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	<title>Archives des Angelin Preljocaj - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Angelin Preljocaj - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le Ballet Junior voit grand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:52:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après la très attendue venue du Ballet Junior de l’Opéra de Paris, organisée par le Pavillon Noir au Grand Théâtre de Provence , d’autres formations se sont retrouvées à Aix-en-Provence pour prolonger ce temps fort dans une programmation dense. Avec Near Life Experience, le Ballet Preljocaj Junior propose une version resserrée de la pièce créée [&#8230;]</p>
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<p>Après la très attendue venue du Ballet Junior de l’Opéra de Paris, organisée par le Pavillon Noir au Grand Théâtre de Provence , d’autres formations se sont retrouvées à Aix-en-Provence pour prolonger ce temps fort dans une programmation dense.</p>



<p>Avec <em>Near Life Experience,</em> le Ballet Preljocaj Junior propose une version resserrée de la pièce créée par Angelin Preljocaj en 2003. Sur la musique d’Air, dont la patine accentue aujourd’hui les harmonies et textures, la chorégraphie explore des états-limites, entre transe et perte de contrôle. Le mouvement se fragmente, se suspend, se réorganise dans une physicalité instable. Les costumes, plus datés, restent en retrait sans altérer l’ensemble. Les danseurs traversent ces états contrastés avec une maturité de jeu qui s’inscrit pleinement dans cette écriture.</p>



<p>Le programme réunissant la <strong>Royal Danish Ballet School</strong>, le <strong>Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower</strong> et le <strong>Ballet Junior de Bavière</strong> fait se succéder trois registres. Le pas-de deux extrait de <em>Kermesse in Bruges</em> d’Auguste Bournonville, créé en 1851 et interprété par <strong>Emma Larsen</strong> et<strong> Bertil Ulnitz</strong> déploie un vocabulaire académique clair, touchant dans sa simplicité, porté par une radiance et une joie manifestes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Élans et langage</mark></strong></p>



<p>Le contraste avec <em>Devil’s Kitchen</em> de <strong>Marco Goecke</strong>, créé l’an dernier, sera flagrant sur le choix de costume – un cuir assez SM succédant en fin de spectacle au justaucorps et tutus – mais moins sur le travail des corps. Sur des musiques de Pink Floyd, <strong>le Ballet Junior de Bavière</strong> bascule vers un registre expressionniste, animé et ludique. La physicalité s’intensifie, les échanges se chargent d’une animalité presque cartoonesque, traversée d’humour. Les corps, très formés au classique, s’engagent dans un autre rapport au mouvement, avec une liberté visible.</p>



<p>Avec <em>Soudainement, ici</em> de <strong>Rubén Julliard</strong>, créé en novembre 2025 pour le <strong>Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower</strong>, l’écriture se construit autour du lien. Les corps se rassemblent, se soutiennent, circulent dans une matière fluide qui repose sur l’alchimie entre les interprètes et leur désir de faire corps. Deux jours plus tard, cet élan proche à la jeunesse se fera tout aussi prégnant chez le<strong> Junior Ballet de l’Opéra de Norvège</strong>, où la chorégraphie, physique, exigeante et inventive d’<strong>Alan Lucien Øyen </strong>épouse les danseurs et les accompagne sans les contraindre, dans une continuité souple.</p>



<p>La pièce proposée par la <strong>Formation Coline</strong> resserre l’écriture autour de l’infime. Le geste travaille l’imitation, la proximité, la concordance. Cette recherche, désormais familière, trouve ici une interprétation précise.</p>



<p>Avec la pièce d’<strong>Ohad Naharin</strong>, interprétée par <strong>IT Dansa</strong>, un déplacement s’opère. L’écriture engage des corps déliés, capables de se réinventer dans une intensité physique constante. L’abattement du quatrième mur se déploie avec générosité, tandis que des passages sur Vivaldi et le chant de Pessah installent une gravité plus intérieure. La pièce propose, en miroir avec la pièce de Preljocaj dont elle quasiment contemporaine, une relecture de la gestique classique, déplacée et renouvelée.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br> Les spectacles ont été présentés du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 au 17 mars</mark> au<a href="https://preljocaj.org/pavillon-noir/" type="link" id="https://preljocaj.org/pavillon-noir/"> Pavillon Noir,</a> Aix-en-Provence.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici</a></p>
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		<title>Le Lac des cygnes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:38:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Grand Théâtre de Provence, Angelin Preljocaj reprend sa version de l’incontournable Lac des cygnes créée en 2020. Cette pièce chorégraphique est une revisite contemporaine de ce monument du répertoire classique &#8211; en termes de chorégraphie, évidemment, mais également en termes de narration et de musique. Le chorégraphe transpose la tragique histoire d’amour d’Odette et [&#8230;]</p>
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<p>Au Grand Théâtre de Provence, Angelin Preljocaj reprend sa version de l’incontournable <em>Lac des cygnes</em> créée en 2020. Cette pièce chorégraphique est une revisite contemporaine de ce monument du répertoire classique &#8211; en termes de chorégraphie, évidemment, mais également en termes de narration et de musique. Le chorégraphe transpose la tragique histoire d’amour d’Odette et Siegfried dans un univers moderne, avec de enjeux actuels, faisant du sorcier Rothbart une sorte d’homme d’affaire, incarnation du monde de l’industrie et de la finance. La belle Odette, maudite par Rothbart, représente pour sa part la Nature. Preljocaj donne aussi aux parents de Siegfried une importance inédite dans le récit.&nbsp; Cette réécriture est évidemment dansée sur la musique de Tchaïkovski, mais Preljocaj y apporte aussi sa touche en mêlant la partition originelle du Lac des cygnes avec des extraits d’autres œuvres de Tchaïkovski, et des morceaux d’électro.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 14 février</mark> <br><strong>Grand Théâtre de Provence</strong>, Aix-en-Provence </pre>
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		<title>Au Pavillon Noir, des folies à deux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 14:44:33 +0000</pubDate>
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<p>Depuis sa création en 1995,&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/annonciation/">Annonciation</a></em>&nbsp;d’<strong><a href="https://preljocaj.org">Angelin Preljocaj</a>&nbsp;</strong>semble se réinventer à chaque nouvelle distribution, dévoilant des subtilités nouvelles et prête à livrer de nouvelles lectures, tout en préservant une part de son mystère. La saison dernière, associée à&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/torpeur/">Torpeur</a></em>&nbsp;(2023) et&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/noces/">Noces</a></em>&nbsp;(1989), elle s’inscrivait dans un triptyque révélant des rapports complexes et souvent douloureux entre hommes et femmes. Tout en esquissant un lien fort et énigmatique entre ses personnages féminins, solidaires dans une subordination partagée, où complicité et résignation semblaient se répondre en silence. Adossée à&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/un-trait-dunion/">Un Trait d’union</a>&nbsp;</em>(1989) et&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/larmes-blanches/">Larmes blanches</a>&nbsp;</em>(1985), elle rappelle que le chorégraphe ne se révèle jamais aussi puissant que dans le duo et ses déclinaisons les plus nuancées et ambivalentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ferveur baroque</mark></strong></h3>



