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	<title>Archives des Armando Noguera - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Armando Noguera - Journal Zebuline</title>
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		<title>Don Pasquale prend l’air du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 15:24:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux représentations de l’opéra Don Pasquale, écrit par Donizetti, ont été données au Zénith de Toulon pendant les Fêtes, en programmation hors les murs de l’Opéra de Toulon. La cheffe d’orchestre coréenne, Sora Elisabeth Lee, signait la direction musicale aux côtés de Tim Sheader à la mise en scène et une répartition solide des premiers [&#8230;]</p>
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<p>Deux représentations de l’opéra <em>Don Pasquale</em>, écrit par Donizetti, ont été données au Zénith de Toulon pendant les Fêtes, en programmation hors les murs de l’<a href="https://www.operadetoulon.fr">Opéra de Toulon</a>. La cheffe d’orchestre coréenne, <strong>Sora Elisabeth Lee</strong>, signait la direction musicale aux côtés de <strong>Tim Sheader</strong> à la mise en scène et une répartition solide des premiers rôles, avec <strong>David Bižić </strong>en tête d’affiche pour incarner un Don Pasquale dépassé par les événements.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une belle distribution</mark></strong></p>



<p>Le rideau s’ouvre sur un «&nbsp;building&nbsp;» où est inscrit en grand «&nbsp;Pasquale&nbsp;» – on y devine les bureaux de son empire. La cheffe fait démarrer l’orchestre, d’un geste soucieux et précis. L’ouverture est marquée par un passage lyrique au violoncelle solo, repris par les flûtes, instaurant un climat presque cinématographique pendant qu’entre le docteur Malatesta, incarné par le baryton argentin, <strong>Armando Noguera</strong>.&nbsp;</p>



<p>Celui-ci incarne à la perfection ce manipulateur rusé et charismatique qui manigance tout le complot, en jouant sur les désirs des uns et des autres. Il boit son café, observant l’immeuble comme si c’était le sien, puis surveille les employés qui entrent, dont la belle Norina, interprétée par <strong>Lauranne Oliva</strong>. La soprano brillera tout le long dans son rôle d’héroïne stratège et vive, avec une grande agilité dans la voix lorsqu’elle parcourt les mélodies rapides et pétillantes de Donizetti. Face à elle, l’arrivée d’un Ernesto hipster et <em>babos</em>, guitare sur le dos, écouteurs dans les oreilles, avec casquette et banane autour du torse. Il reste ici amoureux mais assez enfantin et naïf, et pourri gâté. La voix de <strong>Jonah Hoskins</strong>, ténor lumineux animé d’un beau vibrato, porte les différents états de son personnage.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mise en scène contemporaine</mark></strong></p>



<p>La scénographie repose sur un cube mobile et, de scène en scène, on passe de la devanture des bureaux où apparaissent les employés de bureau, tantôt au téléphone, tantôt devant leurs ordinateurs, même si les interprètes se retrouvent souvent au-devant d’un espace un peu trop étroit.</p>



<p>Puis apparaît la demeure luxueuse de Don Pasquale, ornée de lustres, d’artefacts et de trésors, un sol en marbre et une dernière disposition permet de voir le côté du building comme l’espace <em>pause-clope</em> des employés. Ici, on y retrouve la scène où Norina chante l’air <em>So anch’io la virtù magica </em>où elle se vante de son tempérament séducteur et de sa «&nbsp;<em>larme trompeuse</em>&nbsp;». Lorsque Malatesta vient lui proposer le plan pour berner le vieux chef, elle lui démontre qu’elle sait parfaitement jouer le jeu en exerçant ses charmes sur lui.&nbsp;</p>



