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	<title>Archives des Arts visuels - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Arts visuels - Journal Zebuline</title>
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		<title>La raison du plus vorace</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2026 13:54:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un tueur assomme une conservatrice, puis dévore une aquarelle de William Blake. Cette scène de Dragon rouge ouvre Manger les images. « Ici, évidemment, on n’assomme pas les conservatrices », plaisante Jérémie Koering devant Anne-Marie Le Guével, présidente par intérim du Mucem, et Marie-Charlotte Calafat, directrice des collections. « Normalement, on parle plutôt de dévorer [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un tueur assomme une conservatrice, puis dévore une aquarelle de William Blake. Cette scène de <em>Dragon rouge</em> ouvre <em>Manger les images</em>. « <em>Ici, évidemment, on n’assomme pas les conservatrices</em> », plaisante <strong>Jérémie Koering</strong> devant <strong>Anne-Marie Le Guével</strong>, présidente par intérim du Mucem, et <strong>Marie-Charlotte Calafat</strong>, directrice des collections. « <em>Normalement, on parle plutôt de dévorer des images</em> », précisait cette dernière en ouverture, comme pour annoncer la minimisation à l’œuvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suit <em>La Lactation de saint Bernard</em>, prêtée par le Prado : <strong>Alonso Cano</strong> peint la Vierge projetant son lait dans la bouche du saint. Aucun recul sur le corps maternel mis au service de l’homme, <em>Bonnes Mères</em> nous manque déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>Raphaël Bories</strong>, conservateur en chef au Mucem, l’historien de l’art Jérémie Koering, auteur des <em>Iconophages</em>, a réuni 435 objets et œuvres, dont 250 issus des collections. On y mange, lèche, incorpore les images. L’accumulation tient lieu de démonstration. De <em>Saint Jean dévorant le Livre de Vie</em> chez Dürer aux métaphores digestives de la Renaissance, c&rsquo;est surtout l&rsquo;absorption du savoir qui est racontée. Mais représenter l&rsquo;ingestion n&rsquo;est pas ingérer une représentation ! À confondre pensée, âme et corps, l&rsquo;exposition finit par faire passer une analogie pour une preuve, sans perspective anthropologique .</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Prenez et mangez ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Mangeurs de ricotta</em> de <strong>Vincenzo Campi</strong>, dont le fromage dessine un crâne, voient leur dimension de vanité réduite à une question d&rsquo;appétit. Hors de l’Europe renaissante, puis surtout de l’Italie, quelques détours par la pop culture américaine tiennent lieu de «<em>décloisonnemen</em>t ». Hosties, pains votifs, <em>mostaccioli</em>, crânes en sucre du <em>Día de Muertos</em> : ces objets patrimoniaux, issus des collections du Mucem ou prêtés pour l&rsquo;occasion, voisinent avec de très nombreux bonbons et gâteaux figuratifs. On saute d’une bouche à l’autre, comme si ingérer suffisait à créer du sens. Sans jamais penser du côté des ingéré·e·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes contemporaines offrent pourtant matière à réflexion. En 1978, <strong>Irène Schwartz</strong> fait mouler son corps en chocolat, puis le donne à manger. Elle cite Niki de Saint Phalle : « Jean, je t’aime, je te mange ». Que dire, en 2026, de la violence et du consentement contenus dans ces gestes ? <strong>Hélène Bellenger</strong> interroge la dévoration rituelle collective ; <strong>Yasmina Benabderrahmane</strong> explore par la performance le corps et sa représentation. On veut plus loin sonder « l’âme de l’image », sans jamais vraiment s’intéresser aux êtres dont on s’approprie les représentations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition se conclut sur <em>Videodrome</em> : après avoir dévoré les images, nous serions dévorés par elles. La&nbsp; dystopie télévisuelle de 1983 de Cronenberg peut-elle avoir le dernier mot politique&nbsp;?&nbsp; Les images sont aujourd’hui volées, les visages détournés, les œuvres absorbées pour entraîner les intelligences artificielles. Qui s’approprie quoi, au profit de qui, au détriment de qui ? Décidément <em>Manger les images</em> manque de regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Manger les images</em><br></strong>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 avril 2027</mark><br><strong>Mucem</strong>, Marseille.</pre>
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		<title>Biennale des imaginaires numériques : ça gronde à la Vieille Charité </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 13:19:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« L’art contemporain a toute sa place ici », assure Gwenaël Richerolle, adjoint au maire de Marseille chargé du patrimoine municipal culturel et des équipements culturels. Ravi de ce partenariat inédit avec la Biennale des imaginaires numériques, l’élu salue un lieu où «&#160;se croisent histoire, recherche et art.». Proposée en accès libre, au même titre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’art contemporain a toute sa place ici</em> », assure Gwenaël Richerolle, adjoint au maire de Marseille chargé du patrimoine municipal culturel et des équipements culturels. Ravi de ce partenariat inédit avec la <strong><em>Biennale des imaginaires numériques</em></strong>, l’élu salue un lieu où «&nbsp;<em>se croisent histoire, recherche et art</em>.». Proposée en accès libre, au même titre que les collections permanentes l’exposition poursuit cette volonté de «&nbsp;<em>faire revenir les Marseillais au musée&nbsp;</em>». Et de les inciter, le temps d’une visite, à méditer le regard que posent nos imaginaires numériques sur la thématique de cette édition&nbsp;: la résistance sous toutes ses formes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Serpentine Night</em> commence par un geste aussi drôle que littéral : un micro tendu à une