<p>Le quatuor qui conclut ce très bel enchaînement et rassemble les deux duos vus précédemment résonne ainsi comme un retour aux sources. <em>Larmes Blanches</em>, érigé sur le contrepoint de Bach et de Purcell joliment délié au clavecin, convoque une grammaire inflexible et savante des corps et une tenue aristocratique. Préfigurant les jeux tour à tour badins et cruels qui seraient le nœud du&nbsp;<em>Parc&nbsp;</em>(1994), les duos et genres échangent et s’intervertissent. La grâce juvénile de&nbsp;<strong><a href="https://www.facebook.com/florette.jager/">Florette Jager</a></strong>, encore marquée par la candeur de sa Marie, se heurte à la jovialité sans détour de&nbsp;<strong>Clara Freschel</strong>, archange déterminé et vigoureux. Revenus d’<em>Un Trait d’Union</em>,&nbsp;<strong>Antoine Dubois&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/valen__rf/">Valen Rivat-Fournier</a>&nbsp;</strong>demeurent dans une dynamique de rivalité et de complémentarité. Le dialogue est complexe et savoureux, aussi riche et envoûtant qu’une fugue. Car c’est bien la ferveur du baroque, dont la musique accompagnera chaque pièce, qui marque ici le langage, davantage qu’un désir de classicisme.</p>



<p>Avant cela, on aura découvert des duos sublimes, dans leur exigence technique comme dans leur inventivité folle&nbsp;: ni&nbsp;<em>Un Trait d’union</em>, ni&nbsp;<em>Annonciation&nbsp;</em>semblent n’avoir aujourd’hui pris une ride. Tout juste lira-t-on plus obstinément dans leur enchaînement un passionnant récit d’assujettissement et d’affrontement, là où d’autres époques ne nous y auront fait miroiter que de gracieux et audacieux pas-de-deux. Plusieurs motifs se détachent. On remarque notamment que les jeux d’imitation, de questions et de réponses, gravitent toujours autour de l’idée, littérale et figurée, d’<em>assise</em>&nbsp;: sur le cadre d’un tableau sublimé dans&nbsp;<em>Annonciation</em>, sur un imposant fauteuil dans&nbsp;<em>Un Trait d’Union</em>. Mais surtout d’une figure sur l’autre. On réalise que les portés, maîtrisés à la perfection par leurs interprètes, élancent moins les corps qu’ils ne semblent les interrompre, les tordre et les contenir&nbsp;; que les pauses, les respirations profondes, les regards perdus, marquent plus durablement la rétine qu’ailleurs. Que les étreintes feintes, évitées, redoutées, semblent davantage unir les danseuses et danseurs dans un geste de folie que dans une douce communion.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 au 22 décembre</mark> au <strong>Pavillon Noir,</strong> Aix-en-Provence.&nbsp;</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À venir&nbsp;</mark></strong><br><strong><em>Annonciation, Torpeur, Noces</em></strong>, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 janvier</mark>, au <strong><a href="https://www.theatredurance.fr">Théâtre Durance</a></strong>, Scène nationale Château-Arnoux-Saint-Auban</pre>



<p></p>
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		<title>Le Ballet Preljocaj prend ses quartiers d’été</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 04:58:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un crochet par le Château Lacoste le 20 juillet et deux re-créations de pièces des années 80, le Ballet Preljocaj reviendra sur la scène mythique de l’Archevêché avec une autre série de pièces courtes.  Comme souvent, le goût de l’intime et de l’exploration du langage se mêlait à un univers moins (néo)classique qu’héritier d’une [&#8230;]</p>
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<p>Après un crochet par le Château Lacoste le 20 juillet et deux re-créations de pièces des années 80, le <strong>Ballet Preljocaj</strong> reviendra sur la scène mythique de l’Archevêché avec une autre série de pièces courtes. </p>



<p>Comme souvent, le goût de l’intime et de l’exploration du langage se mêlait à un univers moins (néo)classique qu’héritier d’une folie toute baroque. Ainsi, l’exclusivement masculin&nbsp;<em>Un Trait d’Union&nbsp;</em>(1989)<em>&nbsp;</em>déclinait les modalités et points de rencontre de deux interlocuteurs empruntés à une nouvelle de Sartre, et frisant la folie&nbsp;;&nbsp;<em>Larmes Blanches&nbsp;</em>(1985),<em>&nbsp;</em>dans son choix de costumes, de rituels et d’échanges, puisait dans les accents précieux de Bach et Couperin.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>Intemporelle incarnation</strong></mark></p>



