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	<title>Archives des Asmae El Moudir - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Asmae El Moudir - Journal Zebuline</title>
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		<title>Montpellier : un mercredi marocain à Cinemed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 16:13:46 +0000</pubDate>
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<p>C’est au cinéma Rabelais de Montpellier que cette journée du festival Cinemed a commencé, avec un premier film du programme «&nbsp;Courts métrages marocains&nbsp;». <em>Les Poissons du désert</em> d’<strong>Alaa Eddine Aljem </strong>nous a emmenés en plein cœur d’un désert du sud marocain, sous un soleil de plomb. Un père fossoyeur, une mère qui se meurt et un fils qui rêve de devenir pêcheur. Un film où les regards en disent plus que les mots.</p>



<p>On se retrouve ensuite dans les montagnes de l’Atlas, enneigées, où deux bergers, un père et un fils doivent sauver leur troupeau mais le village le plus proche est désert, à cause d’un phénomène étrange et inquiétant&nbsp;: <em>Qu</em><em>’importe si les bêtes meurent</em> de <strong>Sofia Alaoui</strong>. Le reste du programme nous a permis de découvrir les courts de <strong>Sofia El Khyari</strong>, dont le très beau <em>L’Ombre des papillons</em>, une rêverie nostalgique, au rythme de la saudade, des images peintes à la main, encre et aquarelle, des images où l’on sent la texture de la peau.&nbsp; On pouvait prolonger cette séance par l’exposition, <em>Aux sources de l’imaginaire</em> qui donnait à voir la matière derrière les créations des films d’animation de cette artiste plasticienne et cinéaste.</p>



<p>L’après midi, une table ronde, animée par <strong>Tewfik Hakem</strong>, a réuni des représentant.e.s de la jeune génération du cinéma marocain, bien équilibrée, trois femmes et trois hommes, accompagné.e.s par le «&nbsp;grand frère&nbsp;» , le modèle, <strong>Faouzi Bensaïdi</strong> dont on pouvait revoir <em>Mille mois</em> et <em>Déserts.</em></p>



<p>Y a-t-il continuité ou rupture par rapport à la génération précédente&nbsp;? La nouvelle génération est-elle plus audacieuse au niveau formel&nbsp;? Le changement de pays modifie t-il les imaginaires&nbsp;? Le cinéma reconnecte-t-il aves ses origines&nbsp;? Y a t-il censure pour certains films&nbsp;? Les coproductions sont elles une chance pour les cinéastes&nbsp;?</p>



<p>Durant presque deux heures, les cinéastes <strong>Alaa</strong> <strong>Eddine Aljem</strong> (<em>Le Miracle du Saint inconnu</em>)  <strong>Yasmine Benkiran</strong> (<em>Reines)</em> <strong>Ismaël El Iraki</strong> (<em>Burning Casablanca</em>), Sofia El Khyari, <strong>Asmae El Moudir</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/un-film-et-une-maquette/"><em>La Mère de tous les mensonges</em> </a> ) et le producteur-réalisateur <strong>Saïd Hamich Benlarbi</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/avec-la-mer-au-loin-cannes-debarque-a-marseille">La Mer au loin</a>)ont parlé de leur travail, de leurs imaginaires, de leurs aspirations et de leurs difficultés parfois. « <em>Quand on a quelque chose à raconter, on doit trouver une voie-voix .Un cinéaste ça résiste tous les jours ! </em>» a conclu le « grand frère »</p>



<p>Une rencontre qu’on pouvait encore poursuivre&nbsp; en allant voir la douzaine de longs métrages programmés lors de cette 46<sup>e</sup>&nbsp; édition de Cinemed.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Photo&nbsp; © A.G.</p>
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		<title>OCCITANIE : « D’abord la vie, et ensuite le cinéma ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 06:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CINEMED s’ouvrira le18 octobre avec le nouveau film de Francesca Comencini, fille de Luigi, Prima la vita&#160;: belle déclaration d’amour d’une fille à son père, inspirée de son histoire personnelle et de fragments de sa mémoire. Un père, cinéaste de l&#8217;Italie populaire, auquel sera consacrée une rétrospective avec plus de 20 films projettés, de Pain, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>CINEMED s’ouvrira le18 octobre avec le nouveau film de <strong>Francesca Comencini</strong>, fille de Luigi, <em>Prima la vita</em>&nbsp;: belle déclaration d’amour d’une fille à son père, inspirée de son histoire personnelle et de fragments de sa mémoire. Un père, cinéaste de l&rsquo;Italie populaire, auquel sera consacrée une rétrospective avec plus de 20 films projettés, de <em>Pain, Amour et Fantaisie</em> (1953) à <em>Joyeux Noël, bonne année</em> (1989), ainsi qu’une exposition.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des invité.e.s</mark></strong></p>



