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	<title>Archives des cinema - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ecologie, mon amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 05:51:04 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;Écologie des sentiments, </em>est- ce un nouveau concept philosophique&nbsp;? Non, c’est le titre du premier long métrage d&rsquo;<strong>Alexandre Steiger, </strong>acteur et romancier. Un film qui s’inscrit très naturellement dans la suite de ses courts, <em>Pourquoi j’ai écrit la Bible</em> et <em>De longs discours dans vos cheveux.</em> Une exploration des sentiments dans un monde en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Raconter une histoire de gens que rien ne prédestinait à se rencontrer et qui vont se découvrir. Félix (<strong>Andranic Manet</strong>) le réceptionniste d&rsquo;un petit hôtel parisien, introverti, rêveur, timide, sur couvé par son père, Serge et Lola (<strong>Salomé Rose Stein),</strong> jeune militante écologiste, éprise de liberté, indignée devant un monde qui ne lui convient pas et qu’elle voudrait changer. Lola est venue à Paris pour retrouver des activistes du collectif « Anima » et préparer une action au Salon de l’Agriculture. Et c’est ainsi qu’elle réserve une chambre, si possible écolo, dans l’Hôtel du 1<sup>er</sup> Consul, un hôtel hors du temps, au décor désuet, aux longs couloirs, que tient Serge, le père de Félix. Un hôtel, lieu de tous les possibles, où une erreur d’attribution de chambre peut vous faire découvrir dans la salle de bain, un homme allongé dans la baignoire. Où une panne d’électricité peut provoquer une étincelle et faire se confier deux êtres que tout sépare. Mots qui s’esquissent, gestes maladroits de Félix : voulant éclairer la chambre de Lola avec des bougeoirs, il met le feu aux petits tableaux qu’elle avait peints sur… du papier toilette. Si Félix est timide et malhabile, le « chef » du collectif, Abraham (<strong>Abraham Wapler</strong>), sûr de lui, n’hésite pas à venir retrouver Lola dans sa chambre. « <em>Tu diriges un collectif animaliste ou un collectif de drague ? Je préfère être celle qui drague !</em> lui lance -t-elle, le mettant dans son lit.   Il y a aussi Hélène (<strong>Florence Janas</strong>), la mère de Félix qui s’enferme régulièrement dans un placard ; Corinne (<strong>Charlotte Laemmel)</strong> la femme de ménage, qui allongée dans une chambre, regarde la télé ! Il y a les agriculteurs logeant dans le même hôtel qui boivent et font la fête. Tous dansent, bourrés, au rythme de <em>Cambodia </em>de Kim Wilde même Felix qui tient une vache gonflable. <strong>Alexandre Steiger</strong> filme ses personnages avec douceur.  Son regard ne juge pas, n&rsquo;explique pas. La mise en scène privilégie les circulations, les hésitations, les moments suspendus. Rien ne presse. On sent que ce qui se crée entre Lola et Félix s’inscrit dans ce monde fragile ; ils cherchent une manière plus juste d’y vivre mais aussi de cohabiter avec leurs propres fragilités. Cette double recherche donne au film une tonalité singulière, à la fois légère et mélancolique. « <em>J’ai toujours défini ce film comme un Labiche dans un Rohmer ou un Rohmer dans un Labiche. Dès le début, j’avais le désir de mélanger les tons. À la fois dans l’écriture, mais aussi à l’image »</em> précise le cinéaste <strong>Alexandre Steiger</strong> qui interprète Serge. Tous les acteurs sont excellents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Ecologie des sentiments</em> est un film qui fait dialoguer la question écologique et la question sentimentale, non pas sur le mode du manifeste, mais à travers les comportements, les maladresses et les contradictions du quotidien. Un film qui ne cherche pas à convaincre, mais à déplacer, peut-être un peu, notre manière de regarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sort en salles le 8 juillet</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Quand l’enfant grandit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:34:13 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">En  2013 <strong>Maxence Voiseux </strong>avait réalisé son premier court métrage,<em> Des Hommes et des bêtes</em>, où il filmait André Lourdel et son fils Hubert, éleveurs et vendeurs de bovins,  dans l’Artois.  Trois ans plus tard, il consacre son premier long documentaire, <em>Les Héritiers</em>, à Hubert  et ses deux frères qui travaillent tous dans les métiers de la viande. C’est lors de ce tournage qu’il  rencontre Gabin, âgé de huit ans, fils de Dominique, un des frères et de Christiane, sa femme. Il décide de filmer  cet enfant car <em>«il était plus drôle et plus irrévérencieux que ses frères et ses cousins. Il osait déjà exprimer ses sentiments, ses volontés et pleurer, ce qui est rare dans cette famille. ». </em>Ce qu’il va faire de 2019 à 2025. C’est le petit dernier d’une fratrie et pour Dominique, qui a consacré sa vie à sa boucherie, il est évident que Gabin prendra sa succession. Mais Gabin, lui, voudrait  faire un métier avec les animaux vivants.  