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	<title>Archives des Aurélie Van Den Daele - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Aurélie Van Den Daele - Journal Zebuline</title>
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		<title>Écrire les mots qu’ils manquent</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:34:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« C’est quoi cette rage d’écrire ? ». La question est au centre du nouveau spectacle d’Aurélie Van Den Daele, Je crée et je vous dis pourquoi. Une pièce où chaque récit de femmes tente d’apporter une bribe de réponse, selon leurs expériences, leurs rêves ou leur milieu social. Des histoires que le public découvre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est quoi cette rage d’écrire ?</em> ». La question est au centre du nouveau spectacle <strong>d’Aurélie Van Den Daele</strong>, <em>Je crée et je vous dis pourquoi</em>. Une pièce où chaque récit de femmes tente d’apporter une bribe de réponse, selon leurs expériences, leurs rêves ou leur milieu social. Des histoires que le public découvre à mesure qu’il évolue dans le théâtre Joliette. Des coulisses à la grande scène en passant par le débarras poussiéreux, ce spectacle déambulatoire plonge le spectateur dans des récits intimes. Casque sur les oreilles, isolé, avec presque l’impression que les histoires lui sont racontées à lui seul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il règne dans la pièce une atmosphère entre sororité, partage et bienveillance. Bien que chacune des comédiennes interprète seule le rôle d’une artiste dans l’une des pièces du théâtre, les motivations qui les poussent à écrire traduisent une forme d’universalité : « écrire pour celles qui n’ont pas les mots ». Dans le théâtre, ces femmes crient leur solidarité les unes avec les autres. « <em>J’accepte que ta plume devienne ma plume</em> », affirme l’une d’elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles retranscrivent aussi sur papier ce qui ne peut pas être dit à l’oral. C’est l’histoire de l’une d’elles qui écrit pour échapper au contrôle de son mari. Lui qui « <em>colonise sa parole </em>» mais enrage de ne pas avoir de droit de regard sur ses écrits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émotion est saisissante, alors que comédiennes et public se retrouvent pour une dernière scène, aux airs de boum. Sous une immense boule à facettes, toustes dansent et chantent ensemble, dans un espace où iels étaient jusqu’alors isolé·es par leur casque. En fond sonore, <em>Mourir sur scène</em> de Dalida donne tout son sens au moment.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Un rapport à la transmission</mark></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’amour des mots, l’une d’elles l’a découvert en jouant au scrabble avec sa grand-mère. Un rapport à la transmission et au passé particulièrement présent dans le spectacle. Dès les premières minutes, c’est la voix d’une enfant puis d’une personne âgée qui nous expliquent leur vision du désir. Puis, tout au long du spectacle, les références et hommages à des autrices et chanteuses pleuvent. Pour beaucoup d’artistes du passé dont le récit se mêle à celui des artistes actuelles.</p>



<pre class="wp-block-verse">FANTINE LAMBEY<br><br>Ce spectacle du Théâtre de l’Union a été joué au <a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille,<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> les 6 et 7 mai</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Dying in America</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 10:42:46 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Écrite en 1991 (éditions L’avant-scène théâtre), <em>Angels in America</em> a révélé le dramaturge américain Tony Kushner, lauréat du prix Pulitzer de l’œuvre théâtrale et deux Tony Awards pour cette pièce fleuve, qui a connu bien des adaptations.&nbsp;Parmi elles, un opéra du compositeur hongrois Péter Eötvös (2004) et une mini-série (2008) réalisée par Mike Nichols, avec Al Pacino et Meryl Streep. Pour le théâtre, après la mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman pour le <em>Festival d’Avignon</em> en 1994, et avant celle d’Arnaud Desplechin pour la Comédie-Française en 2020, existait la version d’Aurélie Van Den Daele, créée en 2015 à la Cartoucherie à Paris.<br>Celle qui constituait l’un des événements très attendus de la deuxième édition de la biennale <em>Le Liberté + In&amp;Out 2022</em>, coorganisée par la scène nationale de Toulon et l’association niçoise Les Ouvreurs. Mais la durée annoncée, 4h30 avec entracte, pourtant loin des 7 heures de la pièce originelle, a visiblement refroidi les moins aventuriers. Pourtant <em>Angels in America</em> est une expérience théâtrale déroutante dans ses passages les plus aboutis. Alors que sévit le néolibéralisme reaganien, une épidémie, plus directement mortelle, tétanise les États-Unis. Roy Cohn, avocat aussi véreux qu’influent cumule les oxymores&nbsp;: homosexuel et homophobe, juif et antisémite. Malade du sida qu’il travestit en cancer du foie, il est hanté par le fantôme revanchard d’Ethel Rosenberg, qu’il contribua à condamner à la chaise électrique une trentaine d’années plus tôt.