<p>C’est bien cette grâce et ce maniérisme qui semble animer depuis sa reprise le pourtant très familier tableau d’<em>Annonciation&nbsp;</em>(1995). Donné en préambule de ce programme unissant des pièces pourtant séparées par trente ans d’écart, ce duo revêt pourtant, grâce au renouveau de ses interprètes, des traits inédits. Une complicité inédite semble opérer entre les deux duos incarnant Marie et l’archange. Contraintes d’œuvrer ensemble pour une force que l’on désigne en pointant vers le haut, dans ce goût du geste devenu signe emprunté au Trecento et déployé sur le registre du théâtre dansé, les deux femmes nouent une complicité émouvante car résignée.&nbsp;</p>



<p>Complicité qui demeurera le fil rouge de cette trilogie où les corps des femmes, leur capacité d’engendrement mais aussi leur objectification se verront savamment scrutés.</p>



<p><em>Torpeur</em>, création de 2023 conçue donc vingt-huit ans après ce duo canonique, déploie un effectif et des modalités d’interaction démultipliés. On se croirait, durant les premières minutes, revenus à une danse minimaliste proche de Lucinda Childs, scandée par les pulsations rassurantes d’une musique joyeusement répétitive dont les corps s’emparent avec frénésie. La danse lorgne aujourd’hui vers la désarticulation, le saccadé, la rétrogradation ? Qu’à cela ne tienne, semble répondre <strong>Angelin Preljocaj</strong> : les battements s’espacent, les gestes s’étirent, et les corps s’alanguissent. Si bien qu’il semble que ce sont eux qui imposent à une musique flottante leur propre rythme, et non pas celle-ci qui leur dicte quand et comment faire battre leurs cœurs. Les douze danseurs et danseuses se rapprochent, s’explorent dans un mouvement inédit de sensualité. Exit les pas-de-deux délimitant hommes et femmes : c’est presque uniquement en trios, puis entre hommes et femmes que tous s’unissent et s’accompagnent, comme les corps exultants de la pensée dans le récent et tout aussi réjouissant <em>Deleuze/Hendrix.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>Le rapt des mariées</strong></mark></p>



<p>On revient en fin de spectacle en 1989, année où le chorégraphe s’imposa comme une voix majeure de la danse contemporaine.&nbsp;<em>Les Noces&nbsp;</em>de Stravinsky avaient un peu voyagé, de la Russie paysanne du compositeur aux Balkans des origines de Preljocaj.&nbsp;</p>



<p>Ces images ont la saveur inaltérée du cauchemar&nbsp;: une fois de plus, ce sont les yeux bandés que les jeunes mariées avanceront vers leur destin. Elles auront eu beau échanger regards entendus, caresses chaleureuses, quitte à s’emparer elles-mêmes de dociles poupées de chiffon, elles sortiront éternelles perdantes d’un jeu joué d’avance. Engoncés dans des costumes cravates soulignant leur air juvénile, les hommes semblent à peine moins perdus. On croirait pourtant presque, le temps de ces sauts du haut de bancs d’école, où les femmes s’élancent, tournoyant comme des toupies, qu’un autre monde, qu’un envol est possible.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<p><em>Annonciation</em>,&nbsp;<em>Larmes blanches</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Un Trait d’union&nbsp;</em>ont été dansés le 20 juillet au Château Lacoste</p>



<p><em>Annonciation, Torpeur, Noces</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">1<sup>er</sup></mark> et <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">2 août </mark><br>Théâtre de l’Archevêché, Aix-en-Provence</p>
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		<title>Au cœur de L’ImpruDanse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 09:35:00 +0000</pubDate>
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<p>Conventionné scène art et création, Le Théâtre de l’Esplanade est porté par un axe historique de travail autour de la danse contemporaine, renforcé depuis huit ans par la création du festival <em>L’ImpruDanse</em>&nbsp;: toute une semaine de programmation de danse contemporaine, au début de chaque printemps. Un festival qui rencontre un tel intérêt du public que, à partir de cette édition 2024, <strong>Maria Claverie-Richard</strong>, la directrice du théâtre, a pris la décision de le faire passer à trois semaines&nbsp;! Au programme, une grosse journée d’ouverture (23 mars&nbsp;: de 10h à 1h du matin), des expositions, un cabinet de projection, des rencontres avec les artistes, des brunchs dansants et musicaux, des workshops, un concours de jeu vidéo, des docus danse au Musée des Beaux-Arts. Et au cœur de cette nouvelle éditions, quatorze spectacles, signés notamment <strong>Angelin Preljocaj</strong>, <strong>Carolyn Carlson</strong>, <strong>Jean-Claude</strong> <strong>Gallotta</strong>, <strong>Marion Motin</strong>, <strong>Ousmane Sy</strong>&#8230;&nbsp;</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" data-id="123213" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123213" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1536%2C1023&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=2048%2C1364&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1068%2C711&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1920%2C1278&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Poids des nuages ©DR</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="123214" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123214" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Grand Sot © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Femmes et artistes associé·e·s</mark></strong></p>



