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	<title>Archives des Bruno Allary - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Bruno Allary - Journal Zebuline</title>
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		<title>Avec « Qui vive ! », l’intranquillité se sublime </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 19:42:23 +0000</pubDate>
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<p>Foin des hiérarchies&nbsp;! Il n’est que des «&nbsp;musiques savantes&nbsp;», «&nbsp;actuelles&nbsp;», «&nbsp;populaires&nbsp;», s’exclame <strong>Bruno Allary</strong>. Guitariste, compositeur, directeur et fondateur de la <strong>Compagnie Rassegna</strong>, il signe le troisième opus de son triptyque entamé avec <em>Il sole non si muove</em>. Poursuivi par <em>Contretemps</em> et <em>Qui vive&nbsp;!, </em>il se réjouit ici d’effectuer la réunion improbable d’univers habituellement fermés, jouant sur leur porosité, leurs modes, leurs tonalités en un somptueux opéra baroque en trois actes précédés d’un prologue et scandés d’interludes, «&nbsp;<em>Théâtre de l’amour</em>, <em>Théâtre de la folie&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>Théâtre de la mort&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le XVII<sup>e</sup> siècle à l’honneur</strong><br></mark>L’album devient un spectacle vivant, au cœur duquel tous les registres semblent convoqués. Enjouement espiègle d’<em>À la fin cette bergère </em>d’Antoine Boësset, délicatesse nostalgique d’<em>Augellin </em>de Stefano Landi que vient bousculer une intrusion scratchée et un final électro. Poésie de <em>Se l’aura spira</em> de Frescobaldi entre guitare électrique et flûte à bec, travail en échos de l’incipit de <em>Che si può fare</em> (Barbara Strozzi) mené par le platinage de <strong>L.Atipik</strong> dont l’ouverture emportait tous les possibles avec de larges vagues sonores, rêverie du passage instrumental <em>Mantovana </em>(Zanetti) scandé par une voix qui se pose en gouttes de pluie… Un élan de blues mâtiné de platine laisse la mélodie vocale s’étirer avec souplesse dans <em>Comme un écho</em> (C. Salvado/B. Allary). </p>



