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	<title>Archives des 75è BERLINALE - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des 75è BERLINALE - Journal Zebuline</title>
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		<title>[Berlinale 2025] : « 1001 Frames », terreur sur un plateau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:05:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le personnage de Shéhérazade hante la réalisatrice irano-américaine Mehrnoush Alia. Elle en avait fait le sujet d’un court métrage en 2015. On retrouve en 2025, la princesse persane à Berlin dans son premier long métrage, en compétition, Section Panorama&#160;sous le titre anglais : 1001 frames (1001 cadres). Un film au dispositif radical construit en trompe [&#8230;]</p>
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<p>Le personnage de Shéhérazade hante la réalisatrice irano-américaine <strong>Mehrnoush Alia</strong>. Elle en avait fait le sujet d’un court métrage en 2015. On retrouve en 2025, la princesse persane à Berlin dans son premier long métrage, en compétition, Section Panorama&nbsp;sous le titre anglais : <em>1001 frames</em> (<em>1001 cadres</em>). Un film au dispositif radical construit en trompe l’œil, dans un crescendo dramatique, proche de celui d’un thriller.</p>



<p>Un réalisateur célèbre <em><a href="https://www.instagram.com/mohammadaghebati/"><strong>Mohammad Aghebati</strong> </a></em>s’occupe du casting de son film <em>Shéhérazade</em>. Il veut croiser les genres du merveilleux et de l’horreur. Rien de bien surprenant si on y réfléchit ! Si Shéhérazade prend l’ascendant sur le Sultan par son intelligence et la puissance de ses récits, elle ne fait que repousser, nuit après nuit, la mort promise. Avant elle, d’autres jeunes femmes ont été sacrifiées après avoir été déflorées par le cruel souverain omnipotent.</p>



<p>Alia filme le décor nu d’un studio. Sol de béton, câbles, échelles et échafaudages. Au milieu du cadre, une chaise sur laquelle vont s’asseoir successivement les jeunes candidates au rôle des Vierges mortes et deux actrices plus âgées –l’ex femme et une amie du réalisateur. Celui-ci reste hors champ. A peine entrevoit-on sa jambe et son bras au 2/3 du film. On entend sa voix, ses questions, ses ordres&nbsp;: sourire, pleurer, se tourner, se voiler, vider son sac, se mettre à quatre pattes, faire le chat, la grenouille… Les jeunes auditionnées prêtes à tout pour obtenir un rôle se soumettent. Mais devant des directives de plus en plus dérangeantes qui leur sont données, questionnent, demandent justification, se rebellent. Le casting, ici, est non seulement le sujet du film mais le film lui-même. On se met à douter de ce qu’on voit. Est-ce vrai&nbsp;? Est-ce une représentation du réel, comme un enregistrement documentaire à charge de véritables auditions&nbsp;? Ou le réalisateur interprété par le vrai Mohammad Aghebati, acteur, metteur en scène reconnu, et partenaire de la production du film d’Alia, joue-t-il à jouer&nbsp;? Est-ce du théâtre dans le théâtre&nbsp;? Et les candidates sont-elles complices ou ignorantes du subterfuge&nbsp;?</p>



<p>La réalisatrice donne à voir une manipulation malsaine et met en scène le pouvoir autocratique d’un homme, associé en filigrane au pouvoir des hommes en général dans l’Iran contemporain comme dans celui des <em>Mille et une Nuits.</em> Et au-delà des frontières de l’Iran, au passé comme au présent. Jouant sur l’échelle des plans fixes, elle fait ressentir l’oppression subie par ces femmes, de plus en plus violente, faisant naître chez le spectateur horreur et empathie.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>
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		<title>[Berlinale 2025] : « ARI », portrait d&#8217;un jeune homme d&#8217;aujourd&#8217;hui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 13:35:53 +0000</pubDate>
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<p><strong>Léonor Serraille</strong> est une portraitiste. De trentenaires qui se cherchent et d’une certaine contemporanéité. On se souvient de la dérive parisienne de Paula ( <strong>Lætitia Dosch</strong>) dans <em>Jeune Femme</em>, Caméra d’Or à Cannes en 2017,&nbsp; mise à la porte par son compagnon, se reconstruisant au fil des rencontres. Avec <em>Ari</em>, présenté à la 75è Berlinale, on retrouve ce même schéma. Un jeune homme de&nbsp; 27 ans est chassé du logis familial par son père ( <strong>Pascal Rénéric</strong>), erre dans la ville (ici Lille et Roubaix) et d’ami en ami, de conversations en conversations, chemine vers le statut d’adulte que son âge lui donne, et apprend à devenir celui qu’il est.</p>