Comment résister à cette pression paternelle ? Il n’est pas à l’aise à l’école. « <em>Je me méfie</em>, confie-t-il<em>. On y fonctionne en bandes séparées. Je m’entendrais bien avec les filles ; les garçons ne comprennent pas les choses ! »</em>…Gabin s’inquiète; sa mère s’est installée en 2012 mais malgré un travail acharné, la ferme est presque en faillite, confie-t-il à son amie, Lilou. <em>« On n’a pas de  matériel, juste un tracteur et une remorque. Rien que de penser perdre les vaches, ça me fait mal au cœur ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’adolescent, la pression est forte. On le voit grandir entre les exigences de son père et l’affection de sa mère avec qui il a une tendre complicité.  A 14 ans il doit décider de son avenir .Quel lycée ? En internat ? « <em>Du moment que tu bosses, je m’en fous »</em> lui lance son père, déçu qu’il ne choisisse pas de s’orienter vers la boucherie. Ce sera un lycée agricole. On le voit avec ses camarades à l’internat, dans les alpages où il fait son stage, apprenant, avec un berger, à dresser un chien de troupeau. Le petit Gabin est devenu grand.  Il ira jusqu’au bout de ses rêves même si c’est dur de laisser sa mère, épuisée…Pour sortir de leur lassitude, Dominique et Christiane vont aussi faire des choix,  qu’on vous laisse découvrir. Des personnages attachants, des prés, les gestes du travail des champs, des visages, tout est filmé avec soin et justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous n’aimez pas la campagne, si vous n’aimez pas les paysages, si vous n’aimez pas les bêtes, n’allez pas voir <em>Gabin</em>&nbsp;! Si non, courez- y et vous y rencontrerez des gens très attachants que vous quitterez à regret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Gabin </em>sortira en salles le18 novembre</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;© Arizona distribution</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Love story chez les routiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:25:29 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de <em>Du Fioul dans les artères</em>, sélectionné à la 65<sup>e</sup> <em>Semaine de la critique</em> et récompensé par le <em>Prix Révélation de la Queer Palm</em>. Présent dans le cadre de la reprise de la<em> Semaine</em> à Marseille, <strong>Pierre Le Gall</strong> a parlé de la genèse de son&nbsp; premier long métrage, de ses recherches, du choix de ses acteurs, des difficultés de production et du tournage de ce film singulier, dont l’unique objectif était de «&nbsp;<em>raconter une histoire d’amour toute simple.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne&nbsp; est un routier dont la vie est rythmée par le travail, longs trajets, chargements, livraisons dans les entrepôts, pauses sur les aires d’autoroute douches dans les toilettes, repas dans la cabine de son camion bleu. Solitaire, concentré sur sa route, il s’accorde des moments de plaisir avec des amants de passage, le temps d’une éteinte furtive dans les bois ou les toilettes des stations service. Jusqu’au jour où sa rencontre avec un routier polonais, Bartosz (<strong>Julian Świeżewski</strong>) va tout changer. Un coup de foudre pour ce quadragénaire solitaire dont les seules attaches affectives étaient sa sœur et son neveu. Jusque là, il partageait, avec ses collègues chauffeurs, repas, pauses entre deux voyages, quelques coups de fil. Il se disait que son métier, épuisant, contraignant&nbsp; l&#8217;empêchait,&nbsp;&nbsp; en tant que routier homosexuel, de rencontrer l&rsquo;amour. Désormais, Étienne ne pense qu’à une chose, retrouver&nbsp; Bartosz et guetter son camion rouge Mais leurs routes ne se croisent pas toujours car son amour polonais, chauffeur international sillonne toute l’Europe alors qu’Etienne ne roule plus qu’en France et en Angleterre. Alors on se fait des appels vidéo, on se fixe des rendez vous, parfois on se trompe d’aire d’autoroute&nbsp; et on risque sa vie pour se rejoindre, on se dispute, on se quitte pour se retrouver… peut –être plus tard….</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Le milieu routier est l’un des milieux ouvriers français où les gens travaillent encore avec beaucoup de passion et qui se transmet de génération en génération. J&rsquo;aimais beaucoup l’idée de filmer un milieu ouvrier peu représenté au cinéma</em>&nbsp;» confie le cinéaste qui s’est beaucoup documenté, qui a pris la route lui-même avec un ami routier pour «&nbsp;<em>faire le film le plus haletant et excitant possible tout en restant le plus juste possible sur ce milieu.