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	<title>Archives des Alpes MAritimes - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Alpes MAritimes - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Monaco, le studio de danse est un temple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 13:35:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir revisité les plus grands monuments du répertoire classique – Roméo et Juliette (1996), Cendrillon (1999), Shéhérazade (2009) LAC (2011) et Coppél-I.A. (2019) – et tant d’autres, le chorégraphe Jean-Christophe Maillot s&#8217;attaque à un nouveau classique du répertoire chorégraphique : La Bayadère. Ce ballet a été créé en 1877 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après avoir revisité les plus grands monuments du répertoire classique – <em>Roméo et Juliette</em> (1996), <em>Cendrillon </em>(1999), <em>Shéhérazade</em> (2009) <em>LAC </em>(2011) et Coppél-I.A. (2019) – et tant d’autres, le chorégraphe <strong><a href="https://www.balletsdemontecarlo.com/fr/compagnie/maillot">Jean-Christophe Maillot</a></strong> s&rsquo;attaque à un nouveau classique du répertoire chorégraphique : <em>La Bayadère</em>. Ce ballet a été créé en 1877 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, sur une chorégraphie de Marius Petipa, une musique de Ludwig Minkus et un livret de Petipa et Sergueï Khoudiakov. Il appartient au grand style classique impérial russe, avec une atmosphère exotique inspirée d’une Inde imaginaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais on le sait, Maillot n&rsquo;est pas un artiste qui se contente seulement de reproduire. Le titre seul exprime qu’il va signer une relecture qui promet d&rsquo;être l&rsquo;une de ses œuvres les plus personnelles. Fini l&rsquo;exotisme orientaliste de Marius Petipa (1877) ou la splendeur grandiose de Rudolf Noureev (1992). Le chorégraphe abandonne le pittoresque pour ancrer son ballet dans un territoire qu&rsquo;il connaît intimement : le quotidien d&rsquo;une compagnie de danse. Le temple hindou devient studio de répétition, les bayadères se transforment en artistes contemporains, et le drame millénaire se rejoue dans les tensions, les jalousies et les passions d&rsquo;un groupe de danseurs. «<em> Les bayadères ne sont-elles pas des danseuses sacrées qui ont dédié leur vie à la danse ? </em>interroge le chorégraphe. <em>Tous les danseurs ont fait un choix similaire. Ils ont tout sacrifié pour devenir les artistes qu&rsquo;ils sont aujourd&rsquo;hui et, d&rsquo;une certaine manière, le studio est leur temple. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fascine Maillot dans <em>La Bayadère</em>, ce n’est pas l’exotisme de façade, mais bien les ressorts émotionnels profonds et universels&nbsp;; à savoir, comment l&rsquo;arrivée d&rsquo;une jeune danseuse Nikiya perturbe l&rsquo;ordre établi, contrarie les projets de chacun pour que le sien puisse éclore. Des dynamiques que le chorégraphe a observées tout au long de sa carrière, d&rsquo;abord comme danseur, puis comme directeur de compagnie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre générosité et épure</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ma Bayadère est évidemment une œuvre qui parle de son auteur. Sinon, pourquoi la faire ?</em> confie-t-il. <em>Mes ballets parlent toujours de moi à travers ce qui m&rsquo;émeut, me révolte, me fait rire, me terrifie ou me rend heureux</em>. » Pour accompagner cette vision, il s&rsquo;est entouré de <strong>Jérôme Kaplan</strong> aux décors et costumes. Si le chorégraphe n&rsquo;a pas la réputation de faire des « <em>ballets chiches </em>», celui qui aime tant ne pas parasiter la place donnée aux corps et au mouvement, insiste : tout doit être justifié par la chorégraphie, rien de superflu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a cet acte mythique du « <em>Royaume des Ombres </em>», ce moment suspendu, qui évoque la perfection géométrique du ballet classique, la spiritualité et l’amour absolu entre Solor et Nikya, et exige retenue et épure. « <em>Ce sera l&rsquo;occasion de créer un contraste puissant, une parenthèse à la fois scénographique et chorégraphique</em> », annonce-t-il, sans en dire davantage. Le mystère reste entier sur la chorégraphie elle-même car le maître évoque l’importance de préserver la surprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ma Bayadère </em></strong>(Création mondiale)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 27 décembre 2025 au 4 janvier 2026</mark><br><a href="https://www.grimaldiforum.com">Grimaldi Forum</a>, Monaco</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Cannes fait danser la Côte et les States </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 12:43:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Biennale de Danse de Cannes est devenue annuelle sous la houlette active de Didier Deschamps, auparavant directeur du Théâtre National de Chaillot, temple de la danse contemporaine. Dorénavant intitulée Festival de danse de Cannes, sa programmation s’étend vers la côte maralpine, englobe Carros, Antibes, Nice. Ainsi, il faudra aller vers la scène 55 de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La <em><a href="https://www.festivaldedanse-cannes.com">Biennale de Danse de Cannes </a></em>est devenue annuelle sous la houlette active de Didier Deschamps, auparavant directeur du Théâtre National de Chaillot, temple de la danse contemporaine. Dorénavant intitulée Festival de danse de Cannes, sa programmation s’étend vers la côte maralpine, englobe Carros, Antibes, Nice. Ainsi, il faudra aller vers la <a href="https://scene55.fr/nouvelle-saison/#!