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	<title>Archives des Actoral - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Actoral - Journal Zebuline</title>
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		<title>Sarah Sommers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 09:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Invitée par actoral, la musicienne et performeuse Sarah Sommers est une artiste basée à Berlin qui développe une pratique centrée sur les musiques électroniques, dans une approche qui privilégie l’immédiateté du geste et la physicalité du son. L’artiste conçoit ses sets comme des expériences immersives, où la dimension sonore dialogue avec une présence scénique affirmée. [&#8230;]</p>
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<p>Invitée par <em>actoral</em>, la musicienne et performeuse Sarah Sommers est une artiste basée à Berlin qui développe une pratique centrée sur les musiques électroniques, dans une approche qui privilégie l’immédiateté du geste et la physicalité du son.</p>



<p>L’artiste conçoit ses sets comme des expériences immersives, où la dimension sonore dialogue avec une présence scénique affirmée. Son travail s’inscrit dans une tradition de live électronique qui se distingue du DJ set par la production en temps réel de la musique, ouvrant à des variations, des accidents et une part d’imprévisible. Entre textures techno, rythmiques dansantes et paysages sonores plus abstraits, Sarah Sommers propose une traversée sensorielle qui engage autant le corps que l’écoute. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 avril<br></mark><br><a href="https://yeswecamp.org/lieu/la-comerie/" type="link" id="https://yeswecamp.org/lieu/la-comerie/">La Cômerie</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Une nouvelle page pour actoral </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 13:11:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Montévidéo à la rue d’Aubagne&#160;: l’association actoral, qui organise le festival du même nom, a de nouveau un toit. Elle annonce avoir fait «&#160;l’acquisition il y a quelques semaines&#160;» de l’ancien Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne. Un espace de 350 m2, en plein centre ville, qui «&#160;comprend une salle de spectacle, des loges [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>De Montévidéo à la rue d’Aubagne&nbsp;: l’association <a href="https://www.actoral.org">actoral,</a> qui organise le festival du même nom, a de nouveau un toit. Elle annonce avoir fait «&nbsp;<em>l’acquisition il y a quelques semaines&nbsp;</em>» de l’ancien Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne. Un espace de 350 m<sup>2</sup>, en plein centre ville, qui «&nbsp;<em>comprend une salle de spectacle, des loges et un espace de convivialité</em>&nbsp;», se félicite l’association. &nbsp;</p>



<p>Début 2024, elle s’était vu contrainte par la justice et son propriétaire de quitter son espace de Montévidéo, qu’elle occupait depuis 24 ans, et s’était réfugiée au couvent de La Cômerie – un lieu non approprié pour ses activités d’accueil et de diffusion – qui est désormais géré par l’<a href="https://yeswecamp.org/lieu/la-comerie/">association Yes We Camp</a>.&nbsp;</p>



<p>C’est finalement rue d’Aubagne, dans l’ancien Daki Ling, qu’actoral va s’installer, « <em>encouragée</em> » par ses partenaires institutionnels et « <em>grâce à un emprunt bancaire conséquent</em> ». L’association entend y « <em>construire un espace ouvert et libre, un lieu de vie et de création pérenne</em> […] <em>entre programmation annuelle, accueil et accompagnement d’artistes, temps fort autour du festival actoral et lieu de répétitions pour <a href="https://www.diphtong.com">Diphtong Cie</a></em> [la compagnie d’Hubert Colas, directeur d’actoral] ».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un appel aux dons</mark></strong></p>



