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	<title>Archives des Art Explora - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Art Explora - Journal Zebuline</title>
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		<title>Palimpsestes urbains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 09:40:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>David Poullard est un plasticien, photographe&#160;; il s’intéresse particulièrement aux forêts de signes écrits jalonnant nos déplacements quotidiens. «&#160;Les lettres de l’espace urbain sont des indices de nos sociétés&#160;», expliquait-il à la vingtaine de personnes qui le suivaient, le 13 juin, dans le centre-ville de Marseille, sur un parcours organisé par le Bureau des Guides [&#8230;]</p>
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<p><strong>David Poullard</strong> est un plasticien, photographe&nbsp;; il s’intéresse particulièrement aux forêts de signes écrits jalonnant nos déplacements quotidiens. «&nbsp;Les lettres de l’espace urbain sont des indices de nos sociétés&nbsp;», expliquait-il à la vingtaine de personnes qui le suivaient, le 13 juin, dans le centre-ville de Marseille, sur un parcours organisé par le Bureau des Guides dans le cadre du festival <em>Art Explora</em>. Aux murs de la ville, si l’on y est attentif, figurent souvent des inscriptions presque effacées, comme un palimpseste, ces parchemins médiévaux grattés de frais, où les anciennes écritures affleurent. «&nbsp;Ah, ici un lettrage Art nouveau&nbsp;: il date probablement du début XXe &nbsp;», s’exclame le passionné, pointant tour à tour divers fantômes d’enseignes. Une librairie, un coiffeur, une pâtisserie&#8230; autant d’activités disparues qui ont laissé des traces, parfois à hauteur de calèche, lorsqu’elles ont été conçues au temps de la traction animale. Strate après strate, elles composent un décor désuet, tellement plus évocateur que les abominables écrans géants, énergivores, qui focalisent aujourd’hui notre attention sur leurs publicités.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">La balade urbaine du Bureau des Guides a eu lieu le 14 juin dans le cadre de <em>Art explora</em></pre>
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		<title>Divine Inanna</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 09:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y avait enfin un peu de monde sur le Vieux-Port en cette fin de vendredi après-midi. Les organisateurs avaient convié l’ensemble Musicatreize pour un long extrait en avant-première d’une œuvre de Zad Moultaka, Inanna, prémisses d’un projet qui devrait aboutir dans un an et demi&#160;: «&#160;Inanna s’appuie sur des textes sumériens très archaïques qui [&#8230;]</p>
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<p>Il y avait enfin un peu de monde sur le Vieux-Port en cette fin de vendredi après-midi. Les organisateurs avaient convié l’ensemble Musicatreize pour un long extrait en avant-première d’une œuvre de <strong>Zad Moultaka</strong>, <em>Inanna, </em>prémisses d’un projet qui devrait aboutir dans un an et demi&nbsp;: «&nbsp;<em>Inanna s’appuie sur des textes sumériens très archaïques qui datent du début de notre civilisation, il y a 4500 ans,</em> explique le compositeur libanais. <em>Le spectacle sera monté avec l’ensemble Musicatreize, quinze musiciens d’instruments traditionnels et des grands chœurs amateurs</em>&nbsp;». Inanna, déesse Sumérienne de l’amour, de la fertilité et… de la guerre, a inspiré de nombreux mythes mésopotamiens. Sur scène, les musiciens se sont installés. Le concert débute par un solo du ténor <strong>Xavier de Lignerolle</strong>s. Face au public, il incante des mots inconnus mais dont on comprend la signification sacrée mais aussi martiale quand celui-ci se frappe violemment la poitrine avec les mains. Il est rejoint par les instruments d’abord l’oud <strong>d’Abderraouf Ouertani</strong> puis le qanûn de <strong>Khalil Chekir</strong> et enfin la flûte anatolienne d’<strong>Isabelle Courroy</strong> dont les sonorités transportent instantanément dans un paysage d’immensité aride. Enfin le ténor rejoint par l’alto <strong>Alice Fagard</strong> et sous la direction de <strong>Roland Hayrabedian,</strong> déclament un poème d’amour, scellant le mariage sacré entre le Roi et son épouse rituelle, l&rsquo;une des prêtresses de la divine Inanna.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert de Musicatreize s’est tenu le 14 juin dans le cadre du festival <em>Art explora</em></pre>
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		<title>Le regard pour tisser du lien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 09:33:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les yeux dans les yeux, les artistes et leur public ne font plus qu’un. La signalétique peu claire du festival Art Explora n’aidant pas, une quinzaine de participants seulement trouvent le chemin et s’organisent en un groupe mouvant au gré des indications des artistes Dasha Sedova et Omar Aljbaai. Tous deux font partie de l’association [&#8230;]</p>
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<p>Les yeux dans les yeux, les artistes et leur public ne font plus qu’un. La signalétique peu claire du festival <em>Art Explora </em>n’aidant pas, une quinzaine de participants seulement trouvent le chemin et s’organisent en un groupe mouvant au gré des indications des artistes <strong>Dasha</strong> <strong>Sedova</strong> et <strong>Omar Aljbaai</strong>. Tous deux font partie de l’association <strong>L’atelier des artistes en exil</strong> qui aide à la réinsertion des artistes ayant fui leur pays. C’est le cas ici avec <em>Le corps s’étend</em>, qui leur permet de nouer des liens avec le milieu culturel marseillais via un atelier qui inclut la population locale. Le regard est l’axe principal de la performance : à plusieurs moments, une personne est désignée et tout le monde doit se placer dans son champ visuel ; un autre temps est dédié à l’observation des passants. En plus du regard, le contact et la prise en compte du corps sont aussi des éléments phares de l’atelier. De très jeunes enfants comme une personne âgée ont pris part à la performance : avec la volonté de s’adapter à tous, elle supprime la barrière de la langue, qui fait défaut à Dasha et Omar, pour nous réapprendre à être ensemble.</p>



