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	<title>Archives des Athéna Amara - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Athéna Amara - Journal Zebuline</title>
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		<title>À nos chers disparus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:10:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La jeune&#160;compagnie&#160;L’engrenage&#160;aborde le problème de la disparition des êtres qui nous sont chers.&#160;Sujet sensible dont le choix surprend pour un spectacle prévu pour le plein air et un public varié. Pourtant la proposition est plutôt réjouissante. Pas de mélancolie.&#160;Maxime Christian&#160;explique qu’un jour son père lui a transmis ses dernières volontés. Cela l’a conduit à s’interroger [&#8230;]</p>
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<p>La jeune&nbsp;compagnie<strong><em>&nbsp;L’engrenage</em></strong>&nbsp;aborde le problème de la disparition des êtres qui nous sont chers.&nbsp;Sujet sensible dont le choix surprend pour un spectacle prévu pour le plein air et un public varié. Pourtant la proposition est plutôt réjouissante. Pas de mélancolie.&nbsp;<strong>Maxime Christian</strong>&nbsp;explique qu’un jour son père lui a transmis ses dernières volontés. Cela l’a conduit à s’interroger sur le manque laissé par un che<a></a>r disparu.&nbsp;</p>



<p>De réflexion en discussions&nbsp;et improvisations avec&nbsp;les autres&nbsp;comédien·ne·s, l’écriture est venue. L’argument est simple&nbsp;: que faire des cendres de leur ami Georges, trop tôt disparu&nbsp;? Au volant du camion jaune de la Poste qu’il a laissé, les voilà partis à trois sur les routes pour trouver un bel endroit pour disperser les cendres&nbsp;! Mais le camion tombe en panne&nbsp;et un quatrième larron (impayable&nbsp;<strong>César Caire</strong>) les rejoint pour souffler la bougie de l’anniversaire de la mort&nbsp;et l’urne funéraire est&nbsp;installée&nbsp;sur le toit du camion.&nbsp;</p>



<p>Peu à peu on bascule dans l’irréel. Et si on pouvait discuter avec les morts&nbsp;? Un vieux poste transistor&nbsp;fait l’affaire. Finalement c’est surtout le plaisir d’être ensemble avec un but commun qui anime les&nbsp;quatre amis. Un peu loufoques, parfois maladroits, ils finissent par&nbsp;comprendre comment être ensemble. Les interprètes dansent, chantent et virevoltent&nbsp;: l’espiègle&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/athen_amara/">Athéna Amara</a></strong>&nbsp;joue du piano et escalade,&nbsp;<strong>Ligia&nbsp;Aranda-Martinez</strong>&nbsp;s’applique à disperser les cendres,&nbsp;<strong>Romeo Mariani</strong>&nbsp;s’évertue à faire un discours.&nbsp;La proposition est pleine de fantaisie&nbsp;et d’émotion positive.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Goodbye Georges</em> </strong>de <strong><a href="https://www.instagram.com/maxime_chriss/?hl=fr">Maxime Christian</a></strong> se jouera à nouveau le 11 août au jardin Labadie.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Avant&nbsp;Avant&nbsp;le soir&nbsp;</strong><br><br>Comme les années précédentes, les spectacles présentés dans le cadre du&nbsp;dispositif&nbsp;<strong><em><a href="https://www.instagram.com/avant_le_soir/">Avant le soir</a></em></strong>&nbsp;sont&nbsp;précédés&nbsp;de courts prologues. Leur particularité est d’être préparés le matin pour le soir, leur permettant de s’adapter à l’actualité. Cette année&nbsp;<em>Les aventures du roi Samson&nbsp;</em>montrent un monarque qui ne trouve pas toujours sa voix pour donner ses ordres et gouverner. Une caricature grinçante de notre société et de ses disfonctionnements.&nbsp;<br><br>CHRIS BOURGE</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Dansent les ombres du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 13:24:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Athéna Amara]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Bouziane Bouteldja]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Rachel Ceysson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est comme on veut : on peut s’asseoir sur des coussins posés de chaque côté de la scène, ou dans la salle. Pendant ce temps-là, Bouziane Bouteldja finit de dessiner sur un paper-board une carte du monde « à l’envers » : la pointe de l’Inde en haut, le Groenland en bas, l’Atlantico au milieu, NYC sur le côté droit, l’OM et DZ en face. Une géographie à tête renversée que le chorégraphe et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est comme on veut : on peut s’asseoir sur des coussins posés de chaque côté de la scène, ou dans la salle. Pendant ce temps-là, <strong><a href="https://www.instagram.com/bouzianedans6t/?hl=fr">Bouziane Bouteldja</a></strong> finit de dessiner sur un paper-board une carte du monde « à l’envers » : la pointe de l’Inde en haut, le Groenland en bas, l’Atlantico au milieu, NYC sur le côté droit, l’OM et DZ en face. Une géographie à tête renversée que le chorégraphe et danseur commente au micro en se mettant en chandelle sur la tête au milieu de la scène : car « <em>les tensions communautaires qui traversent la société nous mettent la tête à l’envers</em> ». </p>



