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	<title>Archives des Bastien Bouillon - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Bastien Bouillon - Journal Zebuline</title>
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		<title>Écrire est un métier manuel  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
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<p><strong><em>À pied d’œuvre :</em></strong>&nbsp; être prêt à travailler, à commencer une tâche. C’est aussi le titre d’un roman autobiographique de <strong>Franck Courtès</strong>, publié en&nbsp;2023, que <strong>Valérie Donzelli</strong> a décidé d’adapter.</p>



<p>&nbsp;Paul marquet, 42 ans, un photographe reconnu, gagnant bien sa vie&nbsp;: de 3000 à 8000 euros selon les mois, a décidé d’abandonner cet emploi confortable pour se consacrer à l’écriture. Il a la chance d’avoir publié trois romans qui ont eu un succès critique, mais aucun succès commercial. Pour son nouvel opus, son éditrice, Alice (<strong>Virginie Ledoyen</strong>) attend de lui qu’il signe enfin son grand roman. Là, il doit quitter l’appartement où il vivait&nbsp;: son ex-femme part avec leurs enfants, à Montréal. Il se retrouve dans un minuscule studio en sous -sol. Il lui faut aussi trouver un job pour subvenir à ses besoins, ce qu’il va faire en installant sur son téléphone «&nbsp;jobbing&nbsp;», une application qui fonctionne selon un algorithme&nbsp;:&nbsp; être le premier à répondre tout en proposant le prix le plus bas pour décrocher un petit boulot manuel. Il espère ainsi avoir assez de temps libre pour pouvoir écrire. Il va ainsi enchainer des missions ingrates comme tondre une pelouse… avec des ciseaux &nbsp;&nbsp;sic), démonter une mezzanine très lourde, déraciner des buis résistants sur un balcon et bien d’autres tâches éreintantes payées une misère&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai pris conscience que je devenais pauvre&nbsp;»</em> Une voix off scande le film, comme une trace de la plume de Courtès.&nbsp;» « <em>Le métier d’écrivain consiste à entretenir un feu qui ne demande qu’à s’éteindre. Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n’augure aucune fortune.</em>&nbsp;»</p>



<p>Appels vidéo avec ses enfants et son ex- femme à des kms de ce qu’il vit. Courses avec la voiture paternelle qu’il a récupérée, devenue taxi. Paroles très dures de son père (<strong>André Marcon</strong>) qui ne le comprend pas et lui reproche même de «&nbsp;rater sa vie de pauvre&nbsp;», compte tenu de son inaptitude au travail manuel. Moments de solitude dans son logement exigu entre découragement et volonté d’aller au bout de son chemin. Un homme qui ne veut pas se trahir lui-même.</p>



<p>&nbsp;<strong>Bastien Bouillon</strong> incarne avec intensité cet homme qui parle peu, note, semblant observer les autres, ceux qu’il n’aurait jamais croisés dans sa vie précédente. La caméra de la directrice de la photo, <strong>Irina Lubtchansky, </strong>filme les gestes de cet homme sur la pente de la précarité : se lever, effectuer la tâche qu’il a gagnée en baissant le prix, écrire, compter chaque dépense en l’inscrivant sur son carnet…Un homme pauvre qui a faim et en arrive même à dépecer et cuisiner un chevreuil …</p>



<p>&nbsp;«&nbsp;<em>Je voulais être totalement sincère sur ce que je savais : c’est mon point de vue sur le monde. Je ne voulais pas tricher, pas une seule seconde. Ce film devait être honnête. J’ai cherché ça tout le temps, partout : dans chaque plan, chaque détail sur le tournage. Il y a beaucoup de travail derrière tout ça, mais j’espère que ça a l’air simple, oui. Et pur&nbsp;» </em>a précisé la réalisatrice<em>.</em></p>