<p>Invité d’honneur, le comédien <strong>Reda Kateb</strong>, qu’on (re)verra avec grand plaisir dans des films tels que <em>Gare du Nord</em> de Claire Simon, <em>Lost River</em> de Ryan Gosling et <em>Hippocrate</em> de Thomas Litli (César du Meilleur Acteur dans un second rôle en 2015). Et dont on découvrira en avant-première (en sa présence) son premier long métrage en tant que réalisateur, <em>Sur un fil</em>, fiction inspirée du travail des clowns professionnels auprès d’enfants hospitalisés. Également présent à Montpellier, <strong>Rodrigo Sorogoyen</strong>, réalisateur espagnol virtuose, dont on pourra voir les films, de <em>Stockholm</em> (2013) son premier long en solo, à <em>As bestas</em> (César du Meilleur film étranger 2023) sans oublier <em>Madre</em> (2019). Et immanquable, l’hommage qui va être rendu à la talentueuse comédienne <strong>Alba Rohrwacher</strong> (qui illumine l’affiche du festival !) qu’on aura le plaisir d’écouter lors d’une rencontre animée par <strong>Chloé Mazlo </strong>(le 21 à 11h au Corum), et de retrouver dans des films signés Marco Bellocchio, Nanni Moretti, Saverio Costanzo, tout comme dans les premiers longs de Laura Bispuri (<em>Vierge sous serment</em>, <em>Ma fille</em>), et dans celui de sa sœur, Alice Rohrwacher (<em>Les merveilles</em>).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeune cinéma marocain à l’honneur</mark></strong></p>



<p>Chaque année, CINEMED met l’accent sur un pays. Pour cette 46<sup>e</sup> édition, c’est le jeune cinéma marocain : on pourra assister à une rencontre (le 23 à 16h au Corum) avec ces nouvelles voix, cinéastes dont on pourra (re)voir les films longs ou courts, fictions et documentaires. Par exemple le nouveau film de <strong>Saïd Hamich Benlarbi</strong>, <em>La Mer au loin</em>, parcours initiatique et mélodrame au rythme du raï, à Marseille, qui commence comme un film noir (à lire sur journalzebuline.fr). Le road-movie féministe <em>Reines</em> de <strong>Yasmine Benkiran</strong> et <em>La Mère de tous les mensonges</em> d’<strong>Asmae El Moudir </strong>(à lire sur journalzebuline.fr). Sera également présent à cette rencontre le réalisateur, entre autres, de <em>Mille mois</em>, <em>Déserts</em>… <strong>Faouzi Bensaïdi</strong>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avant-premières et compétition</mark></strong></p>



<p>CINEMED ne serait pas CINEMED sans ses avant-premières et ses compétitions de longs, de courts, de documentaires, de films en région soumis à des jurys. Du côté des avant-premières, une vingtaine vont avoir lieu, en présence des cinéastes, parmi lesquelles <em>L’Affaire Nevenka</em> d’<strong>Icíar Bollaín</strong> sur une affaire de harcèlement, <em>La Pie voleuse</em>, 24e film de <strong>Guédiguian</strong>, <em>La fille d’un grand amour</em>, premier long d’ <strong>Agnès De Sacy</strong> (scénariste de <em>Les Amandiers</em>), <em>Voyage à Gaza</em>, le documentaire de <strong>Piero Usberti</strong> sur la vie de jeunes Palestiniens en 2018, ou encore <em>Le Quatrième mur</em> de <strong>David Oelhoffen</strong>, adapté du roman de Sorj Chalandon.</p>



<p>Du côté des prix, huit fictions sont en lice pour l’Antigone d’Or, dont deux sont signées par des réalisatrices : le premier long-métrage de <strong>Binevsa Berivan</strong> (dont on avait beaucoup aimé les courts) <em>La Vierge à l’enfant</em>. Et <em>Vermiglio</em> de <strong>Maura Delpero</strong>. Les autres films sélectionnés pour le prix sont <em>El llanto</em> de <strong>Pedro Martín-Calero</strong>, de l’horreur psychologique, <em>Vers un pays inconnu</em> de <strong>Mahdi Fleifel</strong>, thriller nerveux sur la condition de vie des migrants, le deuxième long de <strong>Mehdi M. Barsaoui</strong>, <em>Aïcha</em>, inspiré d’un fait réel, <em>Panopticon</em> de <strong>George Sikharulidze</strong> autour d’une adolescence dans la Géorgie post soviétique, ou encore <em>Hayat </em>de <strong>Zeki Demirkubuz</strong>, sélectionné pour les Oscars.</p>



