<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Actes Sud - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/actes-sud/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/actes-sud/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 27 Apr 2026 10:16:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Actes Sud - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/actes-sud/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>La voix des anonymes</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-voix-des-anonymes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-voix-des-anonymes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-voix-des-anonymes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:16:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Bréviaire des anonymes]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Lyonnel Trouillot]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=136195</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-voix-des-anonymes/">La voix des anonymes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, puis se sent progressivement envahi par des figures et des voix qui le hantent pendant son sommeil. La narration du jeune homme, au départ très académique, semble se libérer peu à peu, tandis que le récit se transforme en roman choral.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des fantômes obsédants</mark></strong></p>



<p>Mais bien plus que ce jeune homme, fils adoptif d’un riche politicien, le personnage central est Manie, la « petite bossue de la rue des Fronts-forts ». Sa voix est d’ailleurs la première offerte aux lecteurs parmi celles de ces « anonymes » que Lyonel Trouillot veut faire entendre. À travers ses évocations parfois naïves, parfois cruellement réalistes, elle donne à voir la misère sociale et psychologique des laissés-pour-compte de Port-au-Prince et l’emprise grandissante des sectes évangélistes sur cette population.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Échos de la violence</mark></strong></p>



<p>L’anonymat est ici inversé&nbsp;: tous les personnages ont des noms, sauf celui qui, par sa naissance et son éducation, est appelé à faire partie de la sphère du pouvoir en Haïti. Depuis la bibliothèque qu’il a la charge d’examiner, il entend les échos des affrontements qui secouent le pays : guerre des gangs, fuite des politiques, violences à l’encontre du peuple.</p>



<p>Lyonel Trouillot vit aujourd’hui encore en Haïti. Avec <em>Bréviaire des anonymes</em>, il lutte contre l’oubli de son pays, plongé dans une crise profonde depuis 2021 dans l’indifférence générale, mais aussi contre celui des premières victimes de cette situation&nbsp;: les femmes, les enfants et les marginaux.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Bréviaire des anonymes de Lyonnel Trouillot, Actes Sud</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="250" height="475" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=250%2C475&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?w=250&amp;ssl=1 250w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=158%2C300&amp;ssl=1 158w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=150%2C285&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=221%2C420&amp;ssl=1 221w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></figure>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-voix-des-anonymes/">La voix des anonymes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-voix-des-anonymes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">136195</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La chute de l’Archange</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-chute-de-larchange/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-chute-de-larchange</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-chute-de-larchange/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 13:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Ladjali]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Repentir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=134186</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un univers mêlé de tendresse et de violence, vous serez empoigné·e·s par des personnages attachants auréolés du talent de l’autrice. Charlotte, comédienne de 42 ans, rejoint à Marseille Octave, metteur en scène, qui lui propose un rôle qu’il pense lui convenir parfaitement. Le texte anonyme, Coupable (?), laisse le choix à Charlotte. Elle choisit [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-chute-de-larchange/">La chute de l’Archange</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un univers mêlé de tendresse et de violence, vous serez empoigné·e·s par des personnages attachants auréolés du talent de l’autrice. Charlotte, comédienne de 42 ans, rejoint à Marseille Octave, metteur en scène, qui lui propose un rôle qu’il pense lui convenir parfaitement. Le texte anonyme, <em>Coupable (?)</em>, laisse le choix à Charlotte. Elle choisit très vite&nbsp;: le personnage sera coupable. Dans son appartement haussmannien, elle attend son fils, Gabriel, en contemplant une copie de <em>l’Annonciation</em> de Simone Martini (1333).&nbsp;</p>



<p>On découvrira vite que Gabriel peint des Annonciations qu’il offre à sa mère pour ses anniversaires. Mais aussi que sa compagne, Emmy, est très douée – à 18 ans, on lui propose déjà une exposition personnelle – tandis qu’il peine dans ses créations et que la violence jaillit parfois dans ses relations aux autres. Le ver est dans le fruit&nbsp;: envie et jalousie se sont glissés entre les deux jeunes gens mais Charlotte n’a d’yeux que pour son archange…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="672" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=696%2C672&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134189" style="aspect-ratio:1.0352002280176713;width:666px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1024%2C989&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=300%2C290&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=768%2C742&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1536%2C1484&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=2048%2C1978&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=150%2C145&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=696%2C672&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1068%2C1032&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1920%2C1855&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=435%2C420&amp;ssl=1 435w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cecile Ladjali © Bruno Nuttens/Actes Sud</figcaption></figure>
</div>


<p>Le récit fait alterner des rencontres avec d’autres personnages essentiels&nbsp;: Léon, l’ami d’enfance de Gabriel, aussi laid et brillant que Gabriel est beau et fanfaron ; Sarah, mère de Léon, amie clairvoyante et admirative de Charlotte, qui la domine, formant un autre duo révélateur. De conversations en silences et regards éloquents, l’action se développe en cercles concentriques, parfois dans une ambiance trouble jusqu’au malaise. Séduits par la maîtrise de l’autrice, sa culture et son attachement à la langue dont la justesse et la poésie enluminent les pages nous sommes entraînés à la suite des personnages, curieux des liens ténus qui les entrelacent et soulignent la particularité des rapports mère/fils ou de la domination dans le couple.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un réseau de désirs, d’admiration, de jalousies</mark></strong></p>