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un scenario bien ficelé coécrit avec <strong>Camille Perton</strong> et <strong>Martin Drouot</strong>. Des dialogues qui sonnent&nbsp; juste. Le directeur de la photo <strong>Antoine Cormier</strong> a filmé avec beaucoup de soin, aussi bien les grands espaces où circulent les mastodontes de la route, les vastes entrepôts que les repas entre collègues, les scènes de sexe dans les bois ou les cabines des camions. Il a su saisir les moments de tendresse sur les visages des deux acteurs, tous deux excellents. <strong>Julian Świeżewski</strong> , acteur polonais de cinéma et de théâtre et <strong>Alexis Manenti</strong>&nbsp; qu’on avait beaucoup aimé dans <em>Le Mohican</em>&nbsp; (<a href="https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/">https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/</a>) dont on retrouve ici&nbsp; le coté taiseux, déterminé, sensible, s’ouvrant à l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un film réussi, touchant&nbsp; qu’il ne faudra pas louper au moment de sa sortie en salle le 2 décembre 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Un festival qui a fait parler de lui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat&#160;» &#160;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43e édition du Festival du 1er film [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43<sup>e</sup> édition du <em>Festival du 1<sup>er</sup> film Berceau du Cinéma de La Ciotat</em>. Après plusieurs tergiversations, les responsables ont annoncé «&nbsp;<em>le désistement de l’acteur pour préserver la sérénité de la manifestation&nbsp;</em>». Il est vrai que l’image de marque du festival risquait d’être bien écornée&nbsp;! C’est <strong>Jean-Pierre Améris</strong> qui le remplace. Au lieu de son dernier film, <em>Aimons-nous vivants</em>, dans lequel joue Gérard Darmon, sera projeté <em>Marie-Line et son juge</em> avec Michel Blanc et Louane Emera. Le Jury aura à choisir entre les 10 films en compétition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les films en lice</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>La Poupée</em> de <strong>Sophie Beaulieu</strong>, celle en latex de Rémi devient femme de chair et de sang et s’invite dans sa vie professionnelle…Un beau casting pour cette comédie avec <strong>Vincent Macaigne, Cécile de France</strong>… En présence de la réalisatrice le 10 à 19h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain à 14h30, <strong>Caroline Vigneaux</strong> et sa productrice <strong>Pauline Coclin</strong> présenteront <em>Flashbac</em>k, un voyage dans le temps où l’on croise Jeanne d’Arc, Olympe de Gouges, George Sand ou Marie Curie. Dans <em>Muganga</em>, <strong>Marie-Hélène</strong> <strong>Roux </strong>met en lumière le docteur congolais Denis Mukwege, récompensé qui a soigné des milliers de femmes victimes de mutilations génitales dans son pays. Elle parlera de son film à 17h et à 20h30, <strong>Marie Rémond</strong> présente <em>Elise sous emprise</em>, une comédie autobiographique qui évoque le sujet de la dépression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le graphiste et illustrateur, <strong>Zaven Najjar</strong> a adapté <em>Allah n’est pas obligé</em>, le roman d’<strong>Ahmadou Kourouma</strong>, qui avait mis en lumière la tragédie vécue par les enfants-soldats au cours des guerres civiles au Libéria et en Sierra Leone, à partir des années 80. Zaven Najjar sera là pour nous parler de son film d’animation 12 à 14h30. A 17h, ce sera le documentaire de <strong>Thomas Ellis</strong>, <em>Tout va bien</em>, tourné à Marseille, qui déplace notre regard sur les sur les MNA (Mineurs Non Accompagnés) et fait chaud au cœur (<a href="https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/">https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/</a>) en présence du directeur de la photo, <strong>Bastian Esser</strong> et l’ingénieur du son <strong>Sébastien Pont</strong>. Dans la chronique familiale, pleine d’émotion, <em>Sauvons les meubles</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/">https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/</a> <strong>Catherine Cosme</strong> dénonce le système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté. La réalisatrice et la comédienne <strong>Guilaine Londez</strong> seront présentes le 20h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de BD <strong>Jim</strong> brosse le portrait d’une famille dysfonctionnelle dans <em>Belle enfant</em> et sera là en compagnie de la