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	<title>Archives des archives - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des archives - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dans les archives palestiniennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:54:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance. » affirme Kamal Aljafari, le réalisateur du documentaire A Fidai Film, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien. &#160; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance.</em> » affirme <strong>Kamal Aljafari,</strong> le réalisateur du documentaire <em>A Fidai Film</em>, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien.</p>



<p>&nbsp; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur rouge du sang versé, des flammes qui ravagent des immeubles. Des rues où patrouillent des soldats, des arrestations&nbsp;; des hommes à terre, mains sur la tête. Mais aussi des scènes de la vie quotidienne, des marchés, des enfants dans la boue. Des camions de Tsahal qui sortent, chargés de dossiers, pillés au siège de l’OLP. Ce sont ces archives dont Kamal Aljafari a récupéré une partie qui vont peu à peu nous raconter l’histoire du peuple palestinien. Des images terribles comme celles de la violente explosion en plein cœur de Beyrouth- ouest à l’heure du déjeuner, (220 kg de TNT) puis aux obsèques, en gros plan, une femme qui pleure. La mer, rouge du sang versé. Le camp de Badaoui où l’l’UNRWA accueillent les réfugiés palestiniens et où ont lieu des affrontements, des arrestations, des massacres. Des fils rouges et des flashs rayent ces images. Et tout à coup un intertitre&nbsp;: <em>«&nbsp;La caméra des expropriés</em>&nbsp;»</p>



<p>La caméra des dépossédés « <em>dans le sens où il s’agit de rassembler et de collecter ce qui est possible de l’être, du point de vue de quelqu’un qui a tout perdu. </em>» Deux types d’images : des archives avec des inscriptions de l’armée israélienne, grattées en rouge et des extraits de films de fiction. Des silhouettes recouvertes de rouge qui deviennent des fantômes. Des séquences auxquelles le travail sonore d’<strong>Attila Faravelli </strong>redonne vie. Un film personnel et universel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce film est autobiographique, parce qu’il traite du pays dont je viens. Je travaille librement et ce travail essaie de mettre de l’ordre, d&rsquo;ouvrir une voie pour que je puisse m’exprimer et exprimer mon rapport à ces images d’une manière qui devient universelle. Au bout du compte, ce film ne parle pas que de la Palestine, mais de tout endroit qui a été occupé et de tout peuple qui a subi l’oppression.&nbsp;» </em>Kamal Aljafari</p>



<p>Un film nécessaire pour parler aussi de tous les peuples qui continuent à subir l’oppression et sont aujourd’hui sous les bombes.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong><em></em></p>
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		<title>My stolen planet: L’Iran côté faces</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:22:19 +0000</pubDate>
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<p>Le film s’ouvre avec <strong>Farahnaz Sharifi</strong> qui commente, en voix off, des images d’enfance floutées, retravaillées : « <em>Nous sommes le 8 mars 1979 ; c’est le jour de ma naissance.</em> » Les images en noir et blanc de la photographe <strong>Hengameh Golestan</strong> donnent à voir des manifestations de femmes, tête nue, pour leur liberté. «<em> Trois semaines après la révolution islamique en Iran, surviennent les premières restrictions concernant le corps des femmes.</em> » C’est ainsi que commence le documentaire de la cinéaste iranienne, exilée à Berlin depuis 2022, dédié «<em> aux femmes iraniennes qui se battent pour la liberté et à la mémoire de celles qui ont perdu leur vie sur le chemin. </em>» Un film, à la fois journal intime et témoignage sur la vie en Iran, de la chute du Shah jusqu’à nos jours. Un film qui se construit à partir d’archives personnelles et d’archines privées, d’inconnu·e·s, en super 8.  </p>



<p>À 7 ans, Farahnaz réalise qu’elle a deux planètes&nbsp;: sa maison où elle peut être elle-même, danser cheveux lâchés&nbsp;; et l’extérieur, à l’école, où coiffée du <em>hijab</em>, on lui apprend la haine. À l’adolescence, c’est le début de ce qu’elle appelle sa « <em>dépendance</em>&nbsp;». Elle achète son premier téléphone et désormais elle filmera tout&nbsp;: des cafards dans une pièce, les fêtes avec ses amis, interrompues par la police. Elle doit tout filmer. Quelques années plus tard, sa «&nbsp;dépendance&nbsp;» augmentant, elle collectionne de vieilles bobines de films en super 8&nbsp;qu’elle numérise et classe : <em>«&nbsp;J’achète les souvenirs des autres&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Images avec les traces du temps, superbes comme celles de ces femmes, libres, qui dansent. Des traces contre l’oubli. Car tout est devenu crime dans le pays : danser, la musique, la voix des femmes, l’alcool, ne pas porter le <em>hijab</em>, la joie… On parcourt ainsi à travers ces images d’archives un pan de l’histoire iranienne, marqué par des moments terribles et douloureux comme l’exécution de milliers d’opposants au régime, la répression des manifestants contre l’inflation, ou l’arrestation des amies de Farahnaz. Mais on voit aussi des scènes de joie collective quand on permet aux femmes d’assisteràun match de foot et qu’elles crient pour leur liberté, des moments de partage entre amies, des jeux, des chants.«<em> Ils ont des armes, on a la solidarité </em>! » des fêtes familiales comme son anniversaire avant son départ en Allemagne pour une résidence d’écriture.</p>