<p>Une autre voix s’élève peu à peu, entre parenthèses, donnant son avis et son ressenti. C’est celle de Claire qui écrit, dans sa tête et sa prison noire, cette histoire. Narratrice voyante, elle regarde Charlotte s’enfoncer dans le déni, refouler les soupçons de déviance chez son fils alors qu’en travaillant son rôle elle a donné de l’ampleur au crime et à la faute. Mère aveugle, elle est piégée. Lorsque le drame survient, elle sera obligée d’accepter la vérité que les autres avaient devinée et de vivre une véritable apocalypse. L’archange s’est changé en Satan.<br></p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Repentir</em> de <strong>Cécile Ladjali</strong>    <br>Actes Sud - 21,80 €</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-chute-de-larchange/">La chute de l’Archange</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-chute-de-larchange/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">134186</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Jardin d’enfance</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/jardin-denfance/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=jardin-denfance</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/jardin-denfance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 10:57:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Le palmier]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Valentine Goby]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131984</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un retour dans le jardin de son enfance a suscité le jaillissement de souvenirs enfouis. Aussi, Valentine Goby a choisi de les ressusciter à travers l’histoire de Vive, une petite fille qui fréquente encore l’école primaire, vit dans une grande maison dans le Sud de la France avec ses parents, Marco et Annabelle, Dan, son [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jardin-denfance/">Jardin d’enfance</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un retour dans le jardin de son enfance a suscité le jaillissement de souvenirs enfouis. Aussi, Valentine Goby a choisi de les ressusciter à travers l’histoire de Vive, une petite fille qui fréquente encore l’école primaire, vit dans une grande maison dans le Sud de la France avec ses parents, Marco et Annabelle, Dan, son frère de quinze ans, le bébé Aimé et la chienne Jujube, compagne fidèle.&nbsp;</p>



<p>Le récit commence par une anecdote qui prend peu à peu l’importance d’un drame pour Vive&nbsp;: l’élagage du palmier de presque deux siècles, dévoré par les charançons. Reste au milieu du grand jardin le stipe noir, «&nbsp;<em>écharde qui s’enfonce dans le ciel&nbsp;</em>» et, au sol, des larves qui effraient la fillette.&nbsp;</p>



<p>Le jardin est son domaine, elle connaît le nom des arbres dans lesquels elle cache ses trésors et son père l’initie aux parfums d’écorces et de fleurs qu’il lui offre dans de petits flacons car il parcourt le monde régulièrement à la recherche d’essences pour la parfumerie.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des zones d’ombre</mark></strong></p>



<p>Peu à peu sourd une sorte d’inquiétude, puis de menace qui se manifeste par l’incapacité de Vive à trouver le sommeil dans le noir de sa chambre. Elle utilise toutes les ruses possibles pour squatter la chambre de ses frères, occuper la place de son père absent dans le lit de sa mère. En revanche, en vacances avec son oncle artificier ou chez sa copine, elle oublie ses angoisses et se consacre à noter des mots nouveaux dans son cahier. Car les mots l’enchantent, comme la poésie. Annabelle décide de confier sa fille à une psychologue. Vive lui racontera son amour des fleurs et livre sa peur des sécateurs rouges. Valentine Goby excelle par petites touches à nous faire ressentir le lent cheminement du malaise vers l’apaisement jusqu’à l’épilogue inattendu. Les quarante et un petits chapitres à la fois savants et sensibles distillent les émotions oubliées pour former un récit étonnant et sensible.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le palmier</em> de <strong>Valentine Goby</strong><br>Actes Sud - 22 €<br>Paru le 20 août</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici </a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jardin-denfance/">Jardin d’enfance</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/jardin-denfance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131984</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Itinéraires insulaires</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/itineraires-insulaires/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=itineraires-insulaires</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/itineraires-insulaires/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 09:39:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Froger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131641</guid>

					<description><![CDATA[<p>Thierry Froger&#160;nous entraîne à la suite de deux personnages, la cinquantaine, célibataires,&#160;un peu paumés, chacun à la recherche de films oubliés ou perdus,&#160;«&#160;conjonction hasardeuse de deux solitudes&#160;».&#160;Février 2022,&#160;Florent Talva&#160;fête son arrivée sur Belle-Île par une belle cuite en compagnie des matelots du coin. Le lendemain, il rencontre Rose au restaurant de l’hôtel. C’est le début [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/itineraires-insulaires/">Itinéraires insulaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><a></a><strong>Thierry Froger</strong>&nbsp;nous entraîne à la suite de deux personnages, la cinquantaine, célibataires,&nbsp;un peu paumés, chacun à la recherche de films oubliés ou perdus,&nbsp;«&nbsp;<em>conjonction hasardeuse de deux solitude</em><em>s</em>&nbsp;».&nbsp;Février 2022,&nbsp;Florent Talva&nbsp;fête son arrivée sur Belle-Île par une belle cuite en compagnie des matelots du coin. Le lendemain, il rencontre Rose au restaurant de l’hôtel. C’est le début d’«&nbsp;<em>une relation menée en pointillé&nbsp;</em>» pour le plus grand bonheur des lectrices et lecteurs tant le récit&nbsp;se déroule&nbsp;avec humour&nbsp;et surprises&nbsp;dans une langue inventive.&nbsp;</p>



