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	<title>Archives des Biennale des écritures du réel - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Biennale des écritures du réel - Journal Zebuline</title>
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		<title>Forbon N’Zakimuena hybride le théâtre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 08:14:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le théâtre gagnerait-il à être hybridé par le rap ? Les MC, maitres de cérémonies plus parleurs que chanteurs en France, ont de fait beaucoup en commun avec les Prologue, Choeur, narrateur, Jiutai et autre récitant-bateleur qui racontent et commentent l&#8217;action dans les traditions théâtrales du monde. La culture hip-hop, venue de la contre-culture pop [&#8230;]</p>
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<p>Le théâtre gagnerait-il à être hybridé par le rap ? Les MC, maitres de cérémonies plus parleurs que chanteurs en France, ont de fait beaucoup en commun avec les Prologue, Choeur, narrateur, Jiutai et autre récitant-bateleur qui racontent et commentent l&rsquo;action dans les traditions théâtrales du monde. La culture hip-hop, venue de la contre-culture pop américaine, irrigue aujourd’hui toutes les cultures populaires urbaines du monde. Adaptant ses rythmes et ses modes aux spécificités locales, les déclinaisons du rap reposent sur un universel : celui d’une réponse, en rythme, en mots, en corps, à l’oppression sociale, raciste et colonialiste.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jouer, chanter, danser</mark></strong></p>



<p>Le solo de Forbon N’Zakimuena ne prend pas de gants. Il diffuse d’abord les ignobles propos de Zemmour sur les prénoms français – il voulait qu’Hapsatou Sy s’appelle Corinne – puis raconte sa propre histoire. Celle d’un enfant né en France mais qui doit justifier, à 13 ans, du fait qu’il est français, et même de «&nbsp;<em>pourquoi il veut devenir français&nbsp;</em>», devant une juge. Son projet était tout autre. Il voulait retrouver son prénom complet : il s’appelle Zola-Forbon. Or «&nbsp;devenir&nbsp;» français signifie pour lui renoncer à ce Zola, remplacer ce Forbon qui n’est pas dans le calendrier. Ce qu’il refuse, parce que ce qu’il est, son identité, doit aussi à ses parents congolais, aux mots de son père, aux chansons qu’il fredonne sans cesse. À ce Zola, à ce Forbon.</p>



<p>Le rappeur joue les scènes au tribunal, son solo se ponctue de trois très beaux moments de rap qui finissent poing levé. Il affirme son droit à occuper l’espace, à le danser, habillé de lumière, rappelant «&nbsp;<em>Je suis seul devant ils sont nombreux derrière.&nbsp;</em>»</p>



<p>Dans chaque ville où le rappeur passe, son ghetto blaster diffuse les témoignages de ces Français aux prénoms venus d’ailleurs. Qui sont toujours en butte au même racisme colonial, inscrit dans la loi française depuis 1993. Celle qui remit en cause le droit du sol, et qui grignote aujourd’hui les droits des français racisés.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse">Zola pas comme Émile !!! a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> à Babel Minots, Marseille et le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars</mark> au Théâtre des Halles, Avignon.<br><br><strong> À venir<br></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 et 24 avril<br></mark><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille<br><br>Dans le cadre de la <a href="https://www.theatrelacite.com/biennales" type="link" id="https://www.theatrelacite.com/biennales">Biennale des écritures du réel</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>« Il ne sait pas qu’il nous a massacrés »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 08:50:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son exploration du thème de l’oubli, la Biennale des écritures du réel s’intéresse notamment à l’effacement volontaire de certains événements des mémoires collectives. La France, Empire, seul en scène didactique et autobiographique de Nicolas Lambert s’inscrit on ne peut plus parfaitement dans cet axe de réflexion. Nicolas Lambert grandit dans une Picardie encore très [&#8230;]</p>
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<p>Dans son exploration du thème de l’oubli, la<em> Biennale des écritures du réel</em> s’intéresse notamment à l’effacement volontaire de certains événements des mémoires collectives. <em>La France, Empire</em>, seul en scène didactique et autobiographique de<strong> Nicolas Lambert </strong>s’inscrit on ne peut plus parfaitement dans cet axe de réflexion.</p>



