<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Alexandre Madelin - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/alexandre-madelin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/alexandre-madelin/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Thu, 10 Jul 2025 14:54:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Alexandre Madelin - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/alexandre-madelin/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Tickets et papiers s’il vous plaît </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/tickets-et-papiers-sil-vous-plait/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=tickets-et-papiers-sil-vous-plait</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/tickets-et-papiers-sil-vous-plait/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 14:54:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Madelin]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Nys]]></category>
		<category><![CDATA[compagnie Dyptik]]></category>
		<category><![CDATA[David Mossé]]></category>
		<category><![CDATA[De Visu]]></category>
		<category><![CDATA[Eve Lombard]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Hugues Kieffer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=130821</guid>

					<description><![CDATA[<p>Danser, chanter, faire la fête, voilà à quoi ressemble un été culturel. Mais cela n’est possible que sous certaines conditions : fouilles des sacs, barrières, agents de sécurité… une situation pesante pour les festivaliers et les organisateurs. Les attentats de 2015 et 2016 ont entraîné un durcissement de la sécurité : 68% des organisateurs de festivals adhérents du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/tickets-et-papiers-sil-vous-plait/">Tickets et papiers s’il vous plaît </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Danser, chanter, faire la fête, voilà à quoi ressemble un été culturel. Mais cela n’est possible que sous certaines conditions : fouilles des sacs, barrières, agents de sécurité… une situation pesante pour les festivaliers et les organisateurs. Les attentats de 2015 et 2016 ont entraîné un durcissement de la sécurité : 68% des organisateurs de festivals adhérents du Syndicat des musiques actuelles (SMA) notent une hausse des dépenses de sécurité en 2024 par rapport à l’année précédente. Pour une grande structure comme le <em><a href="https://festival-avignon.com/?cat=1001">Festival d’Avignon</a></em>, la directrice administrative Eve Lombard, explique que «<em> la sécurité représente un peu moins de 10% des 5 millions d’euros du budget technique </em>». Soit près de 500 000 euros dédiés à la sécurité, autant qui n’est pas investi dans l’artistique. </p>



<p>Dans les lieux fermés, comme les théâtres, la sécurité a aussi un coût. Au <a href="https://theatre-lacriee.com/">Théâtre de La Criée</a>, le budget annuel de sécurité se situe entre 80 000 et 90 000 euros. Un budget qui n’a de cesse d’augmenter depuis l’instauration du plan Vigipirate. «<em> On est toujours en Vigipirate élevé, cela nous a poussés par exemple à mettre en place une vidéosurveillance en 2015 </em>» explique Alexandre Madelin, directeur administratif du théâtre marseillais. Il questionne l’utilité de telles pratiques et assure que « <em>même avec les fouilles, le théâtre n’a jamais refusé un spectateur </em>». </p>



<p>Aucun&nbsp;des organisateurs contactés n’a&nbsp;fait face à des incidents. Pourtant,&nbsp;les réglementations&nbsp;«<em>&nbsp;</em><em>n’ont jamais diminué</em><em>&nbsp;et&nbsp;</em><em>des fiches</em><em>&nbsp;sont</em><em>&nbsp;mises à jour régulièrement par la préfecture mais difficiles à interpréter</em><em>&nbsp;</em>»&nbsp;explique&nbsp;Alexandre Madelin, administrateur du théâtre de La Criée.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, deux circulaires ont été mises en place pour réglementer la sécurité des événements dans l’espace public.&nbsp;Une première en 2018 par Gérard Collomb, une deuxième en 2022 par Gérald Darmanin. Elles confèrent notamment le pouvoir aux préfets et aux services de police de décider des dispositifs de sécurité nécessaires, ainsi que leur facturation aux organisations culturelles, augmentant leurs dépenses sécurité.&nbsp;Pour autant, elles ne s’appliquent qu’aux événements à but lucratif.&nbsp;«&nbsp;Lucratif&nbsp;», un terme flou pour la plupart des associations culturelles organisatrices.&nbsp;Certains&nbsp;organisateurs soulignent d’ailleurs la volonté&nbsp;des préfectures, comme celle de&nbsp;Vaucluse, de ne pas appliquer les directives à un monde culturel aux budgets déjà&nbsp;exsangues.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une liberté artistique sous conditions </mark></strong></h3>



