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	<title>Archives des Annonciation - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Annonciation - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au Pavillon Noir, des folies à deux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 14:44:33 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis sa création en 1995,&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/annonciation/">Annonciation</a></em>&nbsp;d’<strong><a href="https://preljocaj.org">Angelin Preljocaj</a>&nbsp;</strong>semble se réinventer à chaque nouvelle distribution, dévoilant des subtilités nouvelles et prête à livrer de nouvelles lectures, tout en préservant une part de son mystère. La saison dernière, associée à&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/torpeur/">Torpeur</a></em>&nbsp;(2023) et&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/noces/">Noces</a></em>&nbsp;(1989), elle s’inscrivait dans un triptyque révélant des rapports complexes et souvent douloureux entre hommes et femmes. Tout en esquissant un lien fort et énigmatique entre ses personnages féminins, solidaires dans une subordination partagée, où complicité et résignation semblaient se répondre en silence. Adossée à&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/un-trait-dunion/">Un Trait d’union</a>&nbsp;</em>(1989) et&nbsp;<em><a href="https://preljocaj.org/creation/larmes-blanches/">Larmes blanches</a>&nbsp;</em>(1985), elle rappelle que le chorégraphe ne se révèle jamais aussi puissant que dans le duo et ses déclinaisons les plus nuancées et ambivalentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ferveur baroque</mark></strong></h3>



<p>Le quatuor qui conclut ce très bel enchaînement et rassemble les deux duos vus précédemment résonne ainsi comme un retour aux sources. <em>Larmes Blanches</em>, érigé sur le contrepoint de Bach et de Purcell joliment délié au clavecin, convoque une grammaire inflexible et savante des corps et une tenue aristocratique. Préfigurant les jeux tour à tour badins et cruels qui seraient le nœud du&nbsp;<em>Parc&nbsp;</em>(1994), les duos et genres échangent et s’intervertissent. La grâce juvénile de&nbsp;<strong><a href="https://www.facebook.com/florette.jager/">Florette Jager</a></strong>, encore marquée par la candeur de sa Marie, se heurte à la jovialité sans détour de&nbsp;<strong>Clara Freschel</strong>, archange déterminé et vigoureux. Revenus d’<em>Un Trait d’Union</em>,&nbsp;<strong>Antoine Dubois&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/valen__rf/">Valen Rivat-Fournier</a>&nbsp;</strong>demeurent dans une dynamique de rivalité et de complémentarité. Le dialogue est complexe et savoureux, aussi riche et envoûtant qu’une fugue. Car c’est bien la ferveur du baroque, dont la musique accompagnera chaque pièce, qui marque ici le langage, davantage qu’un désir de classicisme.</p>



<p>Avant cela, on aura découvert des duos sublimes, dans leur exigence technique comme dans leur inventivité folle&nbsp;: ni&nbsp;<em>Un Trait d’union</em>, ni&nbsp;<em>Annonciation&nbsp;</em>semblent n’avoir aujourd’hui pris une ride. Tout juste lira-t-on plus obstinément dans leur enchaînement un passionnant récit d’assujettissement et d’affrontement, là où d’autres époques ne nous y auront fait miroiter que de gracieux et audacieux pas-de-deux. Plusieurs motifs se détachent. On remarque notamment que les jeux d’imitation, de questions et de réponses, gravitent toujours autour de l’idée, littérale et figurée, d’<em>assise</em>&nbsp;: sur le cadre d’un tableau sublimé dans&nbsp;<em>Annonciation</em>, sur un imposant fauteuil dans&nbsp;<em>Un Trait d’Union</em>. Mais surtout d’une figure sur l’autre. On réalise que les portés, maîtrisés à la perfection par leurs interprètes, élancent moins les corps qu’ils ne semblent les interrompre, les tordre et les contenir&nbsp;; que les pauses, les respirations profondes, les regards perdus, marquent plus durablement la rétine qu’ailleurs. Que les étreintes feintes, évitées, redoutées, semblent davantage unir les danseuses et danseurs dans un geste de folie que dans une douce communion.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 au 22 décembre</mark> au <strong>Pavillon Noir,</strong> Aix-en-Provence.&nbsp;</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À venir&nbsp;</mark></strong><br><strong><em>Annonciation, Torpeur, Noces</em></strong>, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 janvier</mark>, au <strong><a href="https://www.theatredurance.fr">Théâtre Durance</a></strong>, Scène nationale Château-Arnoux-Saint-Auban</pre>



