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	<title>Archives des Beethoven - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Beethoven - Journal Zebuline</title>
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		<title>Zygel si nécessaire ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:13:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La démarche est claire et revendique sa subjectivité&#160;: Jean-François Zygel, star de la télé et professeur d’improvisation au Conservatoire supérieur de Paris, n’est pas venu présenter Beethoven, mais son rapport au compositeur aux neuf symphonies, dont l’œuvre, entre forme classique et élans romantiques, parle encore à chacun de nous, sans qu’il le sache toujours.&#160; L’ONAP, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La démarche est claire et revendique sa subjectivité&nbsp;: <strong>Jean-François Zygel</strong>, star de la télé et professeur d’improvisation au Conservatoire supérieur de Paris, n’est pas venu présenter Beethoven, mais son rapport au compositeur aux neuf symphonies, dont l’œuvre, entre forme classique et élans romantiques, parle encore à chacun de nous, sans qu’il le sache toujours.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’ONAP, une perle de culture</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés, ou plutôt derrière lui, l’Orchestre National Avignon-Provence, dirigé par <strong>Débora Waldman</strong>. L’ONAP est petit par son effectif, une quarantaine de musiciens, mais ses qualités musicales sont depuis longtemps remarquées, dans les concerts symphoniques en tournées régionales, ou lorsqu’il accompagne les productions lyriques de l’Opéra d’Avignon. Débora Waldman, qui parvient au terme de ses deux mandats de trois ans chacun à la tête de l’orchestre national, devra céder sa baguette la saison prochaine. Elle dirigeait ses deux derniers concerts avec cette formation qu’elle a amenée vers une qualité rare&nbsp;: les cordes sont d’une homogénéité remarquable, les violons n’accaparent pas le volume sonore, les bois sont clairs, leurs solos sonnent sans affèterie, les cuivres ne claironnent jamais et les cors sont parfaitement justes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chaque mouvement joué ce soir-là, les équilibres, les tempi, les nuances et surtout les phrasés communs étaient parfaits, riches et sans outrance, situés juste à l’endroit de Beethoven&nbsp;: sans excès d’épure classique, sans débordements d’émotion romantique. Parlant aux sens, mais aussi à la raison géométrique et harmonique. Intelligent, musical et reposant sur une compréhension fine de l’œuvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pédagogie simplifiée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La performance de Jean-François Zygel était plus décevante. Si le comédien présentateur sait tisser une complicité avec le public par ses anecdotes, sa malice, les commentaires musicaux étaient faiblards : à peine faisait-il entendre, une fois, les pupitres séparément dans la 7<sup>e</sup>. Ou prévenir d’un chant aux cors qui survient dans la <em>Pastorale</em>, ou faire remarquer la déclinaison d’une cellule rythmique célèbre (Pom pom pom pooom).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jouer à 4 mains avec une jeune pianiste du conservatoire d’Avignon, commenter, par son prénom, l’arrivée d’une corniste supplémentaire, les faire longuement applaudir, faisait un peu <em>École des fans</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à sa surprise visible le public, invité à chanter <em>L’Ode à la joie</em>, le fit avec allant, justesse, en allemand pour certains, et vibrato ! Et sut applaudir ses improvisations réussies, en particulier sur le <em>3<sup>e</sup> concerto pour piano</em>, en restant plus mesuré sur certains errements étranges : chaque mouvement symphonique était suivi d’une improvisation de Zygel au piano, en rapport avec des cellules de la partition entendue. Des improvisations ni dans le style, de Beethoven ou d’autres, ni véritablement créatives. Jouant dans la tonalité, sans effet de timbre, sans non plus, de composition véritable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être son Beethoven à lui n’est-il, simplement, pas le mien, mais j’aurais aimé pouvoir applaudir celui offert par l’orchestre, et non les prolongements systématiques du pédagogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Mon Beethoven à moi</em> a été vu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 avril </mark>à l’<a href="https://www.operagrandavignon.fr">Opéra d’Avignon</a> et joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 avril </mark>au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence,</a> Aix</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Zygel et Beethoven</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 