<p>Des réglementations&nbsp;qui mettent parfois en péril la tenue de certains événements. En 2018, le&nbsp;festival&nbsp;<em>Microclimax</em>&nbsp;n’a pas pu tenir&nbsp;sa première édition.&nbsp;Quand il avait un budget&nbsp;total&nbsp;de&nbsp;18 000 euros, la seule sécurité lui&nbsp;en&nbsp;aurait couté 19&nbsp;000.&nbsp;La préfecture&nbsp;voulait déployer 40 gendarmes pour 450 festivaliers&nbsp;– et c’est à l’organisation d’en payer la facture.&nbsp;«<em>&nbsp;</em><em>L’équation est à la limite de l’insoluble. Nous, on veut rester dan</em><em>s une culture accessible à tous, m</em><em>ais la sécurité est plus chère,&nbsp;</em><em>tout comme&nbsp;</em><em>les cachets de</em><em>s</em><em>&nbsp;tête</em><em>s</em><em>&nbsp;d’affi</em><em>che</em><em>&nbsp;</em>»,&nbsp;explique&nbsp;Aurélie Hannedouche, directrice du&nbsp;SMA.&nbsp;</p>



<p>Pour contourner ces hausses de coûts, certains opérateurs culturels font preuve d’imagination. «<em>On choisit des lieux déjà sécurisés </em>»<em> </em>où les forces de l’ordre sont déjà présentes en permanence, afin de mobiliser moins d’agents de sécurité explique Alexis Nys, directeur de <a href="https://www.lieuxpublics.com/fr">Lieux Publics</a>, spécialiste du spectacle de rue à Marseille<em>.</em> Autre manière de réduire les coûts, «<em> programmer des événements le mardi à 19 h plutôt que le week-end. Cela rassure les autorités car il y a moins de “chances” que le rassemblement dégénère. </em>»</p>



<p>Pour&nbsp;David Mossé,&nbsp;directeur technique indépendant chez De Visu,&nbsp;«<em>&nbsp;</em><em>le théâtre de rue est un acte militant</em><em>&nbsp;</em>», et ces nombreux dispositifs sont un frein à la liberté de création.&nbsp;«<em>&nbsp;</em><em>Le 18 mai pour le&nbsp;</em>Festival Bleue<em>, on me dit au dernier moment qu&rsquo;il faut six personnes de plus pour sécuriser. Il a fallu que je les trouve la veille pour le lendemain et là, on s&rsquo;endette.&nbsp;</em><em>Je ne suis pas</em><em>&nbsp;p</em><em>rêt de refaire une déambulation</em><em>…</em><em>&nbsp;</em>[dans l’espace public]&nbsp;»<em>&nbsp;</em>regrette-t-il.&nbsp;</p>



<p>Si ces règles sont un poids les organisateurs, il savent aussi qu’en cas de problème, ils seront les premiers tenus responsables : «<em> Du point de vue d’un organisateur qui aime la liberté, c’est trop de sécurité. Mais s’il y a le moindre problème, ça nous retombe dessus, on est responsable donc c’est une position peu évidente</em> » explique Hugues Kieffer, directeur du <a href="https://www.marseillejazz.com/"><em>Marseille Jazz des Cinq Continents</em>.</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des budgets sécurité qui augmentent</mark></strong></h3>



<p>Toutes les structures interrogées se voient dans l’obligation de faire appel à des agents de sécurité par le biais d’une entreprise privée pour respecter la législation. Un coût pour les organisateurs qui peut parfois dépasser celui du spectacle en lui-même. En 2023, le budget sécurité de la représentation de <em>Mirage</em> de la <a href="https://www.dyptik.com/la-compagnie/">compagnie Dyptik</a>, donné dans le centre ville de Marseille, « <em>représentait</em> <em>deux fois le prix du spectacle</em> »<em> </em>se rappelle Alexis Nys<em>. </em></p>