<p></p>
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		<title>Preljocaj : un retour aux origines à découvrir au Pavillon Noir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 16:35:51 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Larmes Blanches&nbsp;</em>est une des premières pièces du chorégraphe,&nbsp;écrite juste après&nbsp;<em>Marché Noir</em>&nbsp;en 1985, et filmé en 1986, avec&nbsp;Nuch, Catherine Beziex,&nbsp;Christophe Haleb et Angelin Preljocaj lui-même à l’interprétation. Si les quatre danseurs sont loin d’aller aussi vite et ample que les interprètes&nbsp;d’aujourd’hui, le style Preljocaj est déjà là&nbsp;:&nbsp;musique baroque et contemporaine qui s’opposent,&nbsp;chemises blanches à larges jabots contrastant avec des pantalons noir en cuir, hommes et femmes portant les mêmes vêtements et faisant les mêmes gestes,&nbsp;obliques et secs, entrecoupés par des portés plus souples. Et surtout&nbsp;: phrases chorégraphiques longues et complexes, avec une difficulté de mémorisation,&nbsp;donnée en pâture à l’œil du spectateur, puisque les couples dansent à l’unisson, et que chaque décalage se voit. L’effet waouh,&nbsp;qui s’appelait alors autrement, était déjà là, dans ce quatuor amoureux à couteaux tirés, à l’arme plutôt que larme blanche.&nbsp;</p>



<p>Le duo masculin&nbsp;<em>Un Trait d’union</em>, créé en 1989 lui aussi par Christophe Haleb, et Alvaro Morell, est porté par Glenn Gould interprétant le 5<sup>e</sup>&nbsp;concerto pour piano de Bach, et la création de Mark Khan qui vient l’interrompre. Un fauteuil de cuir, évoquant le confort ou l’analyse, trône au centre, enjeu de possession, objet de jeu entre deux hommes qui cherchent à établir un lien, dans&nbsp;une danse très physique, acrobatique, faite de sauts, d’arrêts brutaux, de départs contrariés, d’enlacements brefs et d’entêtements à fuir, à s’empoigner, à refuser l’abandon. Masculin&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mystère mystique</mark></strong></p>



<p><em>Annonciation</em>, autre chef-d’œuvre, est un duo féminin qui n’a…&nbsp;que trente ans&nbsp;! &nbsp;La pièce n’est jamais sortie du répertoire du Ballet Preljocaj, a été dansée par de très nombreux ballets internationaux, et fait l’objet d’un très beau film, réalisé par le chorégraphe dans le parking de La Friche Belle de Mai, avec Claudia de Smet et Julie Bour, les interprètes originelles.&nbsp;</p>



<p>Le duo repose sur un sujet mystique, comme plusieurs pièces de Preljocaj, et sur cette figure picturale de l’ange Gabriel, asexué mais guerrier, rencontrant la Vierge Marie et lui annonçant qu’elle est enceinte, immaculée, portant le fils de Dieu. Preljocaj, clairement, en fait une rencontre charnelle, où l’enfantement n’est pas qu’une annonce mais un geste, une bataille, une acceptation, un tourment.&nbsp;<em>Le Magnificat</em>&nbsp;de Vivaldi, grandiose, est entrecoupé de rires d’enfants, et de la composition électroacoustique combative de Stéphane Roy. La maternité est vue comme un mystère, bouleversant la femme, la projetant vers un avenir hors de sa chambre fermée, porteuse de plus qu’elle-même, en lien direct avec le vivant.&nbsp;</p>