<p>Talva confie&nbsp;à Rose&nbsp;qu’il avait mis de côté ses ambitions cinématographiques pour se lancer dans le métier de détective privé spécialisé dans les enquêtes liées au cinéma. Il est chargé de retrouver les bobines disparues d’un film dont&nbsp;Carné&nbsp;avait abandonné le tournage, sur un scénario de Prévert avec Arletty. Il entraîne Rose dans sa recherche&nbsp;et ils vont visiter l’ancienne maison d’Arletty, à la recherche d’indices.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des images fantômes</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="180" height="257" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/thierryfroger%C2%A9-L.-Barbin.jpeg?resize=180%2C257&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131643" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/thierryfroger%C2%A9-L.-Barbin.jpeg?w=180&amp;ssl=1 180w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/thierryfroger%C2%A9-L.-Barbin.jpeg?resize=150%2C214&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></figure>
</div>


<p>De piste en piste, d’île en île, une relation&nbsp;complice&nbsp;se dessine et&nbsp;les deux solitaires&nbsp;se retrouvent sur l’île d’Hoedic en avril, sur les traces de Jean&nbsp;Epstein&nbsp;venu y tourner&nbsp;des&nbsp;films dans les années&nbsp;1930, sujet sur lequel travaille Rose&nbsp;qui&nbsp;voudrait en projeter&nbsp;les images sur de la fumée de goémons, mais le ramassage de goémons ne se pratique plus…</p>



<p>La rencontre d’une brocanteuse,&nbsp;ancienne star de porno,&nbsp;met&nbsp;Rose&nbsp;sur la piste&nbsp;de&nbsp;deux bobines du film de Carné.&nbsp;Autour de ces images perdues se crée une valse-hésitation sur fond d’enquête hasardeuse&nbsp;et de rencontres de personnages loufoques. Le talent de Thierry Froger réside dans le mélange qu’il peaufine entre des faits réels de l’histoire du cinéma&nbsp;et de ses personnages qui semblent sortis d’un film des années&nbsp;1950&nbsp;ou d’un roman d’Agatha Christie. On s’étonne, on s’amuse.&nbsp;</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Rose à la mer </em>de <strong>Thierry Froger</strong><br><a href="https://actes-sud.fr/">Actes Sud </a>- 21 €<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Paru en avril</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/itineraires-insulaires/">Itinéraires insulaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/itineraires-insulaires/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131641</post-id>	</item>
		<item>
		<title>63 ans après 62</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/63-ans-apres-62/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=63-ans-apres-62</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/63-ans-apres-62/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 09:35:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marin Fouqué  Samira Negrouche]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131636</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ils prennent tous les risques que peuvent prendre les mots, l’écriture. Celui de&#160;la poésie qui raconte un peu, éblouit beaucoup, suggère, laisse dans l’ombre le récit, les références. Celui, aussi, de ne&#160;pas dire qui&#160;parle, elle ou lui, la poète algérienne ou le romancier français,&#160;parsemant&#160;leurs&#160;chapitres non numérotés&#160;de quelques&#160;indices qui orientent&#160;le lecteur,&#160;mais laissent flotter une indécision&#160;volontaire&#160;: ils&#160;parlent [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/63-ans-apres-62/">63 ans après 62</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ils prennent tous les risques que peuvent prendre les mots, l’écriture. Celui de&nbsp;la poésie qui raconte un peu, éblouit beaucoup, suggère, laisse dans l’ombre le récit, les références. Celui, aussi, de ne&nbsp;pas dire qui&nbsp;parle, elle ou lui, la poète algérienne ou le romancier français,&nbsp;parsemant&nbsp;leurs&nbsp;chapitres non numérotés&nbsp;de quelques&nbsp;indices qui orientent&nbsp;le lecteur,&nbsp;mais laissent flotter une indécision&nbsp;volontaire&nbsp;: ils&nbsp;parlent la&nbsp;même langue,&nbsp;sur&nbsp;le même rythme,&nbsp;avec&nbsp;des mots et des&nbsp;styles&nbsp;dissemblables,&nbsp;mais qui s’imitent et&nbsp;se répondent.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="341" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/samira_negrouche-1.jpeg?resize=300%2C341&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131639" style="width:291px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/samira_negrouche-1.jpeg?w=300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/samira_negrouche-1.jpeg?resize=264%2C300&amp;ssl=1 264w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/samira_negrouche-1.jpeg?resize=150%2C171&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption">Samir Negrouche</figcaption></figure>
</div>


<p>Ils mêlent aussi leur récit commun de citations et de commentaires. En particulier de Jean Sénac, militant anticolonialiste qui a signé ses œuvres Yahia El Ouahrani à partir de l’Indépendance algérienne et est mort assassiné en 1973. Un meurtre jamais élucidé, au couteau, qui évoque celui de l’Arabe – sans nom – de <em>L’Etranger</em>. </p>