<p>Un cas loin d’être unique. Depuis 2003 et jusqu’en mai 2018, Sirène et midi net, également organisé par la Cité des Arts de la rue, a rythmé le parvis de l’opéra. Chaque premier mercredi du mois, au son des sirènes d’alerte,&nbsp;les artistes proposaient des performances artistiques. Mais au fil des années et de l&rsquo;intensification des règles de sécurité, le rendez-vous marseillais s&rsquo;est arrêté.David Mossé était le&nbsp;directeur technique de l’époque&nbsp;:&nbsp;«<em>&nbsp;L&rsquo;artiste va toucher 500 €, alors qu&rsquo;à côté, t&rsquo;en as pour 5 000 € de sécurisation. Donc ça n&rsquo;a plus de sens.</em>&nbsp;»&nbsp;explique-t-il.&nbsp;</p>



<p>Des budgets dans la culture qui baissent, des&nbsp;coûts&nbsp;sécuritaires qui augmentent, des&nbsp;délais&nbsp;très courts,&nbsp;et beaucoup d’autorisations qui&nbsp;peuvent décourager&nbsp;la création…&nbsp;Le constat rappelle combien le secteur culturel vit en surchauffe,&nbsp;alors&nbsp;même&nbsp;que la menace&nbsp;n’est pas plus grande pour les&nbsp;événements culturels que&nbsp;dans d’autres lieux accueillant du public.&nbsp;Un&nbsp;paradoxe avec lequel conclue&nbsp;Alexis Nys&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Un spectacle sur la liberté ne peut pas être encerclé de cage</em><em>.</em><em>&nbsp;</em>»</p>