<p>Ce nouveau triptyque de pièces anciennes est joué par deux distribution différentes,&nbsp;et peut ainsi être donné à Aix-en-Provence et en Suisse en même temps, tandis&nbsp;que le reste du Ballet danse&nbsp;<em>R</em><em>equiem(s)</em>, création 2024, à Caen. Avant une reprise du Lac des Cygnes avec orchestre à Paris, pour conclure une année 2024 trépidante, et commencer une année 2025 qui passe par le Théâtre Durance les 9 et 10 janvier. Avec cinq&nbsp;pièces en tournée, dont la reprise d’<em>Helikoptere</em>&nbsp;et une création, le Ballet Preljocaj est une entreprise culturelle qui marche, et finance en partie les invités du Centre chorégraphique national aixois&nbsp;!</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Annonciation, Un Trait d’union, Larmes blanches<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 au 22 décembre<em><br></em></mark><a href="https://preljocaj.org/pavillon-noir/">Pavillon Noir</a>, Aix en Provence<br><br><strong><em>Annonciation, Torpeur, Noces</em></strong><em><br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 janvier<em><br></em></mark><a href="https://www.theatredurance.fr">Théâtre Durance,</a> Scène nationale de Château-Arnoux-Saint-Auban</pre>
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		<title>Occitanie : À Nîmes, le Ballet Preljocaj en triptyque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 14:38:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un programme chorégraphique constitué de la reprise de deux pièces historiques du répertoire d’Angelin Preljocaj et d’une troisième plus récente. Annonciation, duo féminin de 1995, interroge le moment sacré de l’Immaculée Conception. La musique de Vivaldi mêlée à une partition électronique en renforce l’intensité. Noces, créée six ans plus tôt, fait référence à un rituel [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un programme chorégraphique constitué de la reprise de deux pièces historiques du répertoire d’<strong><a href="https://preljocaj.org">Angelin Preljocaj </a></strong>et d’une troisième plus récente. <em>Annonciation</em>, duo féminin de 1995, interroge le moment sacré de l’Immaculée Conception. La musique de Vivaldi mêlée à une partition électronique en renforce l’intensité. <em>Noces</em>, créée six ans plus tôt, fait référence à un rituel nuptial et funèbre. Cinq hommes et cinq femmes en opposition se déchaînent sans modération sur la musique de Stravinsky. Enfin, créé en 2023 pour douze danseurs, <em>Torpeur</em> est une exploration chorégraphique de différents états de corps : sidération, prostration, mais aussi sensualité, grâce languissante, &#8230;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Intemporelle incarnation</mark></strong></p>



<p>Donné en préambule <em>Annonciation </em>revêt, grâce au renouveau de ses interprètes, de nouveaux traits. Une complicité inédite semble opérer dans ce duo incarnant Marie et l’archange. Contraintes d’œuvrer ensemble pour une force que l’on désigne en pointant vers le haut, dans ce goût du geste devenu signe emprunté au Trecento et déployé sur le registre du théâtre dansé, les deux femmes nouent une complicité émouvante car résignée.&nbsp;Complicité qui demeurera le fil rouge de cette trilogie où les corps des femmes, leur capacité d’engendrement mais aussi leur objectification se verront savamment scrutés.</p>



<p><em>Torpeur</em>, création de 2023 conçue donc vingt-huit ans après ce duo canonique, déploie un effectif et des modalités d’interaction démultipliés. On se croirait, durant les premières minutes, revenus à une danse minimaliste proche de Lucinda Childs, scandée par les pulsations rassurantes d’une musique joyeusement répétitive dont les corps s’emparent avec frénésie. La danse lorgne aujourd’hui vers la désarticulation, le saccadé, la rétrogradation&nbsp;? Qu’à cela ne tienne, semble répondre&nbsp;Angelin Preljocaj&nbsp;: les battements s’espacent, les gestes s’étirent, et les corps s’alanguissent. Si bien qu’il semble que ce sont eux qui imposent à une musique flottante leur propre rythme, et non pas celle-ci qui leur dicte quand et comment faire battre leurs cœurs. Les douze danseurs et danseuses se rapprochent, s’explorent dans un mouvement inédit de sensualité. Exit les pas-de-deux délimitant hommes et femmes&nbsp;: c’est presque uniquement en trios, puis entre hommes et femmes que tous s’unissent et s’accompagnent, comme les corps exultants dans le récent et tout aussi réjouissant&nbsp;<em>Deleuze/Hendrix</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le rapt des mariées</mark></strong></p>