comédienne <strong>Cybèle Villemagne</strong>, le 13 à 14h30. Suivi à 17h par <em>Les Filles du ciel</em>en présence de la réalisatrice <strong>Bérangère McNeese </strong>et de la comédienne <strong>Héloïse Volle</strong>&nbsp;: Héloïse, 15 ans, après avoir fugué de son foyer pour mineurs., rejoint un trio de filles qui l’accueillent dans la chaleur du « ciel » au dernier étage de leur immeuble. Pour finir la journée du samedi, un thriller social sur les mécanismes de la grande distribution,<em>La Guerre des prix,</em>en présence du réalisateur, <strong>Anthony Déchaux</strong> et du comédien <strong>Yannick Choirat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.laciotatberceauducinema.com/">https://www.laciotatberceauducinema.com/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Elise sous emprise</em> © KMBO</p>
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		<title>Hair, Paper, Water</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. «&#160;Dans une grotte, je suis née&#160;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. <em>«&nbsp;Dans une grotte, je suis née</em>&nbsp;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à ses onze ans. Elle appartient à une minorité ethnique qui a vécu isolée dans des grottes, une communauté découverte en 1959, dans un petit territoire à la frontière du Laos. Mme Hậu transmet sa langue, ses savoirs, ses traditions à la nouvelle génération, en particulier à son petit fils qui partage avec elle son amour de la nature, les yeux émerveillés. <strong>Nicolas Graux</strong> et <strong>Truong Minh Quy</strong> qui l’avait rencontrée et filmée dans un documentaire précédent, vont la suivre au fil de l’eau sur sa barque vers sa grotte, mais aussi à Saigon où elle part aider sa fille qui vient d’accoucher. C’est par ses yeux que nous découvrons une ville, un monde dont elle ignore tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tourné avec une caméra Bolex 16mm, avec un son post-synchrone,<em>Hair, Paper, Water </em>se lit comme un livre d’images, une sorte d’abécédaire&nbsp; poétique&nbsp; <strong>Hair </strong>comme les longs cheveux de&nbsp; Mme Hậu, qu’elle peigne avec soin, qu’elle a coupés trois fois et vendus pour acheter de la nourriture. <strong>Paper,</strong> fabriqué avec les acacias coupés dans les forêts dévorées par ce qu’on appelle le progrès. <strong>Water</strong>, l’eau des fleuves et rivières, l’eau d’un pays en crue, symbole du temps qui s’écoule, mémoire mouvante qui pourrait disparaitre et que Mme Hậu transmet à travers mots et gestes. Cueillette de plantes médicinales, herbes qu’on hache, qu’on fait infuser et qui soignent les entorses, macérations dans lesquelles on baigne les bébés. La caméra saisit tous ces gestes qui risquent de se perdre, les visages de la grand mère et de son petit fils, la force de leur lien, mais aussi le souffle du vent dans les arbres, le clapotis de l’eau, le vert pâle des paysages. Un film au grain granuleux, au rythme lent,&nbsp; entre documentaire et rêverie, qui peut nous emporter ou nous laisser sur la rive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hair, Paper, Water </em></strong>&nbsp;sort en salles le 10 juin</p>
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		<title>17 à la Quinzaine !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour commencer le 10 juin à 20h 30, on plongera au cœur du mouvement Harlem Renaissance dans les années 1920 avec le documentaire de William et David Greave , Once Upon a Time in Harlem, &#160;que nous présentera Matthieu Verdeil, réalisateur de Claude Mc Kay, Errances d’un poète révolté&#160; et l’universitaire Claudine Raynaud. Le lendemain, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour commencer le 10 juin à 20h 30, on plongera au cœur du mouvement Harlem Renaissance dans les années 1920 avec le documentaire de <strong>William et David Greave</strong> , <em>Once Upon a Time in Harlem, </em>&nbsp;que nous présentera <strong>Matthieu Verdeil,</strong> réalisateur de <em>Claude Mc Kay, Errances d’un poète</em> r<em>évolté</em>&nbsp; et l’universitaire <strong>Claudine Raynaud</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, on sera en Amérique Latine avec le film argentin, <em>Double freedom</em> de <strong>Lisandro Alonso</strong> et <em>Death has no master </em>du Vénézuélien <strong>Jorge Thielen Armand</strong>. De même, vendredi&nbsp; avec <em>La Chienne</em> de la Chilienne <strong>Dominga Sotomayor</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui suivent le travail d’<strong>Alain Cavalier </strong>seront ravis samedi 13 à 16h 30 de découvrir le  dernier épisode de son journal filmé, <em>Merci d’être venu.