pierre. <strong>Stéphanie Roland</strong> entend lui donner la parole, mais aussi lui prêter un regard. Des failles californiennes aux images de laboratoire, son installation disposée à même le sol multiplie les perspectives minérales, jusqu’à imaginer le dispositif d’un selfie de pierre. Les filtres minéraux à travers lesquels elle filme métamorphosent les rivages ; le surgissement d’un cheval dans une bibliothèque prend des allures d’apparition, tout droit surgie d’un conte de fée. À ces visions d’une beauté étrange répond le grondement de la Terre, enregistré dans les Pyrénées, qui résonne toutes les minutes par-delà les cloisons des coursives. Le paysage devient à son tour observateur. Cette fantaisie, nourrie de recherches scientifiques, nous entraîne dans une expérience organique où l’écoute engage tout le corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ondes de choc</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Impermanence</em>, <strong>Étienne Rey</strong> revient sur un événement spectaculaire : l’effondrement d’un pan de montagne dans un fjord du Groenland, en 2023, sous l’effet du réchauffement climatique. La vague provoquée par la chute fait alors vibrer la Terre pendant neuf jours. Sur un mécanisme de huit mètres de long, cinq supports accueillent une eau qui oscille, se soulève et se recompose au gré des vibrations. La magnifique création musicale de <strong>Max Bruckert</strong> prolonge ces mouvements et participe à l’envoûtement. On resterait longtemps devant ces sculptures liquides, à suivre leurs équilibres instables. Mais la catastrophe dont elles procèdent trouble la contemplation. D’une salle à l’autre, les deux artistes donnent une présence physique à des phénomènes qui échappent ordinairement à nos sens. L’inventivité des dispositifs tient à cette alliance de la rigueur scientifique et d’une liberté joueuse. Le plaisir de regarder ne dissipe ainsi jamais tout à fait l’inquiétude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Souffles terrestres </em></strong><br>Jusqu’au 13 décembre<br>Centre de la Vieille Charité, Marseille</pre>
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		<title>L’heure de dérégler les machines </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 13:13:07 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La <em>Biennale des imaginaires numériques</em> créée en 2018 et organisée par l&rsquo;association <strong>Chroniques</strong> interroge la façon dont les technologies numériques transforment la société, l&rsquo;art et les relations humaines, à travers une thématique à chaque nouvelle édition. Après La Nuit en 2022 et Le Plaisir en 2024, cette cinquième édition est consacrée aux Résistances et se déploie à travers 13 expositions réparties sur sept villes (Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Arles, Istres, Port-de-Bouc, Châteauneuf-le-Rouge) en mêlant performances et installations. À Marseille, trois expositions sont présentées entre la Vieille Charité [<em>lire page suivante</em>], et la Friche la Belle Mai, qui accueille <em>Désobéir à l’ère du numérique</em> et <em>Cartographie sensible et mémoires recomposées</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mosaïque ou pixels ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de <em>Désobéir à l’ère numérique</em> (14 installations exposées), on est accueilli par <em>Marmelade</em> du Colombien <strong>Paolo Almario</strong>, réfugié au Canada&nbsp;: une grande table, des chaises, quelques assiettes, tranches de pain et marmelade, le tout entouré de sept grands portraits à l’air digne de personnalités du système judiciaire et politique colombien. Le titre renvoie à une expression colombienne désignant la distribution clientéliste du pouvoir : une confiture partagée entre quelques-uns. L’œuvre fait écho à l’histoire familiale de l’artiste, prise dans un engrenage de violence politique et judiciaire depuis une quinzaine d’années. Les portraits des hommes qu’Almario dénonce sont réalisés en mosaïque, à partir de milliers d’étiquettes de marmelade colombienne, tels des pixels. Des machines robotisées, placées à l’arrière, vont, pendant toute la durée de l’exposition, les réduire lentement en miettes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travail invisible</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>I See It So You Don’t Have To</em> est une tenture murale de deux mètres sur trois de la Danoise <strong>Cecilie Waagner Falkenstrøm</strong>, dont l’image a été générée par IA et la fabrication réalisée sur un métier Jacquard, jalon majeur de l’histoire de l’automatisation industrielle. Une jeune femme poing levé et une licorne dressée sur ses pattes arrière de part et d’autre d’un écran d’ordinateur au-dessus duquel apparaissent cinq têtes aux cerveaux lumineux. Une façon pour l’artiste d’évoquer et de rendre hommage aux milliers de travailleurs invisibles qui, à travers le monde, préparent les données des contenus utilisés par les systèmes d’intelligence artificielle : la machine n’abolit pas le travail humain mais le déplace, le fragmente et le rend moins visible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du travail est aussi abordée dans <em>Don’t feed the troll</em>, vidéo du français <strong>Olivier Bémer</strong>, qui prend appui sur son expérience d’intérimaire dans un entrepôt logistique d’Amazon. L’artiste a filmé discrètement son travail à l’aide d’une caméra cachée tout en fabriquant, clandestinement, de petites figures hybrides, qu’il met en scène, à partir de matériaux liés à son travail. Une pratique de la « perruque ouvrière », par laquelle les travailleurs utilisent les moyens de l’entreprise pour produire quelque chose qui lui échappe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tromper la machine</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemand <strong>Simon Weckert</strong>, sous le titre <em>Digital Camouflage</em>, propose des chemises (en vente) dont le motif graphique, abstrait et très coloré a été conçu pour perturber les systèmes d’intelligence artificielle capables de