<p>On se laisse emporter dans cette invention musicale et rythmique où tout nous est familier et surprenant à la fois. Purcell, Moulinié, Merula, peu importe le compositeur originel, la pâte finale est d’une actualité bouleversante, servie avec une sensible intelligence par <strong>Nolwenn Le Guern</strong> (viole de gambe, guitare basse), <strong>Clémence Niclas</strong> (chant, flûtes à bec), <strong>Carina Salvado</strong> (chant, percussions), L.Atipik (platinage artistique) et Bruno Allary (guitares, chant et même danse endiablée lors du spectacle). Un bijou taillé à écouter en boucle&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Qui vive&nbsp;!,</em> <strong>Compagnie Rassegna</strong><br>Buda Musique<br>16,50€&nbsp;</pre>
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		<title>Sur les ailes des vents</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 17:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Claire Leray, directrice de production et programmatrice de L’éolienne dont elle est fondatrice en 2009 et co-fondatrice de la Compagnie Rassegna en 1999. Zébuline. La programmation 2022-2023 semble se placer sous les auspices du conte. Le monde ne cesse de se réenchanter, n’est-ce pas&#160;?&#160; Claire Leray. Certes, nous ne renonçons pas à la [&#8230;]</p>
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<p>Entretien avec <strong>Claire Leray</strong>, directrice de production et programmatrice de <strong>L’éolienne</strong> dont elle est fondatrice en 2009 et co-fondatrice de la <strong>Compagnie Rassegna</strong> en 1999.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Zébuline. La programmation 2022-2023 semble se placer sous les auspices du conte. Le monde ne cesse de se réenchanter, n’est-ce pas&nbsp;?</mark>&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Claire Leray</strong>. Certes, nous ne renonçons pas à la musique, c’est évident, mais la partie conte s’affirme. Nous voulons mettre en valeur nos deux esthétiques et trouver aussi des lieux communs à la musique et au conte. Il y a des projets qui rassemblent les deux. La soirée d’ouverture de L’éolienne (5 octobre) avec la Compagnie Rassegna, associée au lieu depuis longtemps, invitera auprès des musiciens, <strong>Bruno Allary</strong> (guitare, saz, mandole, chant), <strong>Carine Lotta</strong> (chant), <strong>Sylvie Paz</strong> (chant, percussions) et <strong>Fouad Didi</strong> (chant, violon, oud), le conteur <strong>Luigi Rignanese</strong>, pour une soirée tissée de chants et de contes populaires de Méditerranée. Le tout dans un esprit joyeux placé sous le signe de l’évidence. Luigi Rignanese est très habitué à travailler avec la musique, lui-même est musicien, si bien que les rôles s’inversent et que ce sont les musiciens de Rassegna qui portent le récit. Nous avons une énorme programmation de contes destinés aux enfants hors les murs, dans les médiathèques de Marseille et de Toulon (ces manifestations sont gratuites). À L’éolienne, on trouvera des propositions de récits pour les plus grands. Sur la période d’Halloween qui n’est pas la fête américaine que l’on croit mais pousse ses racines dans les traditions populaires du nord de l’Europe avec les fêtes de Samain, <strong>Annukka Nyyssönen</strong>, conteuse finlandaise, dira des contes à faire frissonner (28 octobre). Plus tard (3 novembre), <strong>Aïni Iften</strong> reliera contes kabyles et quotidien d’une famille, la sienne, qui a traversé la Méditerranée et s’est installée en HLM. Le concret de la vie se tresse avec les histoires d’ogres et de princesses. Beaucoup d’espoir habite ces récits qui nous interrogent sur ce qui nous nourrit et ce qui nous fait avancer à l’ombre lumineuse de la cosmogonie kabyle.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et la musique&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Les trois derniers spectacles de ce premier trimestre seront des concerts. Batteuse de rock et superbe chanteuse, <strong>Carina Salvado </strong>(18 novembre), accompagnée de <strong>Patrick Maradan</strong> (contrebasse) et de <strong>Benoit Richou</strong> (guitare), revisite le Portugal par le regard du blues, de la pop, du rock et apporte une nouvelle pulsation au fado. Sa manière hybride et cosmopolite est à l’image des esthétiques que soutient L’éolienne. Dans le cadre de <em>Jazz sur la ville</em>&nbsp; &#8211; on est partenaires de ce festival coopératif entre de nombreux lieux de programmation de la Région &#8211;&nbsp; viendra en guitare solo <strong>Misja Fitzgerald-Michel </strong>(2 décembre), nominé aux Djangos d’or de la guitare en 2006 pour son disque <em>Encounter</em> et aux Victoires du jazz 2012 pour l’album <em>Time of No Reply</em>. Il est capable de passer de la <em>Chaconne pour violon seul</em> de Bach à des pièces de Jimi Hendrix, tout en se plaçant dans la lignée des guitaristes de jazz d’aujourd’hui comme Pat Metheny et Jim Hall, dans un jeu très acoustique et enjoué. Longtemps, la contrebasse a été à l’honneur à L’éolienne, cette année c’est la guitare… Enfin, l’année se conclut avec <strong>Hadrien Bels </strong>(15 décembre), réalisateur de plusieurs films de Rassegna, dont le premier roman <em>Cinq dans tes yeux</em> (éditions L’Iconoclaste) évoque de manière très autobiographique Marseille et le quartier du Panier. Ses mots seront habillés d’expérimentations sonores par les platines de <strong>Nassim-Dj</strong>. Peut-être aurons-nous la chance d’entendre aussi quelques extraits de son tout nouveau roman, <em>Tibi La Blanche</em>.&nbsp;</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" data-id="116716" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Annukka-2-%C2%A9-Nidal-Qannari.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116716" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Annukka-2-%C2%A9-Nidal-Qannari.jpg?w=724&amp;ssl=1 724w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Annukka-2-%C2%A9-Nidal-Qannari.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Annukka-2-%C2%A9-Nidal-Qannari.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Annukka-2-%C2%A9-Nidal-Qannari.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Annukka © Nidal Qannari.JPG</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="377" height="471" data-id="116717" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/chants-pop-de-mediterranee-%C2%A9Patrick-Gherdoussi.jpg?resize=377%2C471&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116717" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/chants-pop-de-mediterranee-%C2%A9Patrick-Gherdoussi.jpg?w=377&amp;ssl=1 377w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/chants-pop-de-mediterranee-%C2%A9Patrick-Gherdoussi.jpg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/chants-pop-de-mediterranee-%C2%A9Patrick-Gherdoussi.jpg?resize=336%2C420&amp;ssl=1 336w" sizes="(max-width: 377px) 100vw, 377px" /><figcaption class="wp-element-caption">chants pop de mediterranee © Patrick Gherdoussi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="116718" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/HadrienNassim%C2%A9max_well_pix_.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116718" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/HadrienNassim%C2%A9max_well_pix_.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/HadrienNassim%C2%A9max_well_pix_.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/HadrienNassim%C2%A9max_well_pix_.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/HadrienNassim%C2%A9max_well_pix_.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hadrien &amp; Nassim© max well pix</figcaption></figure>
</figure>



<p>Marseille écrit sa propre mythologie en musiques, mots, personnes. L’éolienne a à cœur de recevoir des personnes qui écrivent de nouvelles histoires, composent des regards de traverse et ont envie de rencontres et de croisements.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous menez aussi des ateliers dans ce sens…</mark></strong></p>



<p>L’éolienne propose des formations au conte et des ateliers tout au long de l’année et effectue même des prises en charge professionnelles en partenariat avec l’association culturelle Agesca. Des formations sont réservées aux professionnels, d’autres sont ouvertes à tous. Pour cela, la conteuse <strong>Florence Férin</strong> amène avec douceur et bienveillance à raconter paysages et récits. Il ne faut pas oublier que le lieu accueille aussi nombre de résidences d’artistes au croisement de plusieurs cultures et de pratiques artistiques. L’éolienne se veut être un lieu d’ouverture, un lieu commun. Tout un travail est aussi mené avec le quartier Noailles, toujours soumis à l’idée de se rencontrer, de partager. Cette année sera mis en avant un travail sur la parole, les récits de vie. Chaque parole est égale en dignité et en importance pour le monde. On essaie d’instaurer une dynamique de vie commune, de donner la parole à tous en créant des conditions bienveillantes. Une carte des vents doux et chauds, du «&nbsp;bon manger pour le cœur&nbsp;» dit-on à la Réunion&nbsp;!</p>



<p>ENTRETIEN REALISE PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-preformatted">L’éolienne, Marseille<br>04 91 37 86 89 <br><a href="http://leolienne-marseille.fr">leolienne-marseille.fr</a></pre>
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