</em> Suivra le <em>Coup de cœur de la SACD</em>  qui a choisi de primer ‘ <em>« la jeunesse dans son élan et ses fragilités, un film qui révèle une actrice hors du commun </em>»  <strong>Eva Huault </strong>qui interprète <em>Shana</em> dans le nouveau film de <strong>Lila Pinell.</strong> Et pour finir cette soirée, ce sera, le <em>Prix label Europa Cinéma,</em>  le 1<sup>er</sup> long métrage de <strong>Sarah Arnold,</strong>entre comédie noire absurde et polar rural<em>,</em> <em>L’Espèce explosive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche&nbsp; 14 à 14h,&nbsp; ce sont les fans de <strong>Bruno Dumont</strong> qui seront ravis de découvrir son nouvel opus, <em>Les Roches rouges,</em> tourné avec six&nbsp; enfants sur La Côte d’azur. Et à 18h, ce sont ceux du Roumain <strong>Radu Jude</strong> qui se précipiteront pour voir <em>le Journal d’une femme de chambre</em>, librement adapté du roman d’Octave Mirbeau&nbsp;: Gianina, une jeune&nbsp; Roumaine&nbsp; travaille comme employée de maison dans une famille bourgeoise bordelaise et le soir répète avec une troupe de théâtre amateur…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les deux, le Prix du Public, <em>Je vois des immeubles tomber comme la foudre</em> où&nbsp; la cinéaste britannique <strong>Clio Barnard</strong> dresse l’image d’une génération, des trentenaires et d’une ville, Birmingham.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 15 juin&nbsp; à 14h et 20h 45, Le réalisateur <strong>Maxence Voiseux</strong> présentera son documentaire <em>Gabin&nbsp;</em>: il y suit Gabin, le petit dernier de la famille Jourdel &nbsp;pendant près de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres films venus du Nigéria (<em>Clarissa </em><strong>d’Arie et Chuko Esiri)</strong> , de Norvège (<em>Low Expectations</em> d’ <strong>Eivind Landsvik</strong>), de Corée du sud (<em>Dora </em>de <strong>July Jung )</strong> et de Thaïlande (<em>9 temples vers le ciel</em> de <strong>Sompot Chidgasornpongse</strong>) complètent cette foisonnante programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Si vous n’êtes pas allés à Cannes, n’hésitez pas à aller à L’Alhambra</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.alhambracine.com/">https://www.alhambracine.com/</a></p>
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		<title>Dua : Une adolescence dans la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:50:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2022, la cinéaste kosovar Blerta Basholli avait réalisé Hive (La Ruche), un film touchant sur le combat d’une femme pendant la guerre du Kosovo&#160; Cette année, c’est Dua , sélectionné et récompensé à juste titre à la Semaine de la Critique. Un film inspiré par sa propre&#160; adolescence dans un pays en guerre. &#160;Dua&#160; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2022, la cinéaste kosovar <strong>Blerta Basholli</strong> avait réalisé <em>Hive (La Ruche),</em> un film touchant sur le combat d’une femme pendant la guerre du Kosovo&nbsp; Cette année, c’est <em>Dua ,</em> sélectionné et récompensé à juste titre à <em>la Semaine de la Critique.</em> Un film inspiré par sa propre&nbsp; adolescence dans un pays en guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dua&nbsp; Gashi a 13 ans et comme toutes les adolescentes parle des garçons, d’un futur premier baiser. Cadette d&rsquo;une fratrie de quatre enfants, il lui tarde que son corps se transforme. On danse, on écoute de la musique. Mais on est à Pristina au&nbsp; Kosovo, à la fin des années 1990 et&nbsp; les tensions grandissent&nbsp; entre Serbes et Albanais. Dans la salle de classe, on accueille de jeunes réfugiés d’une&nbsp; zone de combat. Humiliations ordinaires, contrôles policiers, répression féroce de manifs étudiantes, le climat de peur grandit et des familles quittent le pays. La mort de la sœur d’une de ses amies, abattue dans une rue de Pristina par la police serbe, rend la menace encore plus présente pour Dua. Elle se lie d’amitié avec Maki (<strong>Vlera Bilalli),</strong> réfugiée d’une autre région qui l’initie au judo. Pour gagner,&nbsp; «&nbsp;<em>Pense à la bête qui est en toi</em>&nbsp;»&nbsp; lui conseille-t-elle. Dua et son frère Vegim (<strong>Andi Bajgora)</strong> pensent à rejoindre l’UÇK, l’armée de libération. «&nbsp;<em>Tout le monde n&rsquo;est pas né pour se battre</em> » rétorque la mère (<strong>Yllka Gashi)</strong> Mais Dua a la rage…</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dua, c’est <strong>Pinea Matoshi</strong> dont c’est le premier rôle. Et c’est un coup de maitre&nbsp;! Son regard en dit long sans qu’elle ait besoin de parler. La caméra de la talentueuse directrice de la photo <strong>Lucie </strong><strong>Baudinaud</strong> ne la lâche pas, scrutant son visage comme un paysage changeant au fil des émotions, la suivant dans les rues de la ville en de longs plans séquences. La scène où, après la fermeture forcée de l’école, avec sa sœur Tina (<strong>Kaona Sylejmani</strong>), elle chante et danse dans leur chambre au rythme de <em>Brazen </em>de Skunk Anansie&nbsp; <em>«&nbsp;Pourquoi ne pleures tu pas quand je te blesse&nbsp; et la colère grandit en toi..