<p>Camus,&nbsp;Sénac,&nbsp;Kateb Yacine,&nbsp;mais aussi les&nbsp;moudjahidates&nbsp;(Zohra, Louisette, Djamila) traversent le texte tissé à deux comme fil de trame et fil de chaine se croisent sans se confondre, formant un assemblage solide, en français, langue commune,&nbsp;conquise et&nbsp;travailléepour toucher juste.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«<em> La guerre est ce qui arrive quand la langue échoue </em>»</mark></strong></h3>



<p>Citant Margaret Atwood, les deux écrivains tentent ainsi non de dialoguer,&nbsp;mais&nbsp;d’éradiquer les non dits.<em>&nbsp;</em>Lui parle du&nbsp;racisme,&nbsp;celui&nbsp;de&nbsp;son plat pays d’enfance,&nbsp;la&nbsp;Seine-et-Marne, où l’Arabe était un voisin méconnu et rejeté.&nbsp;De la guerre, du&nbsp;8 mai 1945, en France&nbsp;et à Sétif.&nbsp;</p>



<p>Elle évoque&nbsp;la décennie noire,&nbsp;l’échec&nbsp;démocratique, la langue amputée, les langues amputées de l’Algérie.&nbsp;</p>



<p>Tous deux&nbsp;descendent&nbsp;la&nbsp;<em>Pente raide&nbsp;</em>l’un vers l’autre,&nbsp;vers le rivage et la plage, les mouettes,un couteau à la main,&nbsp;la colère rentrée qui sourd encore, le&nbsp;silence&nbsp;tendu à se&nbsp;rompre, l’éblouissement&nbsp;de Meursault comme une excuse au meurtre.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="870" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=696%2C870&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131638" style="width:223px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=819%2C1024&amp;ssl=1 819w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=768%2C960&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=150%2C188&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=300%2C375&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=696%2C870&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?resize=336%2C420&amp;ssl=1 336w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Marin-Fouque%C2%A9Safia-Bahmed-Schwartz.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Marin Fouqué</strong></figcaption></figure>
</div>


<p>Chacun reconnaît&nbsp;sa méconnaissance&nbsp;partielle de l’histoire commune de l’Algérie et de la France&nbsp;après l’Indépendance, sur l’autre rive.&nbsp;Le brouillard&nbsp;s’éclaircit peu&nbsp;à peu, au fil de la pente raide qui les mène l’un vers l’autre.&nbsp;Lui évoque son grand père qui a «&nbsp;fait l’Algérie&nbsp;» et n’est jamais sorti du silence.&nbsp;Elle&nbsp;contemple&nbsp;Cézanne, ses pommes et sa Sainte&nbsp;Victoire, les pentes&nbsp;d’Aix-en-Provence&nbsp;et son&nbsp;Centre de documentation historique sur l’Algérie&nbsp;(CDHA)qui&nbsp;expose&nbsp;une Algérie disparue. Celle des rapatriés, que les petits arabes du Jas de&nbsp;Bouffanne reconnaîtront&nbsp;pas.&nbsp;</p>



<p>Vivre ensemble nécessite d’affronter les mensonges, d’avancer pied à pied. D’écrire, de parler, d’écouter l’autre,&nbsp;et&nbsp;de refuser l’échec de la langue. &nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Pente raide</em>, de<em> </em><strong>Marin Fouqué et Samira Negrouche</strong><em> <br></em><a href="https://actes-sud.fr/">Actes Sud </a>– 16 €<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parution le 3 septembre</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/63-ans-apres-62/">63 ans après 62</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/63-ans-apres-62/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131636</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Noire Angleterre</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/noire-angleterre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=noire-angleterre</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/noire-angleterre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 09:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Anders Lustgarten]]></category>
		<category><![CDATA[Anders Lustgarten]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131625</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un événement On connaît peu Anders Lustgarten en France, dramaturge multiprimé en Angleterre, auteur de Lampedusa. Trois enterrements est son premier roman. Il se lit comme un polar, très noir, mais semble ne rien inventer. Ses péripéties, atroces et tragiques, prennent naissance dans les tourments de nos sociétés capitalistes malades, dans le réel de ceux qui tentent la traversée de Calais vers Londres, de ceux qui vivent clandestinement en Angleterre, et des Noirs anglais qui [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/noire-angleterre/">Noire Angleterre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un événement</mark></strong></h3>



<p>On connaît peu Anders Lustgarten en France, dramaturge multiprimé en Angleterre, auteur de <em>Lampedusa</em>. <em>Trois enterrements</em> est son premier roman. Il se lit comme un polar, très noir, mais semble ne rien inventer. Ses péripéties, atroces et tragiques, prennent naissance dans les tourments de nos sociétés capitalistes malades, dans le réel de ceux qui tentent la traversée de Calais vers Londres, de ceux qui vivent clandestinement en Angleterre, et des Noirs anglais qui subissent un racisme installé et violent, jusqu’au crime, au suicide. </p>



