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	<title>Archives des Adrien Vescovi - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Adrien Vescovi - Journal Zebuline</title>
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		<title>Clair obscur méditatif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Vescovi]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dormir comme le soleil]]></category>
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		<category><![CDATA[Saison méditéranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’installation d’Adrien Vescosi va hisser des voiles monumentales dans la Chapelle et les coursives de Pierre Puget, transformant le monument en un poumon méditerranéen où le tissu respire la lumière. Né en 1981 à Marseille, Adrien Vescovi, peintre et teinturier, puise dans le sol phocéen pour alchimiser ses toiles. Formé aux Beaux-Arts, il a rapidement [&#8230;]</p>
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<p>L’installation d’Adrien Vescosi va hisser des voiles monumentales dans la Chapelle et les coursives de Pierre Puget, transformant le monument en un poumon méditerranéen où le tissu respire la lumière.</p>



<p><br>Né en 1981 à Marseille, Adrien Vescovi, peintre et teinturier, puise dans le sol phocéen pour alchimiser ses toiles. Formé aux Beaux-Arts, il a rapidement abandonné l’académisme pour des teintures naturelles : herbes sauvages du Garlaban, écorces d’oliviers centenaires, épices des marchés d’Aix. Ses œuvres, exposées au vent salé ou au soleil zénithal, capturent l’éphémère et offrent un paysage qui mute, un temps qui se voile. Installations immersives, sculptures de lin patiné : Vescovi déconstruit le cadre pour libérer la couleur en migration poétique.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le voile, seuil méditerranéen</strong></mark></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark>Imaginez les voiles aux fenêtres des maisons du Panier, de Naples ou d’Alger : des linges tendus comme des paupières mi-closes, filtrant la réverbération du sirocco sur la mer cobalt. Ainsi, Vescovi investit la Vieille Charité de toiles cousues main, draps modestes gonflés d’histoires et teintes au chaudron dans son atelier de la Belle de Mai. Ces tissus, nés d’ateliers ancestraux où les femmes phrygiennes tissaient la trame du quotidien, protègent l’intime tout en livrant des bribes de monde. Fragiles comme un souvenir d’exil, robustes comme les mains calleuses des pêcheurs, ils incarnent la Méditerranée : seuil poreux entre dedans et dehors, ombre et éclat, silence et murmure des vagues.<br><br>Dans la chapelle aux voûtes baroques, ces voiles pendus oscillent, entre clair-obscur. Ils évoquent les chaux des façades marseillaises, les rideaux des riads tunisiens, les étendoirs de la Casbah d’Alger, qui dansent au gré du Mistral. Ils deviennent la peau du lieu : un épiderme tendu sur les os de pierre, marqué par le soleil, les embruns, les passages humains. Le visiteur, glissant entre ces parois souples, devient l’ombre projetée, le souffle qui les anime, une danse où le corps rencontre l’invisible.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’inflexion solaire, alchimie chromatique</mark></strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark></strong>Soleil de Marseille, lame d’or qui incise l’azur : voilà le cœur battant de l’installation. Les pigments végétaux de Vescovi, safran ardent, garance sanguine, indigo des genêts, sont exposés dans des pots et réagissent à la lumière impitoyable. Chaque pli module les tons : du jaune zénithal au fauve du crépuscule, de l’ocre fané à l’indigo profond de la nuit tombée. La couleur vit, se patine sous l’œil du jour ; elle est mémoire gravée dans la fibre, écho des soleils qui ont teinté les toiles des caravelles.</p>



<p><br>La déambulation suit cette symphonie chromatique : les pas du visiteur font frémir les voiles, révélant des éclats cachés, aux détours des coursives. Ici, la lumière n’éclaire pas ; elle chante, elle infuse, elle transmue.</p>



<p>Laëtitia Olivier, responsable des expositions aux Musées de Marseille, orchestre cette invitation d’artiste avec une sensibilité rare, liant héritage et contemporanéité. Son regard curatorial fait de la Vieille Charité un vaisseau vivant, reliant l’histoire du lieu, ancien hospice, prison, agora culturelle, à la pulsation méditerranéenne de Vescovi.</p>