<p>Trois artistes associé·e·s à Théâtres en Dracénie sont programmé·e·s&nbsp;: l’artiste circassien <strong>Damien Droin</strong> avec <em>Le poids des nuages</em>, inspiré du mythe d’Icare, échelle (démesurée) et trampoline pour explorer la relation de deux hommes suspendus entre ciel et terre. Le chorégraphe <strong>Nacim Battou</strong>, qui crée <em>Notre dernière nuit</em>, un «&nbsp;voyage initiatique entre la folie, la grâce et le désespoir supposé d’un dernier instant de vie&nbsp;». Une dernière nuit du monde en trois épisodes (<em>L’Effondrement</em>, <em>L’espoir</em>, <em>Voir pour la première fois</em>) proposés dans trois lieux différents, à trois dates différentes, accompagnée d’une exposition numérique et immersive conçue par le chorégraphe<em>.</em>&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi <strong>Émilie Lalande</strong> avec <em>Petrouchka ou le choix d’Holubichka</em>, proposition jeune public (à partir de 7 ans), revisite du conte <em>Petrouchka</em> de Stravinsky. Mais Émilie Lalande n’est pas la seule artiste femme de cette édition, loin de là, et heureusement.&nbsp;Ainsi <strong>Carolyn Carlson</strong>, figure historique de la danse contemporaine, sera présente avec <em>The Tree</em>, sa dernière pièce, ode à la nature, <strong>Joanne Leighton</strong> avec les interprètes de la formation Coline, pour <em>Traces</em>, <strong>Marion Motin</strong> avec <em>Le Grand Sot</em>, «&nbsp;pièce tonitruante pour huit danseurs exaltés&nbsp;», et <strong>Anne Nguyen</strong>, figure de la danse issue du hip- hop au féminin, avec l’urbain et explosif <em>Underdogs</em>.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’ImpruDanse</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 mars au 13 avril<br></mark>Théâtres en Dracénie, Draguignan</pre>
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		<title>Dansez Jeunesses !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:39:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà désormais près de dix ans que la jeune formation affiliée au Ballet Preljocaj, devenue Ballet Preljocaj Junior en 2017, accueille de jeunes danseurs tout juste sortis de leur écoles supérieures et leur sert de tremplin à de belles carrières. Un dispositif d’insertion qui accueille chaque année douze apprentis, de même que le Jeune Ballet [&#8230;]</p>
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<p>Voilà désormais près de dix ans que la jeune formation affiliée au Ballet Preljocaj, devenue <strong>Ballet Preljocaj Junior </strong>en 2017, accueille de jeunes danseurs tout juste sortis de leur écoles supérieures et leur sert de tremplin à de belles carrières. Un dispositif d’insertion qui accueille chaque année douze apprentis, de même que le <strong>Jeune Ballet d’Allemagne </strong>en accueille huit, et le <strong>Ballet Junior de Genève </strong>environ dix-huit.&nbsp;</p>



<p>Trois belles formations que le public pourra découvrir respectivement le 16 mars à 14h30 et 19h dans <em>Paysage après la bataille</em>, chorégraphie signée par <strong>Angelin Preljocaj</strong> en 1997&nbsp;; le 19 mars à 20h, avec <em>Un lien solitaire</em>, pièce signée <strong>Raymond Hilbert </strong>portée par la musique de Schubert, et créée en 2020&nbsp;; et enfin le 21 mars à 20h dans la pièce déjà culte du barcelonais <strong>Marcos Mauro</strong>, <em>Cathedral</em>, créée en 2019 sur la sublime partition d’Arvo Pärt. Les grandes écoles seront également à l’honneur, puisque la néerlandaise <strong>Codarts </strong>s’attellera le 19 mars au pièces de <strong>Keith-Derrick Randolph</strong> et <strong>Cayetano Soto</strong>, <em>A song for you </em>et <em>Sortijas &amp; Masarylova Ulica</em>, avant que la classe du CNSMD de Paris n’interprète le célèbre <em>Concerto </em>de <strong>Lucinda Childs</strong>, grand classique de la danse moderne (ou l’inverse&nbsp;! ).&nbsp;</p>



<p>Le jeune ballet helvétique partagera également l’affiche le 21 mars avec le CNSMD de Lyon et le CNSMD de Paris, respectivement sur <em>Half Life</em>, pièce brève réjouissante de <strong>Sharon Eyal</strong> et <em>tHe BaD</em> du génial <strong>Hofesh Shechter</strong>.&nbsp;</p>



<p>La soirée du 23 mars célèbrera elle aussi les écoles et académies&nbsp;: celle du <strong>Théâtre de la Scala,</strong> qui présentera côte à côte le classique de Marius Petipa <em>Paquita </em>et une relecture plus contemporaine du pas-de-deux par <strong>Demis Volpi</strong>&nbsp;; celle du CNSMD de Lyon, de retour pour <em>Streams &amp; Overflows </em>du grec <strong>Harris Gkekas</strong>&nbsp;; et enfin le <strong>Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower</strong> cloturera avec <em>Un momento di felicità</em> de <strong>Renato Zanella</strong>.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les rencontres des ballets juniors européens<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 16 au 23 mars</mark> <br>Pavillon Noir, Aix en Provence</pre>
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		<title>Preljocaj abolit les lois de la gravité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 10:31:52 +0000</pubDate>
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<p>Au carrefour d&rsquo;une grammaire classique astucieusement contournée et de tracés audacieusement contemporains, <em>Gravité,</em> créé en 2018 au Théâtre National Populaire (TNP) dans le cadre de la Biennale de Lyon, connaît depuis un succès sans démenti, à l’instar de pièces pourtant tenues pour moins expérimentales – <em>Blanche-Neige </em>ou encore le plus récent <em>Lac des cygnes</em>, affichant régulièrement complet. Un succès dû, entre autres, à une réception critique particulièrement enthousiaste, mais aussi au plaisir renouvelé de ses interprètes et du chorégraphe à la reparcourir. <em>Gravité </em>ne manque en effet ni d&rsquo;audace ni de créativité. L’opus, non content de questionner les lois de la pesanteur en mettant à profit la force physique et expressive de ses interprètes, s’intéresse avant tout aux liens qui se nouent entre eux. Et nous plonge avec une réelle ferveur dans les profondeurs mystérieuses de l&rsquo;attraction, obsession récurrente chez le chorégraphe et entrevue de nouveau, entre autres, dans <em>Deleuze/Hendrix </em>ou <em>Torpeur.</em> Une expérience sensorielle qui trouve sa quintessence dans la virtuosité de danseurs rattachés à la pièce depuis déjà quelques années.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ici, le temps (musical) devient espace</mark></strong></p>