<p>Pour s’y installer, actoral doit encore effectuer quelques travaux&nbsp;: remise aux normes du système électrique, remplacement des fenêtres et portes abîmées, installation de matériel technique récent, remise en état de l’espace d’accueil. Pour cela, elle lance une campagne d’appel aux dons, pour réunir 20 000 euros d’ici la fin du mois de janvier, avant d’inaugurer ce nouveau lieu en septembre 2026, à l’occasion de la prochaine édition du festival <em>actoral</em>.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>actoral : Des mouvements imperceptibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout d’abord attirée par la philosophie et la poésie, Nacera Belaza s’est intéressée à l’écriture du corps. Constatant que la danse classique dirige les corps vers le haut, elle oriente ses recherches vers la pesanteur,le sol. Plutôt que la vitesse, l’accélération, elle choisit le ralentissement. En même temps, elle privilégie l’obscurité, la pénombre. Elle a [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tout d’abord attirée par la philosophie et la poésie, Nacera Belaza s’est intéressée à l’écriture du corps. Constatant que la danse classique dirige les corps vers le haut, elle oriente ses recherches vers la pesanteur,le sol. Plutôt que la vitesse, l’accélération, elle choisit le ralentissement. En même temps, elle privilégie l’obscurité, la pénombre. Elle a ainsi construit un style, une manière, reconnaissable, et imitée.&nbsp;</p>



<p>Pour la performance <em>L’écho</em>, Nacera Belaza s’est associée avec la comédienne <strong>Valérie Dréville</strong>, comédienne exceptionnelle, star du théâtre. On pouvait s’attendre à ce que sa voix surgissedans le spectacle, s’associant au geste. Il n’en fût rien.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’obscurité comme décor</mark></strong></p>



<p>Le plateau est nu, baigné dans un nuage de fumée&nbsp;; un faible projecteur l’éclaire en douche. Il faut que l’œil s’habitue à la pénombre pour voir apparaître une silhouette noire qui esquisse des frémissements. Peu à peu les bras s’élèvent, les genoux plieront aussi. Une bande son occupe l’espace sonore avec parfois des chants d’oiseaux, de voix. Un éclair lumineux plus intense permet d’éclairer rapidement les cheveux et les mains… Pour le salut, les deux interprètes apparaissent vêtues de noir, <em>écho</em> l’une de l’autre&nbsp;: on ne s’était pas rendu compte de leurs permutations.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’écho </em>s’est donné à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>  le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 septembre</mark> et le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> octobre</mark> dans le cadre d'<em><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=actoral&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">actoral</a></em></pre>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"> <em>On y était </em>ici </a></p>
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		<title>actoral : Improvisation en état altéré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:15:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La performance When the Calabash Breaks est née de la rencontre entre Tiran Willemse et Melika Ngombe Kolongo, alias Nkisi. Le chorégraphe sud-africain et la compositrice et productrice belgo-congolaise créent ensemble un espace de transe musicale cathartique, ou l’état altéré devient matière à improvisation entre le danseur et la musicienne.&#160; Le petit plateau de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>La performance <em>When the Calabash Breaks</em> est née de la rencontre entre Tiran Willemse et Melika Ngombe Kolongo, alias Nkisi. Le chorégraphe sud-africain et la compositrice et productrice belgo-congolaise créent ensemble un espace de transe musicale cathartique, ou l’état altéré devient matière à improvisation entre le danseur et la musicienne.&nbsp;</p>



<p>Le petit plateau de la Friche est enfumé, quelques spots lumineux dirigés au plafond, comme des torches enflammées, sont disséminés dans l&rsquo;espace, et les instruments de Melika Ngombe Kolongo au centre de la scène. Tiran Willemse, en sweat à capuche noir, est au sol à coté d’elle. Le petit plateau a des airs de fosse de rave techno : des balcons vides où la fumée s’élève au-dessus des perfomeureuses et jusqu’au plafond. La scénographie efficace oscille entre deux âges, rend hommage aux espaces rituels ancestraux et aux expériences de transes contemporaines.&nbsp;</p>



<p>Tiran Willemse, sur les premiers beats se lève, pousse un cri dans le micro, se rassoit et recommence. L’intensité monte et lui gagne en énergie, il enchaîne les allers retours du mur du fond à la batterie centrale, saute, frappe le mur et danse, s’arrête, souffle, et recommence. Il entre et sort de transes auto induites accompagnées par Nkisi qui le regarde attentivement et improvise en fonction entre percussions classiques et électroniques.&nbsp;</p>