<p><br>LOLA FAORO ET MELYNE HOFFMANN&#8211;BRIENZA</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique Culturelle ici</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/tickets-et-papiers-sil-vous-plait/">Tickets et papiers s’il vous plaît </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/tickets-et-papiers-sil-vous-plait/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">130821</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Flambée des prix de l’énergie : bientôt la panne sèche ?</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/flambee-des-prix-de-lenergie-bientot-la-panne-seche/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=flambee-des-prix-de-lenergie-bientot-la-panne-seche</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/flambee-des-prix-de-lenergie-bientot-la-panne-seche/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 14:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Madelin]]></category>
		<category><![CDATA[Aurore Becquet]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bluzet]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[équipements]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Salazar-Martin]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Dugauguez]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Delhaye]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=117603</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après le Covid, la crise énergétique. Et les factures de gaz ou d’électricité d’atteindre des montants historiquement élevés. Qui doublent, qui triplent… qui quintuplent dans certains cas&#160;! De 23&#160;000 euros à 115&#160;000 pour La Criée, à Marseille. De 18&#160;000 à 74&#160;000 pour le Jeu de Paume à Aix-en-Provence. De 50&#160;000 à 190&#160;000 pour Paloma, à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/flambee-des-prix-de-lenergie-bientot-la-panne-seche/">Flambée des prix de l’énergie : bientôt la panne sèche ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après le Covid, la crise énergétique. Et les factures de gaz ou d’électricité d’atteindre des montants historiquement élevés. Qui doublent, qui triplent… qui quintuplent dans certains cas&nbsp;! De 23&nbsp;000 euros à 115&nbsp;000 pour La Criée, à Marseille. De 18&nbsp;000 à 74&nbsp;000 pour le Jeu de Paume à Aix-en-Provence. De 50&nbsp;000 à 190&nbsp;000 pour Paloma, à Nîmes. Au 6mic, salle de concert aixoise, l’addition électrique bondit de 150&nbsp;000 euros. «&nbsp;<em>Le contrat avec notre fournisseur arrivant à échéance au 31 décembre, on a réussi à négocier un tarif multiplié par quatre contre une première proposition qui l’aurait multiplié par huit&nbsp;</em>», confie <strong>Stéphane Delhaye</strong>, le directeur. Face à des dépenses impondérables qui bouleversent à ce point les équilibres budgétaires, que faire&nbsp;? Augmenter les prix des concerts&nbsp;? Inenvisageable. «&nbsp;<em>Il est encadré par un cahier des charges dans le cadre de notre délégation de service public et c’est bien normal. Et même si les prix étaient libres, on ne pourrait pas faire supporter une augmentation au public, déjà que remplir les salles est compliqué, avec une fréquentation en baisse 30% au niveau national</em> <em>par rapport 2019, année de référence pré-Covid</em>&nbsp;», défend Stéphane Delhaye. La décision prise par 6mic est bien plus drastique&nbsp;: la salle fermera ses portes pendant quatre semaines, du 22 janvier au 16 février.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De l’énergie et du désespoir</mark></strong><br>Si sa consœur nîmoise n’a pas pris la même direction, l’ambiance n’est pas beaucoup plus enjouée à Paloma. «&nbsp;<em>Même si on essaie de préserver au maximum le projet artistique et culturel, on n’a pas d’autres solutions que de taper dedans pour absorber les augmentations</em>&nbsp;», indique <strong>Aurore Becquet</strong>, administratrice. Lors de son dernier conseil d’administration, la Smac (Scène de musiques actuelles) de Nîmes Métropole a annoncé pour 2023 un déficit de 500&nbsp;000 euros si elle menait la même activité que l’année qui se termine&nbsp;! «&nbsp;<em>Pour que nos décisions économiques ne nous coupent pas de nos publics d’avenir, nous avons retravaillé notre budget en essayant de préserver les pôles accompagnement artistique et action culturelle. Sinon, c’est la double peine…</em>&nbsp;» Résultat&nbsp;: vingt dates seront supprimées. Essentiellement des concerts grand public, avec des têtes d’affiche, afin de ne pas pénaliser les groupes en découverte. «&nbsp;<em>Sur une programmation annuelle de 160 spectacles, ce ne sera pas très visible&nbsp;</em>», se rassure Aurore Becquet. Autre conséquence directe de l’inflation, une augmentation sensible du prix des consommations : un euro sur les boissons alcoolisées et 50 centimes sur les soft. Mais malgré ces mesures, 100 000 euros restent à trouver pour équilibrer les comptes. Et Paloma d’espérer les éponger grâce à des subventions exceptionnelles des collectivités.<br><br>Solliciter des subventions en hausse auprès des institutions de tutelle est l’une des rares pistes pour ces établissements au pied du mur. Au moins «&nbsp;<em>pour pouvoir passer l’année, en espérant que les tarifs du gaz et de l’électricité finissent par baisser</em>&nbsp;», témoigne <strong>Alexandre Madelin</strong>, administrateur de La Criée depuis 2009. Et le théâtre national de Marseille de tabler également sur «&nbsp;<em>l’amélioration de ses&nbsp;installations qui sont d’origine et très énergivores. Nos équipements sont obsolètes – les chaudières datent des années 80 – et il existe des systèmes beaucoup plus efficients aujourd’hui qui nous permettraient de diminuer notre consommation de 50%</em>&nbsp;». Si rien n’était amené à évoluer, le théâtre devrait lui aussi tailler de 30 à 35% dans sa marge artistique soit un tiers de spectacles en moins.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Doudounes sans manche</mark></strong><br>L’inflation ne distinguant pas le public du privé, même la solide entreprise de <strong>Dominique Bluzet</strong> voit l’avenir s’assombrir. Dans un courrier adressé à la ministre de la Culture, le directeur des Théâtres avance plusieurs suggestions parmi lesquelles une diminution de 30&nbsp;% de la consommation électrique par représentation. «&nbsp;<em>Ça ne changerait pas grand-chose à la qualité des œuvres. D’ailleurs on utilisait beaucoup moins de projecteurs il y a trente ans et je ne suis pas sûr que les spectacles étaient moins bons&nbsp;!</em>&nbsp;» Et de reconnaître que «&nbsp;<em>toute l’aventure esthétique du théâtre des quatre dernières décennies est remise en question par ces sujets-là</em>&nbsp;». Quant aux salariés qui «&nbsp;<em>ont froid</em>&nbsp;», l’entrepreneur culturel a prévu d’offrir «&nbsp;<em>des doudounes sans manche</em>&nbsp;»… Aux grands maux, les grands remèdes. «&nbsp;<em>Il faut qu’on se prenne tous en main pour trouver chacun à notre endroit des solutions. Si je ne suis pas inquiet, je suis sceptique&nbsp;: où est notre marge de manœuvre&nbsp;?</em>&nbsp;». Comme les autres, Les Théâtres devront réduire la voilure.&nbsp;</p>