<p>Dès les premières notes de la bande son, où se conjuguent les compositions intemporelles de Bach, Xenakis, Chostakovich, et Ravel avec les rythmes hypnotiques de Philip Glass, Daft Punk, et les expérimentations sonores avant-gardistes du fidèle collectif 79D, le rideau s&rsquo;ouvre sur une scène où des corps semblent gésir au sol, en apesanteur apparente. Cet initial tableau statique se transforme au gré des décharges successives de mouvements, dévoilant une chorégraphie où une grâce presque irréelle cohabite harmonieusement avec des furies collectives, et parfois même guerrières. Comme souvent chez Preljocaj, c’est entre hommes et femmes que se noue le dialogue le plus intéressant,  caractérisé par une identité partagée mais décalée, et trouvant son équilibre dans la partition complexe de Bach et le canon cancrizans de <em>L&rsquo;Offrande Musicale</em>. Loin des conflits larvés puis outrés agitant la foule des <em>Noces</em>, <em>Gravité </em>marque un tournant dans la représentation des genres par le chorégraphe. Les duos se succèdent dans une ronde infinie, explorant avec fluidité différentes polarités, notamment dans des portés où la légèreté se marie à la densité de l&rsquo;espace, créant des tableaux d&rsquo;une beauté envoûtante.</p>



<p>La chorégraphie, organique et contrapuntique dans son fonctionnement interne, ne se contente pas de juxtaposer des gestes&nbsp;: elle façonne les différents macrocosmes mis en scène en confrontant les mouvements à la légèreté d&rsquo;un moment et à la densité d&rsquo;un autre. Ces variations subtiles sur le temps et le rythme, magnifiées par la lumière délicatement mouvante d&rsquo; <strong>Eric Soyer</strong>, guident avec une élégance infinie la progression de l&rsquo;action, plongeant le spectateur dans un univers où chaque instant peut s’élargir de façon insoupçonnée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Harmonie des corps</mark></strong></p>



<p>Car c’est bien une harmonie, loin de la contagion ou de l&#8217;emprise, qui unit les danseurs. Les échanges sur scène ne sont pas des jeux d&rsquo;influence. Les duos procèdent d’une dynamique d’échange d’un partenaire à l’autre, d’un dispositif au suivant&nbsp;: elles s’essaient à différentes polarités, notamment dans les portés. On n’efface ainsi pas l’un au profit de l’autre. L&rsquo;exemple saisissant des deux danseurs propulsant leurs créatures, deux danseuses affublées de casques de moto, révèle une symbiose artistique où les auxiliaires ne sont pas de simples pygmalions, mais des facilitateurs des mouvements surnaturels que les créatures incarnent.</p>



<p>Ces jeux sur le temps et le rythme accompagnent la progression de l’action, jusqu’à ce cercle organique qui retentit au son du <em>Boléro </em>de Ravel, à la fois inquiétant et étonnant de lyrisme, fin parfaite et pourtant différée d’un spectacle jouant habilement sur l’attente.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Gravité </em>d’Angelin Preljocaj<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 janvier</mark><br><strong>Scène de Bayssan</strong>, Béziers</pre>
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		<title>Angelin Preljocaj en trios</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:10:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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		<category><![CDATA[Verity Jacobsen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une grâce, une ferveur nouvelle semble animer le familier tableau d’Annonciation, créé en 1995. Donné en préambule de ce programme unissant des pièces séparées par trente ans de création, le duo, sans changer, revêt des traits inédits. La Marie de Verity Jacobsen est d’une grâce loin de toute candeur virginale, la vigueur et la douce [&#8230;]</p>
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<p>Une grâce, une ferveur nouvelle semble animer le familier tableau d’<em>Annonciation,</em> créé en 1995. Donné en préambule de ce programme unissant des pièces séparées par trente ans de création, le duo, sans changer, revêt des traits inédits. La Marie de <strong>Verity Jacobsen </strong>est d’une grâce loin de toute candeur virginale, la vigueur et la douce robustesse de <strong>Mirea Delogu </strong>en font un archange à l’autorité enveloppante. Une complicité nouvelle opère entre ces deux personnages qui semblent contraints d’œuvrer ensemble pour une force, que l’on désigne en pointant vers le haut, dans ce goût du geste devenu signe emprunté au Trecento et déployé sur le registre du théâtre dansé.&nbsp;</p>



<p>Cette complicité souvent résignée demeurera le fil rouge de cette trilogie où les corps des femmes, leur capacité d’engendrement mais aussi leur objectivisation se verront savamment scrutés.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">S’affaisser ensemble</mark></strong></p>



<p><em>Torpeur</em>, création de 2023 conçue donc vingt-huit ans après ce duo canonique, déploie un effectif et des modalités d’interaction démultipliés. On se croirait, durant les premières minutes, revenus à une danse naturelle proche de Lucinda Childs, scandée par les pulsations rassurantes d’une musique joyeusement répétitive dont les corps s’emparent avec frénésie.&nbsp;</p>



