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	<title>Archives des Berlinale 2025 - Journal Zebuline</title>
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		<title>LITTLE TROUBLE GIRLS : De voix et de chair</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est d’abord, avant toute image, un écran noir et une respiration off qui connecte une voix à des corps. Ceux des jeunes filles de la chorale d’un lycée catholique. Puis la représentation stylisée en gros plan d’une blessure du Christ, tirée d’un livre de prières du XIVè siècle, semblable à une vulve géante, comme une [&#8230;]</p>
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<p>C’est d’abord, avant toute image, un écran noir et une respiration off qui connecte une voix à des corps. Ceux des jeunes filles de la chorale d’un lycée catholique. Puis la représentation stylisée en gros plan d’une blessure du Christ, tirée d’un livre de prières du XIVè siècle, semblable à une vulve géante, comme une origine du monde anticipée et involontaire. Avant de glisser sur des lèvres des choristes et une prière chuchotée. Le film annonce d’emblée ses thèmes et sa grammaire&nbsp;: le chant comme une élévation spirituelle venue du plus profond du corps, l’opposition et la continuité, la métaphore à filer, le resserrement du cadre qui dirige notre regard de spectateur et celui de la protagoniste.</p>



<p>Elle, c’est Lucia (<strong>Jara Sofija Ostan</strong>) aussi lumineuse que son prénom, visage de Madone qui ne laisse guère exulter les émotions Issue d’une famille religieuse dont deux scènes suffiront à faire comprendre l’étroitesse de vue. Réservée, introvertie, taciturne, 16 ans, pas encore réglée, Julia vient d’intégrer la chorale scolaire dirigée par un homme. Elle se lie avec Ana Maria (<strong>Mina Svager) </strong>extravertie, effrontée, facétieuse, populaire. Un double inversé de Julia. Un stage intensif de préparation à un concert isolera le groupe pour trois jours et trois nuits dans un couvent loin de la ville. Dans ce lieu circonscrit, en ce temps limité, peut s&rsquo;opérer le basculement initiatique de Julia vers une prise de conscience de son corps et de ses désirs.</p>



<p>Depuis les fenêtres, dans l’entrebâillement d’une porte, du haut d’un pont, cachée derrière les arbres. Julia regarde. Le corps d’Ana Maria, le grain de beauté près de son nombril, le visage de pierre de la Vierge, un chat, un olivier, les maçons, le corps nu de l’un d’eux sortant de la rivière -un virgin gaze qui fleure le péché et génère la honte. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un travail choral</strong></mark></p>



<p>Le cloître est en chantier, une échelle a cassé la main de la statue de la Vierge, il fait chaud et les instincts naturels de Julia contredisent la morale apprise. Les fleurs géantes envahissent les plans, tels des tableaux de Georgia O’Keeffe. Entre filles, on parle « librement » de sexe mais en riant et en chuchotant ? On fanfaronne un peu, on joue au jeu vérité/action et plus profondément au jeu trouble des désirs inconscients, inavoués. Julia est toujours un peu absente. Trouver sa voix-voie dans le groupe. Écrire sa propre partition intérieure. Contre les tabous et les injonctions. La jeune fille n’est pas une rebelle mais il ne faut pas se fier à sa douceur : elle ne mangera plus de raisins verts amers pour expier ses « péchés » : la dernière séquence nous la montrera dégustant des grains bien rouges qu’on devine bien doux.</p>



<p>Si la réalisatrice suit les règles du genre du film d’apprentissage, elle y apporte une touche originale et beaucoup de « tendresse » dira-t-elle. Son chef opérateur <strong>Lev Predan Kowarski</strong> excelle à enluminer les plans, et le travail choral est parfaitement restitué. Peu à peu, on partage le vertige de Lucia au bord des parapets de sa jeune vie. Les symboles peuvent paraître parfois un peu appuyés, mais ils sont l’occasion de scènes très belles à l’instar de celle où les Religieuses chantent une ancienne prière italienne dans une grotte et sous une cascade.</p>



<p>Après <em>La Vie sexuelle de Mamie, </em>un court-métrage très remarqué<em>,</em> Urška Djukićlivre avec <em>Little Trouble Girl</em> – dont le titre est celui d’un morceau de <strong><em>Sonic Youth,</em></strong> un premier film très prometteur.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Little Trouble Girls</em> de <strong>Urška Djukić</strong></p>