</em>&nbsp;»&nbsp; traduit la colère et la soif de vivre de cette jeune adolescente&nbsp;; les oscillations entre l’insouciance et la conscience du danger se plus en plus prégnant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je&nbsp; voulais </em><em>montrer la complexité de la vie d’adolescent en temps de guerre, faire un film sur des jeunes dans un pays en guerre, pour montrer qu’ils sont comme tous les ados du monde. Ils ont leurs rêves et leurs problèmes</em>.&nbsp;» précise <strong>Blerta Basholli</strong>. C’est réussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dua&nbsp; © Jour2Fete</p>
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		<title> La Critique à Marseille</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Organisée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité. Au Variétés Le 5juin à 20h, Eva Cahen, la Déléguée Générale, &#160;ouvrira la reprise avec le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Organisée par le <em>Syndicat Français de la Critique de Cinéma</em>, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>Au Variétés</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5juin à 20h, <strong>Eva Cahen,</strong> la Déléguée Générale, &nbsp;ouvrira la reprise avec le 1<sup>er</sup> long de <strong>Julien Gaspar-Oliveri,</strong> <em>La Frappe</em>, un film sur un thème universel,&nbsp; les liens familiaux. Le lendemain, on pourra voir à 14h 30, le deuxième long de la cinéaste Kosovare <strong>Blerta Basholli</strong>, <em>Dua,</em> qui nous plonge dans le quotidien de son pays des années 90&nbsp;: Dua, 13 ans, doit choisir entre les injonctions de ses camarades de classe et ses propres envies. A 19h30, la&nbsp; directrice de la photo, scénariste et, désormais réalisatrice, <strong>Marine Atlan</strong> accompagnera son premier film, <em>La Gradiva</em>,&nbsp;«&nbsp; <em>un film sur l’héritage, l’exil, l’amour</em>&nbsp;». Dimanche à 15h30, ce sera <em>La deuxième fille</em> de <strong>ZOU Jing</strong> qui aborde un sujet de la société chinoise des années 80/ 90, peu abordé jusque là&nbsp;: l’abandon et la disparition de nombreuses filles. A 18h, ce sera <em>Viva, </em>le premier opus de la comédienne, réalisatrice, scénariste et productrice espagnole, <strong>Aina Clotet</strong>&nbsp;; une comédie douce amère, aux dialogues piquants. On suit Nora, une jeune femme qui se redécouvre et se reconstruit après une grave maladie. A 20h 30, le scénariste, réalisateur et producteur, <strong>Félix de Givry</strong> présentera son premier film <em>Adieu monde cruel</em>, racontant avec beaucoup de tendresse la jeunesse d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. On continuera, après le weekend, avec <em>The station</em>, première fiction de la documentariste <strong>Sara Ishaq</strong>&nbsp;: au Yémen dans un village ravagé par la guerre civile, une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Et mardi, ce sera <em>Seis meses en el edificio rosa con azulun</em> du Mexicain <strong>Bruno Santamaría Razo</strong> où le cinéaste convoque ses souvenirs de petit garçon, voilés par le mystère qui entourait la maladie de son père dans les années 90.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>A la Baleine</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 6 juin, à 17h, <strong>Ava Cohen</strong> présentera <em>Tin Castle</em> du documentariste franco-irlandais <strong>Alexander Murphy</strong> ; une immersion dans une communauté de « Travellers » (« voyageurs ») qui est extrêmement stigmatisée par la société irlandaise. Et le lundi, ce sera une romance dans le milieu routier que nous propose  <strong>Pierre Le Gall</strong> avec son film <em>Du Fioul dans les artères</em> : «  <em>Je voulais voir deux travailleurs acharnés vivre une grande histoire d’amour. Je voulais offrir à ces deux routiers un droit à la beauté et à la liberté.</em> »  Pierre Le Gall sera à la Baleine pour nous en parler. Et pour clore le 9 juin, en présence des cinéastes,  3 courts métrages dont le documentaire de <strong>Laïs Decaster,</strong> <em>Love Story </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Gradiva</em> de Marine Atlan © Tandem</p>