10:21:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le pianiste Jean-François Zygel s&#8217;empare de l&#8217;univers de Beethoven avec fantaisie et intelligence, aux côtés de la cheffe Débora Waldman et de l&#8217;Orchestre national Avignon-Provence. Entre récital, conférence et performance improvisée, le spectacle Mon Beethoven à moi revisite les grandes pages du compositeur allemand – sonates, symphonies – mais aussi ses opus plus rares, détournés [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Le pianiste Jean-François Zygel s&#8217;empare de l&rsquo;univers de Beethoven avec fantaisie et intelligence, aux côtés de la cheffe Débora Waldman et de l&rsquo;Orchestre national Avignon-Provence. Entre récital, conférence et performance improvisée, le spectacle <em>Mon Beethoven à moi</em> revisite les grandes pages du compositeur allemand – sonates, symphonies – mais aussi ses opus plus rares, détournés et réinventés en temps réel. Fidèle à son style qui a fait sa renommée, Zygel dialogue avec le public, déconstruit les idées reçues, s’amuse et révèle la modernité d&rsquo;un génie souvent figé dans le marbre. Un rendez-vous aussi pédagogique qu&rsquo;inventif, accessible aux initiés comme aux curieux. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 avril<br></mark><strong><a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence" type="link" id="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence</a></strong>, Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Alexandra Conunova &#038; Jean-Paul Gasparian</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 08:50:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Palais du Pharo, Marseille Concerts invite la violoniste Alexandra Conunova et le pianiste Jean-Paul Gasparian dans un programme qui traverse le Romantisme et ses héritages. De Schumann à Fauré, la sonate violon-piano s’y construit comme un espace de dialogue, où le chant s’affirme et se transforme. Avec Prokofiev, l’écriture se tend, plus anguleuse, presque [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Au Palais du Pharo, Marseille Concerts invite la violoniste Alexandra Conunova et le pianiste Jean-Paul Gasparian dans un programme qui traverse le Romantisme et ses héritages. De Schumann à Fauré, la sonate violon-piano s’y construit comme un espace de dialogue, où le chant s’affirme et se transforme. Avec Prokofiev, l’écriture se tend, plus anguleuse, presque nerveuse, sans renoncer à la ligne. En guise de conclusion, la Sonate « À Kreutzer » de Beethoven pousse cette relation à son paroxysme : équilibre instable, énergie conflictuelle, virtuosité partagée. Loin de jouer le rôle d’accompagnateur, le pianiste y devient un soliste. A part entière, à l’égal du violoniste. Tout se joue alors, dans cet art de la Romance et de la Mélodie, dans l’attention à l’autre. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 avril<br></mark><strong><a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/" type="link" id="https://palaisdupharo.marseille.fr/">Palais du Pharo</a></strong>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Beethoven Wars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 13:46:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez. Vous êtes projeté dans un scénario de manga accompagné par la musique symphonique de Beethoven. C’est ce que propose Beethoven Wars, un space opéra immersif mélangeant le manga seinen (manga pour adultes) à des paysages extraordinaires de science-fiction dignes de Star Wars. 20 graphistes ont travaillé sur ce projet impressionnant. Grâce à un écran incurvé géant, spécialement construit pour l’occasion, le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Imaginez. Vous êtes projeté dans un scénario de manga accompagné par la musique symphonique de Beethoven. C’est ce que propose <em>Beethoven Wars</em>, un space opéra immersif mélangeant le manga seinen (manga pour adultes) à des paysages extraordinaires de science-fiction dignes de Star Wars. 20 graphistes ont travaillé sur ce projet impressionnant. Grâce à un écran incurvé géant, spécialement construit pour l’occasion, le spectateur sera immergé dans l’action. Sur scène, plus de 100 musiciens et chanteurs sous la direction de la chef <a href="https://www.laurenceequilbey.com">Laurence Equilbey</a> interprètent <em>Les Ruines d’Athènes</em> et  <em>Le Roi Stephan</em> de Beethoven et viennent donner vie aux images. </p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 mars</mark><br><strong>Grand Théâtre de Provence</strong>, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Luxuriances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 14:45:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des moments attendus dans les festivals, le retour d’un invité récurrent aussi bien que la perspective d’une pièce nouvelle. Indubitablement, la venue de Nikolaï Lugansky fait partie des sommets dont la perspective enthousiasme l’habitué comme le néophyte (qui n’en peut plus d’entendre vanter par d’autres les qualités exceptionnelles des artistes à l’affiche). Nikolaï [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est des moments attendus dans les festivals, le retour d’un invité récurrent aussi bien que la perspective d’une pièce nouvelle. Indubitablement, la venue de <strong>Nikolaï Lugansky</strong> fait partie des sommets dont la perspective enthousiasme l’habitué comme le néophyte (qui n’en peut plus d’entendre vanter par d’autres les qualités exceptionnelles des artistes à l’affiche).