<p>IL précise aussi que « Zyriab », écrit sur l’autre paperboard, de l’autre côté, est le prénom deson ami juif, patron du Celtic bar à Tarbes, récemment tagué de croix gammées. Face à ces tensions identitaires, lui, « <em>l’Arabe des Pyrénées</em> », à qui parfois, lors de ces interventions dans « les quartiers », de jeunes gens lui signifient que la danse et la musique c’est « haram », va déployer une histoire de danses faites de luttes et de joies, contre toutes les entraves.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Appropriations culturelles</mark></strong></h3>



<p>Remis sur ses deux pieds, il accueille sur scène une vingtaine d’interprètes (amateurs etmembres de sa compagnie <a href="https://dans6t.com">Dans6T</a>), qui vont illustrer les différentes étapes de sa conférence dansée et décontractée, aux pointes d’humour fréquentes. Partage de récits et de gestes : déhanchements, épaules d’avant en arrière, sur une musique traditionnelle d’Afrique du Nord, rappelant que c’est l’orientalisme qui a mené à la confusion entre sensualité et sexualité.</p>



<p>Danses dissimulées,&nbsp;nées dans les&nbsp;chaînes&nbsp;de l’esclavage,&nbsp;le&nbsp;shuffle, la capoeira,&nbsp;et&nbsp;celtique&nbsp;-qu’avec les pieds, les Anglais colonisateurs interdisant la danse&nbsp;en Irlande. L’Afrique du Sud et l’apartheid avec&nbsp;le&nbsp;pantsula,&nbsp;danse des townships.&nbsp;</p>



<p>Bouziane&nbsp;Bouteldja&nbsp;avoue&nbsp;avoir été&nbsp;longtemps&nbsp;homophobe avant&nbsp;d’être séduit,&nbsp;dans des soirées&nbsp;ballroom&nbsp;à New-York,&nbsp;par les costumes, puis par le&nbsp;voguing, le&nbsp;posing,&nbsp;le hand-performing.&nbsp;Toujours&nbsp;accompagné&nbsp;par&nbsp;les démos dansées&nbsp;de ses complices,&nbsp;précises,&nbsp;pleines d’énergie,&nbsp;il&nbsp;évoque&nbsp;la naissance du hip-hop&nbsp;dans le Bronx&nbsp;en 1973,&nbsp;les blocks party,&nbsp;le&nbsp;clowning, le&nbsp;krump, le drill,&nbsp;puis&nbsp;le&nbsp;kuduro&nbsp;né de la guerre civile en Angola, l’afro-house&#8230;</p>