<p>Dans un moment comique et contemporain, ils referment la porte du garage derrière eux et se se livrent à un acte sexuel. Cet ajout questionne le public sur les intentions de Norina, est-elle réellement amoureuse d’Ernesto ou cherche-t-elle, comme Malatesta, à renverser sa position de pouvoir&nbsp;? On comprend par là également l’interprétation du metteur en scène, qui affirme trouver «&nbsp;<em>tous les personnages antipathiques&nbsp;</em>». Une vision peut être cynique, mais qui paraît adaptée au drame.</p>



<p>LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Don Pasquale</em> a été joué au <a href="https://zenith-toulon.com">Zénith de Toulon</a> dans le cadre de la programmation de l’opéra hors les murs les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 décembre et 2 janvier</mark>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>Noël vibre au son du belcanto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 14:49:58 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Décembre s’achève sur deux productions pensées pour célébrer le «&nbsp;bout d’an&nbsp;» et le passage à 2026. À Marseille, <em>Le Barbier de Séville</em> de Rossini investit l’Opéra municipal du 26 décembre au 4 janvier, tandis qu’à Toulon, <em>Don Pasquale</em> de Donizetti s’installera hors-les-murs de l’Opéra le 31 décembre et 2 janvier au Zénith. Deux œuvres incontournables de la tradition belcantiste, unies par la finesse et la virtuosité de leur écriture vocale, un art consommé du comique et, surtout, une légèreté qui défie avec malice les conventions sociales.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Séville rit, Marseille chante</mark></strong></p>



<p>À la tête de l’Orchestre philharmonique de Marseille, la direction musicale, confiée à <strong>Alessandro Cadario</strong>, promet de mettre l’orchestre au diapason belcantiste. Le chef a notamment fait forte impression au Rossini Opera Festival avec <em>La Cenerenola</em>, mais aussi ailleurs dans <em>Norma</em>.</p>



<p>Son <em>Barbier</em> sera servi par une distribution solide et vive, menée par <strong>Éléonore Pancrazi</strong> dans le rôle de Rosina : la mezzo-soprano a déjà bâti une carrière versatile allant du baroque à la musique contemporaine, tout en cultivant une belle affinité avec le belcanto et Rossini. Lauréate d’une Victoire de la Musique, elle possède précisément ce qui fait une Rosina convaincante : un legato princier, une colorature nette, une musicalité qui passe sans effort du sourire franc à l’ironie. Aux côtés de Pancrazi, le ténor <strong>Santiago Ballerini</strong> incarne le comte Almaviva, qu’il connaît bien. Amoureux fou de Rosina, encore loin des traits plus sévères et autoritaires qu’il revêtira dans <em>Les Noces de Figaro</em>, le personnage est ici un jeune premier, secondé dans ses manœuvres pour libérer la jeune pupille par un «&nbsp;factotum&nbsp;» redoutablement malicieux.</p>



<p>Formé au baroque mais passé depuis, entre autres, par le Salzburger Festival et plusieurs maisons germaniques, le baryton napolitain <strong>Vito Priante</strong> promet d’incarner ce Figaro espiègle et vif sans effort. Le Nîmois <strong>Marc Barrard</strong>, <strong>Andreea Soare</strong>, <strong>Alessio Cacciamani </strong>et <strong>Gilen Goicoechea</strong> complètent une troupe qui sait faire pétiller les ensembles à rallonge.</p>



<p>La mise en scène et les décors sont signés <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong>, qui assume également les costumes : un parti pris visuel cohérent pour cette production coproduite avec l’Opéra national du Rhin et l’Opéra de Rouen-Normandie et déjà amplement saluée ailleurs. Sa lecture du livret de Sterbini, d’après Beaumarchais, joue la carte de la clarté et de l’allégresse, en accord avec le génie comique de Rossini mais aussi l’ancrage andalou que le metteur en scène célèbre joliment, sans jamais sombrer dans le piège de l’exotisme.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133845" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Il Barbiere di Siviglia</em>  © Opéra national du Rhin 2018, Klara Beck</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Toulon, farce et liberté</mark></strong></p>



