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	<title>Archives des Camille Dordoigne - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Camille Dordoigne - Journal Zebuline</title>
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		<title>65 rue d’Aubagne à La Criée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 10:03:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’Astronef, le Théâtre Antoine Vitez et le Théâtre de l’Œuvre, 65 rue d’Aubagne de Mathilde Aurier s’empare de La Criée, pour six représentations, du 14 au 18 juillet. Dans cette pièce, la dramaturge met en scène l’histoire de Nina (Camille Dordoigne), habitante des immeubles effondrées le 5 novembre 2018, mais absente ce matin-là. Mathilde [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après l’<a href="https://astronef.org">Astronef,</a> le <a href="https://theatre-vitez.com">Théâtre Antoine Vitez</a> et le <a href="https://www.theatre-oeuvre.com">Théâtre de l’Œuvre</a>, <em>65 rue d’Aubagne</em> de Mathilde Aurier s’empare de <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée,</a> pour six représentations, du 14 au 18 juillet. Dans cette pièce, la dramaturge met en scène l’histoire de Nina (Camille Dordoigne), habitante des immeubles effondrées le 5 novembre 2018, mais absente ce matin-là. Mathilde Aurier a construit son récit en l’interrogeant elle, mais aussi des proches de victimes, des membres du Collectif du 5 novembre, des habitant·es de Noailles, des associations. Il en ressort du théâtre documenté qui donne à son récit l’effroi du réel, la pudeur de la fiction. Un tableau puissant du drame marseillais, qui sait jongler entre l’intime et le politique ; le tragique et le documentaire. À voir absolument. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nicolas Santucci</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 au 18 janvier</mark><br><strong><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></strong>, Théâtre national de Marseille</pre>
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		<title>65 rue d&#8217;Aubagne : Quand l’histoire sonne juste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 09:27:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y avait comme un air de catharsis générale dans la salle de l’Astronef, où était données les trois premières représentations la pièce 65 rue d’Aubagne du 15 au 17 octobre. Le public a vu défiler devant lui cet épisode de l’histoire marseillaise, que l’on n’avait peut-être jamais ressenti d’aussi près, aussi intensément, aussi personnellement. [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y avait comme un air de catharsis générale dans la salle de l’Astronef, où était données les trois premières représentations la pièce <em>65 rue d’Aubagne</em> du 15 au 17 octobre. Le public a vu défiler devant lui cet épisode de l’histoire marseillaise, que l’on n’avait peut-être jamais ressenti d’aussi près, aussi intensément, aussi personnellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la jeune metteuse en scène <strong>Mathilde Aurier</strong> n’était pas présente à Marseille ce 5 novembre 2018. C’est deux ans plus tard, au hasard d’une journée à la plage, qu’elle rencontre Nina, une survivante du 65, et découvre le récit d’une personne dont l’existence a été profondément marquée par cet effondrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette Nina, personne réelle devenue personnage de fiction, que l’on suit à travers <em>65 rue d’Aubagne</em>. Elle est seule dans son lit, dans un décor austère, puis entourée du monde qu’elle ne veut plus comprendre. Nina n’était pas chez elle ce matin-là, «&nbsp;par accident&nbsp;» dit-elle. Mais beaucoup de ses voisins oui, dont la jeune italienne Chiara, omniprésente pendant toute la durée du récit, en miroir du destin miraculé de Nina&nbsp;: «&nbsp;<em>Chiara, elle dormait. Comme moi.