<p>Prix FIPRESCI Berlin 2025</p>



<p>En salle le 11 mars</p>
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		<title>Kontinental&#8217;25 : le terrible constat de Radu Jude</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ours d’or en 2021 pour Bad Luck Banging Loony Porn, Prix du Jury à Locarno en 2023 pour N’attendez pas trop de la fin du monde. Sélectionné à nouveau en 2025, à Locarno avec Dracula et à Berlin avec Kontinental 25, c’est peu dire que Radu Jude est un artiste hyper actif, et un cinéaste [&#8230;]</p>
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<p>Ours d’or en 2021 pour <em>Bad Luck Banging Loony Porn</em>, Prix du Jury à Locarno en 2023 pour <em>N’attendez pas trop de la fin du monde</em>. Sélectionné à nouveau en 2025, à Locarno avec <em>Dracula </em>et à Berlin avec <em>Kontinental 25</em>, c’est peu dire que <strong>Radu Jude</strong> est un artiste hyper actif, et un cinéaste qui compte. Pourtant, le réalisateur roumain ne brasse pas de gros budgets. Il pratique ce qu’on pourrait appeler un « arte povera » cinématographique. <em>Kontinental&rsquo;25</em> est tourné simultanément avec <em>Dracula</em> en Transylvanie, en moins de deux semaines. Iphone, décors naturels. Pas de lumière, pas de machinerie. Un retour aux sources des <strong>Frères Lumière</strong> pour le côté documentaire et minimaliste. La reprise d’une certaine idée rossellinienne de l’économie de moyens. <em>Kontinental 25</em> fait  écho à <em>Europe 51</em> du cinéaste italien : il en reprend le thème d’une femme rongée par la culpabilité et se transforme en caricature de son modèle et de la société roumaine contemporaine à la sauce piquante Radu. </p>



<p>Comme dans <em>Psychose</em> d’Hitchcock, le film commence par s’intéresser à la victime. </p>



<p>On suit l’itinéraire de Ion (<strong>Gabriel Spahiu</strong>), un vieil homme dépenaillé, maugréant et jurant,  grapillant des bouteilles en plastique, mendiant du travail ou des lei aux terrasses des cafés, grignotant et pissant dans les jardins, parcourant un parc où, vision surréaliste, s’animent, mécaniques, des dinosaures géants. C’est un ancien champion de Roumanie déchu -on l’apprendra plus tard, aussi <em>has been</em> que les grands sauriens. Il vit dans la chaufferie d’un immeuble qui doit être rasé et remplacé par un hôtel de luxe. Orsolya (<strong>Eszter Tompa</strong>), huissière de justice, flanquée de gendarmes, vient l’exproprier. Ion se pend à son radiateur. </p>



<p>Dès lors s’ouvre un nouvel itinéraire. Celui d’Orsolya qui se sent responsable du drame. La jeune femme, bouleversée, renonce à ses vacances en Grèce avec sa petite famille. On la suit dans la ville. Elle emprunte parfois les mêmes chemins que Ion. A chaque rencontre, elle refait le récit de l’expulsion et de la découverte du corps. Ses interlocuteurs la dédouanent sans la consoler. Occasion pour le réalisateur de brosser une série de portraits vitriolés de l’homo sapiens. Tel ce prêtre qui refuse le statut d’homme à un suicidé. Ou sa mère, hongroise nationaliste émigrée, détestant ces paysans roumains qui ont volé la Transylvanie aux Hongrois. Ou l’amie qui œuvre pour des Roms déplacés sur les déchetteries mais fait expulser un SDF de son quartier, réfugié dans un garage désaffecté parce qu’il pue. Et toute  honte bue, lui en veut de lui faire éprouver le désagréable sentiment d’être abjecte.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dacie, de-là</mark></strong></p>



<p>Nous voilà au milieu de discours, de citations, d’anecdotes. Submergés bientôt comme la protagoniste par la loghorrée d’un de ses anciens étudiants, devenu livreur de repas, son master en poche. On parle et on boit beaucoup dans cette partie du film mais un autre discours se superpose à ces conversations par les détails. Ironiques ou informatifs. <em>El Bruto</em> de Buñuel sur une affiche de ciné, le café <em>Che Guevara</em> dans un quartier gentrifié, un engin de chantier dans une ville livrée aux promoteurs, que les dernières séquences en plans fixes, documentera. Dans les plans&nbsp;apparaissent les statues du roi hongrois Matthias, celle de Mihai Viteazul, prince de Valachie, le bronze d’un ex-président. Vestiges daces et monument en hommage aux victimes du totalitarisme communiste. Tout un passé à digérer et un présent pas très digeste.</p>



<p>Orsolya n’est pas une mauvaise personne. Elle a un sens moral, de l’empathie mais comment être humain dans un système inhumain&nbsp;? Chacun détourne les yeux, s’achète une conscience et cherche à se divertir. Terrible constat.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Kontinental&rsquo;25</em> de <strong>Radu Jude</strong>, en salles le 24 septembre</p>



<p></p>
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