détecter les silhouettes humaines. Son installation permet de passer soi-même la chemise et de constater sur un écran l’efficacité de son motif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son projet antérieur <em>Google Maps Hacks</em> avait consisté à transporter 99 smartphones dans une petite charrette à travers Berlin. Connectés à Google Maps, les appareils faisait apparaître un embouteillage virtuel sur des rues pourtant peu fréquentées, déplaçant la circulation ailleurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Usure du regard&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu plus loin, le Tunisien <strong>Dhia Dhibi</strong> a suspendu une vingtaine de tissus brodés de composants électroniques, sur lesquels sont reproduites des captures d’écran collectées par l’artiste depuis le 7 octobre 2023&nbsp;: publications Instagram, notifications, fils d’actualité et images de guerre à Gaza. Le titre de l’œuvre <em>Desensitizing Consent</em> renvoie au livre <em>Manufacturing Consent</em>, publié en 1988 par Noam Chomsky et Edward S. Herman, qui analyse la manière dont les médias façonnent le consentement du public. Avec ces tissus brodés, l’artiste cherche à arrêter ces flux incessants d’images, en les matérialisant, et à déplacer cette interrogation : le consentement peut aussi s’installer par l’usure du regard.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cartographier autrement</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Panorama, l’exposition <em>Cartographie sensible et mémoires recomposées</em> réunit cinq installations d’Amer Albarzawi, Mounir Ayache, Valentina Berthelon, Saïd Afifi et Amir Youssef. Dans un accrochage qui explore les angles morts des cartes, des images numériques et des récits historiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Syrien <strong>Amer Albarzawi</strong> propose notamment avec <em>Hybrid Memory</em> une installation constituée d’un tapis étendu au sol aux motifs évoquant les différentes étapes de son exil, depuis son départ de Damas en 2010. Au bout, sur une cimaise, une petite boite hermétique transparente, à l’intérieur de laquelle sont diffusées des projections floues, fragmentaires, instables, des appels vidéo familiaux. La spatio-temporalité contrainte d’une famille dispersée, aux existences séparées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chilienne <strong>Valentina Berthelon</strong> présente elle <em>Haunted Landscapes</em>, installation qui s’appuie sur les images du soulèvement chilien de 2019-2020, contre des décennies de politiques néolibérales héritées de la dictature de Pinochet. À Santiago, la place Baquedano devient l’épicentre du mouvement antinéolibéral, autochtone, féministe et LGBTQ+ et prend, dans la bouche des manifestants, le nom de Plaza de la Dignidad. Les traces de ce soulèvement disparaissent petit à petit sur cette place, l’artiste a donc décidé, à partir d’images partagées en ligne par des citoyens, d’en faire une reconstitution numérique, qui devient un lieu de mémoire. Une vidéo présentée en compagnie de trois grandes photographies et quatre bustes posés sur un empilement de parpaing, représentant des figures encapuchonnées, à la fois fantômes, monstres et cyborgs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Biennale des Imaginaires Numériques<br></em></strong>Jusqu’au 13 décembre<br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Saison Méditerranée à Montpellier, Bashar Murkus au 13 Vents, Mohamed Lekleti au FRAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vents d’hospitalité Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la Saison Méditerranée à Montpellier. Le théâtre réunit des équipes palestinienne et libanaises qui ne peuvent se rencontrer dans leurs pays respectifs. Leurs œuvres circulent, leurs récits trouvent d’autres oreilles. Celui que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Vents d’hospitalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la <a href="https://saisonmediterranee2026.culture.gouv.fr">Saison Méditerranée</a> à Montpellier. Le théâtre réunit des équipes palestinienne et libanaises qui ne peuvent se rencontrer dans leurs pays respectifs. Leurs œuvres circulent, leurs récits trouvent d’autres oreilles. Celui que portent <strong>Bashar Murkus</strong> et <strong>Khulood Basel</strong> nous entraîne pour trois heures dans les aventures d’Abū Zayd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Al-Sirah Al-Hilaliyyah</em>, les deux artistes, à la tête du Khashabi Theatre de Haïfa, s’emparent de l’épopée des Banu Hilal, transmise oralement depuis le XIV<sup>e</sup> siècle. Guerres, migrations, amours, alliances et trahisons peuplent cette fresque qui conduit une tribu de la péninsule arabique à l’Afrique du Nord. La découverte de ce répertoire constitue déjà un événement. La façon dont les sept interprètes le font vivre lui donne toute sa saveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Territoires de l’épopée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’équipe joue, raconte, chante, danse, interpelle la salle. Les artistes passent d’un personnage à l’autre avec une aisance réjouissante, soutenant l’ampleur du récit autant que des échappées bienvenues. Les jeux avec le public ménagent un écart proche de la distanciation brechtienne : on suit les aventures des héros tout en savourant la liberté avec laquelle les acteurs, parfois, les commentent et s’en amusent. Le conte, la musique et même les jeux d’ombre et de bricolage empruntant à l’art de la marionnette retrouvent ainsi toute leur puissance d’invention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique prend pleinement part à la narration. Les chants de <strong>Rana Baransi</strong> et d’<strong>Abed Zoabi</strong>, les percussions de <strong>Rami Nakhleh</strong> donnent au récit son souffle et ses pulsations. Le dabké chorégraphié par <strong>Samaa Wakim</strong> prolonge cette énergie collective. La scénographie de <strong>Majdala Khoury</strong> fait défiler les paysages ; les ombres agrandissent les corps, les malles livrent