<p>On revient en fin de spectacle en 1989, année où le chorégraphe s’imposa comme une voix majeure de la danse contemporaine.&nbsp;Les <em>Noces&nbsp;</em>de Stravinsky avaient un peu voyagé, de la Russie paysanne du compositeur aux Balkans des origines de Preljocaj.&nbsp;</p>



<p>Ces images ont la saveur inaltérée du cauchemar&nbsp;: une fois de plus, ce sont les yeux bandés que les jeunes mariées avanceront vers leur destin. Elles auront eu beau échanger regards entendus, caresses chaleureuses, quitte à s’emparer elles-mêmes de dociles poupées de chiffon, elles sortiront éternelles perdantes d’un jeu joué d’avance. Engoncés dans des costumes cravates soulignant leur air juvénile, les hommes semblent à peine moins perdus. On croirait pourtant presque, le temps de ces sauts du haut de bancs d’école, où les femmes s’élancent, tournoyant comme des toupies, qu’un autre monde, qu’un envol est possible.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Annonciation, Torpeur, Noces<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 janvier<br></mark><strong><a href="https://www.theatredurance.fr">Théâtre Durance</a></strong>, Scène nationale Château-Arnoux-Saint-Auban</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Danse, spectacles</a></em> ici </p>
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		<title>Angelin Preljocaj et la jouissance de la torpeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Oct 2023 07:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi reprendre Noces, créé en 1989, et Annonciation, créé en 1995&#160;? Quel intérêt prenez-vous à réinvestir ce répertoire ancien&#160;?&#160; Angelin Preljocaj. Le thème de Montpellier Danse 2023, «&#160;Répertoire et création&#160;», recoupait une de mes préoccupations anciennes. J’ai toujours eu besoin de mettre en perspective ce que je suis en train de faire avec des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre <em>Noces</em>, créé en 1989, et <em>Annonciation</em>, créé en 1995&nbsp;? Quel intérêt prenez-vous à réinvestir ce répertoire ancien&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Angelin Preljocaj. </strong>Le thème de <em>Montpellier Danse</em> 2023, «&nbsp;Répertoire et création&nbsp;», recoupait une de mes préoccupations anciennes. J’ai toujours eu besoin de mettre en perspective ce que je suis en train de faire avec des répertoires, le mien ou d’autres. Et puis, une œuvre n’existe que si elle est donnée, et je pense qu’il est dommage de laisser mourir tant de pièces qui ont été créées avec de l’argent public, et donc lui appartiennent. Diffuser le patrimoine est important, et donne à la danse une épaisseur historique qui lui manque souvent. Les diffuseurs veulent avoir des créations, des premières… Cela n’est pas très écologique, cela coûte cher en décors, costumes, lumières, il faut s’interroger aujourd’hui sur ce mode de production et de diffusion du spectacle vivant, pour des raisons écologiques et budgétaires.&nbsp;</p>



<p><strong>En dehors de ces raisons de directeur de ballet, vous avez sans doute des motifs plus artistiques, plus personnels, pour reprendre ces deux pièces…</strong></p>



