<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Alessandro Serra - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/alessandro-serra/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/alessandro-serra/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 16 Aug 2022 13:36:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Alessandro Serra - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/alessandro-serra/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Shakespeare inspire ici, expire là</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/shakespeare-inspire-ici-expire-la/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=shakespeare-inspire-ici-expire-la</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/shakespeare-inspire-ici-expire-la/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Lagarde]]></category>
		<category><![CDATA[Alessandro Serra]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Rauck]]></category>
		<category><![CDATA[Jared McNeil]]></category>
		<category><![CDATA[Micha Lescot]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tdi_107_e2d</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Avignon, le fantôme de William Shakespeare hante les murs depuis l’origine du festival. On ne compte plus les adaptations, relectures et appropriations de l’écrivain anglais tant elles sont constitutives de l’histoire de la manifestation. Cette année, deux pièces majeures du répertoire ont fait l’objet de mises en scène et le moins que l’on puisse [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/shakespeare-inspire-ici-expire-la/">Shakespeare inspire ici, expire là</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">À Avignon, le fantôme de William Shakespeare hante les murs depuis l’origine du festival. On ne compte plus les adaptations, relectures et appropriations de l’écrivain anglais tant elles sont constitutives de l’histoire de la manifestation. Cette année, deux pièces majeures du répertoire ont fait l’objet de mises en scène et le moins que l’on puisse dire est qu’elles reposent sur des conceptions antagonistes de l’œuvre shakespearienne. Pourtant <em>La Tempête</em> comme <em>Richard II</em> ont en toile de fond la question du pouvoir, de sa légitimité, de sa manipulation voire de ses dérives, intrinsèque au théâtre du maître élisabéthain. Mais quand, dans la première, l’intervention de la magie et la prédominance de la nature viennent corriger les travers revanchards et faiblesses individualistes d’un gouvernement humain en faisant triompher la sagesse, c’est le réalisme politique le plus cruel, fait d’ambitions personnelles, d’hypocrisie débridée et de traitrises éhontées , qui l’emporte dans la seconde, aux dépens de toute considération éthique. Entre <strong>Alessandro Serra</strong> et <strong>Christophe Rauck</strong>, ce sont surtout les choix de mises en scène qui contrastent, malgré une obscurité et commune, et agissent avec plus ou moins de réussite sur la dimension contemporaine de l’auteur phare du grand siècle britannique.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Fausse sobriété</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Si le Sarde privilégie le dépouillement scénique et le resserrement textuel comme autant de preuves matérielles de son absorption de l’œuvre, des costumes jusqu’à la traduction italienne, il reste dans un entre-deux d’inventivité ou la fausse sobriété se conjugue à un arrière-goût burlesque suranné. Jusqu’à nous faire nous interroger sur l’attribution à <strong>Jared McNeill</strong>, seul acteur noir (épatant) de la troupe, le rôle de Caliban, personnage monstrueux esclavagisé. Outre quelques scènes visuellement éblouissantes – notamment grâce à l’éclairage en puit de lumière ou à l’immense voile noir déployé sur le plateau &#8211; qui assurent un sincère plaisir esthétique, cette <em>Tempesta</em> aux accents commedia dell’arte perd en portée politique et manque de modernité. Regrettable quand la plume d’un géant de la dramaturgie classique s’y prête autant.<br>Si <em>Richard II</em>, éclipsée par <em>Richard III</em> et <em>Henri VI</em>, est l’une des pièces les moins jouées du grand Will, celle-ci a toujours eu, et dès la première édition en 1947, les faveurs du <em>Festival d’Avignon</em>. Après Jean Vilar à la mise en scène et dans le rôle-titre, Ariane Mnouchkine ou encore Jean-Baptiste Sastre, c’est au tour de Christophe Rauck de redonner vie à ce roi à part dans l’histoire de la couronne d’Angleterre. Accédant au désir de l’acteur <strong>Micha Lescot</strong> d’incarner le monarque (1377-1399) totalement déconnecté des exigences de sa fonction.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115211" width="696" height="464" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>RICHARD II 
texte William Shakespeare, mise en scene Christophe Rauck, traduction Jean-Michel Deprats, avec Louis Albertosi, Thierry Bosc, Eric Challier, Murielle Colvez, Cecile Garcia Fogel, Guillaume Leveque, Pierre-Thomas Jourdan, Micha Lescot, Emmanuel Noblet, Pierre-Henri Puente, Adrien Rouyard dramaturgie Lucas Samain , musique Sylvain Jacques scenographie Alain Lagarde , lumiere Olivier Oudiou video Pierre Martin , costumes Coralie Sanvoisin masques Atelier 69 , maquillages et coiffures Cecile Kretschmar</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Machination envoûtante</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Il ne peut y avoir de longues discussions sur le constat que la pièce est sublimée par l’acteur longiligne, vêtu de blanc dans un environnement où le noir domine, et dont la gestuelle autant que la voix troublent jusqu’à la notion de genre. La maîtrise et la complexité de son jeu est loin en revanche d’en être l’unique réussite. Car l’actuel directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, assisté du scénographe <strong>Alain Lagarde</strong>, place au centre d’un ingénieux dispositif de gradins amovibles, une machination envoûtante. Qu’il représente la Chambre des Communes ou les coulisses du pouvoir, le décor aussi sombre soit-il devient ici une tribune au grand jour des intrigants. Habité par une désinvolte négligence des enjeux qui évolue en démence capricieuse, Richard ne semble à aucun moment concerné par la nasse politique dont il est la proie. Un comportement qui va paradoxalement conférer à l’entreprise hostile d’usurpation du trône menée par son rival et cousin, Bolingbroke, futur Henri IV, une certaine légitimité. Dans une scène d’abdication aux ressorts quasi-comiques, le roi se fait bouffon dans un dernier soubresaut d’orgueil avant son assassinat comme ultime félonie. Magistral.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>La Tempesta</em> a été jouée les 17, 18, 19, 20, 22 et 23 juillet à l’Opéra du Grand Avignon.<br><em>Richard II</em> a été créé le 20 juillet et présenté jusqu’au 26 au Gymnase du lycée Aubanel, à Avignon.</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/shakespeare-inspire-ici-expire-la/">Shakespeare inspire ici, expire là</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/shakespeare-inspire-ici-expire-la/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">115074</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