<p>Nicolas Lambert grandit dans une Picardie encore très marquée par le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Sur le monument aux mort, beaucoup de noms d’hommes de sa famille. Un autre monument est dédié aux morts d’Indochine, ce qui intrigue le jeune Nicolas qui ne trouve pas ce pays sur le globe terrestre.</p>



<p>Il vit avenue Charles-de-Gaulle, en est très fier car il admire «&nbsp;l’homme du 18 juin&nbsp;» comme l’appelle sa grand-mère. Son grand-père lui chante <em>La casquette du père Bugeaud</em>. «<em>&nbsp;J’aimais bien, mais je ne savais pas qui c’était Bugeaud</em>&nbsp;», ce général qui regroupait des Algérien·nes dans des grottes pour les enfumer. À l’école, on ne parle pas de la colonisation, et peu des « événements d’Algérie&nbsp;».</p>



<p>En replongeant dans ces souvenirs, le comédien rend compte de l’ampleur du tabou colonial, et de la manière dont celui-ci a façonné notre roman national. Il raconte aussi comment il a découvert les horreurs de la colonisation au Sénégal, lors d’une tournée internationale. «&nbsp;<em>Il ne sait pas qu’il nous a massacrés</em>&nbsp;» se sont moqués ses amis sénégalais, avant de lui expliquer le sort des tirailleurs africains, volontairement gommés des récits de la Libération, puis fusillés pour avoir réclamé leur solde. Combien de morts ? «<em>&nbsp;Quand on aime pas, on ne compte pas</em>&nbsp;».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des mots pour bien décrire</mark></strong></p>



<p>Il raconte tout cela d’un air de conférencier un peu distrait, se laisse aller à des tangentes autobiographiques un peu superflues, imite Charles de Gaulle, Sarkozy et son discours de Dakar, une Marianne en thérapie… et le grammairien et star de la télévision Maître Capello. Ce dernier est le plus récurrent, accompagnant le récit d’importantes précisions lexicales qui rappellent que dans l’écriture du roman national, le choix des mots est primordial.</p>



<p>Ces tangentes et imitations créent un rythme assez inégal et rendent parfois la pièce difficilement lisible, mais n’empêchent cependant pas de saisir les informations importantes, rarement restituées de manière aussi dense. Car si les exactions coloniales sont de plus en plus reconnues et décriées, elles restent encore majoritairement minimisées, marginalisées alors qu’elles faisaient système, et certaines sont complètement passée sous silence, comme l’illustre Lambert lorsqu’il dit «&nbsp;<em>Je ne savais pas qu’il y avait une guerre au Cameroun quand j’étais petit&nbsp;</em>».</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br> Le spectacle a été donné dans le cadre de la Biennale des écritures du réel le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 avril </mark>aux <a href="https://www.archives13.fr/fr?traduction=missing" type="link" id="https://www.archives13.fr/fr?traduction=missing">Archives départementales</a>, Marseille.</pre>



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		<title>La Tête loin des épaules</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:16:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce spectacle prend racine dans l’histoire personnelle de l’autrice, comédienne et metteuse en scène Kristina Chaumont : celle d’une mère diagnostiquée bipolaire, et d’une enfance marquée par la violence silencieuse de la maladie psychique. Seule en scène, elle convoque souvenirs, colère et désir de réparation dans une forme libre, mêlant récit, adresse directe et moments [&#8230;]</p>
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<p>Ce spectacle prend racine dans l’histoire personnelle de l’autrice, comédienne et metteuse en scène Kristina Chaumont : celle d’une mère diagnostiquée bipolaire, et d’une enfance marquée par la violence silencieuse de la maladie psychique. Seule en scène, elle convoque souvenirs, colère et désir de réparation dans une forme libre, mêlant récit, adresse directe et moments performatifs.</p>