<p>Et&nbsp;vient conclure en bord de scène,&nbsp;accompagné de tous les interprètes,&nbsp;par&nbsp;un éloge de l’appropriation culturelle,&nbsp;qui permet&nbsp;par exemple&nbsp;sur scène à Momo, jeune homme noir,&nbsp;de danser des danses celtiques, à&nbsp;Mathide&nbsp;jeune&nbsp;femme blanche&nbsp;le&nbsp;pantsula, à lui de&nbsp;faire une démo de hand-performing,&nbsp;et&nbsp;à&nbsp;tous·tes&nbsp;de passer d’une danse à l’autre&nbsp;avec joie,&nbsp;«&nbsp;<em>c</em><em>ontre tous ceux qui veulent nous transformer en bâtons</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Des danses et des luttes</strong></em> a été créé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 21 mai</mark> à <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap</a>, Maison pour la danse, Marseille. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/sylvain-menu-lhistoire-dun-hero/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Gundog : la jeunesse a du chien  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 11:23:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. C’est votre première mise en scène, comment ce projet a-t-il vu le jour&#160;? &#160; Athéna Amara&#160;: Il y a trois ans, je suis allée taper à la porte de la Friche Belle de Mai pour leur demander comment monter un projet en n’étant personne, et sans argent. Et il y a eu une sorte [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. C’est votre première mise en scène, comment ce projet a-t-il vu le jour&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p><strong>Athéna Amara&nbsp;:</strong> Il y a trois ans, je suis allée taper à la porte de la Friche Belle de Mai pour leur demander comment monter un projet en n’étant personne, et sans argent. Et il y a eu une sorte d’alliance qui s’est faite pour m’aider à créer cette pièce. La compagnie Vol Plané – qui m’a proposé&nbsp; son dispositif de compagnonnage – puis le Théâtre Joliette et le Pôle art de la scène de la Friche. On s’est tous alliés pour donner jour à ce projet et il est là… c’est fou qu’on y soit arrivé.</p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisi ce texte de <a href="https://www.maisonantoinevitez.com/fr/auteurs-traducteurs/longman-1301.html">Simon Langman</a> ?</strong></p>