<p>Pari réussi&nbsp;: même si au départ du film on a du mal à être en empathie avec son personnage qu’on peut trouver un peu «&nbsp;bobo&nbsp;» Valérie Donzelli a réussi au fil du film à nous le rendre attachant et à nous faire poser la question&nbsp;: c’est quoi un écrivain aujourd’hui&nbsp;? Quelle valeur accordons-nous à une vie animée par une passion silencieuse, irrésistible : le besoin de créer, quoi qu’il en coûte&nbsp;?</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><em>À pied d’œuvre</em>, de <strong>Valérie Donzelli</strong><br>En salles le 4 février<br><br><strong>Le film a obtenu le prix du meilleur scénario à la 82<sup>e</sup> Mostra de Venise.</strong></p>
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		<title>Entre deux pôles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 06:28:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par Blanche Gardin dans le nouveau film de Sébastien Betbeder , [&#8230;]</p>
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<p>Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par <strong>Blanche Gardin</strong> dans le nouveau film de <strong>Sébastien Betbeder </strong>, <em>L’Incroyable femme des neiges</em> . On  retrouve Coline,  en France, dans un hôpital  du Jura, où  un diagnostic lui est donné . <em>« J’ai 46 ans et je vais bientôt mourir »</em> nous apprend –elle.  Elle vient de se faire licencier de son emploi de chercheuse, spécialiste des pôles, et revient dans la maison familiale où vit son frère  Basile (<strong>Philippe Katerine),</strong> surpris et gêné : elle n’a plus donné de nouvelles depuis des années. Un retour qui commence par un coup de poêle sur la tête et ce ne sera pas le seul couac de ce séjour. Elle apprend que son compagnon, Sacha la quitte après 18 ans de vie, presque commune : Coline était souvent en expédition sur les traces du qivittoq, un  être surnaturel errant et mystérieux, issue de la mythologie inuit. « <em>Je t’ai quittée parce que tu me faisais peur, </em>lui dit –il par téléphone. Effectivement, Coline semble incontrôlable et dans le village , elle <em>« sème la terreur »</em> si bien que le frère cadet, Lolo (<strong>Bastien Bouillon</strong>) est appelé en renfort. Quand Coline croise Christophe, son premier amour, marié et instituteur, elle s’invite dans sa classe de maternelle pour venir raconter ses aventures polaires devant sa classe de maternelle. Une séquence hilarante ; un vocabulaire de spécialiste puis une démonstration, couteau à la main d’un  avec l’ours. Des enfants terrifiés et un prof  affolé chez qui elle va débarquer un soir. Elle agresse sa femme  l’accusant de lui avoir « volé » Christophe, jusqu’à ce qu’elle soit interpellé. Malgré l’aide apportée par ses frères à qui elle n’a toujours pas révélé sa maladie incurable, elle n’arrive pas à vivre là et….disparait. Tous la croient morte  et on laisse aux spectateurs découvrir la nouvelle vie ,  le choix de cette femme, borderline, qui vient de vivre une expérience ; se confronter à sa propre famille pour vraiment être sûre de sa place dans le monde. Une femme libre de choisir <em>« un bon jour pour mourir </em>» comme Dustin Hoffman dans <em>Little Big Man</em> qu’on entrevoit sur un écran.</p>



<p>Un film au sujet grave, un personnage confronté à la mort, mais que <strong>Sébastien Betbeder</strong> traite avec humour comme une comédie : <em>« J’assume totalement le film comme une comédie, même si j’aime beaucoup le terme de « dramedy ».</em>Et c’est vrai qu’on rit dans ce film, souvent surpris par ce personnage de femme exploratrice, solitaire, qui a toujours cherché un sens à sa vie, dont <strong>Blanche Gardin </strong>&nbsp;a su exprimer toutes les facettes. Quant aux deux frères, l’interprétation de <strong>Philippe Katerine</strong> et <strong>Bastien Bouillon</strong> est parfaite.&nbsp; Un beau travail aussi du directeur de la photo, <strong>Pierre-Hubert Martin,</strong> aussi bien pour les plans larges aux couleurs froides du Groenland&nbsp; que pour les intérieurs aux tons chauds,&nbsp; jaunes ocres.&nbsp; Un film à découvrir</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>L’incroyable femme des neiges</em></strong><strong> en salles le 12 &nbsp;novembre</strong></p>
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		<title>Projections arlésiennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 14:10:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’espace Croisière, les Arlésiens et tous ceux qui visitent cette cité, pourront découvrir des films en avant-première et en parler avec les cinéastes et/ou&#160;des&#160;membres&#160;de l’équipe des films. Alex Lutz sera là pour son dernier opus, Connemara, adapté du roman éponyme de Nicolas Mathieu, qui réunit Mélanie Thierry et Bastien Bouillon. Le film nous plonge dans la vie d’Hélène. Issue d’un milieu modeste, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/projections-arlesiennes-2/">Projections arlésiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p>Dans l’espace Croisière, les Arlésiens et tous ceux qui visitent cette cité, pourront découvrir des films en avant-première et en parler avec les cinéastes et/ou&nbsp;des&nbsp;membres&nbsp;de l’équipe des films.</p>