<p>À Toulon, <em>Don Pasquale</em> réunit une distribution tout aussi solide, avec <strong>David Bižić</strong> en tête d’affiche. Le baryton serbe, lauréat d’Operalia, exclusivement habitué aux grandes scènes, a décliné ses Don Giovanni, ses Leporello et ses rôles rossiniens sur plusieurs scènes européennes. Dans <em>Don Pasquale</em>, il combine autorité vocale et fantaisie&nbsp;: le mélange idéal pour ce personnage à la fois ridicule, tendre, dépassé.&nbsp;</p>



<p>Face à lui, la jeune soprano <strong>Lauranne Oliva</strong>, révélée par une série impressionnante de concours, dont celui de Voix Nouvelles, incarne Norina avec l’énergie d’une interprète déjà très affirmée. Mozartienne chevronnée, également formée au baroque avec <em>La Calisto</em> et <em>Mitridate</em>, elle excelle dans les rôles d’héroïnes piquantes et vives : un style direct, précis, qui promet une Norina pétillante et stratège, davantage maîtresse du jeu que victime consentante. Afin de plumer le vieux patriarche, la soprano redouble de séduction et de malice. Et c’est là tout l’intérêt de Don Pasquale : Norina n’est pas une ingénue passive mais une héroïne qui manœuvre avec habileté pour sauver l’amour d’Ernesto, et dont la ruse devient le moteur d’une satire subtile des conventions sociales et des jeux de pouvoir entre les sexes.&nbsp;</p>



<p><strong>Armando Noguera</strong>, baryton formé au Teatro Colón et à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, et souvent applaudi, entre autres, à Toulon et à Marseille apportera à Malatesta sa diction nette et son naturel scénique&nbsp;– qualités déjà éprouvées, entre autres, dans Figaro, Papageno ou Dandini. Pour compléter, <strong>Jonah Hoskins</strong>, ténor passé par le Lindemann Young Artist Program du Metropolitan Opera, a le profil exact de l’Ernesto idéal : lyrisme clair, jeunesse, phrasé impeccable, rôles belcantistes déjà installés (Nemorino, Fenton, Belfiore).</p>



<p>Dans sa version en trois actes chantée en italien surtitré en français, l’opéra s’inscrit dans la plus pure tradition de l’<em>opera buffa</em>: duel de générations, stratagèmes amoureux et retournements de situation rythment cet opéra bouffe, sommet dramatique situé quelque part entre l’incisif <em>Barbier</em> et le bouffon <em>Falstaff </em>de Verdi.&nbsp;</p>



<p>La mise en scène de <strong>Timothy Sheader</strong>, saluée, entre autres, à Nancy, Lausanne, Nice et Rouen,mise sur l’énergie, la couleur et le burlesque ; elle promet une lecture à la fois respectueuse du style et pleine de vie, portée par les décors de <strong>Leslie Travers</strong> et des costumes de <strong>Jean-Jacques Delmotte</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Belcanto, rires et émancipation</mark></strong></p>



<p>Rossini et Donizetti, artisans de cette saison des fêtes, nous rappellent combien l’opéra belcantiste est un art de la voix, de l’esprit et de la liberté : la musique chante autant l’élégance des lignes vocales que la vivacité des caractères. Rosina et Norina, plus malicieuses que naïves, transcendent les caricatures et s’affirment, chacune à sa manière, comme des figures d’émancipation.&nbsp;</p>



<p>À Marseille comme à Toulon, le belcanto champagne célèbre ses héroïnes libérées pour des soirées où rires et émotions se mêlent sous les lustres des scènes provençales.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Il Barbiere di Siviglia</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 décembre au 4 janvier</mark><br><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra de Marseille</a><br><br><strong><em>Don Pasquale</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 décembre &amp; 2 janvier</mark><br><a href="https://zenith-toulon.com/programmation/donpasquale/">Zénith de Toulon</a></pre>