<p>La première fois que je l’ai lu, c’était à haute voix dans un champ avec mon amie Héloïse Bloch (qui s’occupe des costumes pour la pièce). Il y a quelque chose de très fort qui s’est passé pendant cette lecture, où je me suis identifiée à tous les personnages. Ce texte c’est la rencontre de plusieurs personnes qui traversent des failles personnelles&nbsp;: l’un doit trouver sa place, un autre souhaite quitter son environnement, encore un autre a peur du silence…&nbsp; Il y a ce sentiment de temps qui passe sans qu’on ait l’impression d’avancer avec lui, en restant en marge en permanence. C’est aussi une sorte de métaphore de la vie&nbsp;: on sait que l’on va mourir, mais on cherche tous le bonheur et notre place. C’est de ça dont parle <em>Gundog</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="475" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=696%2C475&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127029" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=1024%2C699&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=300%2C205&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=768%2C524&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=696%2C475&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=1068%2C729&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?resize=615%2C420&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Athena-Amara-4-%C2%A9-N.S.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Athena Amara © N.S.</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Il parle aussi de ruralité, un sujet qui vous touche&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui complètement. J’ai grandi à la campagne, dans les Cévennes, où j’ai vécu jusqu’à mes 17 ans. J’ai eu une relation conflictuelle avec cet environnement. Pendant longtemps, j’ai eu la sensation d’être seule, la même solitude que l’on sent dans la pièce. J’ai grandi avec l’idée qu’il fallait que je parte à Paris, ce que j’ai fait, mais c’était une désillusion totale. Finalement je me suis réconciliée avec ce territoire, et j’ai compris ma place.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous êtes comédienne mais vous signez ici une première mise scène, c’est ce que vous avez envie de faire pour la suite&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est ma première mise en scène oui, et j’espère en faire d’autres. Mais j’espère aussi ne pas rester cloisonnée. Je veux continuer à jouer, je me forme aussi à la lumière et aux techniques du spectacle, pour appréhender tous les aspects de la création. Avec ma compagnie Cagnard, on prône la pluridisciplinarité, de changer de rôle à chaque fois. La prochaine fois, je serai peut-être aux costumes ou à la lumière.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Gundog</em></strong><br>De Simon Langman, traduit de l’anglais par Gisèle Joly<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 22 janvier</mark><br><strong><a href="https://www.theatrejoliette.fr">Théâtre Joliette</a></strong>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a></em> ici </p>
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		<title>Été et intimité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 12:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Athéna Amara]]></category>
		<category><![CDATA[Avant le soir]]></category>
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		<category><![CDATA[Joseph Lemarignier]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie des 1/ 7e]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud-Marie Leblanc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Voilà désormais trois ans qu’Avant le soir propose une programmation estivale à part dans le paysage marseillais. Comment vous est venue l’idée de ces rendez-vous en plein air&#160;? Renaud-Marie Leblanc. J’ai répondu en 2021 à la proposition de la Mairie des 1er et 7e arrondissements de Marseille, qui faisait suite aux confinements et couvre-feux [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Voilà désormais trois ans qu’<em>Avant le soir </em>propose une programmation estivale à part dans le paysage marseillais. Comment vous est venue l’idée de ces rendez-vous en plein air&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Renaud-Marie Leblanc.</strong> J’ai répondu en 2021 à la proposition de la Mairie des 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissements de Marseille, qui faisait suite aux confinements et couvre-feux successifs. Le monde de la culture et du spectacle vivant en était ressorti particulièrement affaibli, et nous cherchions des solutions pour proposer des spectacles accessibles répondant aux normes en termes de jauge. Nous voulions également travailler en «&nbsp;circuit court&nbsp;»&nbsp;: c’est-à-dire avec les artistes de la ville, qui sont nombreux, et avec des jeunes tout juste diplômés de leur école de théâtre. Les parcs se sont révélés des lieux idéaux – Labadié, Berthie Albrecht et Benedetti. Il s’agit de vrais squares, d’espaces ouverts, non captifs mais disposant d’horaires d’ouverture, parfaits pour reconstituer en extérieur la logistique d’une petite salle. Nous voulions toucher un public qui n’avait pas forcément pour habitude d’aller au spectacle. Et le fidéliser, créer un espace d’échange pour ce public qui s’est révélé particulièrement réceptif, nombreux et enthousiaste. Je voyais régulièrement des groupes de personnes échanger, se recommander tel ou tel spectacle, ou suivre les prologues proposés par les étudiants de l’Eracm [<em>École régionale d&rsquo;acteurs de Cannes et Marseille, ndlr</em>]. en début de représentation. Voire même revenir pour les entendre, y compris sur des spectacles qu’ils avaient déjà vus. Un peu comme si ce rendez-vous théâtral tenait le même rôle qu’un feuilleton qu’on aime suivre à la télévision. La temporalité était d’ailleurs la même&nbsp;: les spectacles durent une heure et commencent à 18h30… Et les retours nous confirment qu’il s’agit d’une grande réussite, qui a considérablement désacralisé le geste théâtral et musical tout en le célébrant.</p>



<p><strong>Ces rendez-vous quotidiens seront-ils maintenus sur cette édition&nbsp;?</strong></p>