<p>Pour le prix Ulysse, huit documentaires concourent, parmi lesquels <em>Green Line</em> de <strong>Sylvie Ballyot</strong>, où est évoqué son pays de guerre et de mort, le Liban, meilleur premier film à Locarno. <em>Le Boxeur chancelant</em> de <strong>Lo Thivolle</strong>. <em>The Roller, the Life, the Fight</em> d’ <strong>Elettra Bisogno</strong> et <strong>Hazem Alqaddi</strong>. <em>Les Miennes</em> de <strong>Samira El Mouzghibati</strong>, regard sur des femmes marocaines. Et <em>Blueberry Dreams</em> d’<strong>Elena</strong> <strong>Mikaberidze,</strong> sur le projet d’une famille géorgienne qui démarre une plantation de myrtilles en Mingrélie, région à la frontière avec la Russie où les conflits grondent…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Clôture</mark></strong></p>



<p>Avant la clôture, on pourra également apprécier les films proposés dans Regards d’Occitanie dont <em>Festa major</em> où <strong>Jean-Baptiste Alazard</strong> « <em>filme la vie qu’on essaie de vivre en la traversant comme on marche dans un rêve</em> » (Prix du Public au FIDMarseille), voter pour le Prix du public et pour des courts-métrages venus d’une vingtaine de pays. Parmi ceux-ci <em>Sarcophages aux amours ivres</em> de <strong>Joana Hadjithomas</strong> et <strong>Khalil Joreige</strong>, <em>La Voix des sirènes</em> de <strong>Gianluigi Toccafondo</strong> ou <em>C’est les Balkans, bébé</em> de <strong>Boris Gavrilović</strong>. La clôture de CINEMED 46<sup>e</sup> édition se fera avec l’avant-première de <em>Le Mohican</em> de <strong>Frédéric Farrucci</strong>, qui a toujours vu la Corse comme une terre de western. Un film qui porte son regard sur l’époque, la société, une île et l’humain en général.&nbsp;</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>CINEMED</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 18 au 26 octobre<br></mark>Le Corum, Centre Rabelais, Montpellier</pre>
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		<title>Un film et une maquette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:42:07 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La voix d&rsquo;une femme sur des images de fête : « <em>La nuit où j&rsquo;ai gobé le mensonge de ma mère. </em>» C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Asmae</strong> <strong>El</strong> <strong>Moudir</strong>, une jeune réalisatrice marocaine. Elle est venue à Casablanca, chez ses parents, pour les aider à déménager et a retrouvé une photo, celle d’une petite fille. C’est elle enfant, lui a toujours dit sa mère. Elle est à présent persuadée que c&rsquo;est quelqu&rsquo;un d’autre et va chercher à comprendre. Pas facile de délier les langues ! Elle met alors en place un dispositif : elle construit, avec son père, une maquette de son quartier, de la maison de son enfance, et y installe peu à peu des figurines représentant les membres de sa famille, leurs voisins. Un moyen possible pour faire parler ceux qui, depuis des années,  taisent une histoire familiale lourde. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une dictatrice</mark></strong></p>



<p>Des faits qui renvoient à l&rsquo;histoire du Maroc, une période de répression, d’emprisonnement, de morts. Une histoire dont on évite de parler, trop douloureuse. Quand une des figurines évoque un voisin tué par balles en juin 1981, ressurgissent les événements terribles, les émeutes du pain et leurs centaines de morts. Des souvenirs aussi durs que Zahra, la grand-mère, figure centrale du film, une « dictatrice » qui voue un culte à Hassan II dont elle garde une photo encadrée, la seule autorisée dans la maison. Elle agresse son fils, ne se reconnaissant pas dans la figurine qui la représente, exige qu’on fasse venir un peintre pour qu&rsquo;il fasse son portrait, qu&rsquo;elle détruit immédiatement. Elle traite sa petite fille, qui lui parle de son métier de réalisatrice, de dépravée. Elle gâche même la fête que sa famille lui a gentiment préparée, « <em>rabat joie professionnelle !</em> » Une vieille femme qui a beaucoup souffert jadis, rongée par une haine familiale terrible.</p>



<p>Pour démêler ce tissu de non-dits, de mensonges et en faire un film, il aura fallu près de dix ans de préparation à <strong>Asmae El</strong> <strong>Moudir</strong>. Des décors éclairés avec soin, alternant avec des images d&rsquo;archives et des photos, une mise en scène au cordeau, ont valu à <em>La Mère de tous les</em> <em>mensonges</em> le prix de la mise en scène à Cannes (Un Certain Regard)<em>.</em> Il a obtenu le prix Étudiant de la première œuvre à la 45<sup>e</sup> édition de <em>Cinemed</em>, et fait partie de films sélectionnés&nbsp; à la 21<sup>e</sup> édition d’<em>Africapt</em>.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Mère de tous les</em> <em>mensonges</em>, d’<strong>Asmae El Moudir</strong>, a été présenté lors de la dernière édition d’<em>Africapt</em> qui s’est tenue du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 14 novembre</mark>.