<pre class="wp-block-verse">SAMIA CHABANI, Diasporik<br><br>Dormir comme le soleil<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 mai au 10 janvier<br></mark><br><a href="https://musees.marseille.fr/centre-de-la-vieille-charite-cvc" type="link" id="https://musees.marseille.fr/centre-de-la-vieille-charite-cvc">La Vielle Charité</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici</a></p>
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		<title>Au Mo.Co, une Méditerranée contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 08:48:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Vescovi]]></category>
		<category><![CDATA[Andreas Angelidakis]]></category>
		<category><![CDATA[Aysha E Arar]]></category>
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		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Tarwuk]]></category>
		<category><![CDATA[Teresa Lanceta]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet été, le Mo.Co et La Panacée proposent deux expositions qui ont de quoi attirer les férus d’art contemporain comme les passionnés de voyage. D’abord avec Être Méditerranée, une exposition qui regroupe les œuvres de 22 artistes (ou duo d’artistes) originaires ou habitants du pourtour méditerranéen. Les céramiques de la Turque Elif Uras côtoient ainsi [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-mo-co-une-mediterranee-contemporaine/">Au Mo.Co, une Méditerranée contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cet été, le Mo.Co et La Panacée proposent deux expositions qui ont de quoi attirer les férus d’art contemporain comme les passionnés de voyage. D’abord avec <em>Être Méditerranée</em>, une exposition qui regroupe les œuvres de 22 artistes (ou duo d’artistes) originaires ou habitants du pourtour méditerranéen. Les céramiques de la Turque <strong>Elif Uras</strong> côtoient ainsi les grandes peintures inspirées par la culture palestinienne de <strong>Aysha E Arar</strong>, les œuvres du duo <strong>Tarwuk</strong>, originaire de l’ex-Yougoslavie, ou encore celles de l’italienne <strong>Chiara Camoni</strong>. Les arts textiles, qui revêtent une importance particulière dans nombre de cultures méditerranéennes, ont naturellement une place importante dans l’exposition, avec des artistes comme <strong>Nour Jaouda</strong>, <strong>Teresa Lanceta</strong> ou <strong>Adrien Vescovi</strong>. Il en va de même avec les sculptures d’inspirations archéologique ou architecturale de <strong>Andreas Angelidakis</strong> ou de <strong>Diana Al-Hadid</strong>. Un foisonnement artistique organisé autour d’axes thématiques ayant attrait au patrimoine, aux mémoires et aux identités, qui vise à construire des ponts culturels sans ignorer la violence du contexte politique. </p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-124254" data-id="124254" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/1.-Mladen-Miljanovic-Blaupunkt-2020-21-engrawed-drawing-on-black-stone-wooden-furniture-installation-view-at-acb-Gallery-Budapest-photo-by-A.-Toth-David-2022.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/1.-Mladen-Miljanovic-Blaupunkt-2020-21-engrawed-drawing-on-black-stone-wooden-furniture-installation-view-at-acb-Gallery-Budapest-photo-by-A.-Toth-David-2022.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, 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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et pluie aussi </mark></strong></p>



<p>En parallèle, le Mo.Co accueille <em>Descente au Paradis</em>, exposition dédiée à l’œuvre de <strong>Kader Attia</strong>, dont le vif engagement décolonial peut entrer en résonance avec les axes d’<em>Être Méditerranée</em>. Inspirée par l’architecture même du Mo.Co ainsi que par le ruissellement de la pluie, l’exposition entend interroger les dynamiques de verticalités. Ce questionnement est notamment illustré par deux œuvres inédites, l’une est composée de bâton de pluie, l’autre est une installation immersive organisée autour d’un film tourné en Thaïlande.</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Être Méditerranée </em></strong><br>Mo.Co. Panacée, Montpellier <br><br><strong><em>Descente au Paradis </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 22 juin au 22 septembre</mark><br>Mo.Co., Montpellier</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-mo-co-une-mediterranee-contemporaine/">Au Mo.Co, une Méditerranée contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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