<p>Une œuvre d’autofiction à la croisée de l’intime et du politique, qui explore les liens entre norme et marginalité, et questionne les réponses institutionnelles apportées à la maladie. Proposant, en creux, d’imaginer d’autres formes de soin, fondées sur l’écoute, la solidarité et l’émancipation.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 28 mars<br></mark><br><a href="https://www.theatrejoliette.fr/programmation/25-26/la-tete-loin-des-epaules" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/programmation/25-26/la-tete-loin-des-epaules">Théâtre Joliette</a>, Marseille<br>Dans le cadre de la Biennale des écritures du réel</pre>



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		<title>La lumière dans les ruines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 10:15:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi 19 mars, l’émotion était palpable lors de l’ouverture de la 8e édition de la Biennale des écritures du réel. Et pour cause, comme l’explique Fanny Girod, secrétaire générale du Théâtre Joliette dans son introduction, le thème de l’oubli fait tristement écho aux guerres et massacres en cours – et c’est bien pour cela [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-lumiere-dans-les-ruines/">La lumière dans les ruines</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p>Ce jeudi 19 mars, l’émotion était palpable lors de l’ouverture de la 8<sup>e</sup> édition de la <em>Biennale des écritures du réel</em>. Et pour cause, comme l’explique Fanny Girod, secrétaire générale du Théâtre Joliette dans son introduction, le thème de l’oubli fait tristement écho aux guerres et massacres en cours – et c’est bien pour cela qu’il est aujourd’hui important de le confronter. <em>Minga di una casa in ruinas </em>du <strong>Colectivo Cuerpo Sur</strong>, performance présentée ce soir-là, aborde frontalement et sensiblement le sujet qu’elle semble avoir été créée sur-mesure pour l’occasion.</p>



<p>La <em>minga</em> est une tradition de l’île de Chiloé (Patagonie chilienne), qui consiste à déplacer des maisons entières d’un lieu à l’autre, sans les détruire. Quelque chose qui est évidemment impossible si la maison est déjà en ruine, comme c’est le cas de celles au cœur du récit de la performance.</p>



<p>En 2019, deux membres du collectif se rendent à Chiloé et «<em>&nbsp;tombent amoureux</em>&nbsp;» d’une maison appartenant à un certain Don Dago, en train d’être démolie. Des images de cette démolition, filmées en accéléré et étirées en largeur, sont projetées sur l’écran en fond de scène, contrastant avec le caractère brut de la scénographie et de l’ambiance sonore.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dépossession et reconstruction</mark></strong></p>



<p>Sur le plateau, <strong>Ébana Garín Coronel</strong> dispose des planches de bois, les frotte et les tape, en suspend d’autres au moyen de tringles qu’elle hisse à bout de bras devant l’écran, et qui viennent morceler les images projetées. Le bruit des frottements et des heurts, captés par un micro, résonne dans toute la salle. L’expérience est presque synesthésique.</p>



<p>La narration aussi est morcelée ; la performeuse donne corps aux mots de Don Dago qui décrit la disparition d’un mode de vie, d’une communauté et de ses traditions ; elle interprète aussi sa mère juste avant qu’elle ne fuit le Chili de Pinochet et raconte la vie en exil à travers ses yeux d’enfant. Les différents récits qu’elle tisse ont en commun une forme de dépossession, le choix d’abandonner ce qui était sien face à des bouleversements sociaux ou politique. Et l’impossibilité de se départir vraiment de ce qu’on a perdu.</p>



<p>Mais le spectacle fait aussi la preuve que la perte n’est pas nécessairement synonyme d’oubli, et qu’elle peut au contraire être un matériau pour fabriquer du beau.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br> Le spectacle a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 mars</mark> au <a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille.<br><br>Dans le cadre de la Biennale des écritures du réel.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici</a></p>
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		<title>Écrire le réel pour militer contre l’oubli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 09:20:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Théâtre La Cité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq semaines, 28 lieux marseillais et une cinquantaine de propositions… Le cru 2026 de la Biennale des écritures du réel s’annonce particulièrement dense. Et pour cause, la nouvelle équipe du Théâtre La Cité a choisi de la consacrer à un thème riche et universel, l’oubli, interrogé à travers trois axes : «&#160;Dire ce qui s’efface&#160;», [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cinq semaines, 28 lieux marseillais et une cinquantaine de propositions… Le cru 2026 de la <em><strong>Biennale des écritures du réel</strong></em> s’annonce particulièrement dense. Et pour cause, la nouvelle équipe du Théâtre La Cité a choisi de la consacrer à un thème riche et universel, l’oubli, interrogé à travers trois axes : «&nbsp;Dire ce qui s’efface&nbsp;», «&nbsp;Passer sous silence&nbsp;» et «&nbsp;Transformer nos silences&nbsp;». Une dialectique mémorielle qui invite à comprendre comment sont manufacturées nos mémoires, et à pallier l’oubli par l’art. Une nécessité, qui se fait particulièrement sentir dans le contexte actuel.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Géographies de l’oubli »</mark></em></strong></p>