<p><strong>Alex Lutz</strong> sera là pour son dernier opus, <em>Connemara,</em> adapté du roman éponyme de Nicolas Mathieu, qui réunit <strong><a href="https://www.instagram.com/melaniethierry/">Mélanie Thierry</a></strong> et <strong>Bastien Bouillon</strong>. Le film nous plonge dans la vie d’Hélène. Issue d’un milieu modeste, après un burn-out brutal, elle revient dans sa ville natale qu’elle a quittée depuis longtemps et tombe par hasard sur l’un de ses amis de lycée.</p>



<p><strong>Vincent Maël Cardona</strong>&nbsp;qui avait obtenu&nbsp;en 2022 le César du meilleur premier film pour&nbsp;<em>Les Magnétiques</em>&nbsp;présentera&nbsp;<em>Le Roi Soleil</em><em>&nbsp;</em>: un bar-pmu à Versailles,&nbsp;Le Roi Soleil, un ticket de loto gagnant de plusieurs millions d’euros, un drame et des témoins avec&nbsp;<strong>Pio&nbsp;</strong><strong>Marmaï</strong>,&nbsp;<strong>Lucie Zhang</strong>,&nbsp;<strong>Sofiane&nbsp;</strong><strong>Zermani</strong>…</p>



<p>Il y aura aussi&nbsp;<em>Marcel et Monsieur Pagnol</em>, le biopic animé où&nbsp;<strong>Sylvain Chomet</strong>&nbsp;(<em>Les Triplettes de</em><em>&nbsp;Belleville</em>)&nbsp;retrace la naissance d’une figure des lettres et du cinéma, mêlant regard intime, narration inventive et hommage au cinéma parlant.&nbsp;</p>



<p>Et le Grand Prix au dernier festival de Cannes,&nbsp;<em>Valeur sentimentale</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Joachim Trier</strong>&nbsp;dont on avait aimé&nbsp;<em>Julie en 12</em><em>&nbsp;</em><em>chapitres.</em>&nbsp;L’histoire de Nora (<strong>Renate&nbsp;</strong><strong>Reinsve</strong>) et de sa petite sœur Agnès (<strong>Inga&nbsp;</strong><strong>Ibsdotter</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Lilleaas</strong>) qui voient leur père, réalisateur de renom (<strong>Stellan</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Skarsgard</strong>)débarquer après de longues années d’absence. Il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance<em>…</em></p>



<p>On pourra aussi voir la&nbsp;Palme d’Or, avant sa sortie en salles le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre,&nbsp;<em>Un simple accident</em><em>&nbsp;</em>:près de Téhéran, un banal trajet en voiture mène à un vertigineux engrenage.&nbsp;Un film tourné&nbsp;clandestinement comme&nbsp;sait&nbsp;si bien&nbsp;le faire&nbsp;<strong>Jafar&nbsp;</strong><strong>Panahi</strong>,&nbsp;un cinéaste engagé, persécuté depuis de longues années. Pour la première fois en 15 ans il a pu&nbsp;être présent&nbsp;à Cannes pour défendre cet autre Iran qui n’abdique pas face au despotisme.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><a href="https://rencontres-cine-arles.fr/"><strong><em>Rencontres cinématographiques d’Arles</em></strong> </a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 juillet au 1<sup>er</sup> août <br></mark>Espace Croisière, Arles</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/projections-arlesiennes-2/">Projections arlésiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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