<p>En France, depuis le Brexit, on a un peu oublié&nbsp;l’Angleterre, notre sœur ennemie. Notre&nbsp;alliée, si proche,&nbsp;que&nbsp;son&nbsp;histoire était un peu&nbsp;la&nbsp;nôtre, jusqu’à ce qu’elle se détache de l’Europe.&nbsp;La violence de&nbsp;<em>Trois enterrements</em>&nbsp;nous&nbsp;projette dans une société&nbsp;anglaise (dystopique&nbsp;?)&nbsp;qui n’est pas (encore&nbsp;?) tout à fait la nôtre, et dans laquelle des officiers de police néonazis&nbsp;organisent&nbsp;des meurtres de migrants&nbsp;en mer, et des tabassages en règles de demandeurs d’asile.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Road movie vers l’émeute</mark></strong></h3>



<p>Andres&nbsp;Lustgarten&nbsp;n’épargne au lecteur ni&nbsp;les dangers de la traversée de la Manche, ni les violences subies durant le parcours, ni l’horreur des camps de rétention anglais, ni le racisme insupportablement ordinaire des profs, des flics, des surveillants, des infirmiers.&nbsp;Mais il écrit aussi&nbsp;un road&nbsp;movie&nbsp;féministe&nbsp;en référence explicite à&nbsp;<em>Thelma et</em><em>&nbsp;</em><em>Louise&nbsp;</em>;&nbsp;très drôle&nbsp;par moments,&nbsp;avec&nbsp;ses accumulations macabres et sa férocité, et d’une liberté&nbsp;revigorante.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="320" height="214" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Lustgarten_Anders_c_D.R.jpeg?resize=320%2C214&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131630" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Lustgarten_Anders_c_D.R.jpeg?w=320&amp;ssl=1 320w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Lustgarten_Anders_c_D.R.jpeg?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Lustgarten_Anders_c_D.R.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Percutant&nbsp;dans ses analyses sociales anticapitalistes,&nbsp;postcovid&nbsp;et&nbsp;décoloniales, mais aussi dans sa description, fulgurante, des difficultés relationnelles entre parents et ados, et du rapport ambigu des adultes à leur propre jeunesse.&nbsp;</p>



<p>Chaque partie est construite comme un acte, et chaque chapitre&nbsp;comme une scène où se succèdent les&nbsp;points de vue des divers personnages qui traversent l’histoire&nbsp;: Omar et Abdi Bile&nbsp;les migrants,&nbsp;Barrat et&nbsp;Jakubiak&nbsp;les policiers, Michaël le légiste et Cherry l’infirmière, Robert et Danielle, Asha et Marwa, d’autres protagonistes&nbsp;de passage.&nbsp;De Cherry l’héroïne à&nbsp;Radka&nbsp;quittée trop vite, chacun d’entre eux est passionnant, épais comme un personnage de théâtre,&nbsp;rendu de l’intérieur de sa conscience&nbsp;ou de l’extérieur de ses actes,&nbsp;rencontré et&nbsp;quittéau long d’une route qui se finira par une&nbsp;émeute,&nbsp;révolte générale des racisés&nbsp;et des opprimés. Et une fuite&nbsp;ouverte&nbsp;des femmes&nbsp;vers un&nbsp;avenir&nbsp;possible&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL<a></a></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Trois enterrements</em>, de<em> </em><strong>Anders Lustgarten <br></strong>Traduit de l’anglais par Claro<br><a href="https://actes-sud.fr/">Actes Sud</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parution le 3 septembre</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/noire-angleterre/">Noire Angleterre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/noire-angleterre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131625</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Coller contre les féminicides </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/coller-contre-les-feminicides/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=coller-contre-les-feminicides</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/coller-contre-les-feminicides/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:10:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Rousset]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Paola Guzzo]]></category>
		<category><![CDATA[Romane Pellen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131517</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis septembre 2019, dans les rues de Marseille puis de France et d’ailleurs, se multiplient les collages de messages en lettres noires majuscules, une par page blanche A4. Ils scandent de courts slogans percutants,&#160;«&#160;Aimer n’est pas tuer&#160;», ou décrivent en détails l’assassinat de femmes par leur compagnon ou leur ex. Leur but&#160;: déranger, rendre public, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/coller-contre-les-feminicides/">Coller contre les féminicides </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis septembre 2019, dans les rues de Marseille puis de France et d’ailleurs, se multiplient les collages de messages en lettres noires majuscules, une par page blanche A4. Ils scandent de courts slogans percutants,&nbsp;«<em>&nbsp;Aimer n’est pas tuer&nbsp;</em>», ou décrivent en détails l’assassinat de femmes par leur compagnon ou leur ex. Leur but&nbsp;: déranger, rendre public, forcer les passants à se rendre compte de la fréquence et violence des féminicides, et à se poser la question de leur propre vécu, de leur responsabilité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="400" height="400" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/ClwIUo5V_400x400.jpeg?resize=400%2C400&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131519" style="width:238px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/ClwIUo5V_400x400.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/ClwIUo5V_400x400.jpeg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/ClwIUo5V_400x400.jpeg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-ad2f72ca wp-block-group-is-layout-flex">
<p>Ils sont devenus si familiers qu’il semblerait que les murs ont décidé eux-mêmes de se parer de ces cris de révolte. Il n’en est rien. <em>Nous sommes la voix de celles qui n’en ont plus </em>retrace l’enquête des journalistes <strong><a href="https://www.instagram.com/paola_gzzo/">Paola Guzzo</a> </strong>et <strong>Romane Pellen</strong> sur ces collages, en un ingénieux roman graphique sans couleurs ni « <em>rien de superflu </em>» dessiné d’un trait sûr et efficace par <a href="https://www.cecilerousset.com/"><strong>Cécile Rousset</strong>.</a></p>
</div>