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		<title>Danse, jeu et caméra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 06:19:40 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le18 septembre 2008 a eu lieu au Lyttleton, National Theatre de Londres la première mondiale de <strong><em>IN-I,</em></strong>un spectacle entre danse et théâtre<em>, </em>conçu par l’actrice <strong>Juliette Binoche</strong>&nbsp; qui veut danser et le danseur <strong>Akram Khan</strong> qui veut jouer. <em>« Si nous devions dire en un mot ce que nous souhaitons pour notre création In-I, nous choisirions le mot « ose ». Si nous pouvions en ajouter deux de plus, nous choisirions certainement: «le nouveau». Oser le nouveau, c&rsquo;est pourquoi nous nous sommes dit oui.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marion Stalens</strong>, sœur de Juliette,  photographe et  réalisatrice, est venue filmer dans la salle de répétitions  pour réaliser ses deux courts documentaires , <em>L’actrice et le danseur</em>  (<em>2008 )</em> et <em>Juliette Binoche dans les yeux</em> (2009) ; puis les 7 dernières représentations à Paris à la demande de l’actrice à qui  Robert Redford, séduit par la création, avait suggéré « <em>Vous devez faire un film de ce spectacle !’ </em> » C’est chose faite. Conçu en deux parties, <em>En nous,</em>  montre  en quelque sorte les coulisses de la création, la rencontre dans le travail de ces deux artistes, puis le fruit de mois d’apprentissages, le spectacle abouti, avec le plateau conçu par <strong>Anish Kapoor</strong> et la partition musicale de <strong>Philip Sheppard.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Arrêtez tout, c&rsquo;est de la merde! »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes dans la salle de répétitions avec Juliette et Akram. Nous&nbsp; assistons à leur rencontre&nbsp;: ils s’apprivoisent, s’initient mutuellement aux secrets de leur art, improvisent&nbsp; et explorent avec leur corps, avec leurs mots, les relations entre un homme et une femme. Comment s’accorder avec son partenaire, et partager l’énergie de l’autre ? Les corps se cherchent, se rapprochent. Les visages sont parfois tendus, parfois soulagés d’avoir réussi, souvent épuisés, souriants et confiants. La coach <strong>Susan Batson,</strong> au franc parler, les guide, leur donnant&nbsp; des conseils&nbsp;: chercher les corps&nbsp;; aller vers la sensation&nbsp;; créer un mouvement à partir de son état intérieur. Parfois elle crie quand les deux esquissent un pas de tango raté.&nbsp; «&nbsp;«<em> Bon arrêtez tout, c’est de la merde</em> » On voit aussi <strong>Su-Man Hsu</strong>, une ancienne danseuse de Anne &nbsp;Teresa De Keersmaeker, directrice des répétitions, les encourager&nbsp; et recadrer avec calme.&nbsp; On assiste aux essais pas toujours réussis comme celui où Juliette doit être collée au mur de scène, en hauteur, à l’aide d’un aimant et doit dire son texte&nbsp; durant plus de 5minutes… On prend conscience des difficultés du travail de ceux qui montent un spectacle. Et quand, dans la deuxième partie du film, on assiste à la représentation, on découvre&nbsp; tout le travail fourni, cherchant même à retrouver les moments où on a vécu tout près d’eux,&nbsp; partagé les essais et vibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors pourquoi ce film,  <em>En nous</em>, seize ans après&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons tous des désirs enfouis, qui n’ont jamais été réalisés, qui n’ont jamais vu le jour. Ce film est une invitation à croire que tout est possible. On peut peindre, écrire, jouer, composer ou réaliser, cuisiner, n’importe, le rêve est permis, tout rêve est permis, il n’est jamais trop tard. Il suffit d’y croire et de se donner.</em>&nbsp;» &nbsp;précise cette «&nbsp;jeune&nbsp;»&nbsp;réalisatrice qui, en tant qu’actrice,&nbsp; a plus de 60 films à son actif, un Oscar, un Ours d’Argent,&nbsp;un Goya International et bien d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième film après <em>En nous.</em> Peut être un film de fiction&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp; film sort en salles le 3&nbsp; juin</p>



<p class="wp-block-paragraph">© Ad Vitam</p>
