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	<title>Archives des Alexander Murphy - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Alexander Murphy - Journal Zebuline</title>
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		<title> La Critique à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Organisée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité. Au Variétés Le 5juin à 20h, Eva Cahen, la Déléguée Générale, &#160;ouvrira la reprise avec le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Organisée par le <em>Syndicat Français de la Critique de Cinéma</em>, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>Au Variétés</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5juin à 20h, <strong>Eva Cahen,</strong> la Déléguée Générale, &nbsp;ouvrira la reprise avec le 1<sup>er</sup> long de <strong>Julien Gaspar-Oliveri,</strong> <em>La Frappe</em>, un film sur un thème universel,&nbsp; les liens familiaux. Le lendemain, on pourra voir à 14h 30, le deuxième long de la cinéaste Kosovare <strong>Blerta Basholli</strong>, <em>Dua,</em> qui nous plonge dans le quotidien de son pays des années 90&nbsp;: Dua, 13 ans, doit choisir entre les injonctions de ses camarades de classe et ses propres envies. A 19h30, la&nbsp; directrice de la photo, scénariste et, désormais réalisatrice, <strong>Marine Atlan</strong> accompagnera son premier film, <em>La Gradiva</em>,&nbsp;«&nbsp; <em>un film sur l’héritage, l’exil, l’amour</em>&nbsp;». Dimanche à 15h30, ce sera <em>La deuxième fille</em> de <strong>ZOU Jing</strong> qui aborde un sujet de la société chinoise des années 80/ 90, peu abordé jusque là&nbsp;: l’abandon et la disparition de nombreuses filles. A 18h, ce sera <em>Viva, </em>le premier opus de la comédienne, réalisatrice, scénariste et productrice espagnole, <strong>Aina Clotet</strong>&nbsp;; une comédie douce amère, aux dialogues piquants. On suit Nora, une jeune femme qui se redécouvre et se reconstruit après une grave maladie. A 20h 30, le scénariste, réalisateur et producteur, <strong>Félix de Givry</strong> présentera son premier film <em>Adieu monde cruel</em>, racontant avec beaucoup de tendresse la jeunesse d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. On continuera, après le weekend, avec <em>The station</em>, première fiction de la documentariste <strong>Sara Ishaq</strong>&nbsp;: au Yémen dans un village ravagé par la guerre civile, une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Et mardi, ce sera <em>Seis meses en el edificio rosa con azulun</em> du Mexicain <strong>Bruno Santamaría Razo</strong> où le cinéaste convoque ses souvenirs de petit garçon, voilés par le mystère qui entourait la maladie de son père dans les années 90.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>A la Baleine</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 6 juin, à 17h, <strong>Ava Cohen</strong> présentera <em>Tin Castle</em> du documentariste franco-irlandais <strong>Alexander Murphy</strong> ; une immersion dans une communauté de « Travellers » (« voyageurs ») qui est extrêmement stigmatisée par la société irlandaise. Et le lundi, ce sera une romance dans le milieu routier que nous propose  <strong>Pierre Le Gall</strong> avec son film <em>Du Fioul dans les artères</em> : «  <em>Je voulais voir deux travailleurs acharnés vivre une grande histoire d’amour. Je voulais offrir à ces deux routiers un droit à la beauté et à la liberté.</em> »  Pierre Le Gall sera à la Baleine pour nous en parler. Et pour clore le 9 juin, en présence des cinéastes,  3 courts métrages dont le documentaire de <strong>Laïs Decaster,</strong> <em>Love Story </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Gradiva</em> de Marine Atlan © Tandem</p>
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		<title>Au-delà de Katmandou, l&#8217;adieu aux cimes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Vadim Alsayed]]></category>
		<category><![CDATA[Yarsagumba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Très peu sous nos latitudes connaissent le cordyceps sinensis nom scientifique du yarsagumba. On trouve cette chenille momifiée par un champignon parasite, à 5000 m d’altitude, cachée dans le sol aride des hauts plateaux himalayens. Recherché pour ses vertus aphrodisiaques, le yarsagumba se vend plus cher que l’or et provoque chaque printemps une véritable ruée. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Très peu sous nos latitudes connaissent le cordyceps sinensis nom scientifique du <em>yarsagumba</em>. On trouve cette chenille momifiée par un champignon parasite, à 5000 m d’altitude, cachée dans le sol aride des hauts plateaux himalayens. Recherché pour ses vertus aphrodisiaques, le yarsagumba se vend plus cher que l’or et provoque chaque printemps une véritable ruée. Des camps d’altitude s’installent et les chercheur-euses de cet or vert tentent leur chance. Si cette recherche est bien au cœur du film documentaire d’<strong>Alexander Murphy </strong>et si, selon ses dires, elle en a déclenché le désir initial, elle n’en est nullement le sujet. <em>Au-delà de katmandou</em> relève d’une quête bien plus personnelle, suivant l’itinéraire d’une jeune Népalaise entre retrouvailles et séparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jamuna et sa petite sœur Anmuna vivent seules à Katmandou. Quelques années auparavant,&nbsp; leurs parents, de pauvres paysans de Maikot, village de montagne reculé, les ont confiées à un orphelinat où elles devaient recevoir une éducation. L’établissement en fait, maltraitait et exploitait les enfants. Les deux sœurs se sont échappées et installées dans la capitale népalaise. Jamuna travaille dur pour subvenir à leurs besoins et envoyer de l’argent à sa famille. A 21 ans, elle a décidé d’émigrer au Japon et d’y suivre des études. Pour financer ce projet, elle compte sur le yarsagumba. Elle ira une dernière fois à Maikot, avec Anmuna, pour retrouver son père, sa mère, ses deux sœurs restées là-bas. Elle leur dira adieu, même si c’est difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur suit les jeunes filles dans un trajet interminable, de la ville surpeuplée aux chemins escarpés et déserts des montagnes, sous la pluie froide et glacée. Il entre avec elles dans la maison natale où on dort à même le sol, les accompagne aux champs puis à la rivière où on lave le linge. Plus tard, dans les prairies d’altitude où, à quatre pattes, tous cherchent le précieux champignon. Là-haut, au campement éphémère de tentes multicolores, on partage avec les autres cueilleurs de yarsagumba, un intermède festif&nbsp;; la parole se libère devant des paysages à couper le souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’autres vies que la sienne</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long du film, Alexander Murphy saisit les moments de complicité fusionnelle entre les sœurs, et se glisse dans l’intimité familiale. L’aînée est restée au foyer quand les deux cadettes sont parties. Mariée, enceinte, dépendante de son époux&nbsp;; elle voit sa vie finie&nbsp;; elle aussi pourtant a rêvé de faire des études. Les déchirures passées se devinent, les renoncements. La condition économique de ces castes très pauvres et celle des femmes, s’esquissent. La détermination de Jamuna n’en est que plus exemplaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La frontière entre documentaire et fiction s’estompe, on ne sait si les dialogues sont pré-écrits ou spontanés&nbsp;; les protagonistes semblent ignorer la caméra, se livrant à nous avec une confiance stupéfiante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les sentiments, la lumière change sans cesse. Magnifique travail du chef op <strong>Vadim Alsayed,</strong> qui compose avec les couleurs éclatantes et les monochromes brumeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur franco-irlandais se coule avec aisance dans ces vies autres et semblables pour nous y inviter et s’y reconnaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Au-delà de katmandou</em> d’<strong>Alexander Murphy</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">en salle le 18 février</p>
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