<p>Prenant appui sur leur propre expérience au sein du mouvement et sur divers entretiens de&nbsp;militant·e·s&nbsp;et spécialistes académiques, elles racontent l’initiative de la Marseillaise Marguerite Stern. Comment elle a réinventé ce procédé d’affichage pas si nouveau que ça, sa montée à Paris, la lutte qui devient collective… et la révélation de ses opinions transphobes. L’ex-femen,&nbsp;devenue proche des milieux d’extrême droite, a été exclue du mouvement qu’elle avait créé.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les débats du féminisme</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="866" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?resize=696%2C866&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131521" style="width:209px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?w=709&amp;ssl=1 709w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?resize=241%2C300&amp;ssl=1 241w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?resize=150%2C187&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?resize=300%2C373&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?resize=696%2C866&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/cecile-rousset-1.jpeg?resize=338%2C420&amp;ssl=1 338w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
</div>


<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-ad2f72ca wp-block-group-is-layout-flex">
<p>Mais l’essaimage de groupes de&nbsp;colleureuses&nbsp;ne s’est pas ralenti, incluant les luttes contre d’autres violences, homophobes, transphobes ou racistes, travaillant parfois en mixité, en particulier avec des pères de victimes, incluant plusieurs générations. Le livre documentaire, dense, explique clairement&nbsp;les concepts et débats internes à un mouvement féministe bouillonnant et pluri-générationnel, comment l’exclusion des hommes cisgenres&nbsp;des actions de collages questionne, pourquoi remplacer le terme «&nbsp;colleuses&nbsp;» par celui de&nbsp;«&nbsp;colleureuses&nbsp;». Il replace l’historique de ces collages dans l’histoire globale du féminisme dans l’optique d’initier un public extérieur à la lutte telle qu’elle se conçoit aujourd’hui, avec toutes ses nuances et son vocabulaire.</p>
</div>



<p>Les&nbsp;autrices exposent&nbsp;aussi l’hypocrisie d’un&nbsp;État&nbsp;qui arrête les&nbsp;militant·e·s&nbsp;et arrache leurs collages la nuit, mais les invite au Grenelle contre les violences conjugales. Elles parlent de l’importance de nommer les femmes tuées, de dire les chiffres réels, de sensibiliser et dénoncer. 94 femmes ont été assassinées par leur compagnon ou leur ex en France en 2024. Il n’est pas question de s’en accommoder.​</p>



<p>GABRIELLE SAUVIAT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nous sommes la voix de celles qui n’en ont plus</em>,<em> </em><strong>Paola Guzzo</strong> et <strong>Cécile Rousset</strong><em><br></em><a href="https://actes-sud.fr/">Actes Sud</a> - 24,90€<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parution le 27 août</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/coller-contre-les-feminicides/">Coller contre les féminicides </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/coller-contre-les-feminicides/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131517</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Lignes de fuite</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/lignes-de-fuite-3/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lignes-de-fuite-3</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/lignes-de-fuite-3/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 09:05:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Khosraw Mani]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131486</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui pourrait davantage aspirer à la liberté que le fils, bâtard, d’un mollah violent dans un village afghan terrorisé par les talibans&#160;? Après un prologue qui informe de son départ&#160;définitif&#160;vers Kaboul, la première partie du roman, écrite à la troisième personne, décrit&#160;sa vie d’adolescent au village&#160;:&#160;la terreur exercée par les talibans et par le mollah [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lignes-de-fuite-3/">Lignes de fuite</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Qui pourrait davantage aspirer à la liberté que le fils, bâtard, d’un mollah violent dans un village afghan terrorisé par les talibans&nbsp;? Après un prologue qui informe de son départ&nbsp;définitif&nbsp;vers Kaboul, la première partie du roman, écrite à la troisième personne, décrit&nbsp;sa vie d’adolescent au village&nbsp;:&nbsp;la terreur exercée par les talibans et par le mollah qui le maltraite, son éveil à la vie, le lien au monde qu’il construit&nbsp;grâce à sa radio, à son mentor l’ingénieur,&nbsp;à quelques livres, à&nbsp;la sexualité.&nbsp;</p>