&nbsp;<br>Également atteint, Prior, que son compagnon Louis quitte par lâcheté et non par désamour, est hanté par sa possible mort. Harper et Joe, couple mormon en déliquescence, finit d’exploser quand l’époux décide d’assumer son homosexualité. Autant d’individus paumés voire névrosés qui dépeignent une Amérique où les seuls rêves viennent d’hallucinations mystiques. La mise en scène détonante d’<strong>Aurélie Van Den Daele </strong>trouve sa puissance dans une dichotomie de l’espace, surlignant la dualité des personnages, l’ambiguïté de leurs sentiments et, au final, leur capacité à coexister dans une forme d’acceptation de ce qui semble une fatalité. Longuet, pesant, insuffisamment insolent mais étrangement captivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Angels in America</em> a été joué le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 2 décembre</mark> au Liberté, scène nationale de Toulon, dans le cadre du festival <em>Le Liberté + In&amp;Out 2022</em>.</pre>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<pre class="wp-block-verse"><span class="td_text_columns_two_cols"><strong>Nue comme un verre</strong><br>Le titre intrigue. Il ne pourrait pourtant être plus explicite. <em>Je te chante une chanson toute nue en échange d’un verre</em> est une performance certes osée mais on ne peut plus douce et bienveillante de <strong>Vanasay Khamphommala</strong>. Dans l’intimité de sa loge, l’artiste pluridisciplinaire fait choisir une chanson à son petit comité d’invité·es. Nous élirons <em>Hallelujah</em> de Leonard Cohen. L’interprète s’exécute, retirant ses vêtements, jambes croisées et ukulélé à hauteur du bas ventre. C’est au sortir du confinement que Vanasay a imaginé cette performance initialement jouée à domicile contre un repas. Réflexion conjuguée sur l’avenir incertain de l’expression artistique et l’enfermement du corps dans un genre assigné, ce numéro sans apparat offre un quart d’heure musical et d’échange dans la plus saine simplicité. L.T.</span></pre>
</div>
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<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Liberté ballroom</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la scène nationale de Toulon s’immerge dans la culture voguing<br>Si beaucoup ont découvert l’existence du voguing grâce au tube de Madonna en 1990, cette discipline inspirée des poses et démarches des mannequins remonte aux années 1920. Pour en apprendre un peu plus sur ceux qui la pratiquent, le festival toulonnais proposait une conversation avec des figures de cette danse emblématique au croisement des communautés minoritaires noires, latinos, gay et transgenres aux États-Unis. Une occasion de comprendre la culture ballroom (du nom de la scène où les compétiteurs performent dans un mélange de défile de mode et de battle) et ses codes.<br>Et d’avoir en tête que, si le voguing s’est popularisé ces trente dernières années, il continue de véhiculer des valeurs politiques issues de la scène underground. Animée par l’artiste visuel et spécialiste <strong>Frédéric Nauczyciel</strong>, cette rencontre revient sur le parcours de <strong>Lisa Revlon</strong>. De sa première participation à un ballroom à la manière dont elle a imposé le voguing dans la ville de Baltimore. Également présent à cette soirée sous le signe de la Célébration, le danseur et maître de cérémonie de renommé internationale <strong>Matyouz Ladurée</strong> «&nbsp;mother&nbsp;» (chef·fe) de la «&nbsp;house&nbsp;» (à la fois groupe social et écurie sous la protection de la mother) qui porte son nom, première du genre à Paris. On comprend alors que le voguing, en plus d’être un espace de libre affirmation de soi, représente aussi une cellule de protection et de sûreté dans une société où les violences et discriminations à l’égard des LGBTQIA+ n’ont jamais cessé. Une fois les bases acquises par le public dont une partie a participé à un atelier pratique en début de soirée, le hall du Liberté se transforme alors lui-même en ballroom pour une démonstration conviviale de fierté et d’extravagance. Après le Mucem l’été&nbsp;dernier, une autre institution culturelle à dimension nationale ouvrait donc ponctuellement ses portes au voguing en région Paca.<br>L.T.</p>



<pre class="wp-block-verse">La soirée <em>Célébration</em> s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 décembre</mark> au Liberté.</pre>
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