<p>Une grande partie de la programmation, notamment dans son premier mouvement qui est le plus fourni, est consacrée à ce que Magda Bacha, directrice adjointe du Théâtre La Cité, appelle des «&nbsp;<em>géographies de l’oubli</em>&nbsp;», c’est-à-dire les mémoires occultées ou minorées de pays colonisés.</p>



<p><strong>Chrystèle Khodr </strong>et <strong>Nadim Deaibes</strong> reviennent sur le siège du camp palestinien de Tel al-Zaatar dans <em>Silence ça tourne </em>(20 mars, Théâtre Joliette). La rencontre-lecture <em>Écrire contre l’oubli</em>, qui réunit les auteur·ices <strong>Marwan Chahine</strong> et <strong>Lamia Ziadé</strong> (3 avril, Bibliothèque l’Alcazar), ainsi que le concert narratif <em>Good bye Schlöndorff </em>programmé le même soir au Théâtre de l’Œuvre, mettent en mots et en sons le souvenir de la guerre civile libanaise.</p>



<p><strong>Dorcy Rugamba</strong> rend hommage à ses mort·es dans <em>Hewa Rwanda, lettre aux absents </em>(9 avril, Friche La Belle de Mai) comme le fait <strong>Gaël Kamilindi </strong>dans le film <em>Didy </em>(11 avril, Le Gyptis). À la Cité de la Musique, un ciné-concert met les <em>Mémoires algériennes en perspective </em>(28 mars), et aux Archives départementales, deux lectures performées partent <em>Sur les traces des mémoires arméniennes </em>(4 avril), deux jours après que <strong>Nicolas Lambert</strong> y aura présenté <em>La France, Empire</em> spectacle qui revient sur les faits du passé colonial français occultés par notre roman national.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tu oublieras…</mark></em></strong></p>



<p>L’oubli est un sujet riche, foisonnant, qui structure autant les histoires collectives qu’intimes. <em>La Peau des autres</em> de <strong>Lauriane Goyet</strong> et<em> Brûle Silence </em>de la <strong>Cie T’as un truc entre les dents </strong>(respectivement les 7 et 8 avril, Théâtre La Cité)cherchent comment briser le silence organisé autour des violences intrafamiliales et l’inceste.</p>



<p>D’autres spectacles interrogent ce que chacun choisit d’oublier ou de garder pour construire son identité : des traditions avec <em>Le dernier Aïd </em>de Wacil Ben Messaoud (25 avril, centre social Del Rio), des blessures mal soignées avec <em>Sola Gratia </em>de <strong>Yacine Sif El Islam</strong> (24 mars, La Cômerie), ou même son nom avec <em>Zola… Pas comme Émile (Face A) </em>de <strong>Forbon N’</strong><strong>Zakimuena </strong>(23 et 25 avril, Friche La Belle de mai). La création partagée <em>Pour en finir avec ce vieux monde </em>de la troupe <strong>Ces liens qui nous unissent</strong>, données les mêmes soirs au même endroit, met en danse cette même question.</p>