<p>La peur, la mort, la merde et leurs odeurs, la violence sont omniprésentes, la dissimulation aussi, le mensonge, les non-dits, de l’homosexualité de son seul ami à sa propre bâtardise.&nbsp;Avec virtuosité, l’auteur&nbsp;suggère ce dont le personnage prend peu à peu conscience, laissant les faits se dévoiler&nbsp;d’eux-mêmes, mêlant&nbsp;courts&nbsp;dialogues, points de vue interne et externe, éblouissement et brouillard. Le contexte historique est présent et discret, entre soldats russes et moudjahidines puis domination des talibans, jusqu’aux attentats du 11-Septembre et aux bombardements américains de 2001. Qui entrainent&nbsp;la libération de&nbsp;Kaboul&nbsp;et&nbsp;ouvrent&nbsp;aussi la possibilité de sa fuite vers la&nbsp;capitale.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ivresse, exil et culpabilité</mark></strong></h3>



<p>La deuxième partie du roman, écrite à la première personne, diffère sensiblement.&nbsp;Il décrit une errance dans&nbsp;de longs flots de mots qui libèrent, disent franchement&nbsp;le&nbsp;refus de la religion et de l’emprise des pères. Avec deux comparses, deux fiers voyous, le jeune homme goûte&nbsp;à&nbsp;la jouissance. Constamment&nbsp;saoul, couchant avec des putes qu’il affectionne, jouant, volant, il reste tourmenté pourtant par ceux, et celle, qu’il a laissés derrière&nbsp;lui. Conscient de ses fautes et de sa responsabilité. Jusqu’à son nouveau départ,&nbsp;loin de Kaboul et de l’Afghanistan, dernier chapitre&nbsp;écrit dans un parallélisme&nbsp;étroit&nbsp;avec le prologue.</p>



<p>Roman d’apprentissage qui se réfère explicitement à Don&nbsp;Quichotte,&nbsp;Petchorine&nbsp;et&nbsp;Huckleberry&nbsp;Finn,&nbsp;<em>Rattraper l’horizon</em>&nbsp;est à la fois très afghan et très universel. Il dit, quatre ans après la nouvelle chute de Kaboul, l’échec d’une génération qui s’est enivrée mais n’a pas su construire un avenir politique, ni&nbsp;protéger les femmes, les homosexuels, les intellectuels.&nbsp;Khosraw&nbsp;Mani y raconte à la fois l’histoire de son père, qui a fui son&nbsp;village, et la sienne, exilé à Paris, fuyant Kaboul en 2013 et y laissant jusqu’à sa langue. Il écrit désormais&nbsp;dans une autre, étrangère, tout en gardant à l’évidence des rythmes poétiques persans. A-t-il rattrapé l’horizon&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Rattraper l’horizon</em>, de<em> </em><strong>Khosraw Mani</strong><br><a href="https://actes-sud.fr/">Actes Sud</a><br>Paru <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 20 août</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lignes-de-fuite-3/">Lignes de fuite</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/lignes-de-fuite-3/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131486</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le dessin envahit Arles</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/le-dessin-envahit-arles/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-dessin-envahit-arles</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/le-dessin-envahit-arles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 08:44:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Arles]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation van Gogh Arles]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Pajak]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Jacques Sempé]]></category>
		<category><![CDATA[Luma Arles]]></category>
		<category><![CDATA[Museon Arlaten]]></category>
		<category><![CDATA[Palais de l’Archevêché]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Tomi Ungerer]]></category>
		<category><![CDATA[Vera Michalski]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=129274</guid>

					<description><![CDATA[<p>Confirmation (s’il le fallait) du retour en force du dessin depuis quelques années, le Festival du Dessin a été créé à Arles au printemps 2023 à l’initiative de Vera Michalski (Présidente du groupe éditorial Libella, fondatrice de la Fondation Jan Michalski) et de Frédéric Pajak (écrivain, dessinateur, directeur de la maison d’édition Les Cahiers dessinés). Son ambition est d’exposer toutes les facettes de la discipline : le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-dessin-envahit-arles/">Le dessin envahit Arles</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Confirmation (s’il le fallait) du retour en force du dessin depuis quelques années, le <em><a href="https://www.festivaldudessin.fr/fr/">Festival du Dessin</a></em> a été créé à Arles au printemps 2023 à l’initiative de Vera Michalski (Présidente du groupe éditorial Libella, fondatrice de la <a href="https://fondation-janmichalski.com/fr/fondation">Fondation Jan Michalski</a>) et de Frédéric Pajak (écrivain, dessinateur, directeur de la maison d’édition Les Cahiers dessinés). Son ambition est d’exposer toutes les facettes de la discipline : le dessin d’art, le dessin d’humour et de presse, le dessin d’art brut, etc&#8230; Le tout exposé dans une dizaine de lieux emblématiques d’Arles tels que le Palais de l’Archevêché, le musée Réattu, l’église des Trinitaires, l’Espace van Gogh, la Fondation van Gogh Arles, Luma Arles, <a href="https://www.actes-sud.fr">Actes Sud</a> – La Croisière. Contribuantà l’ambition de la municipalité de conforter Arles comme « capitale de l’image ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Folon à l’honneur</mark></strong></h3>