leurs créatures. Les interprètes conservent, du théâtre d’ombres aux tableaux chorégraphiés, jusque dans les scènes les plus spectaculaires, quelque chose du jeu d’enfant. La traduction française de <strong>Chakib Ararou</strong> restitue avec bonheur la poésie comme l’humour du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cette profusion, les questions que soulève le metteur en scène palestinien apparaissent avec netteté. L’enfant noir que son père rejette, la mère qu’il accuse d’infidélité et chasse avec lui, les populations que les conquêtes déplacent : tout résonne. Les guerres de territoire de l’épopée rendent singulièrement proche la Palestine d’aujourd’hui. Le héros lui-même, d’abord victime de l’exclusion, devient conquérant : le récit invite à regarder ce que les humiliations et le pouvoir font aux êtres. Il ménage aussi des réparations. Khadra, la mère d’Abū Zayd, retrouve sa place parmi les siens. Au milieu des violences, cette issue heureuse prend un relief particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Al-Sirah Al-Hilaliyyah</em> a été créé les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 8 et 9 octobre </mark><br>au <a href="https://www.13vents.fr">Théâtre des 13 vents,</a> Centre dramatique national  de Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur le fil</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138670" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1536%2C1025&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=696%2C465&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1068%2C713&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1920%2C1282&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=629%2C420&amp;ssl=1 629w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?w=2000&amp;ssl=1 2000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mohamed Lekleti, En Déséquilibres, Vue de l’exposition au Frac Occitanie-Montpellier © Christian Perez et Adagp Paris 2026</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au Frac, <em>En déséquilibre</em> offre une autre découverte, celle d’un artiste marocain installé à Montpellier auquel l’institution consacre sa première exposition monographique de cette ampleur en France. <strong>Mohamed Lekleti</strong> déploie une fresque à même les murs, y associe des dessins sur papier et des objets, relie l’ensemble par des fils réels ou dessinés. L’appropriation du lieu impressionne : chaque œuvre garde sa densité propre, tout en participant à une composition qui entraîne le regard d’un bout à l’autre de la galerie. On circule dans une pensée autant que dans un espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La finesse du trait retient d’abord, puis les motifs se précisent, reviennent, se contaminent. L’enfance sacrifiée du Maroc, où a l’artiste grandi, côtoie les instruments de la guerre et de la propagande. Armes, oreilles et micros composent un inquiétant vocabulaire du pouvoir : surveiller, imposer sa parole, contraindre les corps. À ces évocations de la dictature se mêlent des figures qui semblent remonter des rêves. Masques, monstres à plusieurs têtes, corps hybrides ou dédoublés ouvrent sur une psyché encombrée d’images. Les oiseaux empaillés ajoutent leur présence troublante à cette population suspendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œil cherche des correspondances, suit les lignes, retrouve dans un dessin l’obsession qui affleurait dans le précédent. La précision du geste donne une extraordinaire consistance à cet univers instable. De cet ensemble où tant de menaces se concentrent émerge pourtant une vitalité profonde. Elle tient à la liberté des associations, au mouvement des corps, à la circulation obstinée des images. Jusque dans ses visions les plus sombres, Lekleti communique un plaisir du dessin qui invite à s’attarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>En déséquilibre</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 23 décembre</mark><br><strong><a href="https://www.frac-om.org">Frac Occitanie</a></strong>, Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/tag/occitanie/"><em>Occitanie</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/saison-mediterranee-a-montpellier-bashar-murkus-au-13-vents-mohamed-lekleti-au-frac/">Saison Méditerranée à Montpellier, Bashar Murkus au 13 Vents, Mohamed Lekleti au FRAC</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>AFRICA et Voix Publiques, mémoires nord-africaines au [mac]</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 08:39:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Installée dans la [mac]room depuis le 15 mai, AFRICA réunit des œuvres créées spécialement pour l’occasion et inspirées de l’Antiquité et des cultures berbère et numide. Son titre renvoie à Africa – Ifri ou Ifru –, déesse berbère, mais aussi à l’histoire plus vaste du nom donné au continent. Photographies, collages, arts plastiques et création [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Installée dans la [mac]room depuis le 15 mai, <em>AFRICA</em> réunit des œuvres créées spécialement pour l’occasion et inspirées de l’Antiquité et des cultures berbère et numide. Son titre renvoie à Africa – Ifri ou Ifru –, déesse berbère, mais aussi à l’histoire plus vaste du nom donné au continent. Photographies, collages, arts plastiques et création sonore composent un parcours où se croisent Antiquité, mythologie amazighe, archives et récits personnels. Un bestiaire de figures guerrières, cavaliers, lions de Barbarie et chevaux Barbes dialogue avec des objets issus des collections des Musées de Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’ai voulu partager ma passion pour l’Antiquité méditerranéenne, africaine et algérienne</em> », explique <strong>Louisa Babari</strong>. « <em>Le collage, c’est une façon de figer un moment, dans une recomposition d’éléments visuels. Et le son, c’est une façon d’appréhender une absence.