<p>Enfin, plusieurs propositions kaléidoscopent des mémoires intimes. <em>Moi, elles</em>, premier spectacle en français de <strong>WANG Jing</strong>, met en regard le parcours de trois femmes venues respectivement de Chine, du Mali et d’Iran (12 avril, Friche La Belle de Mai) ; dans <em>Erdal est parti </em>de <strong>Simon Roth</strong> (22 avril, Astronef) cinq comédien·nes se partagent le rôle et les souvenirs d’un immigré kurde ; et dans <em>Frangines</em>, <strong>Fatima Soualhia</strong> <strong>Manet</strong> rejoue sa vie et celle de Fanny Mentré, autrice du spectacle (20 avril, Théâtre des Chartreux).</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br><a href="https://www.theatrelacite.com/biennales" type="link" id="https://www.theatrelacite.com/biennales">Biennale des écritures du réel<br></a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 3 mai</mark><br><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On a vu<br></mark></strong><br>Plusieurs spectacles programmés par la Biennale ont déjà été vu par Zébuline. Retrouver nos critiques de À la ligne, La Tête loin des épaules, Françé et M. Un Amour suprême sur notre site journalzebuline.fr<br><br>Trois spectacles à découvrir cette semaine<br><br><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Minga de una casa en ruinas<br></mark></strong></em><br>Une « minga », ou « mink’a », du quechua « minccacuni », signifie « demander de l’aide en promettant quelque chose ». C’est une tradition andine millénaire, semblable à ce qu’on appellerait de nos jours une « économie collaborative ». Sur l’île de Chiloé, lorsqu’un habitant se marie ou change de lieu de vie, la communauté tout entière s’organise pour transporter, par la mer ou par la terre, ce qui faisait son foyer. Laissée derrière, la maison dont il est question tombe en ruine. Sur scène, il n’en reste que 700 bardeaux, fragments des souvenirs d’une vie passée. Ébana Garín travaille cette matière et tisse trois histoires d’exil, dont celle de sa mère. Un jeu d’ombres et de lumière dessine ses gestes, qu’accompagne une composition sonore de Damián Noguera Llanes. Proposée par le Colectivo Cuerpo cette performance documentaire se donne en Espagnol sous-titré français. P.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 et 20 mars<br></mark><br><a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille<br><br><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vivement Léthé</mark></em></strong><br><br>L’eau de Léthé, fleuve aux portes de l’enfer, efface la mémoire des morts qui la boivent. Mais c’est aussi un élan de vie, et de légèreté, qu’évoque à l’oreille le titre. L’artiste-performeur Pierre Guéry et les étudiant·es de la L3 Sciences et Humanités d’Aix-Marseille Université mettent en scène une réflexion poétique sur l’oubli, la mémoire, la vie et la mort. Après une représentation d’une heure, la scène s’ouvre aux spectateurs·ices, à ceux qui voudront bien lire ou jouer leurs lettres, écrits intimes retrouvés et souvenirs qui, posés sur le papier, ne seront pas oubliés. P.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars<br></mark><br><a href="https://www.theatrelacite.com/biennales" type="link" id="https://www.theatrelacite.com/biennales">Théâtre la Cité</a>, Marseille<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Passeports pour la liberté<br></mark></strong><br>Passeports pour la liberté est l’adaptation théâtrale de La France des Belhoumi - Portraits de famille (1977 - 2017), récit recueilli par le sociologue Stéphane Beaud. La pièce se concentre sur un entretien avec l’ainée de la fratrie, Samira Belhoum. Arrivée d’Algérie à l’âge de 7 ans, elle raconte l’histoire de son intégration dans la société française, les obstacles surmontés et la construction progressive de son identité. Mise en scène par Dominique Lurcel, la pièce, jouée depuis 2021 en milieu scolaire et universitaire, est pensée comme un outil d’éducation civique. S’en suivra une projection du documentaire Nos mères, nos daronnes de Bouchera Azzouz et Marion Stalens, qui donnent la parole à six mères issues d’un quartier populaire en banlieue parisienne, dont les histoires dessinent les contours d’un féminisme populaire. P.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 et 30 mars<br></mark><br> <a href="https://mucem.org/" type="link" id="https://mucem.org/">Mucem</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/"><em>Escapade</em> ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/ecrire-le-reel-pour-militer-contre-loubli/">Écrire le réel pour militer contre l’oubli</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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