<p>Le danseur prend l’espace, investit celui du public, sort de scène pour explorer le fond du plateau, saute sur les enceintes et frappe les murs, s’entrecoupe de danses de folie solitaire qui manifestent des présences fantômes. Ici, <em>When the calabash breaks</em>, («&nbsp;Quand la calebasse se brise&nbsp;»)&nbsp;s’émancipe, exprime une colère cathartique qui se métamorphose en résistance collective et secoue le public autant qu&rsquo;elle le convie.&nbsp;</p>



<p>Nemo Turbant</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>When the calabash breaks</em> a été joué à <a href="https://www.lafriche.org">la Friche</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 octobre</mark> dans le cadre d'<em><a href="https://www.actoral.org">actoral</a></em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>actoral : L’éclat des bâtards</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:07:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Éloge des bâtards est un de ses romans les plus graves, au sens musical du terme, d’Olivia Rosenthal. Il donne la parole aux abandonnés, aux cabossés issus d’unions non identifiées, de pères de passage, de mères désastreuses. Il dévoile leur force, leur capacité d’invention, d’obstination, à chercher, à comprendre, à rappeler, à réparer, à faire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Éloge des bâtard</em>s est un de ses romans les plus graves, au sens musical du terme, d’Olivia Rosenthal. Il donne la parole aux abandonnés, aux cabossés issus d’unions non identifiées, de pères de passage, de mères désastreuses. Il dévoile leur force, leur capacité d’invention, d’obstination, à chercher, à comprendre, à rappeler, à réparer, à faire groupe. A défaut de famille, mais aussi avec une capacité de résistance politique que les autres n’ont pas&nbsp;: luttant contre un urbanisme qui a détruit une passerelle reliat leurs cités à la ville et détruisant leur quartier.</p>



<p>Construit sur un principe de couple entonné par chaque bâtard du groupe, et de refrain commun sur leur lutte, le roman se prête à une mise en lecture musicale, d’autant qu’Olivia Rosenthal performe son œuvre avec rigueur et rugosité,et parvient à en éclairer les aspérités, à faire sonner les rythmes et les consonnes sans jamais surjouer les sens.</p>



<p> Mais <em>L’Archipel des bâtards</em>, porté par le GMEM et <em>actoral</em>, va au-delà de la lecture musicale : les lumières aussi accompagnent la danse des mots et un véritable dialogue, construit, écrit, s’installe s’installe avec Eryck Abecassis à la guitare. Sa musique aussi s’abâtardit de répertoires métissés, de chansons populaires, de samples pas nets, de sons saturés, de subtils larsens qui s’immiscent dans les mots. Ensemble ils font groupe, construisant un pont, comme s’ils recontruisaient cette passerelle vitale de ceux qui reconstruisent les voies effacées.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Archipel des bâtards</em> a été joué au Module du <a href="https://gmem.org">GMEM</a> le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 4 octobre</mark> dans le cadre d'<em><a href="https://www.actoral.org">actoral</a></em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici </a></p>
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		<title>actoral : Intimité fasciste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:01:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un intellectuel marxiste allemand, elle est son élève, sa cadette de plus de 30 ans, ils ont ensemble 3 enfants. Assez banal pour être vrai, sauf qu’elle est devenue raciste, d’extrême droite, appelant à la violence et attisant les peurs par un discours qui culpabilise la gauche.&#160; Ce pitch est celui de Three [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est un intellectuel marxiste allemand, elle est son élève, sa cadette de plus de 30 ans, ils ont ensemble 3 enfants. Assez banal pour être vrai, sauf qu’elle est devenue raciste, d’extrême droite, appelant à la violence et attisant les peurs par un discours qui culpabilise la gauche.&nbsp;</p>