</em> » Les lumières jouent avec les reflets du marbre, de la pierre et de la photographie sur bâche pour replonger le visiteur dans « <em>une époque fantasmée</em> », dont il n’existe aucune trace sonore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension se retrouve dans <em>Vent lointain</em>, composition électroacoustique de 25 minutes conçue avec les élèves du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille sous la direction de <strong>Jean-Luc Gergonne</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La poésie hors les murs</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 19 septembre, un second volet vient prolonger <em><strong>AFRICA</strong></em>. Avec <em>Voix Publiques</em>, <strong>Louisa Babari</strong> quitte la [mac]room pour investir le hall et les abords extérieurs du musée. Créée en 2018 et proposée ici sous une nouvelle forme, cette installation sonore destinée à l’espace public diffuse, autour de simples chaises en plastique et d’un haut-parleur, des textes poétiques interprétés par des artistes du continent africain et de ses diasporas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poètes, artistes lyriques, plasticiens, auteurs-compositeurs, comédiens ou amateurs composent cette œuvre collaborative, à la fois archive et mémoire vivante de la création poétique. Pour la Saison Méditerranée 2026, elle se concentre sur les pays africains de la Méditerranée, avec un focus sur la poésie algérienne : <strong>Kateb Yacine, Tahar Djaout, Samira Negrouche, Souad Labbize, Salah Badis, </strong>mais aussi <strong>Lamis Saidi </strong>ou<strong> Habiba Djahnine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Déployée également à la Vieille Charité, au musée Cantini et au CIPM, <em>Voix Publiques</em> prolonge ainsi dans la ville les circulations entre mémoire, histoire et création ouvertes par <em>AFRICA</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse">Jusqu’au<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 3 janvier </mark><br><strong>[mac]</strong> de Marseille</pre>
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		<title>Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 11:55:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Salon International du dessin contemporain, Paréidolie, est un immanquable rendez-vous de la scène artistique marseillaise. L’édition 2026 étonne, une nouvelle fois, par sa justesse de curation et la variété de galeries représentées. Chaque année, chacune met à l’honneur les artistes de son choix pour leur offrir l’opportunité d’une visibilité exceptionnelle propice à la vente, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pareidolie-2026-spectres-et-flous-a-louvrage/">Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://pareidolie.net">Salon International du dessin contemporain</a>, <strong>Paréidolie</strong>, est un immanquable rendez-vous de la scène artistique marseillaise. L’édition 2026 étonne, une nouvelle fois, par sa justesse de curation et la variété de galeries représentées. Chaque année, chacune met à l’honneur les artistes de son choix pour leur offrir l’opportunité d’une visibilité exceptionnelle propice à la vente, à l’échange de contact, et à l’exposition de leur travail et de leur sensibilité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’occasion, collectionneureuses, artistes et représentant·es culturel·les se sont pressé·es dans le dédale des stands, impatient·es de découvrir la diversité des œuvres sélectionnées par les galerie invitées : Backlash, Binôme, la galerie Heimat qui représentait Steffen Kern, la galerie Eric Dupont, celle de Katarzyna Wiesiolek, La galerie Papillon avec Void<em>,&nbsp;</em>parmi d’autres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Visite</mark></strong></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(768 / 1024)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137999" data-id="137999" data-aspect-ratio="768 / 1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, 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swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-138002" data-id="138002" data-aspect-ratio="1024 / 768" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-3.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, 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swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-138001" data-id="138001" data-aspect-ratio="1024 / 768" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, 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swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137998" data-id="137998" data-aspect-ratio="1024 / 768" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-06-00.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, 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swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p class="wp-block-paragraph">On entre au château en traversant le rideau en PVC&nbsp;<em>Les Gros Mots&nbsp;</em>de <strong>Juliette Duval</strong> puis directement dans le carré des artistes conviées hors galeries. <strong>Marguerite Maréchal</strong>, l’artiste invitée de cette édition, propose aux visiteureuses une attention au détail, son dessin minimaliste au fil de fer ou au latex déforme le papier et insinue dans la page même des ombres et plissures, conséquences de tensions, dans la continuité de son travail plastique. L’espace d’art interactif qui lui succède était cette année animé par <strong>Strokevitch</strong>, qui utilise une banque d’animation pour figer des motifs sinusoïdaux altérés par les visiteureuses au moyen de petites bornes d’arcade.