<p>Absolument&nbsp;! Conformément à cette tradition tenue depuis deux ans, deux jeunes comédien·ne·s – cette année, <strong>Athéna Amara </strong>et <strong>Joseph Lemarignier </strong>– écriront chaque jour un nouveau prologue, et le joueront avant le début du spectacle. Ils s’articuleront sur cette édition autour d’une nouvelle thématique&nbsp;: «&nbsp;C’était mieux avant (le soir)&nbsp;», qui leur permettra d’explorer tous les moyens possibles de refaire le monde. Une autre troupe venue tout droit de l’Eracm ouvrira le bal le 1<sup>er</sup> juillet (ainsi que le 7 juillet et le 4 août)&nbsp;: il s’agit de la compagnie <strong>Le Bain Collectif</strong>. Leur <em>Édito </em>s’écrira autour des thématiques sociales et politiques du moment, et se déclinera donc en trois versions différentes. Nous retrouverons également la compagnie <strong>La Paloma</strong>, qui était présente sur la première édition, sera de nouveau des nôtres les 11, 20 juillet et 17 août avec <em>La Pluie</em>, adapté du texte de Daniel Keene. Le <strong>Collectif Transbordeur</strong>, qui nous avait fait découvrir l’an dernier les témoignages de femmes atteintes du Sida, nous emmènera cette année vers l’océan Indien et les Caraïbes, les 21 juillet, 23 et 30 août. Après m’être attelé l’an dernier à la théorie de la relativité, ma troupe de <strong>Didascalies &amp; Co </strong>s’intéressera avec <em>Mirages du réel </em>à la physique quantique, dans un dispositif similaire d’adresse au spectateur et de démonstration par l’humour – les 16, 21 et 24 août. Le<strong> Badaboum Théâtre </strong>nous rejoint avec <em>Fahrenheit 451</em>, adapté du célèbre roman de Ray Bradbury, qui sera joué les 26, 28 juillet et 22 août. Et la compagnie <strong>Soleil Vert</strong>, qui n’a pas son pareil pour scruter la poésie du quotidien et proposer un théâtre de recherche, promet de nous emmener elle aussi loin avec <em>L’Extraordinaire n’aura pas lieu </em>les 3, 8 et 10 août.</p>



<p><strong>Cette année, <em>Avant le Soir</em> accueille également de la danse&nbsp;!</strong></p>



<p>Oui, c’est une première et j’en suis très heureux. Je me suis intéressé, au vu de l’espace dont nous disposons, à des projets proches de la performance, qui proposent une réelle interaction avec le public. <em>Les danses dédiées </em>de la <strong>Compagnie des Corps parlants</strong>, données les 2, 3 et 8 septembre,sont ainsi inspirées des danses destinées au soin, contre la dépression, les petits et plus grands maux… Le <em>Sinople</em>, cette belle nuance de vert, sera célébré par l’association <strong>Promenade d’artiste </strong>les 3, 5 juillet et 9 septembre&nbsp;: la danse s’articule, comme souvent avec <strong>Gilles Viandier</strong>, autour du tissu et de son déploiement. Les projets musicaux seront également nombreux&nbsp;: <strong>Marion Liotard</strong>, <strong>Lucile Pessey </strong>et<strong> Mikhael Piccone </strong>proposeront un très beau programme de mélodies françaises – genre hautement sous-estimé à mon humble avis – les 24, 25 juillet et 18 août. Le violoncelliste <strong>Jean-Florent Gabriel </strong>s’est uni au chef cuisinier <strong>Louis Masson </strong>avec ce pari un peu fou&nbsp;:&nbsp;« cuisine-moi une suite de Bach&nbsp;!&nbsp;». Des verrines seront distribuées au public pour explorer ce mariage des sens les 17 juillet, 1<sup>er</sup> et 7 août.&nbsp;Des projets musicaux à la croisée des genres seront également à retrouver&nbsp;: le jazz urbain, free, mâtiné d’électro du <strong>Trio Bloom</strong>, qui se produira les 18, 27 juillet et 31 août&nbsp;; mais aussi le <strong>Duo 38</strong>, union de la chanteuse d’origine vietnamienne <strong>Juliette Towanda </strong>et du guitariste argentin <strong>Gamal Darian</strong>, à retrouver les 10 juillet, 2 et 28 août.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>
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