En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 février 2024</mark>

Ce film a été choisi pour représenter le Maroc aux Oscars.</pre>
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		<title>« Je m’intéresse essentiellement aux femmes en lutte »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 16:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de vingt ans à Marseille, Films Femmes Méditerranée affirme que le cinéma des femmes existe, et qu’il a en Méditerranée une force et une actualité particulières. Qu’il est résistant, émouvant, drôle, solidaire, du côté des victimes de l’histoire, de la jeunesse et des résiliences à construire.&#160; La programmation 2023 le confirme en mettant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis près de vingt ans à Marseille, <em>Films Femmes Méditerranée</em> affirme que le cinéma des femmes existe, et qu’il a en Méditerranée une force et une actualité particulières. Qu’il est résistant, émouvant, drôle, solidaire, du côté des victimes de l’histoire, de la jeunesse et des résiliences à construire.&nbsp;</p>



<p>La programmation 2023 le confirme en mettant à l’honneur <strong>Sarah Maldoror</strong>. La cinéaste, qui a fondé dans les années 1950 la première compagnie de théâtre noire «&nbsp;<em>pour en finir avec les rôles de de servantes</em> », a travaillé à écrire une histoire noire et décoloniale avec ses amis Senghor, Glissant et Césaire, mais en affirmant aussi qu’il fallait filmer les femmes. Son film <em>Sambizanga</em> (1973) qui retrace un amour en contexte de répression coloniale, ouvrira le festival le 18 novembre, et 4 autres soirées lui seront consacrées.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Familles et luttes</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Il faut soutenir les femmes qui souhaitent travailler dans le ciném</em>a, affirmait-elle.<em> Les hommes ne sont pas prêts à les y aider</em>.&nbsp;» Elles filment, pourtant, des histoires de femmes, souvent des gestes de tendresse et d’amour. Le 20 novembre on pourra voir en avant-première un film de <strong>Sonia Ben Slama</strong> <em>Machtat</em>, qui suit un orchestre de femmes, familial, dans les mariages tunisiens. Le 21 <em>Blackbird, Blackbird, Blackberry</em>, troisième long métrage de la réalisatrice <strong>Elene Navariani</strong>, met en scène l’émancipation d’Etero, célibataire amoureuse dans un village géorgien.</p>



<p>Le 22 la présence de la comédienne palestinienne <strong>Hiam Abbas</strong>, filmée par sa fille <strong>Lina Soualem</strong> sera un événement&nbsp;: <em>Bye bye Tibériade</em> parle de départ et de liens familiaux, dans une région que le présent bouleverse une fois encore.</p>



<p>Le festival se clôturera le 24 novembre par l’avant-première de <em>Madame de Sévigné</em>, biopic littéraire en costumes d’<strong>Isabelle Brocard</strong> sur une mère qui aimait démesurément sa fille, Françoise de Grignan, principale destinataire, à Marseille, de son abondante correspondance.&nbsp;</p>