<p>La danse d’aujourd’hui se nourrit de&nbsp; désarticulation, de saccadé, de lâcher-prise&nbsp;? Qu’à cela ne tienne, semble répondre Angelin Preljocaj&nbsp;: les battements s’espacent, les gestes s’étirent, et les corps s’alanguissent. Si bien qu’ils semblent imposer à une musique flottante leur propre rythme, et non pas que celle-ci leur dicte&nbsp; comment faire battre leurs cœurs.&nbsp;</p>



<p>Les douze danseurs et danseuses se rapprochent, s’explorent et se dénudent dans un mouvement inédit de sensualité. Exit les pas-de-deux délimitant hommes et femmes : c’est presque uniquement en trios, puis entre hommes et entre femmes que tous s’unissent et s’accompagnent, comme les corps exultants de <em>Deleuze/Hendrix. </em>De ces architectures de groupes, autonomes et un brin anthropophages, pointe cependant une inquiétude…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mariages aveugles</mark></strong></p>



<p>On revient alors en 1989, année où Preljocaj s’imposa comme une voix majeure de la danse contemporaine. <em>Les Noces </em>de <strong>Stravinsky</strong> y avaient&nbsp; voyagé, passant de la Russie paysanne du compositeur aux Balkans, à l’Albanie dont Preljocaj est originaire.&nbsp;</p>



<p>Ces images gardent la couleur inaltérée du cauchemar, celui des mariages mal consentis&nbsp;: une fois de plus, ce sont les yeux bandés que les jeunes femmes avanceront vers leur destin. Elles auront beau échanger regards entendus, caresses chaleureuses, quitte à s’emparer elles-mêmes de dociles poupées de chiffon pour jouer le jeu, elles sortiront éternelles perdantes d’une partie jouée d’avance. Celle du rapt matrimonial.&nbsp;</p>



<p>Engoncés dans des costumes cravates soulignant leur air juvénile, les hommes semblent à peine moins perdus. On croirait presque, le temps de ces sauts du haut de bancs d’école, où les femmes s’élancent, tournoyant comme des toupies, qu’un autre monde, qu’un envol est possible. La chute, amortie in extremis par les bras de leurs partenaires, n’en est que plus tragique.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le programme s’est donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 au 15 octobre</mark> au Pavillon Noir, Aix en Provence</pre>
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		<title>Angelin Preljocaj et la jouissance de la torpeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Oct 2023 07:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Angelin Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Annonciation]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi reprendre Noces, créé en 1989, et Annonciation, créé en 1995&#160;? Quel intérêt prenez-vous à réinvestir ce répertoire ancien&#160;?&#160; Angelin Preljocaj. Le thème de Montpellier Danse 2023, «&#160;Répertoire et création&#160;», recoupait une de mes préoccupations anciennes. J’ai toujours eu besoin de mettre en perspective ce que je suis en train de faire avec des [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre <em>Noces</em>, créé en 1989, et <em>Annonciation</em>, créé en 1995&nbsp;? Quel intérêt prenez-vous à réinvestir ce répertoire ancien&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Angelin Preljocaj. </strong>Le thème de <em>Montpellier Danse</em> 2023, «&nbsp;Répertoire et création&nbsp;», recoupait une de mes préoccupations anciennes. J’ai toujours eu besoin de mettre en perspective ce que je suis en train de faire avec des répertoires, le mien ou d’autres. Et puis, une œuvre n’existe que si elle est donnée, et je pense qu’il est dommage de laisser mourir tant de pièces qui ont été créées avec de l’argent public, et donc lui appartiennent. Diffuser le patrimoine est important, et donne à la danse une épaisseur historique qui lui manque souvent. Les diffuseurs veulent avoir des créations, des premières… Cela n’est pas très écologique, cela coûte cher en décors, costumes, lumières, il faut s’interroger aujourd’hui sur ce mode de production et de diffusion du spectacle vivant, pour des raisons écologiques et budgétaires.&nbsp;</p>



<p><strong>En dehors de ces raisons de directeur de ballet, vous avez sans doute des motifs plus artistiques, plus personnels, pour reprendre ces deux pièces…</strong></p>



<p>Bien sûr. J’aime mes interprètes, qui apportent beaucoup à mes œuvres. Le sens d’une pièce s’épaissit des différentes incarnations qui viennent l’habiller, la transformer. Un pianiste aujourd’hui qui jouerait Bach comme Glenn Gould aurait l’impression de bégayer, mais un qui jouerait sans connaître Glenn Gould passerait à côté d’une vision désormais essentielle à sa compréhension. Il en est de même pour la danse, mais on le sait moins. Chaque interprète lui apporte une inscription dans le temps, dans l’époque. Et rien ne marque mieux l’époque que le changement des corps.</p>



<p><strong>Justement, concrètement, qu’est-ce qui a changé dans <em>Noces</em>&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p>C’est très étrange. La pièce est exactement la même, je n’ai pas changé un pas. Mais dans le rapport homme-femme, la violence est encore plus forte. La pièce met en scène un rapt sur la musique très tellurique de Stravinsky. L’assujettissement des femmes en est le sujet. J’y suis très sensible, cet état de société me révolte, j’ai une mère, quatre sœurs, une femme et deux filles, comment ne pas l’être&nbsp;!</p>



<p>Aujourd’hui, par rapport à 1989, ces sujets des violences faites aux femmes sont médiatisés et combattus. Mais l’assujettissement continue, la sauvagerie est toujours là. Les danseuses aujourd’hui s’en emparent avec encore plus de panache.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« Je cherche une grammaire de l’hébétude, un rythme, une dynamique de l’indolence »</p></blockquote></figure>



