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	<title>Archives des Adèle Viret - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Adèle Viret - Journal Zebuline</title>
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		<title>Propager toutes les dimensions du son </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:31:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre national de création musicale (CNCM) est le plus important de France après l’Ircam parisien (dont plus personne ne sait que l’acronyme désigne un Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique). Historique, créé par un collectif de compositeurs dès 1972, il a été labellisé par l’État dès la création des CNCM. Ouvrant depuis toujours de nouvelles voies à [&#8230;]</p>
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<p>Le Centre national de création musicale (CNCM) est le plus important de France après l’Ircam parisien (dont plus personne ne sait que l’acronyme désigne un Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique). Historique, créé par un collectif de compositeurs dès 1972, il a été labellisé par l’État dès la création des CNCM. Ouvrant depuis toujours de nouvelles voies à la musique, le <a href="https://gmem.org">GMEM </a>(dont plus grand monde ne sait que l’acronyme désigne Groupement de Musiques Expérimentales de Marseille) a accompagné, et parfois déclenché, les évolutions musicales et culturelles de son temps.  </p>



<p>Christian&nbsp;Sébille, arrivé à la direction en 2011, a en quelques années opéré des révolutions notables&nbsp;: la fusion avec le GRIM (dont on a oublié que l’acronyme désignait un Groupe de Recherches et d’Improvisations Musicales) de Jean-Marc Montera, l’installation à la Friche La Belle de Mai, la construction du spectaculaire Module, la multiplication des résidences de création et l’instauration de rendez-vous réguliers, les&nbsp;<em>Modulations</em>, sont allés de pair avec l’arrivée en nombre de compositrices et créatrices sonores, ainsi que d’une approche du son plutôt que de la note,&nbsp;de la singularité plutôt que des chapelles, et du partage des territoires avec les autres arts, en particulier la littérature.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En balade</mark></strong></h3>



<p>La 5<sup>e</sup> édition de <em>Propagations</em> propose huit créations originales et une trentaine d’événements adaptés aux huit lieux qui les reçoivent. Le grand plateau de La Criée est parfait pour accueillir le premier opéra de <strong><a href="https://fr.philippe-hurel.com">Philippe Hurel</a></strong>, <em>Espèces d’espaces</em>, d’après l’essai de George Perec, joué par l’ensemble <strong>Court Circuit</strong> avec la soprano <a href="https://elisechauvin.com"><strong>Élise Chauvin</strong> </a>et le comédien <strong>Jean Chaize</strong>. Un opéra des objets, sonores et vocaux, mais aussi physiques et projetés, construisant une « <em>espèce </em>» d’histoire, un « <em>espace </em>»<em> </em>oulipien.</p>



<p>Au Couvent, lieu moins officiel, un concert&nbsp;<em>Emergence</em>, en entrée libre, composé et joué par les élèves du Conservatoire et ceux de la Cité de la&nbsp;Musique, mais aussi la classe de composition de Graz (Autriche).&nbsp;</p>



<p>Au 3bisF, une forme à la mesure du théâtre résolument pluridisciplinaire et atypique : <strong>Soizic Lebrat</strong> et deux autres violoncellistes jouent <em>Bach to 3D</em>, accompagné·e·s par une danseuse preneuse de son, <strong>Alice Duchesne</strong>, pour une performance qui s’écoute au casque et déploie les pages de Bach dans l’espace, dessinant d’infinis triangles… Une spatialisation du son qui prendra le caractère d’une dissection au Zef : dans <em>Anatomia </em>la pianiste <strong>Claudine Simon</strong> commence par jouer les <em>Funérailles</em> de Liszt, signant ainsi la fin de son instrument, dont elle désossera peu à peu les structures, jouant des cordes, des marteaux, jusqu’à retrouver un nouvel usage des pièces&#8230;</p>



<p>C’est la fondation Camargo de Cassis qui recevra la création de&nbsp;<strong>Fabrizio&nbsp;</strong><strong>Cassol</strong>,&nbsp;<strong>Lorenzo Bianchi</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Adèle Viret</strong>. Les trois compositeurs, respectivement au saxophone, violoncelle et voix fusionnent les sons, les textures et les timbres à la recherche de la note perdue.&nbsp;<em>Notes on the memory of notes</em>, un voyage immersif en quête du souvenir de la mélodie…</p>



<p>Au Klap, la danse, bien sûr : <strong><a href="https://www.instagram.com/rebecca_journo/">Rebecca Journo</a></strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/mathieu_bonnafous/">Mathieu Bonnafous </a></strong>performeront <em>Bruitage,</em>la danseuse déclenchant par le geste les sons que le compositeur prolonge. Puis un quintet chorégraphié par <strong>Mélanie Perrier</strong> explorera unissons et décalages sur la musique de <strong>Thierry Balasse</strong>, <em>Jusqu’au moment où nous sauterons ensemble.</em></p>