<p>Le film commence par la voix et les caresses d’une Absente&nbsp;: la mère défunte. Dans la lumière poudrée d’un souvenir fondateur&nbsp;: Ari s’appelle Ari comme le deuxième fils d’Odile Redon, né après le décès de son frère aîné. Avec lui, les tableaux du peintre s’éclairent, dit la voix. Et Ari a grandi. Le voilà professeur des écoles stagiaire, essayant maladroitement d’apprendre <em>L’Hippocampe</em> de Desnos à des enfants de CP qui n’écoutent pas ce maître bégayant au discours inadapté. C’est drôle et poignant. <em>«&nbsp;Je ne suis pas à la hauteur</em>&nbsp;» conclut Ari qui pense démissionner. Au grand dam de son père, peintre en bâtiment, qui ne comprend pas «&nbsp;<em>cette génération de merde&nbsp;</em>». Mais avec les enfants qui est à la hauteur&nbsp;? Ils voient tout, comprennent tout, s’engouffrent dans les failles. Et Ari en a plein de failles. Fragile, incertain. Au musée,&nbsp; il s’identifie à <em>l’homme endormi</em> de Carolus–Duran, voyant dans la fleur rouge posée à côté du personnage, un cœur sanglant.</p>



<p>Ari est en décalage avec tous les amis qui l’hébergent. Clara, la copine lesbienne (<strong>Eva Lallier Juan</strong>) toujours en colère qui se sent déjà abimée par la vie, ne travaille pas, ne veut pas d’enfants et attend l’apocalypse. Le copain de jeunesse devenu financier (<strong>Théo Delezenne</strong>) qui ne jure que par la réussite matérielle et l’argent dont il a hérité, qui méprise les loosers et les assistés. Ryad (<strong>Ryad Ferrad</strong>) le pote beur, qui a renoncé à ses rêves d’écriture, vit chez sa mère, et pense qu’il n’est pas né ni au bon moment, ni au bon endroit. Comme dans <em>Chronique d’un été</em> de Jean Rouch et Edgar Morin, Ari veut savoir comment les gens qu’il interroge, s’y prennent avec l’existence et s’ils sont heureux. Il y a tant de façons de rater sa vie&nbsp;! Et on s’habitue si vite à des choses insupportables.</p>



<p>Ari a des visions. Il voit ce que ses amis ne s’avouent pas, ne perçoivent pas. L’invisible et les détails qui sont l’essentiel bien sûr. Ari est un révélateur. <em>Les baladins</em> d’Apollinaire l’accompagnent, comme les notes qui s’égrènent à la guitare ou au piano, jusqu’à une fin que la réalisatrice ose heureuse. « <em>Tu vas voir la vie c’est super ! </em>» dit le jeune homme au bébé de son ami qu’il tient maladroitement dans ses bras. Dans le rôle titre, <strong>Andranic Manet</strong> avec <em>son grand corps bizarre</em> (comme il le dit) et ses yeux d’un bleu indéfini, est bluffant. Il laisse affleurer la vibration des émotions, sous la caméra sensible du chef op <strong>Sébastien Buchmann.</strong></p>



<p>Inséré dans une collection fondée sur des scenarii écrits en ateliers au Conservatoire National de Paris, le film de Léonor Serraille, fait un bien fou&nbsp;!</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>[Berlinale 2025] : Chine des Villes, Chine des champs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 19:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Living the land, rural, se développe sur un cycle de saisons. Girls on wire, urbain, se déroule sur une trentaine d’années. Tous deux situent leur narration à partir du basculement historique de la Chine dans l’économie de marché, en 1991. Ours d&#8217;argent du Meilleur réalisateur : Living the land, du printemps à l’hiver. Plan serré sur [&#8230;]</p>
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<p><em>Living the land</em>, rural, se développe sur un cycle de saisons. <em>Girls on wire</em>, urbain, se déroule sur une trentaine d’années. Tous deux situent leur narration à partir du basculement historique de la Chine dans l’économie de marché, en 1991.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ours d&rsquo;argent du Meilleur réalisateur </mark></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">: <strong><em>Living the land</em>, du printemps à l’hiver. </strong></mark></p>



<p>Plan serré sur un groupe de paysans entassés dans une charrette tirée par un tracteur entre des champs givrés. Un enfant tient une urne funéraire dans ses bras. Le tracteur peine à s’extraire de la boue grasse qui charge ses  roues. Elargissement progressif et lyrique du cadre.  Le regard s’envole des herbes roussies par l’hiver au paysage complet : une langue de terre limitée par la mer. Voilà les dernières images de <em>Living the Land</em>, deuxième long-métrage de <strong>Huo Meng</strong>, superbement photographié par <strong>Guo Daming</strong> . Métaphore de l’essor économique du pays et de l’effort douloureux pour s’arracher à cette terre qui nourrit les vivants et accueille les morts.</p>