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’enfonçant dans l’accrochage labyrinthique, on découvre des œuvres qui se démarquent par des sentiments fantomatiques similaires, pourtant issus de regards différents, des réverbérations plastiques, formées par des pratiques de flous, aux crayons de couleur, au fusain ou à l’encre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi la sélection de la galerie Papillon, <strong>Void</strong> et ses grands formats au noir de fumée, ou encore la très belle série contemplative de <strong>Steffen Kern</strong>, des paysages d’intérieurs désertés, d’objets délaissés dont la mélancolie est exprimée aux crayons de couleur imitant l’impression risographique. Les&nbsp;<em>Tornades</em>&nbsp;de <strong>Katarzyna Wiesiolek</strong> aux pigments secs évoquent la photographie argentique. <strong>Corinne Mercadier</strong>, représentée par la galerie Binôme déploie elle aussi un travail au croisement de la photographie et du dessin, ou des corps volants apparaissent dans des paysages imaginaires superposés à une réalité tangible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au-delà de la visite</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prix&nbsp;<em>The Drawer</em>&nbsp;a été décerné cette année à <strong>Beraguer&amp;Péjus</strong>, représentés par la galerie Papillon, leurs sculptures murales détournent des objets reconnaissables, un couteau suisse, un caillou, pour les transformer en créatures emportés par un mouvement inquiétant, en suspension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les diplômés, étudiants et jeunes artistes des Écoles du Sud, les grands formats au fusain de <strong>Zakaria El Ouaqoudi</strong> se démarquent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les visiteureuses de l’événement ont pu comme chaque année, découvrir les très belles éditions de la rentrée présentée chaque jour&nbsp;: le vendredi, la monographie de <strong>Nicolas Rubinstein</strong>,&nbsp;<em>Paroles d’artistes</em>&nbsp;aux Éditions Gilles Fage puis&nbsp;<em>Réparer le monde</em>, avec les textes de <strong>Nathalie Amae</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi, <em>Une saine distance</em>&nbsp;de <strong>Leïla Grâce Voight</strong>, publié aux éditions Naïma, présentée par l’artiste en présence de Gilles Barbier et de Michèle Sylvander.&nbsp;Le dimanche, <em>How to work together</em>&nbsp;de <strong>Tomek Jarolim &amp; Isabella Kohlhuber</strong>, par l’Atelier Vis-à-Vis. Et pour finir, <strong>Jérémie Setton</strong>, artiste invité de la 12<sup>e</sup> édition du salon, présentait sa monographie publiée par Manuella Éditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses nombreux lieux et événements partenaires, le Frac Sud proposait une programmation de films par un commissariat de Muriel Enjalran. Le [mac] de Marseille invite quant à lui, à une découverte de l’exposition :<em>&nbsp;La vie climatique&nbsp;</em>à travers une sélection d&rsquo;œuvres graphiques, spécialement pensées pour la Saison du Dessin 2026 et visible jusqu’au 4 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour finir, les ouvertures d’ateliers de la ville étaient également à l’honneur, les ateliers Boisson, Boulle et Lorette&nbsp;: l’occasion de découvrir les artistes dans leurs étapes de création et de rencontrer leur travail par de multiples moyens, en suivant le parcours tracé cette année par le salon du dessin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Paréidolie</strong></em> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 au 30 août</mark>, au <a href="https://chateaudeservieres.org">Château de Servières,</a> Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pareidolie-2026-spectres-et-flous-a-louvrage/">Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Survivances, mémoire et transmission </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 11:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habitué aux assemblées, aux débats et aux fonctionnaires en cravate, l’Hôtel de Région accueille un tout autre univers du 27 août au 20 septembre avec l’exposition d’art contemporain Survivances organiséepar Le Cube hors les murs. Après un premier projet, Ce qu’il reste du monde, présenté à la Maison arménienne de la jeunesse et de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Habitué aux assemblées, aux débats et aux fonctionnaires en cravate, l’Hôtel de Région accueille un tout autre univers du 27 août au 20 septembre avec l’exposition d’art contemporain <strong><em><a href="https://www.maregionsud.fr/agendas/detail/survivances">Survivances</a></em></strong> organiséepar Le Cube hors les murs<em>.</em> Après un premier projet, <em>Ce qu’il reste du monde</em>, présenté à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture en mai dernier, le trio de commissaires marseillais – <strong>Rebecca Brodskis</strong>, <strong>Silvio Mildonian</strong> et <strong>Jean-Philippe Vigneron</strong> – poursuit son travail en réunissant une vingtaine de jeunes artistes autour de <em>Survivances</em>. Une exposition qui explore, à travers une diversité de médiums – peintures, sculptures, performances… – ce qui subsiste après les bouleversements, ce qui continue d’exister malgré les ruptures&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ce qui reste</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de l’exposition, l’immense toile au crayon de <strong>Julie Darmon</strong>, aux allures du <em>Dormeur du val</em>, interpelle. Inspirée par <em>Touching Reality</em> (2012) de Thomas Hirschhorn, Julie Darmon puise dans des images de corps mutilés issues de différents conflits trouvées en accès libre sur Internet. Sur une immense toile, sont représentées trois victimes de morts violentes dépourvues de couleurs et recomposées en une figure anonyme. Avec <em>Survivances</em>, leur mémoire continue de résonner, tandis que d’autres artistes prolongent cette même réflexion sur les traces laissées par les conflits. Avec <em>My Dear Gaza… I Love You</em>, <strong>Shareef Sarhan</strong> rassemble des photographies prises à Gaza entre 2005 et 2023. Après la destruction de son studio et d’une partie de ses archives, ces images deviennent des témoins directs d’un quotidien ordinaire bouleversé, dont il retranscrit des fragments sur des pierres cubiques couleur ocre.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="632" data-id="137993" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=500%2C632&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137993" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=237%2C300&amp;ssl=1 237w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=150%2C190&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=300%2C379&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=332%2C420&amp;ssl=1 332w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© C.L.</figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="794" data-id="137994" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=500%2C794&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137994" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=189%2C300&amp;ssl=1 189w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=150%2C238&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=300%2C476&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© C.L.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Place à la couleur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques pas de là, Silvio Mildonian, artiste d’origine arménienne, présente des toiles colorées inspirées de l’expressionnisme abstrait. Des peintures faites de couches successives, faisant écho aux manuscrits arméniens enterrés pendant les invasions pour être préservés. « <em>Les textes pouvaient disparaître, tandis que les couleurs, elles, subsistent. La couleur devient une trace, capable de traverser le temps</em> », explique-t-il. <em>Survivances</em> interroge les formes contemporaines de la mémoire, de la transmission et de permanence, un troisième chapitre intitulé <em>Hypothèse d’un paradis</em> prévoit de prolonger cette démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Survivances</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 août au 9 septembre<br></mark><a href="https://www.maregionsud.fr">Hôtel de Région</a>, Marseille</pre>



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		<title>Friche Belle de Mai : deux expositions et un kaléidoscope de relations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 10:54:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chloé Bonnie More]]></category>
		<category><![CDATA[École des Beaux-Arts de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[festival On Air]]></category>
		<category><![CDATA[Glaneuses et Glaneurs]]></category>
		<category><![CDATA[La Friche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En parallèle d’art-o-rama, deux expositions ouvrent également leurs portes ce vendredi 28 août à la Friche. Portée par la plateforme de recherche pluridisciplinaire The Racial Imaginary Institute et installée dans la Salle des machines, Unworlding est une exposition collective, qui postule que la destruction du monde tel qu’on le connait nous offre la possibilité de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En parallèle d’<em>art-o-rama</em>, deux expositions ouvrent également leurs portes ce vendredi 28 août à <a href="https://www.lafriche.org">la Friche</a>. Portée par la plateforme de recherche pluridisciplinaire The Racial Imaginary Institute et installée dans la Salle des machines, <em>Unworlding</em> est une exposition collective, qui postule que la destruction du monde tel qu’on le connait nous offre la possibilité de le réinventer. Les œuvres des treize artistes invité·es sont ainsi des travaux de déconstruction au sens littéral du mot, qui transforme objets et images pour faire émerger des structures nouvelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Art marseillais </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L<a href="https://www.beauxartsdemarseille.fr/expositions/2026-08-28-glaneuses-et-glaneurs/">’École des Beaux-Arts de Marseille</a> investit la Tour de la Friche avec une exposition consacrée à ses nouveaux·elles diplômé·es en art et design, intitulée <em>Glaneuses et Glaneurs</em>. La commissaire <strong>Chloé Bonnie More</strong> a proposé aux 37 artistes issu·es de l’école de travailler à partir d’éléments « glanés » dans leur environnement physique et intellectuel, allant d’objets à des archives ou même de simples gestes aperçus, donnant ainsi naissance à des formes multiples qui célèbrent l’attention au détail et l’importance de la mise en relation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée de rentrée se conclura sur le toit-terrasse de la Friche, avec un prélude à la <em>Fiesta des Suds</em>. Au programme de cette soirée donnée dans le cadre du festival <em>On Air</em>, la DJ <strong>Sharouh</strong> marie les multiples musiques du pourtour méditerranéen avec une électro puissante, et <strong>Shahzen</strong> ouvre les esthétiques clubs les plus percussives aux transes collectives.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C.M.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Unworlding </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 août au 11 octobre</mark> <br><br><strong><em>Glaneuses et Glaneurs </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 août au 4 octobre</mark><br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



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		<title>Au Mucem, l’exposition Bonnes Mères s’ouvre aux tout-petits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Baby Mamma Mia]]></category>
		<category><![CDATA[Bonnes mères]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi matin-là, comme chaque samedi depuis le mois d’avril, des enfants de 18 mois à trois ans s’attroupent devant La Maison de la Vierge de Guillaume Dubufe. Ils lèvent les yeux vers cette grande image claire, presque théâtrale : une Vierge à l’Enfant, un escalier, des fleurs, une colombe, un paysage déjà ouvert vers [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi matin-là, comme chaque samedi depuis le mois d’avril, des enfants de 18 mois à trois ans s’attroupent devant <em>La Maison de la Vierge</em> de Guillaume Dubufe. Ils lèvent les yeux vers cette grande image claire, presque théâtrale : une Vierge à l’Enfant, un escalier, des fleurs, une colombe, un paysage déjà ouvert vers la Méditerranée. Lors de la séance du 20 juin, <em>Baby Mamma Mia</em> ne propose pas une visite miniature, mais une traversée sensible de l’œuvre. On ne regarde pas seulement le tableau : on y