<p>MARTA ROGER-GERMANI</p>



<pre class="wp-block-verse">La performance d’Artistes en exil a eu lieu le 13 juin dans le cadre d’<em>Art explora</em></pre>
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		<title>C’est pas non plus la cata…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 09:20:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment rater un événement culturel sur le Vieux Port et ne pas réussir à rassembler plus de quelques centaines de personnes autour d’une programmation, pourtant réussie, d’artistes du territoire ? C’est l’exploit d’Art Explora à Marseille. Le festival itinérant, qui veut sillonner les mers du monde pour proposer des expériences artistiques gratuites, n’en est qu’à [&#8230;]</p>
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<p>Comment rater un événement culturel sur le Vieux Port et ne pas réussir à rassembler plus de quelques centaines de personnes autour d’une programmation, pourtant réussie, d’artistes du territoire ?</p>



<p>C’est l’exploit d’<em>Art Explora</em> à Marseille. Le festival itinérant, qui veut sillonner les mers du monde pour proposer des expériences artistiques gratuites, n’en est qu’à sa troisième étape (après Venise et Naples), et semblait essuyer les plâtres d’une construction menée à la va-vite. Malgré l’occupation médiatique, le partenariat média avec BFM TV, dont les spots tournent sur l’écran de fond de scène, malgré la présence du 6 au 18 juin sur le quai de la Fraternité au bas de la Canebière, dans un espace public qui a vu foule quelques jours auparavant pour l’arrivée de la flamme, malgré les 47 mètres du bateau-musée et son impressionnante voilure de plus grand catamaran voilier du monde, personne ne semble savoir parmi les passants ce qui se passe derrière les barrières Vauban qui enclosent la programmation de spectacles et d’exposition.</p>



<p>Il faut dire qu’ils sont gratuits, mais qu’il faut s’y inscrire… et&nbsp; qu’on peut aussi y assister sans inscription&nbsp;! Aucune signalétique n’annonce le programme, aucun flyer d’information n’est diffusé, pas même un QR code qui pourrait renvoyer à un agenda… Personne ne sait ce qui se trame là, derrière le passage étroit gardé par des agents de sécurité très souriants, mais qui sont là pour fouiller les sacs et pas pour accueillir le public et renseigner sur les programmes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Expositions</mark></strong></p>



<p>A l’intérieur, même amateurisme bienveillant : sur le catamaran un défilé pas marrant de poncifs sur les civilisations mésopotamiennes, une expo «&nbsp;immersive&nbsp;» numérique qui anime les figures féminines du Louvre sur les parois courbes du bateau, déformant leurs formes… Faut-il vraiment offrir au visiteur des succédanés d’œuvres déformées qui ne peuvent que leur en donner de fausses images&nbsp;?</p>



<p>À quai, dans un container, une autre exposition confronte plus judicieusement des œuvres contemporaines et des estampes de Miro, une émouvante petite sirène antique, des dessins d’enfants, dans une belle unité thématique qui donne un vrai accès aux œuvres.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectacles</mark></strong></p>



<p>La soirée d’ouverture, avec <strong>Zaho de Sezagan</strong>&nbsp; a fait le plein d’un espace public à la fois vaste et bizarrement contraint. Et sur cette scène&nbsp; les compagnies du territoire, de <strong>Hylel</strong> à <em>&nbsp;La Madelena</em>, de <strong>Josette Baïz</strong> à <strong>De la Crau</strong>, de <strong>Kader Attou</strong> à <strong>Maria Simoglou</strong>, ont fait défiler les talents de musiques du monde et de hip-hop que Marseille recèle… devant un public pour la plupart du temps&nbsp; clairsemé. Les conférences scientifiques et projections ont attiré moins de monde encore, malgré la pertinence de leurs thématiques et invités.&nbsp;</p>



<p>Au concert de<strong>Spartenza</strong><em>,</em> un&nbsp; public habitué de la Cité de la musique ou de <em>Babel Med</em>, agrémenté de quelques curieux passés par là et attirés, au fur et à mesure, par la force de la musique&nbsp;: le duo de la chanteuse sicilienne&nbsp; <strong>Maura Guerrera</strong> et du guembriste et oudiste algérien <strong>Malik Ziad,</strong> auquel s’adjoignait le tambourin occitan de <strong>Manu Théron</strong>, et ses contre-chants, tissent des liens charnels entre les rives, les cultures, les pratiques, les histoires populaires des artisans, les rêves des enfants.</p>



<p>Un imaginaire commun que les prochaines éditions d’<em>Art Explora</em> sauront sans doute mieux mettre en valeur, pour peu que le contexte politique n’interdise pas, à l’avenir, les échanges.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Art Explora </em>a eu lieu du 6 au 18 juin sur le Vieux Port, à Marseille</pre>
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