/fr/embed/agendas/85651143/events/maldonne-8927133">scène 55 de Mougins</a> pour voir <em>Maldonne</em> de <strong>Leila Ka </strong>(le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 décembre à 17h30</mark>). Mais les théâtres de Cannes ne sont pas en reste : La Licorne accueille hip hop (<em>Isicathalo</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 décembre à 19h30</mark>) et spectacle pour enfants (le très joli <em>Le Petit B </em>pour les bébé de <strong>Marion Muzac</strong>, à <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9h30 et 11h le 6 décembre</mark>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la Croisette, au théâtre Marriot, le <strong>Ballet de l’Opéra Grand Avignon</strong> propose trois créations de chorégraphes américains (le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 décembre à 17h</mark>). Le Palais des festivals concentre enfin les très grandes formes. On découvrira ainsi dans son Théâtre Debussy une première mondiale de <strong>Paulo Ribeiro : </strong><em>Louis Luis </em>s’invente dans le rapprochement de deux compositeurs contemporains, Louis Andriessen et Luís Tinoco, interprétés en direct par l’orchestre national de Cannes. Et en clôture, dans son Grand auditorium, le <strong>Nederlands Dans Theatre II</strong> proposera trois autres créations de chorégraphes américains. Car la création chorégraphique américaine est plurielle et politique, mêlant intimement danses urbaines et mémoires classique et jazz. Elle vit des temps difficiles, et a besoin des scènes européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> <em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Afropéens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:31:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ça commence par une descente à la cave, histoire de fêter une rencontre autour d’une dive bouteille. Lamine Diagne est auteur, conteur, metteur en scène et musicien. Raymond Dikoumé, joue, dirige et écrit. Les deux lascars traquent un bon cru au milieu d’un magma de cartons. Lettres, photographies et&#8230; un crâne, accessoire de jeu et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ça commence par une descente à la cave, histoire de fêter une rencontre autour d’une dive bouteille. <a href="https://www.enelle.org">Lamine Diagne</a> est auteur, conteur, metteur en scène et musicien. Raymond Dikoumé, joue, dirige et écrit. Les deux lascars traquent un bon cru au milieu d’un magma de cartons. Lettres, photographies et&#8230; un crâne, accessoire de jeu et symbole funèbre : on extirpe souvent d’insolites objets du fond des vieux emballages.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux artistes sont «&nbsp;français du sol&nbsp;». Lamine est né à Lyon, d’une mère métropolitaine et d’un père sénégalais. Raymond a vu le jour en banlieue parisienne, de parents camerounais.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur recherche met à jour un bric-à-brac mémoriel où les réminiscences intimes se confrontent aux balafres de l’Histoire. Où le sort abject des tirailleurs sénégalais croise l’ascension sociale d’un français d’origine camerounaise, au cœur des gisements miniers de la terre des ses ancêtres. Il est encore question de «&nbsp;regard qui tâche&nbsp;», de mirage consumériste, de «&nbsp;rêver français&nbsp;», même si l’on «&nbsp;mange camerounais&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre d’un périmètre lumineux dont la couleur varie au gré des douleurs, indignations, et quelques bribes d’espérance, les cubes de cartons s’éventrent ou se sédimentent. Des tréfonds des ténèbres s’érige un édifice schizophrénique, sur les pierres duquel se projettent des yeux, des visages, des images d’actualités. Conçu par Emmanuelle Yacoubi, chanteuse-comédienne franco-togolaise, l’environnement documentaire contextualise les propos, à l’écart de toute lourdeur didactique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Notre héritage nous rattrape toujours, pour le meilleur et pour le pire ». Porté par deux « hommes passerelles », « Françé » place l’assimilation au défi des secrets familiaux et des zones d’ombre diachroniques. Lamine Diagne et Raymond Dikoumé dotent d’un corps tonique et instillent une verve distanciée à cette dialectique vertigineuse, propre à ces « familles décomposées où tout reste à composer ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel Flandrin</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Françé</em> a été joué au<a href="https://www.theatredeshalles.com"> Théâtre des Halles</a>, Avignon, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 janvier.</mark><br>Un spectacle soutenu par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, en partenariat avec<br>l’Agence Française de Développement</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 23 et 24 janvier<br></mark><a href="https://www.theatredegrasse.com">Théâtre de Grasse</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 31 janvier<br></mark><a href="https://forumcarros.com"> Forum Jacques Prévert</a>, Carros</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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