<p><strong>Est-ce du même ordre pour<em> Annonciation&nbsp;</em>? Le duo est plus intime et plus intemporel…&nbsp;</strong></p>



<p><em>Annonciation</em> c’est une forme à habiter qui dépend davantage encore des interprètes. Les Annonciations sont toujours peintes dans des jardins clos, qui symbolisent la virginité de la Vierge à qui l’Ange vient annoncer qu’elle porte l’enfant de Dieu. Cet espace est scénographié avec un tapis rouge, qui symbolise le ventre, le sang. Lorsque l’Ange pénètre cet espace réduit, contraint, intime, il a la forme d’une femme. Je ne voyais pas un homme pénétrer cet espace.</p>



<p><strong>L’ambiguïté de genre de l’Ange est-il le même aujourd’hui&nbsp;? Vous avez eu des interprètes très intergenres, à l’époque on disait androgyne. Comment cela résonne-t-il&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>L’Ange a une gestuelle immédiatement martiale. Son arrivée est une déflagration, qui s’entend dans la musique. L’espace ne peut pas contenir un tel être, il vole en éclat. Comme le temps. On est dans une réalité quantique, dont la durée varie selon les protagonistes, une éternité, un instant. Tout est dans les mains, les corps, les gestes des danseuses. Tout cela est très précis, et doit être extrêmement habité. Bien sûr, pour chaque duo, c’est une création.</p>



<p><strong>Vous avez également créé une autre pièce, <em>Torpeur</em>, qui vient compléter le programme…&nbsp;</strong></p>



<p><em>Torpeur</em> est une petite forme sans décor qui explore un état de corps. J’ai toujours aimé chercher de ce côté-là. Ma danse est plutôt vive, j’aime bien chercher ce qui peut contrer cela, explorer le poids dans <em>Gravité</em>, l’extase dans <em>Near Life Experience</em>. Là j’ai cherché une grammaire de l’hébétude, un rythme, une dynamique de l’indolence. J’ai besoin de tracer les choses dans les corps, que l’émotion surgisse de la forme et pas de l’affect. Les corps de la danse peuvent parler directement aux corps des spectateurs si on parvient à cela. Alors j’alourdis, je ralentis, j’épaissis. Je vois ce que cela donne, l’effondrement d’un corps. Un effondrement volontaire, consenti, une jouissance de la torpeur. Celle qui nous saisit quand il fait très chaud, que l’on n’a pas envie de bouger, et que le plaisir qui en découle est immense …&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Noces, Annonciation, Torpeur</em></strong><br>Par Angelin Preljocaj<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 15 octobre<br></mark>Pavillon Noir, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>LES THÉÂTRES : Pour une saison lumineuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Sep 2023 08:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Angelin Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au théâtre du Jeu de Paume que la conférence de presse annonçant la saison nouvelle a eu lieu, le public de journalistes et professionnels installé sur scène face aux rangées de fauteuils tendus de velours rouge. Dominique Bluzet, directeur des Théâtres, endossait, renouant avec ses amours premières, le rôle de l’acteur. Par cœur,&#160; avec [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est au théâtre du Jeu de Paume que la conférence de presse annonçant la saison nouvelle a eu lieu, le public de journalistes et professionnels installé sur scène face aux rangées de fauteuils tendus de velours rouge. <strong>Dominique Bluzet</strong>, directeur des Théâtres, endossait, renouant avec ses amours premières, le rôle de l’acteur. Par cœur,&nbsp; avec une faconde et un esprit d’escalier jubilatoires, et quelques précisions bienvenues sur cette entreprise de théâtre unique en France. Extraits&nbsp;!</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>A quoi ça sert un théâtre ? </strong></mark></p>



<p>«&nbsp;<em>Je voudrais d’abord raconter ce que nous sommes devenus. Depuis deux ou trois ans, l’activité des théâtres a été possible grâce à l’implication des collectivités, avec plus de 88% de moyenne de fréquentation, 35 000 artistes, 185 000 spectateurs et 220 000 avec les tournées.&nbsp;</em></p>



<p><em>Les Théâtres sont une machine extraordinaire, ce sont des maisons avec de la ville autour, ce qui amène à un changement d’appréhension de notre territoire. Le Gymnase reste fermé pour travaux jusqu’en 2025 – et je remercie les théâtres qui nous accueillent en attendant- mais ces travaux illustrent bien notre changement de vision de cette maison de théâtre qui en 2025 sera au cœur d’un quartier reconstruit avec brasserie, restaurants autour.&nbsp;</em></p>



<p><em>Bien sûr, la première mission du théâtre est d’amener les gens dans les salles, de leur offrir des aventures artistiques et humaines hors normes, en accompagnant les jeunes compagnies comme celle des </em><strong><em>Estivants</em></strong><em> et faire venir les grands artistes du moment.&nbsp;</em></p>



<p><em>Mais se pose la question clé&nbsp;:&nbsp;à quoi ça sert un théâtre&nbsp;?&nbsp;sa finalité est-elle uniquement celle de la représentation&nbsp;? quelle est sa place dans la vie des gens, en quoi cela est-il important pour eux, en quoi cela les change-t-il&nbsp;?</em>&nbsp;</p>



<p><em>Grâce à </em>Aller vers<em>, construit avec le Département, et </em>Garçon un demi,<em> dispositif dans les cafés, le spectacle s’est déplacé dans les EHPADs, les places de villages, les cafés. Mon équipe, merveilleuse, et moi nous interrogeons sans cesse&nbsp;sur notre rapport aux gens du territoire, ceux qui viennent et ceux qui ne viennent pas.&nbsp;</em></p>



