les blessures de la mémoire grecque, sans jamais figer l’héritage. Entourée de Paul Barreyre, à la guitare, au chant et au bouzouki, et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La voix de Dafné Kritharas semble venir de loin, et pourtant parler au présent le plus vif. Du rebetiko traditionnel aux compositions originales, la chanteuse fait circuler l’amour, l’exil, la fête et les blessures de la mémoire grecque, sans jamais figer l’héritage. Entourée de Paul Barreyre, à la guitare, au chant et au bouzouki, et de Camille El Bacha au piano, elle déploie une musique de passage, traversée par les langues, les rives et les fantômes heureux. Le concert, organisé par Scènes et Ciné, sera suivi d’un buffet grec offert. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 juin<br></mark><a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/espace-gerard-philipe/" type="link" id="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/espace-gerard-philipe/">Espace Gérard Philipe,</a></strong> Port-Saint-Louis-du-Rhône</pre>



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		<title>Rigoletto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:44:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout brûle dans cet étrange opéra verdien : la malédiction, le désir, la vengeance, l’amour paternel poussé jusqu’à l’aveuglement. Avec Rigoletto, le compositeur vériste tire du Roi s’amuse de Victor Hugo un drame de grande ampleur, où les airs les plus célèbres n’adoucissent jamais la cruauté du monde. À l’Opéra de Marseille, Paolo Arrivabeni dirige la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout brûle dans cet étrange opéra verdien : la malédiction, le désir, la vengeance, l’amour paternel poussé jusqu’à l’aveuglement. Avec <em>Rigoletto</em>, le compositeur vériste tire du<em> Roi s’amuse</em> de Victor Hugo un drame de grande ampleur, où les airs les plus célèbres n’adoucissent jamais la cruauté du monde. À l’Opéra de Marseille, Paolo Arrivabeni dirige la production mise en scène par Charles Roubaud, avec Sebastian Catana dans le rôle-titre, Ruth Iniesta en Gilda et John Osborn en Duc de Mantoue. Une histoire de père et de fille, donc, mais surtout d’emprise, de classe et de fatalité. </p>



<pre class="wp-block-verse">S.C.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 16 juin<br></mark></strong><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></pre>



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		<title>Les Noces de Figaro</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:41:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a, dans Les Noces de Figaro, tout l’art de Mozart : la mécanique folle du désir, du déguisement, du jeu de rôle, mais aussi celle du pouvoir et de la sujétion. Et soudain, sous le rire, cette tendresse inquiète qui laisse les personnages plus nus qu’ils ne l’auraient voulu. La production d’Opéra Éclaté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il y a, dans <em>Les Noces de Figaro</em>, tout l’art de Mozart : la mécanique folle du désir, du déguisement, du jeu de rôle, mais aussi celle du pouvoir et de la sujétion. Et soudain, sous le rire, cette tendresse inquiète qui laisse les personnages plus nus qu’ils ne l’auraient voulu. La production d’Opéra Éclaté et de l’Opéra des Landes, dirigée par Gaspard Brécourt et mise en scène par Éric Perez, réunit notamment Judith Fa, Charlotte Despaux, Jean-Gabriel Saint-Martin, Anas Séguin et Estelle Mazzillo autour de cette journée qui n’en finit pas de défaire les hiérarchies. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 juin<br></mark><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/pages/le-theatre-de-lodeon" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/pages/le-theatre-de-lodeon">Théâtre de l’Odéon</a></strong>, Marseille</pre>



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