<a> </a>Nikolaï Luganski revenait au <strong><em>Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron</em></strong> avec un nouveau programme, correspondant à la parution de son dernier CD, deuxième volume consacré aux sonates de Beethoven. La présentation de cet opus, écrite par le musicologue Jean-Paul Montagnier, cite Édouard Herriot qui, dans sa <em>Vie de Beethoven</em>, expliquait «&nbsp;<em>chez Beethoven, tout vient de l’intérieur. Le modèle pour lui n’est pas la règle d’école, (….) mais la loi de la vie</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>Sonate n° 17 en ré mineur opus 31 n°2 «&nbsp;La Tempête&nbsp;»</em> ouvrait le concert par ses sortilèges&nbsp;: d’abord se nouent les énigmes entre notes ostinato, mesures étirées, comme une méditation qui hésite au seuil de la pensée, puis le contraste entre aigus éthérés et voix graves instaure le jeu des tensions entre rêverie et mouvements exacerbés d’une âme avant de revenir à la magie initiale. Arpèges, motifs réitérés, accords plaqués, furieux triolets… les oppositions laissent naître le lyrisme d’une mélodie, bouleversent par leur intensité. Beethoven invitait à relire <em>La Tempête</em> de Shakespeare pour expliquer son œuvre qui semble suivre le cheminement d’une pensée rêveuse. Qualifiée de «&nbsp;<em>torrent de feu&nbsp;dans un lit de granit </em>» par Romain Rolland, la <em>Sonate n° 23 en fa mineur opus 57</em>, «&nbsp;<em>Appassionata&nbsp;»</em> est sans doute l’une des sonates les plus célèbres de Beethoven, l’une des plus difficiles techniquement aussi (pour la petite histoire, ce n’est pas son auteur qui la nomma ainsi mais un éditeur lors de la publication d’un arrangement pour piano à quatre mains).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115334" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1536%2C1025&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=2048%2C1367&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=696%2C465&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1068%2C713&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1920%2C1282&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Nikolaï Lugansky © Pierre Morales</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Touche-à-tout</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprète sait encore nous surprendre pourtant par une variation subtile des tempi, une appréhension quasi méditative de la pièce avant ses emportements exacerbés. L’orgiaque foison de notes, toutes claires, au sein de cette profusion, et c’est bien là que Lugansky exerce l’excellence de son art, nous faisant entendre toutes les nuances. La précision du jeu, loin d’être formelle, sert l’expression, accents passionnés des <em>Mélodies oubliées</em> de Medtner (opus 38, n° 6, 7 et 8) aux tumultes brillamment colorés, narration alerte et spirituelle des <em>Études-Tableaux</em> de Rachmaninov. Simplicité «&nbsp;évidente&nbsp;» de la <em>n°5 (opus 33) en sol mineur</em> (<em>Moderato</em>), dont l’équilibre est bousculé par une cadence virtuose fortissimo. Ambiguïté dramatique de la <em>n° 6 (opus 33) en ut dièse mineur (Grave)</em>, aux envols vertigineux qui se concluent par de lourds accords. On voit le cortège funèbre qui accompagna Scriabine, la pluie, les chants, les cloches d’une église apparaissent sous les doigts du conteur dans la <em>n°7 (opus 39)</em> <em>en ut mineur</em> (<em>Lento Lugubre</em>). Une étude lyrique (n<em>°8 en ré mineur opus 39</em>) permet de reprendre souffle, balayant par le lyrisme de sa ligne mélodique les angoisses précédentes avant la marche triomphante de la <em>n° 9 opus 39</em> (<em>Allegro moderato, Tempo di marcia</em>) dont la tonalité en ré majeur réconcilie avec la vie.<br>Généreux, le pianiste offrait à un public comblé trois pièces de Rachmaninov, <em>Douze romances op. 21 n°5, Les lilas</em>, <em>Oriental Sketch</em> et le <em>Prélude op. 23 n°7</em>. Magistralement magique&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Nikolaï Lugansky</strong> était au parc de Florans le 27 juillet, dans le cadre du <em>Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
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