<p>Dans le foyer de l’Opéra, la voix ! La soprano <strong>Mathilde Barthélémy</strong> explore les <em>Espaces blancs</em>, les paysages anonymes que l’on traverse et qui s’effacent avec les mémoires. Une « <em>cartographie du sensible</em> », conçue avec la plasticienne <strong>Nina Bonardiet</strong> et la compositrice <strong>Claudia Jane Scorraro</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À La Friche</mark></strong></h3>



<p>Ces partenariats intelligents emmènent la musique de création au cœur de projet de chaque lieu où il trouve refuge. Mais la plus grande partie de la programmation aura lieu à La Friche, dont le GMEM est un résident actif.&nbsp;</p>



<p>Le Petit plateau sera offert aux compositions sonores des étudiants de la Satis qui dialoguent avec le cinéma expérimental de Javier Elipe Gimeno, puis à <em>Grand8 en 16</em>, un concert d’improvisation sur des projections multiples, en 16mm, de <strong><a href="https://www.gaelle-rouard.com">Gaëlle Rouard</a></strong>. Au Grand plateau, <em>Polyphème</em> un concert de gamelan de création, et le grand concert de clôture, <em>Visions</em>,  de l’ensemble <a href="https://multilaterale.fr/fr/collectif-ensemble"><strong>Multilatérale</strong>.</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Littéraire</mark></strong></h3>



<p>Mais c’est sans doute dans le Module du GMEM que se tiendra la part la plus originale de cette édition&nbsp;: les Musiques-Fictions de l’Ircam, collection de fictions sonores confiées à un duo&nbsp;auteurice/compositeurice&nbsp;(le plus souvent autrice et&nbsp;compositeur&nbsp;). Ce sont&nbsp;douze&nbsp;textes, de grands romans souvent, qui seront entendus&nbsp;: Maylis de&nbsp;Kérangal, Marie Ndiaye, Lydie&nbsp;Salvayre, Annie Ernaux, Céline Minard,&nbsp;Erri&nbsp;de Lucas,&nbsp;Nastassja&nbsp;Martin, ou encore Robert&nbsp;Linhardt… mis en musique par des compositeurs aux univers sonores différents, mais qui s’inscrivent tous dans la spatialisation impressionnante du dispositif «&nbsp;ambisonique&nbsp;» de l’Ircam&nbsp;: 49 haut-parleurs accrochés à une voute, au sein desquels une quinzaine de spectateurs s’assoient pour écouter le roman d’un bout à l’autre, entendre les voix, imaginer les visages et les lieux.&nbsp;</p>



<p>Une mention spéciale à la création qui ouvrira ces écoutes immersives, et le Festival, le 2 mai&nbsp;: Olivia Rosenthal et Christian&nbsp;Sébille&nbsp;créeront&nbsp;<em>En voiture</em>&nbsp;! une fiction&nbsp;sur l’ambivalence de cet objet de libération et d’aliénation, de Ford à Tesla.&nbsp;</p>



<p><em>En voiture ! </em>sera aussi lu-joué en direct par elle et lui à La fondation Camargo. Et toute la collection sera également rediffusée pendant <em><a href="https://ohlesbeauxjours.fr">Oh les Beaux jours !</a> </em>Parce que la création musicale et la littérature ont tout à gagner à adresser ensemble leurs récits concrets à nos oreilles vivantes, et à laisser nos cerveaux recréer les images du monde.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Propagations</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 au 11 mai</mark><br>Marseille, Cassis, Aix-en-Provence</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Sans cesse tisse sa toile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 12:38:51 +0000</pubDate>
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<p></p>



<p>Sous la houlette du compositeur et saxophoniste&nbsp;<strong>Fabrizio Cassol</strong>&nbsp;se sont livrés au jeu de la composition en groupe les quinze musiciens et musiciennes du bassin méditerranéen, des sessions précédentes de l’OJM, depuis Colin Heller, membre de l’OJM de 2012 à 2014, à Alessandra Soro, arrivée en 2022. Chaque instrumentiste et chanteur se rattache à traditions musicales différentes, certaines par transmission orale, d’autres écrites, du jazz au gnawa sans oublier les musiques savantes européennes et orientales.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Tisser les cultures</strong></mark></p>



<p>Sur scène, se côtoient ainsi le oud (Jawa Manla, Islem Jamaï, Sarra Douik), le guembri (Omarhaba), la lyre et le violon grecs (Athina Siskaki), le violon et le nyckelharpa (Colin Heller), le Kemenche (Elif Canfezâ Gündüz), la clarinette grecque (Panagiotis Lazaridis), la guitare (Matteo Nicolon), le violoncelle (Adèle Viret), la contrebasse (Benoît Quentin), la batterie (Pierre Hurty). Les gammes « européennes » et les gammes « orientales » se frottent, se mêlent, s’enrichissent, jouées avec virtuosité et enthousiasme. Les orchestrations oscillent entre superbes ensembles et soli endiablés, ménagent des temps a cappella où s’élèvent les voix de Fabiana Manfredi, Alessandra Soro, Wafa Abbès, Jawa Manla et des autres instrumentistes. L’un lance l’appel, les suivants reprennent en chœur ; les mélodies se modulent, se démultiplient en canon, en contre-chants à la tierce, s’ornementent, choisissent une ligne en épure puis s’harmonisent en constellations vibrantes. Toutes les possibilités techniques sont explorées, vivifiées par une harmonie sans cesse remodelée.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Pénélope déconstruite</strong></mark></p>