<p>Bien sûr. J’aime mes interprètes, qui apportent beaucoup à mes œuvres. Le sens d’une pièce s’épaissit des différentes incarnations qui viennent l’habiller, la transformer. Un pianiste aujourd’hui qui jouerait Bach comme Glenn Gould aurait l’impression de bégayer, mais un qui jouerait sans connaître Glenn Gould passerait à côté d’une vision désormais essentielle à sa compréhension. Il en est de même pour la danse, mais on le sait moins. Chaque interprète lui apporte une inscription dans le temps, dans l’époque. Et rien ne marque mieux l’époque que le changement des corps.</p>



<p><strong>Justement, concrètement, qu’est-ce qui a changé dans <em>Noces</em>&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p>C’est très étrange. La pièce est exactement la même, je n’ai pas changé un pas. Mais dans le rapport homme-femme, la violence est encore plus forte. La pièce met en scène un rapt sur la musique très tellurique de Stravinsky. L’assujettissement des femmes en est le sujet. J’y suis très sensible, cet état de société me révolte, j’ai une mère, quatre sœurs, une femme et deux filles, comment ne pas l’être&nbsp;!</p>



<p>Aujourd’hui, par rapport à 1989, ces sujets des violences faites aux femmes sont médiatisés et combattus. Mais l’assujettissement continue, la sauvagerie est toujours là. Les danseuses aujourd’hui s’en emparent avec encore plus de panache.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« Je cherche une grammaire de l’hébétude, un rythme, une dynamique de l’indolence »</p></blockquote></figure>



<p><strong>Est-ce du même ordre pour<em> Annonciation&nbsp;</em>? Le duo est plus intime et plus intemporel…&nbsp;</strong></p>



<p><em>Annonciation</em> c’est une forme à habiter qui dépend davantage encore des interprètes. Les Annonciations sont toujours peintes dans des jardins clos, qui symbolisent la virginité de la Vierge à qui l’Ange vient annoncer qu’elle porte l’enfant de Dieu. Cet espace est scénographié avec un tapis rouge, qui symbolise le ventre, le sang. Lorsque l’Ange pénètre cet espace réduit, contraint, intime, il a la forme d’une femme. Je ne voyais pas un homme pénétrer cet espace.</p>



<p><strong>L’ambiguïté de genre de l’Ange est-il le même aujourd’hui&nbsp;? Vous avez eu des interprètes très intergenres, à l’époque on disait androgyne. Comment cela résonne-t-il&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>L’Ange a une gestuelle immédiatement martiale. Son arrivée est une déflagration, qui s’entend dans la musique. L’espace ne peut pas contenir un tel être, il vole en éclat. Comme le temps. On est dans une réalité quantique, dont la durée varie selon les protagonistes, une éternité, un instant. Tout est dans les mains, les corps, les gestes des danseuses. Tout cela est très précis, et doit être extrêmement habité. Bien sûr, pour chaque duo, c’est une création.</p>



<p><strong>Vous avez également créé une autre pièce, <em>Torpeur</em>, qui vient compléter le programme…&nbsp;</strong></p>



<p><em>Torpeur</em> est une petite forme sans décor qui explore un état de corps. J’ai toujours aimé chercher de ce côté-là. Ma danse est plutôt vive, j’aime bien chercher ce qui peut contrer cela, explorer le poids dans <em>Gravité</em>, l’extase dans <em>Near Life Experience</em>. Là j’ai cherché une grammaire de l’hébétude, un rythme, une dynamique de l’indolence. J’ai besoin de tracer les choses dans les corps, que l’émotion surgisse de la forme et pas de l’affect. Les corps de la danse peuvent parler directement aux corps des spectateurs si on parvient à cela. Alors j’alourdis, je ralentis, j’épaissis. Je vois ce que cela donne, l’effondrement d’un corps. Un effondrement volontaire, consenti, une jouissance de la torpeur. Celle qui nous saisit quand il fait très chaud, que l’on n’a pas envie de bouger, et que le plaisir qui en découle est immense …&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Noces, Annonciation, Torpeur</em></strong><br>Par Angelin Preljocaj<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 15 octobre<br></mark>Pavillon Noir, Aix-en-Provence</pre>
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