<p>Entretemps, une programmation passionnante de courts métrages, et d’autres longs, de <strong>Dominique Cabrera</strong>, <strong>Felipa Reis</strong>, <strong>Lucie Demange</strong>, <strong>Asmae el Moudir</strong>, <strong>Zaïda Carmona</strong>. Quelques incursions hors de Marseille, un jury des lycéen·nes, une séance jeune public, une billetterie solidaire, et une fête de clôture à Covo Velten dans le cadre de la journée pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux minorités de genre.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Films Femmes Méditerranée</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 18 au 24 novembre<br></mark>Divers lieux, Marseille<br><a href="http://films-femmes-med.org">films-femmes-med.org</a></pre>
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		<title>Venus d’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 07:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Africapt]]></category>
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<p><strong><em>Le Festival des cinémas d’Afrique du pays d’Apt</em></strong>, c’est l’occasion de voir des films venus de 19 pays, fictions et documentaires, longs et courts, certains en avant-première. C’est aussi participer à des rencontres avec les cinéastes ou à un marathon vidéo, suivre une leçon de cinéma et découvrir une exposition. Et, après le buffet d’ouverture le 9 novembre, assister à la projection du premier long-métrage de fiction de la Camerounaise <strong>Rosine Mbakam,</strong> <em>Mambar Pierrette</em> (<em>Quinzaine des cinéastes</em> à Cannes), sur l’âpre quotidien d’une couturière de Douala.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Venus du Maroc…</mark></strong><br>Juste avant on aura pu voir <em>Animalia (Parmi nous)</em> de <strong>Sofia Alaoui</strong>, l’un des cinq films marocains au programme. <em>Déserts,</em> le sixième long de <strong>Faouzi Bensaïdi</strong> entre road movie, western et fable sociale&nbsp;; <em>Les Meutes</em> (Prix du jury à <em>Un Certain Regard</em>) de <strong>Kamel Lazraq,</strong>&nbsp;l’odyssée au cœur de la nuit marocaine d’un père et de son fils flanqués d’un cadavre. Autre film marocain primé à <em>Un Certain Regard,</em> <em>La Mère de tous les mensonges</em> qui a obtenu Prix de la mise en scène, ainsi que l’Œil d’or du meilleur documentaire&nbsp;: <strong>Asmae El Moudir</strong> reconstitue avec une maquette et des figurines le quartier de son enfance à Casablanca, cherchant à démêler un tissu de mensonges familiaux. Enfin, <em>Indivision,</em> l’histoire d’une famille qui se réunit à la Mansouria, le vieux domaine familial sur une colline de Tanger, de <strong>Leila Kilani</strong>&nbsp;qui donnera une leçon de cinéma le 11 à 14h.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">…de Tunisie</mark></strong></p>



<p>Fatma et ses filles, Najeh et Waffeh, travaillent comme « machtat », musiciennes traditionnelles de mariage et essaient de régler leurs problèmes familiaux&nbsp;: la Tunisienne <strong>Sonia Ben Slama</strong> présentera son film <em>Machtat </em>(sélection ACID Cannes). Autre opus tunisien&nbsp;:<em> Les Ordinaires </em>(Orizzonti&nbsp; de la Mostra de Venise) que son réalisateur <strong>Mohamed Ben Attia</strong> commente ainsi&nbsp;: l’histoire d’un homme qui s’affranchit violemment de son environnement banal, se soustrayant à la société avec ses principes, ses codes et ses institutions.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">…et d’ailleurs</mark></strong></p>



<p>Des documentaires venus du Mali, de Guinée, du Burkina-Faso, du Tchad, du Sénégal abordent des sujets très variés. L’aventure d’une entreprise collective pour <strong>Raphaël Grisey </strong>et<strong> Bouba Touré</strong> dans <em>Les Voix croisées</em>&nbsp;; la recherche de <em>Mouramani</em>, le premier film réalisé par un cinéaste africain noir francophone dans <em>Au cimetière de la pellicule</em> de <strong>Thierno Souleymane Diallo</strong>&nbsp;; le travail des enfants orpailleurs dans&nbsp; <em>Or de vie</em>&nbsp; (Fespaco) de <strong>Boubacar Sangaré</strong>&nbsp;; l’Amchilini, une cérémonie traditionnelle pour convaincre les femmes restées trop longtemps célibataires de choisir un mari et la remise en question des relations homme/femme dans <em>Amchilini </em>(Fespaco) de <strong>Kader Allamine</strong>&nbsp;; l’histoire d’une monnaie, le CFA, qu’on pratique ou dont on entend parler mais qu’on connaît mal dans <em>L’argent, la liberté, une histoire du franc CFA</em><br>de <strong>Katy Léna Ndiaye</strong> (mention spéciale du jury au Fespaco).&nbsp;</p>



<p>Et aussi des fictions de l’Ile Maurice, <em>Simin zetwal (Regarde les étoiles</em>)<br>de <strong>David Constantin&nbsp;; </strong>d’Angola, <em>Our lady of the Chinese Shop</em> d’<strong>Ery Claver</strong>, de République Démocratique du Congo, <em>Augure</em> de <strong>Baloji (</strong>Prix New Voice à <em>Un Certain Regard</em>) Sans oublier les 3 séances de courts métrages. Et pour clôturer ce programme alléchant, venu du Soudan, le superbe <em>Goodbye Julia</em> de <strong>Mohamed Kordofani</strong> le 15 novembre à 20h 30.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Africapt</em></strong><br>Apt<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 9 au 14 novembre</mark><br><a href="http://africapt-festival.fr">africapt-festival.fr</a></pre>
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