<p>Le thème de Pénélope, l’épouse d’Ulysse, qui «&nbsp;sagement&nbsp;» attendit vingt années le retour du héros parti pour la guerre de Troie, est l’un des axes de la programmation du festival 2024. Cependant, les jeunes musiciens de l’OJM ne le traitent pas du point de vue masculin, ni ne considèrent la reine d’Ithaque comme une potiche attendant, imperturbable, nouant et dénouant les fils de son métier à tisser pour éviter un nouveau mariage avec l’un des prétendants, avides de s’emparer de son île par cette union. Femme de pouvoir, d’intelligence, de sentiments puissants, la Pénélope de l’OJM est un personnage nuancé et fort, dont la personnalité résiste à l’usure du temps et des choses, sait garder intactes ses émotions, se refuse à être le jouet du pouvoir masculin, triomphe par sa force de résilience et finalement vainc. L’unité de l’œuvre présentée, sa variété mélodique et rythmique, la multiplicité de ses registres, la palette de ses couleurs, sa vivacité, son tempo soutenu, subjuguent. Souvent on se dit que là, il y a un «&nbsp;tube&nbsp;», un air à enchanter le monde. La construction rigoureuse des textes, tous écrits par les musiciens ou nés de la tradition, et leur osmose avec les musiques mises en œuvre accorde une unité souveraine à l’ensemble. Un diamant taillé.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Ce concert a eu lieu le 12 juillet au Conservatoire Darius Milhaud, Aix-en-Provence&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Photo&nbsp;: Sarra Douik, Chant et Oud. Session Composition Collective 2024 de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée.</p>



<p>© Taher Otaibi</p>
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		<title>Chantons sous la pluie ou presque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 15:06:32 +0000</pubDate>
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<p></p>



<p>Petite pluie sur Aix, mais hors de question d’annuler le concert de la chanteuse et joueuse de oud, <strong>Jawa Manla</strong>. La jeune artiste réunissait autour d’elle ses complices, pour la plupart issus de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, sur ses propres compositions : <strong>Elif Canfezâ</strong> au kemenche (nommé parfois lyre de la Mer Noire à trois cordes frottées par un archet), <strong>Adèle Viret</strong> au violoncelle que l’on a déjà entendue au festival l’an dernier avec le groupe qu’elle a fondé, <strong>Mosaïc</strong>, <strong>Pierre Hurty</strong> à la batterie, <strong>Sinan Arat</strong> à la flûte et au ney, enfin <strong>Munzer Al Kaddour</strong>, récitant. Le programme de la soirée reprenait les morceaux de l’album <em>Distant Roots</em>, accessible sur diverses plateformes du net. La jeune artiste évoque d’abord dans <em>Layla,</em> l’enthousiasme éprouvé lorsqu’elle était enfant au moment d’aller suivre sa leçon de oud à l’école de musique, dansante et jubilatoire énergie. Une chanson traditionnelle syrienne vient s’insérer dans ce parcours, <em>Bali Ma’ak</em>, un air qui a accompagné l’adolescence de la musicienne et qui raconte la perte de l’être aimé, blessure sans espoir, où l’écho de la voix disparue semble se confondre avec les contrepoints du violoncelle. La voix de Jawa Manla, subtilement modulée, profonde et expressive, sait épouser l’intériorité des poèmes avec une sobre élégance. <em>Dafa </em>(qui signifie chaleur et convivialité en arabe) retrace la distance si courte, une journée de voiture, et pourtant infranchissable, entre Marseille et la Syrie, pays natal de l’artiste. À la nostalgie liée au déracinement se lie un poème de <strong>Nizar Kabbani</strong> qui peint les odeurs de café, de jasmin et de cardamone du pays perdu. Les lettres du poète Ibn Zeydoun (1003-1071) et de sa compagne poétesse, Wallada bint al-Mustakfi, la Sappho arabe (994-1091) viennent raconter leurs amours contrariées et les inatteignables partages… La virtuosité de l’oudiste se joue des rythmes, mêlant ceux des musiques arabes à ceux des Balkans ou ceux de la musique classique européenne. La fusion entre les sonorités d’instruments d’origines différentes, la variété des styles, la profondeur du propos, la justesse de l’abord d’une musique à la fois savante et populaire séduisent, lumineuses et sensibles. </p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Le 22 juin, Hôtel Maynier d’Oppède, Aix-en-Provence, dans le cadre d’Aix en juin</p>
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