<p>Si les choix d’écriture de Farahnaz Sharifi&nbsp;ne sont pas inédits, le montage, les images plastiquement retravaillées, sa voix remplie d’émotions, qui raconte, commente, s’indigne, font de ce documentaire un film qui laisse des traces. On en sort ému, peut-être même bouleversé et avec l’envie de se battre aux cotés de ces femmes.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>My stolen planet</em>, de <strong>Farahnaz Sharifi</strong><br>En salles le 25 juin<a></a></p>
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		<title>Marseille : les années rock</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 10:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p>Pendant longtemps, on ne chuchotait pas à l’Alcazar. Ce lieu était le cœur battant de la fête marseillaise, et il a vu débarquer dans ses dernières années d’existence un nouveau style qui allait révolutionner la musique dans le monde entier&nbsp;: le rock’n’roll. Cinquante-six ans après sa fermeture en tant que salle de concert, le site devenu bibliothèque accueille <em>Marseille, ville rock (1956-1980) – du rock à Marseille au rock marseillais</em>, du 7 octobre au 31 décembre. Une exposition qui repose sur la présentation d’objets appartenant à des Marseillais, et au travail de <strong>Robert Rossi</strong>, son curateur, chanteur du groupe marseillais Quartiers Nord.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Pourquoi 1956 ?</strong><br></mark>Comme pour son livre au titre éponyme de l’exposition, Robert Rossi a choisi de faire démarrer son récit en 1956. « <em>C’est la plus vieille trace de rock à Marseille que j’ai trouvée</em> », explique-t-il. Une présence dénichée dans <em>Marseille Provence Magazine</em>, où un article relate un concert des Rock’n’roll Cats, au Saint James, rue Venture. « <em>On y voit le patron danser le rock avec d’autres personnes, ce qui laisse penser que ces soirées étaient déjà habituelles</em> », ajoute-t-il. Une date qui remet en question un vieux poncif de l’histoire du rock en France. « <em>On considère souvent que le rock avait débarqué avec les “marines” américains dans les ports militaires. Or il n’y avait pas particulièrement de “marines” à Marseille, et si la naissance du rock est officiellement datée en 1954, on voit bien que son arrivée à Marseille s’est faite très vite. </em>»</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Contributions et archives</strong><br></mark>Dès lors, le rock et tous les styles qu’il a engendrés soufflent sur la ville. Les pionniers dans les années soixante, le psyché à la fin de cette même décennie, puis le rock fusion, le hard rock et enfin le punk à la fin des années soixante-dix. Tous les courants sont représentés à l’aide d’objets appartenant aux musiciens de cette période, qui ont répondu à l’appel à contribution lancé plus tôt dans l’année. En plus de cet appel, l’exposition se construit aussi autour des archives de l’Alcazar. « <em>L’équipe a recherché dans leur fonds et dans celui de Radio France. Ils ont retrouvé beaucoup de vinyles qui seront exposés.</em> »</p>



<p>Pour l’inauguration, l’Alcazar offre un concert des <strong>Batmen</strong>, dont le chanteur Henry Sanchez faisait partie du groupe Why Not qui, en 1966, avait ouvert pour les Rolling Stones à la salle Vallier. «&nbsp;<em>Mick Jagger s’était pris un barreau de chaise dans la tête à ce concert.</em>&nbsp;» Une anecdote qui, comme tant d’autres, écrit la légende de cette musique à Marseille, et est à retrouver dans cette exposition événement. &nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Marseille, ville rock (1956-1980) – Du rock à Marseille au rock marseillais</em></strong><br>Bibliothèque L’Alcazar, Marseille<br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 octobre au 31 décembre</mark><br><a href="http://marseille.fr">marseille.fr</a><br></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/marseille-les-annees-rock/">Marseille : les années rock</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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