entre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conçue avec <strong>L’air de dire</strong>, la proposition accompagne les tout-petits dans un récit très doux, fait de sons, d’odeurs, de gestes simples. Des fleurs à sentir, de petits jeux à manipuler, des bruits qui déplacent l’attention : tout ramène l’art à hauteur de corps, de mains, de nez, d’oreilles. La scène de Dubufe, empruntée au musée d’Orsay pour l’exposition <em>Bonnes Mères</em>, devient moins une image pieuse qu’une maison ouverte, un espace où parler de lien, de soin, de présence. Et de l’universalité de la Mère Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif laisse les enfants éprouver avant de comprendre, et les adultes redécouvrir ce que le musée peut avoir d’intime lorsqu’il cesse d’être intimidant – même s’il dure peut-être un peu trop, ou pourrait s’étendre d’une œuvre à l’autre. La proposition prolonge avec justesse l’exposition <em>Bonnes Mères</em>, dont on avait salué la manière d’interroger la maternité entre mythe, corps et politique. Ici, le discours se fait murmure, jeu, sensation. Et l’on peut ensuite poursuivre la visite en famille, porté par cette première approche.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br> Baby Mamma Mia, visite contée pour les 18 mois-3 ans, au Mucem, dans le cadre de l’exposition Bonnes Mères.<br><br>Prochaines séances <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 29 août</mark></strong>, selon calendrier du musée, réservation conseillée.</pre>



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		<title>Poussière d’étoiles, nos festivals</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un discours discriminatoire qui court les présentations de festivals et les déclarations de politique culturelle. Il s’agirait, année après année, de «&#160;rajeunir les publics&#160;», voire de «&#160;dépoussiérer le théâtre&#160;» pour les autres. Lorsqu’un directeur de théâtre choisit pour «&#160;son&#160;» public des œuvres simplifiées et «&#160;dynamisées&#160;» pour «&#160;dépoussiérer&#160;» sa programmation, il renonce, de fait, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est un discours discriminatoire qui court les présentations de festivals et les déclarations de politique culturelle. Il s’agirait, année après année, de «&nbsp;<em>rajeunir les publics&nbsp;</em>», voire de «&nbsp;<em>dépoussiérer le théâtre&nbsp;</em>» pour les autres. Lorsqu’un directeur de théâtre choisit pour «&nbsp;<em>son</em>&nbsp;» public des œuvres simplifiées et «&nbsp;<em>dynamisées</em>&nbsp;» pour «&nbsp;<em>dépoussiérer</em>&nbsp;» sa programmation, il renonce, de fait, à la pensée complexe. Celle d’Edgar Morin, centenaire qui donnait des leçons de jeunesse si souvent à Avignon. Qui expliquait si bien que se débarrasser des aspérités et des traces du temps, c’est céder à l’idée que le présent doit s’adapter à la vitesse imposée du monde, et interdire l’avenir en niant la mort.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le théâtre n’est pas un yaourt nature, un tweet, une distraction. Il peut construire des digues, imposer des arrêts, des catharsis, provoquer des entailles profondes. Il est puissant. Il n’existe que s’il bouleverse, que s’il change nos vies intimes et modifie le cours du monde. Quand je dis le théâtre, je veux dire tous les arts du partage, de la scène et des rues. Tout cela vibre ensemble, creuse, s’empoussière, salit, se détrempe de larmes, va chercher dans les replis de l’histoire, se nourrit de contradictions, d’émotions, de souvenirs, de douleurs. L’avenir ne se construit pas sans remuer la poussière, le théâtre non plus. Nos festivals.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les festivals résistent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui tous sont entrés en résistance. Leur existence est clairement menacée par la perspective du RN au pouvoir. Déjà, dans les communes qu’il gouverne, il annule, détruit, à Vauvert, Six-Fours… L’extrême droite s’empare aujourd’hui des manifestations culturelles pour parfaire sa fabrique de l’opinion, entamée dans les médias et les réseaux sociaux. Ceux-ci ont déjà imposé l’idée que les gens cultivés sont une « <em>élite intellectuelle </em>», pour mieux masquer le véritable élitisme, de classe. Les simplifications médiatiques ont déjà contaminé les discours publics, qui répètent qu’il faut économiser l’argent public dans une activité qui rapporte pourtant, en termes de retombées économiques, 6 fois son coût aux terres de festivals. Et en termes de retombées intimes, tant de joie, qu’ils combattent plus que tout, parce que le désespoir ranci est leur fonds de commerce, le terreau des replis identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transgénérationnez&nbsp;!&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la nécessité de rajeunissement du public, et aux commentaires sur les têtes grises majoritaires dans les festivals de classique, lyrique, jazz, danse et théâtre, ils deviennent insultants à force d’être répétés comme une évidence. Insultants pour les jeunes, qui seraient incapables d’ingérer autre chose que du look et des musiques actuelles qui font bouger les corps. Insultants pour les vieux et les vieilles qui ont le droit d’aller au théâtre et au concert sans s’y sentir indésirés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les têtes grises (ou teintées) sont majoritaires dans le public parce qu’elles sont majoritaires dans la France adulte (+ de 18 ans), dont la moyenne d’âge avoisine les 50 ans. Ce qui est exactement l’âge moyen des spectateurs du Festival d’Avignon. On ne fabriquera pas le public de demain en culpabilisant celui d’aujourd’hui d’aimer le théâtre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, festivalez, sans culpabilité, sans retenue, quel que soit votre âge. Sortez des schémas qu’on vous impose, allez voir ailleurs, plus profondément, soulevez la poussière. L’été des festivals commence. Il ne sera le dernier que si on les laisse faire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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