<p>Ce pitch est celui de<em> Three times Left is Right</em>, il est aussi une histoire vraie, jouée par deux acteurs exceptionnels à nu (au sens propre au début) <strong>Josse De Pauw</strong> et <strong>Kristien De Proost</strong>. Deux acteurs flamands qui parlent en anglais pour figurer un couple allemand vivant en Autriche, mais aussi un couple à la ville qui ressemble beaucoup aux personnages qu’il incarne -il a d’ailleurs été choisi pour cela par Julian Hetzel. Sauf qu’ils n’ont que 20 ans d’écart et qu’elle n’est pas fasciste. Elle se plaint d’ailleurs que son rôle est le plus difficile à jouer parce qu’il est plus loin d’elle, même si elle semble y prendre un plaisir certain, et triompher à la fin de son mari pusillanime, après une scène hallucinante de sexe cannibale. </p>



<p>Bref, <em>Three Times Left is Right</em> est sacrément troublant. Il s’attache à ce non dit qui traverse nos corps électoraux&nbsp;: comment passe-t-on d’une gauche convaincue, d’un socialisme raisonné, à une extrême droite violente et irrationnelle&nbsp;? Par amour, par empathie, par peur de l’autre, par goût du sang&nbsp;? Si elle y est venue par haine de l’étranger, lui semble céder peu à peu par amour pour elle, demander au public de faire un salut fasciste par empathie, réparer ses dégâts, confondre désir et violence, céder à la domination, et finir par vendre de la bière et des saucisses bien allemandes, dont il ne cherche plus à expliquer qu’elle ont été inventées par les Mésopotamiens.&nbsp;</p>



<p>Une partie du public va partager les saucisses offertes, l’autre se demande si cela signe un renoncement, et sort. Par la gauche.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em> Three times Left is Right</em> a été joué à <a href="https://www.lafriche.org">la Friche</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 octobre</mark> dans le cadre d<a href="https://www.actoral.org">'<em>actoral</em></a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>actoral : Corps en eaux profondes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 12:53:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En entrant dans le grand studio du BNM on découvre parcourant le plateau au sol des lignes assemblées de chaînes et objets métalliques, reliées à un tissu sur lequel est imprimé un visage effacé. Et Kiddows Kim, à mi-scène, dos au public, courbé en deux, vêtu de différentes couches de tissu qu’il maintient retroussées sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>En entrant dans le grand studio du BNM on découvre parcourant le plateau au sol des lignes assemblées de chaînes et objets métalliques, reliées à un tissu sur lequel est imprimé un visage effacé. Et <strong>Kiddows Kim</strong>, à mi-scène, dos au public, courbé en deux, vêtu de différentes couches de tissu qu’il maintient retroussées sur ses hanches pour exposer ses fesses nues et ses jambes glabres. En chantonnant, il va reculer pas à pas de façon lente et hésitante en ligne droite vers le public, jusqu’à le traverser, toujours à reculons, en grimpant sur les bancs jusqu’au dernier rang.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectre</mark></strong></p>



<p>Retour ensuite sur scène pour ingurgiter, accroupi, un liquide blanc, gratter des ongles un pantalon en semblant récolter quelque chose, qu’il met à sa bouche, régurgitant le tout sur le tissu. Dans la troisième séquence, il porte et rassemble avec beaucoup d’efforts les chaînes et objets métalliques reliées au portrait effacé, pour former une masse emmêlée qu’il arrive à suspendre à un crochet à l’avant-scène. Il se penche ensuite dessus, y enfouissant son visage pour hurler et produire des sons grimaçants avec sa voix, amplifiés et modifiés par des traitements sonores. Dans la dernière séquence, il enfile le pantalon souillé jusqu’à mi-cheville, et le visage figé et déformé par une grimace bouche grande ouverte, recule lentement pas à pas jusqu’à mi-scène, laissant deux lignes baveuses sur le sol. Puis va se recroqueviller derrière le public, près de la régie.&nbsp;</p>



<p>Un parcours cathartique, aux images fortes et étranges, parfois repoussantes, traversé de fragilités et de déterminations voire de rage, habité par une créature spectrale, animale, mais aussi, de façon troublante&nbsp;: humaine.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Papillons</mark></strong></p>