<p>Comme tout bâtiment public relevant de l’État, le Mucem applique le plan de sobriété exigé par le gouvernement. «&nbsp;<em>On a des consignes claires sur les températures&nbsp;: 19° l’hiver au lieu de 20 auparavant et 26° l’été au lieu de 24</em>. <em>Cela implique une baisse de confort pour les agents</em> », indique <strong>Sébastien Dugauguez</strong>, responsable du département des bâtiments et de l&rsquo;exploitation du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Objectif&nbsp;: diminuer de 10% la consommation par rapport à 2019. Mais contrairement au public, les œuvres requièrent des conditions de conservation qui limitent la marge de variation des températures. Autre mesure&nbsp;: les utilitaires seront réduits et remplacés par des véhicules de critère 1.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">S’en remettre à l’État&nbsp;?</mark></strong><br>Du fait de sa construction relativement récente, le Mucem est énergétiquement vertueux par nature. Ce qui est loin d’être le cas de la majorité des bâtiments culturels. Un point soulevé par la Fédération nationale des collectivités pour la culture. Réunissant de nombreux·ses élu·es à la culture, celle-ci appelle à des réponses sur le long terme, pointant dans un communiqué l’urgence d’«&nbsp;adapter le patrimoine à la transition énergétique et au changement climatique&nbsp;». Un chantier colossal qui pose une fois encore la question des moyens&nbsp;: «&nbsp;Scènes de musiques actuelles, cinémas, théâtres, bibliothèques…, la liste est longue des équipements culturels construits avant que n’entrent en vigueur les normes actuelles d’économie d’énergie. Et là encore, la hausse des prix de l’énergie jointe à l’inflation gonfle le coût des travaux tout en multipliant par deux le poids en fonctionnement de ces équipements&nbsp;», rappelle la FNCC. Vice-président de cette fédération et également maire adjoint de Martigues en charge notamment de la culture, <strong>Florian Salazar-Martin</strong> «&nbsp;<em>demande une régulation des tarifs de l’énergie par l’État car aujourd’hui c’est la loi du marché qui décide et il n’y a pas de compensation</em>&nbsp;». Dans sa commune aux équipements culturels municipaux importants, ce sont les finances de la Ville qui assument l’augmentation des fluides. «&nbsp;<em>Ces frais ne sont pas retranchés aux subventions de fonctionnement qu’on leur attribue. On ne fermera rien et on ne va pas diminuer quoi que ce soit</em>&nbsp;<em>au niveau des services et des horaires d’ouverture. C’est important au moment où on a besoin de se retrouver dans ces lieux</em> », précise-t-il, faisant référence à certaines villes contraintes à des fermetures partielles de sites comme les musées ou les bibliothèques.</p>



<p>Alors que la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a récemment annoncé une enveloppe de deux millions d’euros pour aider les festivals à prendre en charge les questions de sécurité tandis que les forces de l’ordre seront accaparées par les Jeux olympiques de 2024, faut-il attendre encore des collectivités territoriales qu’elles mettent la main à la poche pour limiter l’impact des coûts énergétiques sur les structures culturelles&nbsp;? <em>«&nbsp;Pourquoi pas un fonds régional de solidarité mais ce ne serait pas très juste politiquement</em>, estime Florian Salazar-Martin<em>. C’est plutôt à l’État d’intervenir comme il l’a fait légitimement avec le </em>«&nbsp;quoi qu’il en coûte&nbsp;»<em>. On n’est pas encore dans l’après-Covid et le secteur reste fragile. Les collectivités réagissent bien aux besoins de la culture mais elles ne peuvent pas se substituer à l’État quand le problème vient du prix de l’énergie. Chacun doit jouer son rôle&nbsp;».</em><br>Car contrairement à l’épisode pandémique, cette nouvelle crise ne voit toujours pas de mesures d’accompagnement nationales concrètes qui permettraient de limiter la casse. Il y a urgence&nbsp;: la seule équation sobriété et doudoune ne fera pas des miracles.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/flambee-des-prix-de-lenergie-bientot-la-panne-seche/">Flambée des prix de l’énergie : bientôt la panne sèche ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/flambee-des-prix-de-lenergie-bientot-la-panne-seche/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">117603</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