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		<title>Avignon : Don Giovanni, fantôme du désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 13:03:54 +0000</pubDate>
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<p>Que peut encore nous dire <em>Don Giovanni </em>aujourd’hui&nbsp;? Pour cette saison célébrant les 200 ans de l’Opéra Grand Avignon, son directeur <strong>Frédéric Roels </strong>avait à cœur d’apporter sa propre réponse. Et ce avec d’autant plus d’impatience que sa première tentative avait été contrariée par les contraintes sanitaires de 2020, avant de trouver refuge dans le cadre du Palais des Papes le temps d’une captation filmée.&nbsp;</p>



<p>Marquée par la monumentalité du lieu, la scénographie de <strong>Bruno de Lavenère </strong>recrée les arches et volutes dépouillées du monument et y insère d’autres marqueurs temporels – dont une cabine téléphonique très vintage. Les costumes de <strong>Lionel Lesire </strong>poursuivent ce jeu entre les époques et la théâtralité du dispositif : drapé blanc intemporel et bottes et cravache de cuir pour la très séductrice Zerlina d’<strong>Eduarda Melo</strong> ; chemise noire ouverte façon rock star pour le Don Giovanni volubile et très convaincant d’<strong>Armando Noguera</strong>, et pour le Leporello, en très grande forme, de <strong>Tomislav Lavoie</strong>. Complice moins agacé qu’à l’accoutumé, le valet se fait témoin actif de l’action, gardant son fameux catalogue dans un appareil photo à longue focale. Le Masetto d’<strong>Aimery Lefèvre </strong>traîne sur scène son regard hébété et sa moustache d’anthologie sur scène avec une aisance à la hauteur de son amplitude vocale impressionne. Les invités de la noce, eux, s’affichent en tenues carnavalesques éclatantes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quand la fosse élève la scène</mark></strong></p>



<p>Quelque chose peine cependant à se cristalliser. Engoncée dans des costumes plus rigides, dépourvue de ligne directrice, la Donna Anna de <strong>Gabrielle Philiponet </strong>semble privée de volonté propre. Consentante au début du premier acte, outragée quelques scènes plus tard, abasourdie tout au long de la seconde partie, elle n’existe guère que par la splendeur vocale d’une incarnation pourtant impressionnante.&nbsp;</p>



<p>Même constat pour l’Ottavio de <strong>Lainghua Gong</strong>, livrant un <em>«&nbsp;Dalla sua pace&nbsp;» </em>d’anthologie mais peinant plus que jamais à s’impliquer dans l’action. Coincée entre les deux mondes – respectable ou noceur – esquissés par la mise en scène, la très solide Donna Elvira d’<strong>Anaïk Morel </strong>hérite d’une partition trop univoquement éplorée. Monumental sans le moindre effort, le Commandeur de <strong>Mischa Schelomianski </strong>fait presque oublier la fadeur de son habit de lumière&nbsp;: guenilles, lunettes et cannes de malvoyant. Rien ne semble en somme avoir réellement intéressé le metteur en scène dans ce mythique opéra du désir et de la déchéance, hormis une certaine idée de la flamboyance.&nbsp;</p>



<p>Voilà qui est d’autant plus dommage qu’une rencontre, réelle, avec l’opéra a bel et bien eu lieu&nbsp;: celle de la cheffe <strong>Débora Waldman </strong>et de son impressionnant orchestre avec la partition. Dès l’ouverture, le sens des proportions, la justesse des équilibres, la complémentarité des timbres et la profondeur des enjeux résonnent avec une clarté saisissante. Tout au long de l’opéra, la cheffe épouse avec douceur et technicité les lignes vocales, et unit avec finesse un plateau désarmé à une fosse toujours consistante. Rien que pour elle, ce <em>Don Giovanni</em>-là valait le détour.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Don Giovanni</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10, 12 et 14 octobre</mark> à l’<a href="https://www.operagrandavignon.fr">Opéra Grand Avignon</a></pre>



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