<p>Après l’hommage à Jean-Jacques Sempé lors de la première édition et à Tomi Ungerer pour la seconde, l’édition 2025 met en haut de l’affiche l’artiste belge Jean-Michel Folon (1934 &#8211; 2005) : une centaine de ses dessins, encres et aquarelles seront exposés au <a href="https://www.museonarlaten.fr">Museon Arlaten.</a>Ses dessins d’illustration les plus connus se caractérisent par de larges dégradés à l&rsquo;aquarelle et des personnages au contour schématique, évoluant dans de vastes paysages dénudés ou dans des espaces urbains oppressants et énigmatiques. Il est connu par ailleurs pour ses génériques animés, notamment pour l&rsquo;émission littéraire Italiques ou Le Grand Échiquier de Jacques Chancel.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="877" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=696%2C877&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129278" style="width:308px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=813%2C1024&amp;ssl=1 813w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=238%2C300&amp;ssl=1 238w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=768%2C968&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=150%2C189&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=300%2C378&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=696%2C877&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?resize=333%2C420&amp;ssl=1 333w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/5-Jean-Moulin.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean Moulin. La dame au chien. Vers<br>1928. Encre de Chine sur papier<br>Canson blanc. Collection des Musées de<br>la Ville de Béziers</figcaption></figure>
</div>


<p>Autour de l’hommage qui lui est rendu, les dessins d’une quarantaine d’artistes donneront lieu à une quarantaine d’expositions, parmi lesquels Jean-Baptiste Camille Corot, Nadia Léger, Annette Messager, Alan Vega, Bram van Velde, Ossip Zadkine. À noter, ceux de Jean Moulin, dessins politiques et d’humour, exposés au <a href="http://www.museereattu.arles.fr">Musée Réattu</a>, un aspect à ce jour méconnu de l’activité de ce grand nom de l’histoire nationale. Par ailleurs, des débats, des rencontres, des visites guidées, des ateliers, des projections de films et des concerts ponctueront cette édition sur toute sa durée.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival du dessin</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 avril au 11 mai<br></mark>Divers lieux, Arles</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/">Arts Visuels ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-dessin-envahit-arles/">Le dessin envahit Arles</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/le-dessin-envahit-arles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">129274</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Couper la parole </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/couper-la-parole/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=couper-la-parole</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/couper-la-parole/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florence Lethurgez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:45:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Mathot]]></category>
		<category><![CDATA[La Saison du silence]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=128131</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le petit bourg montagnard de C., isolé du reste du monde pendant l’hiver, les habitants ne reçoivent pas de nom propre, mais une «&#160;appellation&#160;» définissant leur «&#160;occupation&#160;»&#160;: Passeur, Aventurier, Écrivain, Fossoyeur, etc. L’individu n’est identifié que par rapport à sa contribution au Tout. L’organisation de la société repose sur la Destitution, quand un plus [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/couper-la-parole/">Couper la parole </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le petit bourg montagnard de C., isolé du reste du monde pendant l’hiver, les habitants ne reçoivent pas de nom propre, mais une «&nbsp;appellation&nbsp;» définissant leur «&nbsp;occupation&nbsp;»&nbsp;: Passeur, Aventurier, Écrivain, Fossoyeur, etc. L’individu n’est identifié que par rapport à sa contribution au Tout. L’organisation de la société repose sur la Destitution, quand un plus jeune met au défi un plus ancien, afin de le remplacer, sous la forme d’un combat à mort.&nbsp;</p>



<p>Dans cet univers clos, la question de la survie n’est jamais loin, et les individus, en mal de sens et de lien, sont à la fois équivalents et étrangers les uns aux autres, ainsi qu’à eux-mêmes. Or, des vestiges d’un Ancien Langage, attestent d’un passé lointain où les individus recevaient un nom, communiquaient entre eux et dans lequel la Destitution n’existait pas. Un mystérieux personnage, informé de la lettre et de l’esprit de ce langage, revient à C., après trente ans d’absence. Quel sera le sens de ce retour&nbsp;? De quoi témoignera-il&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un récit à deux vitesses</mark></strong></p>



<p>Le propos du roman reflète les préoccupations de l’autrice, diplômée en langues romanes et en sciences politiques, mais sous la forme d’un récit haletant et immersif. La prose est subtilement rythmée, l’écriture se faisant source d’énergie, puisant peut-être dans celle de l’Ancien Langage… Un rythme rapide et précis rend compte des interactions les plus directes entre les personnages et leur milieu de vie, la poésie surgissant d’une description sensorielle de la nature, la crudité d’une description anatomique et concrète des corps.&nbsp;</p>



<p>Un rythme lent leste les mots du poids de la tradition, celle d’une société qui n’avance pas, soumise à la seule rotation des Destitutions. Il traduit l’errance intérieure de personnages en quête de sens et de conscience. Ce rythme lent traduit également la naissance et la persistance du sentiment amoureux, éprouvé intensément, qui peut-être plus que l’Ancien Langage, est la véritable clé… mais le saura-t-on&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>FLORENCE LETHURGEZ</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Saison du silence</em>, <strong>Claire Mathot</strong><br><a href="https://www.actes-sud.fr/la-saison-du-silence">Actes Sud</a> – 18 €<br>Paru le 2 janvier</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/couper-la-parole/">Couper la parole </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/couper-la-parole/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">128131</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