<p>Dans <em>SpongeBabe</em>, le plateau est recouvert de deux traînes de tissus blancs jusqu’à un lit XXL recouvert de nombreux coussins également blancs. Après être apparue allongée dans les tissus, s’être roulée dedans doucement jusqu’au lit, elle se dresse, visage clairsemé de strass brillants, enlève sa veste floquée au dos «&nbsp;SpongeBabe&nbsp;», pour apparaître vêtue de combinaisons en grosse résille, tissu sur la poitrine et à la taille, guêtres en mousse aux motifs de camouflage militaire, cheveux tirés en arrière par une très longue queue de cheval tressée.</p>



<p>Elle semble réagir à des signaux&nbsp;qui la font subitement changer d’état&nbsp;: s’écroulant en pleurs inarrêtables sur le lit, puis se prélassant et trouvant l’inspi en reliant des lettres écrites sur une tablette, elle se saisit d’un micro sans fil pour chanter «&nbsp;Papillons Papillons Papillons&nbsp;» ad libitum avec une voix autotunée.&nbsp;</p>



<p>Constatant deux taches humides sur le tissu recouvrant sa poitrine, se saisissant de deux biberons, elle fait mine de se tirer le lait sur un fond sonore rythmique de machine à traire, qu’elle accompagne ironiquement et laconiquement de mouvements de hanche mollement rebondissants. Puis dansant de façon stéréotypée en ondulant sans fin sur un fond lointain d’acclamations d’un public. La scène semble devenir une chambre-studio d’enregistrement mental, où SpongeBabe, seule, entre lenteur, répétition, abattements, se fraye un chemin entre des images et attitudes stéréotypées, pour tenter de s&rsquo;accorder à elle-même. </p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>High gear</em> de Kiddows Kim et <em>SpongeBabe</em> de Mercedes Dassy ont été présenté les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 et 3 octobre</mark> au <a href="https://www.ballet-de-marseille.com">Ballet national de Marseille </a>dans le cadre d’<a href="https://www.actoral.org"><em>actoral</em>.</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>actoral continue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 12:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la Friche la Belle de Mai ce mercredi 8 octobre, Parterre de Volmir Cordeiro entraîne les spectateurs dans une exploration où le sol devient archive et terrain de jeu, le collectif une force d’excavation. Rage, tendresse et grotesque se mêlent dans une fête souterraine où le mouvement fait remonter les poussières d’histoires enfouies. La [&#8230;]</p>
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<p>À la<a href="https://www.lafriche.org"> Friche la Belle de Mai</a> ce mercredi 8 octobre, <em>Parterre</em> de <strong>Volmir Cordeiro</strong> entraîne les spectateurs dans une exploration où le sol devient archive et terrain de jeu, le collectif une force d’excavation. Rage, tendresse et grotesque se mêlent dans une fête souterraine où le mouvement fait remonter les poussières d’histoires enfouies. La danse comme une cérémonie de fouille qui, tout en riant et en délirant, invente un bien commun sensible.</p>



<p>Du sol au ciel : le lendemain au <a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Zef%2C&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Zef</a>, <strong>Arkadi Zaides</strong> avec <em>The Cloud</em> convoque deux nuages : celui de Tchernobyl, qui a recouvert l’Europe en 1986, et celui, aujourd’hui omniprésent, du numérique et de ses intelligences artificielles. La scène devient une chambre météorologique, un espace où se croisent désastres passés et données contemporaines, et où le corps cherche son orientation dans les flux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132183" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Delirium_Miet_Warlop2025_cReinout_Hiel-300dpi-4494.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Inhale Delirium exhale, Miet Warlop, 2025 © Reinout Hiel</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cabaret et paysages scéniques</mark></strong></p>



<p>Le 9, le Centre Pompidou se déplace à La cômerie le temps d’une soirée, proposant un format festif et inattendu&nbsp;: le <em>Cabaret Extra&nbsp;!</em> Entre performances hybrides et gestes artistiques insituables, le cabaret comme lieu d’un art qui se joue des catégories.</p>