<p>On est dans un village perdu au fin fond de la campagne chinoise. Pas d’électricité. Pas de téléphone. Pas de motorisation : on fauche les blés à la main,&nbsp; on laboure avec des bœufs. On inhume, on exhume en respectant des rites funéraires millénaires. On réunit les corps des époux. On met en scène le deuil de la famille tout de blanc vêtue, accompagnant le défunt à grandes gesticulations et lamentations ostentatoires -pas forcément sincères. On est pauvre. Le travail est harassant. On est soumis aux caprices météorologiques, au prélèvement par les autorités d’une partie de la récolte et nul ne trouve à y redire.</p>



<p>Là, vit Chuang ( <strong>Wang Shang</strong>). Il a10 ans, fait pipi au lit. Ses parents travaillant à la ville, l’ont confié à leur famille paysanne. Il entretient une relation privilégiée avec Li (<strong>Zhang Yanrong</strong>) son arrière grand mère, nonagénaire, fumeuse et frondeuse, ainsi qu’avec Xiuying (<strong>Zhang Chuwen</strong>), sa tante amoureuse en secret de l’instituteur. On capte la tristesse de la jeune femme quand elle est mariée contre son gré à un homme qu’elle n’aime pas. On suit le jeune Chuang à l’école, dans les champs au fil des travaux agraires.&nbsp; On le voit&nbsp; rire, jouer avec ses camarades, défendre son cousin handicapé mental des cruautés des villageois, et lire. Sa soif d’apprendre le prépare déjà à une autre vie. Loin de tout misérabilisme, on s’immerge dans la vie de ce village qui n’est plus tout à fait coupé du reste du monde. Le secrétaire du parti vient faire appliquer les directives du pouvoir central : visite médicale obligatoire, surveillance du ventre des femmes, des accouchements. Une télé arrive, puis un tracteur. Le réalisateur respectueux ne porte aucun jugement, laisse ressentir la beauté et le poids de la vie. L’individu est peu de chose face à la Nature et à l’Histoire qui s’incarne dans cette fresque paysanne.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Girls on wire</em>, famille je vous hai-me</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="376" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=696%2C376&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127817" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1024%2C553&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p>Productrice de <em>Black Coal Ice</em>, Ours d’or en 2014, <strong>Vivian Qu</strong> revient à la Berlinale en tant que réalisatrice pour présenter son 2è long métrage&nbsp;: <em>Girls on wire</em></p>



<p>Une ouverture en filtre rouge au fond d’un tunnel prison bien noir où les coups pleuvent sur une jeune femme recroquevillée sur le sol. Suivie d’une évasion digne de Lisbeth Salender et d’une traque qui durera jusqu’à la fin de ce film hybride. Mélodrame social, thriller dérapant vers le pastiche voire la comédie. Comme si <em>Les deux Orphelines</em> rencontraient le polar coréen et le kung-fu. Le réel se frotte aux décors de la Cinecità chinoise à Chengseng. Par des allers retours entre présent et passé la réalisatrice laisse au spectateur le soin de reconstituer le destin de deux cousines, bousculant la chronologie et trouant le récit de nombreuses ellipses.</p>



<p>Fang Di (extraordinaire <strong>Wen Qi</strong>)&nbsp; a vu arriver chez elle sa cousine Tian Tian (<strong>Liú Hào-Cún</strong>) encore bébé et ses parents. Elles ont passé leur enfance ensemble comme deux sœurs. Le père de Tian Tian, resté seul, a sombré dans la drogue obligeant sa fillette à mentir et voler pour payer ses doses. Fang Di fuit la maison devenue irrespirable, pour devenir actrice et connaît une célébrité télévisuelle. Tian Tian reste, tombe aux mains des dealers de son père endetté, et se drogue à son tour, harcelant sa cousine pour obtenir de l’argent. L’entreprise de sa mère périclitant, Fang Di se retrouve également à rembourser les dettes familiales.</p>



<p>Quand le film commence les deux cousines ne se sont pas vues depuis 5 ans. Tian Tian vient de tuer un homme et Fang Di, désargentée, désabusée, est devenue cascadeuse dans des films d’arts martiaux, soumise à la volonté de metteurs en scène bien peu empathiques. On assiste avec Tian Tian à une scène de tournage insoutenable. On plonge, prise après prise, Fang Di suspendue par des câbles, depuis un pont, dans l’eau glacée d’un fleuve pour la propulser ensuite à son point de départ, sabre à la main, encore et encore, jusqu’au malaise de la jeune femme. Retrouvées par les mafieux, Fang Di et Tian Tian &nbsp;s’enfuient ensemble. Le drame social tourne au thriller avec des Méchants très méchants, des poursuites et des bagarres. Le fil évoqué par le titre anglais est celui du funambule qui cherche à garder l’équilibre. Mais il est d’autres fils pour ces filles, ceux qui les relient depuis l’enfance et tissent une sororité, une solidarité. Ceux &#8211; plus cordes que fils, qui attachent à une famille mortifère dont on ne peut se libérer et dont le film serre le nœud coulant.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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