<p><em>Ainsi on ne conçoit plus le Festival de Pâques sans les&nbsp; concerts décentralisés et les master classes. Avec l’ASSAMI, on va vers les gens en souffrance sociale ou physique ; tout citoyen, quel que soit son état, est en droit d’accéder à la culture.&nbsp;</em></p>



<p><em>Pour les enfants il y a les opérations de médiation, mais aussi au festival de Pâques le Festival des Enfants, avec des tranches d’âge définies, qui expliquera depuis la partition jusqu’aux répétitions et la représentation le travail d’un grand orchestre. Le bus des enfants sera à leur disposition pour les amener au théâtre</em>.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Utopie en actes </mark></strong></p>



<p>Et d’enchainer sur la présentation des spectacles, choisis dans un souci d’équilibre, mais aussi sur des fidélités et des coups de cœur. Sans abandonner l’utopie, sa foi dans un théâtre qui peut sauver le monde : «&nbsp;<em>dans un monde où les ténèbres gagnent, on revendique accès à la lumière&nbsp;</em>».</p>



<p>C’est pourquoi il soutient le travail de <strong>Kamel Guemari</strong>, le «&nbsp;<em>Che Guevara des MacDo&nbsp;</em>» et l’<strong>Après-M </strong>fast food coopératif qui est aussi un lieu culturel et social. Car le directeur des Théâtres s’interroge depuis des années sur son rôle, affirmant que si «&nbsp;les spectacles, c’est le boulot des artistes&nbsp;» le sien est de mobiliser les énergies, par exemple par le mécénat, mais aussi convaincre les décideurs publics de la nécessité, voire de la rentabilité, d’une entreprise culturelle comme la sienne. Car le budget est important, et nécessite de soulever des montagnes pour produire ou accueillir 180 spectacles et concerts.&nbsp;</p>



<p>Dominique Bluzet souligne encore «&nbsp;<em>la chance d’exister sur un territoire avide de culture&nbsp;</em>», des collectivités aux entreprises et aux spectateurs, qui lui permet de concilier proximité et international, chaleur et grand plateau…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">180 spectacles</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=344%2C516&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-120765" style="width:344px;height:516px" width="344" height="516" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?w=1260&amp;ssl=1 1260w" sizes="(max-width: 344px) 100vw, 344px" /><figcaption class="wp-element-caption">J&rsquo;ai trop d&rsquo;amis © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</div>


<p>Il est des spectacles «&nbsp;<em>producteurs d’émotions</em>&nbsp;» auxquels les équipes des théâtres s’attachent particulièrement&nbsp;: <em>Les vagues</em> de Virginia Woolf interprétée par Élise Vigneron, poète du froid avec ses marionnettes de glace qui fondent le temps de la représentation&nbsp;;&nbsp; <em>John a-dreams</em>, la pièce de Serge Valletti revisite le thème d’Hamlet avec l’immense acteur Patrick Pineau&nbsp;; le facétieux et profond <em>Quand j’étais petite je voterai</em> d’Émilie Capliez, adaptation du roman de Boris Le Roy. &nbsp;</p>



<p>Côté danse nous embarquerons avec <strong>Josette Baïz</strong>, sélectionnée dans le cadre de l’Olympiade Culturelle 2024 pour&nbsp; sa création <em>Antipodes</em>. Le voisin <strong>Angelin preljocaj</strong> aussi sera présent, avec sa création en mai, et la reprise de Blanche-Neige avant les fêtes.. &nbsp;</p>



<p>La venue du Ballet de l’Opéra de Paris se pérennise, comme celle de la Comédie Française,&nbsp; complétées par l’Orchestre Philharmonique de Hong-Kong, l’Orchestre des Champs-Élysées…</p>



<p>Le festival <strong>Actoral </strong>s’invite aux Bernardines pour un <em>Tea Time</em> entre <strong>Christophe Fiat </strong>et <strong>Fred Nevché</strong>.&nbsp;</p>



<p>Le festival <strong>Nouveaux Horizons</strong>, entièrement gratuit, fête sa quatrième édition, avec pléthore de propositions de haut vol mêlant musique dite classique et musiques contemporaines et de création, interprétées par huit virtuoses accompagnés par <strong>Renaud Capuçon </strong>et l’altiste <strong>Gérard Caussé</strong>&nbsp;: six créations mondiales par six compositeurs d’aujourd’hui.</p>



<p>Virtuosité et dépassement&nbsp;: en septembre Renaud Capuçon au violon et <strong>Kit Armstrong</strong> au piano donneront l’intégrale des <em>Sonates pour violon</em> de Mozart, une véritable gageure&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Calembours indisciplinaires  </mark></strong></p>



<p>La danse, le théâtre, la musique se côtoient et s’entrecroisent dans les divers lieux de la programmation. Dans&nbsp; l’épaisse brochure programmatique de l’année 2023-2024, intitulée <em>Lumière</em>, se décline en calembours de circonstance, «&nbsp;en été, le clavier est toujours bien tempéré&nbsp;», «&nbsp;c’est comme ça qu’en automne, on chopin rhume&nbsp;», «&nbsp;inspirez, shakespearez, c’est le printemps&nbsp;»… L’espièglerie se poursuit et se fait saisonnière…&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les Théâtres 
</strong>Aix-en-Provence, Marseille
08 2013 2013 
<a href="http://lestheatres.net">lestheatres.net</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Premières dates
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 au 29 septembre</mark> Actoral (<a href="https://journalzebuline.fr/actoral-un-riche-programme/">voir notre article ici</a>)
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 au 30 septembre</mark> Ballet de l’Opéra de Paris
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 au 30 septembre</mark> Intégrale des Sonates pour violon de Mozart</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-theatres-pour-une-saison-lumineuse/">LES THÉÂTRES : Pour une saison lumineuse</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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