<p>Enfin, les 10 et 11 à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>, le retour de <strong>Miet Warlop</strong> avec <em>INHALE DELIRIUM EXHALE</em>. L’artiste belge, habituée d’<em>actoral</em>, crée un paysage scénique ludique et vertigineux : plusieurs interprètes manipulent des milliers de mètres d’étoffes qui se gonflent, s’enroulent, s’élèvent et tombent, sculptant l’espace en vagues mouvantes. Une chorégraphie collective qui transforme le plateau en organisme vivant. Une interrogation du geste, de la matière et du collectif : chaque mouvement, chaque pli d’étoffe devient un acte dramaturgique.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.actoral.org">actoral</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 12 octobre</mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>actoral : Queer et splendide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 11:24:56 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cela commence dans le noir par un solo de violon virtuose de <strong>Luz Prado</strong> (mais comment peut-elle démancher si précisément sans lumière&nbsp;?) qui prend violemment aux tripes et au cœur. Puis la lumière est, et <strong>Alberto Cortés</strong> apparaît dans la lumière sculptée, comme un bijou aux bras effilés. Il est la grâce dans les feuillages, un Pan qui aurait oublié d’être difforme et serait aussi un Adonis. Il convoque deux amants sur une plage, évoque une domination et une maltraitance, un désir qui brûle, une douleur. Et convoque un spectre, <em>Analphabet</em>, qui a choisi ce nom «&nbsp;<em>parce qu’il commence par anal</em>&nbsp;». Il s’adresse au public, descend de son piédestal feuillu et se lance dans une performance poétique dont le sens, obscur, éclaire pourtant comme une flamme. Les régisseurs sont des hommes nus qui déplacent lentement les feuillages. Il demande au public de mettre la main sur le cœur en signe d’empathie. Sa beauté, sa douleur, sont évidentes, et <em>Analphabet</em> bouleversant.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Analphabet</em> a été joué les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 24 et 25 septembre</mark> au<a href="https://www.ballet-de-marseille.com"> Ballet de Marseille</a> dans le cadre du <a href="https://www.actoral.org">festival <em>actoral</em></a></pre>



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		<title>actoral : La danse est un sport de combat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:55:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le solo Puff d’Alice Ripoll est conçu pour et avec le danseur Hiltinho Fantástico, virtuose du passinho qui allie les héritages de la capoeira, des danses des diasporas africaines, et des danses urbaines brésiliennes. La chorégraphe carioca lui offre une partition impressionnante, sans temps mort, épuisante, qui met en mouvement chaque muscle de son corps, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le solo <em>Puff</em> d’<strong>Alice Ripoll </strong>est conçu pour et avec le danseur <strong>Hiltinho Fantástico</strong>, virtuose du passinho qui allie les héritages de la capoeira, des danses des diasporas africaines, et des danses urbaines brésiliennes. La chorégraphe carioca lui offre une partition impressionnante, sans temps mort, épuisante, qui met en mouvement chaque muscle de son corps, en sueur. Il ne montrera durant son solo d’une heure aucun signe de fatigue, sinon pour figurer volontairement, un court instant, l’épuisement.&nbsp;</p>



<p>Le danseur porte, seul, magnifiquement, l’histoire des afro-brésiliens, et de leur résistance. De leurs sauts de combat, des coups reçus, de la révolte tapie dans l’ombre, tout près du sol. <em>Puff</em>, ce sont ces métaphores qui apparaissent et s’effacent en un instant, indicibles, mais incarnées. Dissimulées sous la musique joyeuse, flagrantes quand elle s’arrête. Une résistance offerte au public en quadri frontal, comme sur un ring de boxe où l’adversaire est un corps absent, mais dont la mémoire des coups opprime encore, au présent. </p>



<p><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Puff </em>a été dansé au <a href="https://www.theatredescalanques.com">Théâtre des Calanques</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 et 26 septembre</mark> dans le cadre du <a href="https://www.actoral.org">festival <em>actoral</em> </a></pre>



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