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		<title>Deux rives, une seule jeunesse méditerranéenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (</em>La Traversée, At Home<em>) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM</em>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Tilem en arabe ancien signifie «&nbsp;le sillon&nbsp;»&nbsp;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un programme de deux ans qui s’inscrivait après un précédent, <em>Le Champ des possibles</em>, financé par un fonds d’accès culture de l’Institut français à destination des pays d’Afrique dans lequel je m’étais investie, avec un grand désir de mieux connaitre la jeunesse algérienne, ouvrant une parenthèse sur mon chemin de cinéma. Envie de partager ce qu’on aime. Je leur avais proposé des actions autour du cinéma documentaire en les accompagnant sur des actions de programmation et des projets d’écriture de films. Ce projet s’est fait entre 2021 et 2023 en Algérie seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Donc, tout naturellement, vous avez imaginé TiLEM&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vis entre les deux rives et je me sens à l’aise dans l’entre- deux. J’ai eu envie de proposer des actions de médiation culturelle qui connecterait la jeunesse d’ici et la jeunesse algérienne&nbsp;; imaginer que l’espace méditerranéen pouvait être un espace de travail et de collaboration. La Méditerranée comme un espace mental, qui pouvait être investi émotionnellement, affectivement, qui nous permettrait de sortir &nbsp;des états, des nations. Un espace commun, apaisé. Face aux difficultés, à la politique, c’est un petit miracle de pouvoir se rencontrer sans se censurer, accompagné de manière très bienveillante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pouvez- vous nous parles des lettres-vidéo&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un espace de partage numérique&nbsp;: se rencontrer avec le numérique. S’est imposée l’idée d’un cinéma avec le téléphone portable, un outil du quotidien vraiment intime. Les jeunes ont été accompagnés par des cinéastes. La 1<sup>e</sup> année, 5 jeunes en Algérie (Oran, Timimoun, Touggourt, Alger, Bejaia) ont travaillé sur la thématique «&nbsp;<em>Mon monde change</em>&nbsp;». Ils ont été accompagnés en Algérie à travers des résidences et il y a eu la même chose à Marseille, à La Friche. Puis dans un 2<sup>e</sup> temps, avec une résidence croisée en numérique. Une 3<sup>e</sup> session a permis d’inviter les Algériens lors des Rencontres d’AFLAM. Chacun a réalisé 2 vidéo-lettres. 20 petits films en 6 mois&nbsp;! Pour la 2<sup>e</sup> année, &nbsp;en perspective de la Saison Méditerranée, on a pensé à un moment de restitution de tous ces projets et on a eu envie d’ouvrir à un plus grand nombre de jeunes, leur proposant un travail de sélection de films. On a réuni des jeunes de 3 territoires différents, Belle de mai, quartiers Nord et Belsunce et on a groupé des villes algériennes. Ainsi on a formé 3 ateliers&nbsp;: ils ont regardé les mêmes films durant 4 samedis et se sont mis d’accord sur une sélection avec une thématique par atelier. Des thématiques très en lien avec la jeunesse et des problèmes concernant les 2 pays&nbsp;: <em>Place&nbsp;! Blaça&nbsp;!</em> pour Quartiers nord de Marseille / Oran des courts documentaires qui seront présentés à l’Alhambra le 21. <em>Échos et Reflets</em> présentés par Belle de Mai/ Sétif au Gyptis le 22 et <em>Port d’Attaches</em> par Belsunce/ Alger le 23 au Musée d’Histoire de Marseille. 28 jeunes en tout</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Autant de filles que de garçons&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, on y a été attentif aussi bien en France qu’en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment ce projet a-t-il été financé&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a été aidé par la Mission Méditerranée de la Ville de Marseille, soutenu par TELEMMe de l’Université Aix Marseille et par de partenaires comme La Friche. La saison Méditerranée nous a labellisés</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>TiLEM va-t-il continuer en 2027&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous ces 3 jours sont un aboutissement. Nous avons tenu notre pari de travail de production de cinéma et de diffusion. Une chose importante : lors des 3 soirées, on va montrer des films, mais, surtout, les jeunes pourront faire part de leur expérience, de cette aventure. Le 20 on va tous se retrouver au Vidéodrome pour une journée de travail sur les 3 projections. On souhaiterait que chaque soir il y ait un temps de rencontres avec les spectateurs pour donner au public marseillais l’occasion de rencontrer la jeunesse algérienne. On se connait tellement peu ! On aura accompli notre mission. Début juin, il y aura une réunion en visio pour que les jeunes aient un retour et puissent voir que quelque chose existe même quand on est dispersé. Il y aura peut- être des suites ? Moi, je vais retrouver mon cinéma que j’avais mis en pause…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Elise Padovani et Annie Gava</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Ecrans de Large Friche La Belle de Mai –Marseille</p>



<p class="wp-block-paragraph">La MaisonDAR&nbsp; 4, rue Aissaoui Boualem &#8211; quartier Meissonier 16000 Alger &#8211; Algérie</p>
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