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathilde Aurier a construit son récit en interrogeant Nina, mais aussi des proches de victimes, des membres du Collectif du 5 novembre, des habitant·es de Noailles, des associations. Du théâtre documenté qui donne à son récit l’effroi du réel, la pudeur de la fiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le tragique et le documentaire</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nina est une jeune femme perdue, merveilleusement interprétée par <strong>Camille Dordoigne</strong>. Si elle n’était pas présente physiquement ce matin-là, c’est tout son être qui s’est effondré le 5 novembre, elle qui garde «&nbsp;<em>un goût de cendre coincé entre les dents&nbsp;</em>». Son couple y passe, la cocaïne s’infiltre dans toutes ses cicatrices, elle pète les plombs quand il n’y a plus de beurre salé au supermarché…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour d’elle il y a aussi, complice, le gérant de l’alim’ en bas de chez elle&nbsp;; les employés de mairie grossièrement incapables ; les propriétaires qui se défaussent&nbsp;; les pompiers&nbsp;; d’autres délogés&nbsp;; et même Jean-Claude Gaudin, représenté sous la forme d’un crocodile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scènes passent dans une construction narrative non chronologique, qui va de la rencontre avec son copain quelques semaines avant les effondrements, jusqu’à la crise des délogés. Le récit prend le soin d’intégrer Chiara qui donne chair à toutes les victimes de l’immeuble, et dont le chant s’élèvera au delà du fracas des éboulements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des moments prêtent à rire aussi, quand elle essaie de se désabonner de ses différents forfaits d’électricité ou internet&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>il n’y a pas de case “effondrement”, je mets “attentat”&nbsp;?</em>&nbsp;», lui répond-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> En 1h40 divisée en quatre parties, Mathilde Aurier et la jeune troupe de La Criée dessinent un tableau puissant du drame marseillais, avec justesse, sévérité, et émotion. Une pièce dense, concrète, les deux pieds dans les gravats, qui sait relier le politique et l’intime, le tragique et le documentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>65 rue d’Aubagne</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 au 17 octobre </mark>au<a href="https://astronef.org"> Théâtre de l’Astronef</a>, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 18 janvier<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>, Marseille<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 au 9 novembre</mark><br>Théâtre de l’Œuvre, Marseille<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 21 novembre</mark><br><a href="https://theatre-vitez.com">Théâtre Antoine Vitez</a>, Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Avant le soir s’ouvre en jovialité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:18:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Première date avant une série de trente-six représentations attendues cet été, Jouir a rassemblé un public nombreux, éclectique et enthousiaste dans le square Bertie-Albrecht. Et ce malgré la profusion de propositions culturelles à l’orée de l’été, ainsi qu’une chaleur particulièrement écrasante. Il faut dire que la compagnie Notre Insouciance n’y est pas exactement une nouvelle venue : Joseph Lemarignier et Camille Dordoigne étaient déjà présents sur la première édition du festival, et y sont depuis revenus [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Première date avant une série de trente-six représentations attendues cet été, <em>Jouir </em>a rassemblé un public nombreux, éclectique et enthousiaste dans le square Bertie-Albrecht. Et ce malgré la profusion de propositions culturelles à l’orée de l’été, ainsi qu’une chaleur particulièrement écrasante. Il faut dire que la compagnie <strong><a href="https://www.compagnienotreinsouciance.fr/">Notre Insouciance</a> </strong>n’y est pas exactement une nouvelle venue :<a href="https://www.instagram.com/joseph_lemarignier/"> <strong>Joseph Lemarignier</strong></a> et <strong><a href="https://www.instagram.com/camilledordoigne/">Camille Dordoigne</a> </strong>étaient déjà présents sur la première édition du festival, et y sont depuis revenus le temps de prologues, et de leur joli duo <em>Salut !.</em> Plus conséquent, et présenté ici dans un format réduit, <em>Jouir </em>tire pleinement parti de leur aura solaire, de leur humour à toute épreuve et de leur énergie débordante. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On (re)découvre chez l’un de vrais talents de musiciens, et un joli brin de voix ; chez l’autre, une capacité à faire rire du moindre mot, et un flow plutôt convaincant sur le bien-nommé « rap du clito ». Écrit et mis en scène par la comédienne <strong><a href="https://www.instagram.com/juliette__ok/">Juliette Hecquet</a></strong>, le spectacle évoque avec humour, intelligence, et ce savant mélange entre crudité et pudeur le rapport des femmes à leur propre corps, et les obstacles sociétaux et psychologiques en tous genres se dressant entre tout·e un·e chacun·e et son accès à la jouissance. On y croise, sous les traits d’<strong>Emma Evain</strong>, une Lilith fort chagrine – et hilarante ; chez <strong><a href="https://www.florietoffin-comedienne.fr/accueil.cfm/740833_florie_toffin.html">Florie Toffin</a></strong> une belle présence, nourrie de grâce mais aussi d’inquiétude. Chez <strong>Arthur Raynaud</strong>, c’est la douceur qui domine, de même que dans les interventions d’une maîtresse de cérémonie campée avec tendresse par <strong>Marcelle Alleaume</strong>. Le public, interpelé, se révèle très à l’écoute de ce spectacle aussi réjouissant que courageux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Jouir </em>a été joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 4, 6 et 7 juillet</mark> dans les 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissements de Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a><br></p>
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		<title>Bonjour joliesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 13:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant le Soir revient avec Salut Voilà quatre ans que la mairie des 1er et 7e arrondissement décline l’Été Marseillais dans tous ses parcs sur un nombre accru de dates – plus de quarante cette année. Un rendez-vous toujours aussi prisé des habitués comme des curieux, célébré par le retour d’un duo théâtral créé en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant le Soir revient avec <em>Salut</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà quatre ans que la mairie des 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissement décline l’Été Marseillais dans tous ses parcs sur un nombre accru de dates – plus de quarante cette année. Un rendez-vous toujours aussi prisé des habitués comme des curieux, célébré par le retour d’un duo théâtral créé en 2021 par deux comédiens revenus plusieurs fois sur les lieux&nbsp;: <strong>Joseph Lemarignier </strong>et <strong>Camille Dordoigne</strong>, alors à peine diplômés de l’ERACM.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Salut </em>incarne presque à lui seul l’esprit de ces rendez-vous que les plus assidus comparent volontiers au Off d’Avignon, «&nbsp;en plus accueillant et gratuit&nbsp;». Le talent de ses comédiens et auteurs, tout d’abord, est tangible tout au long de la représentation, malgré leur apparente et bienvenue décontraction. L’alchimie entre ces deux jeunes narrant les possibles du rendez-vous amoureux à l’heure des applications de rencontre demeure intacte&nbsp;: elle s’est même enrichie au fil de ces quelques années qui ont vu ce spectacle voyager depuis sa création. Les interactions avec un public mettant peu à peu sa timidité de côté pour se prêter au jeu sont nombreuses, de même que les moments d’improvisation, d’évocation de l’actualité, dont une jolie interprétation du <em>Temps de l’amour </em>au ukulélé par Joseph Lemarignier. Mais elles ne font pas oublier les qualités d’écriture de ce spectacle enlevé, souvent désopilant et habilement construit. Une certaine angoisse semble toujours pointer son nez derrière les énumérations absurdes et virtuoses de possibles points d’accord et de mésentente. En préambule de cette charmante recréation, ce sont d’autres jeunes pousses que l’on rencontre avec <em>Le Vrai Direct</em>, interview fictive écrite et interprétée par <strong>Aurélien Baré</strong>, <strong>Marie Champion </strong>et <strong>César Caire</strong>. À qui l’on souhaite de tout coeur, après une&nbsp; rencontre posthume avec Johnny Hallyday, une aussi belle trajectoire que les deux comédiens de <em>Salut</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir</strong><br><em>Salut</em> sera rejoué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 22 août</mark> au Square Labadié<br>Avant le soir s’offre une respiration avant que ne commence son marathon effréné le week-end prochain. La respiration en question est une Bulle chorégraphique proposée par la compagnie <em>Mouvimento</em> au Kiosque Canebière. Un solo dansé, chorégraphié par <strong>Julie Alamelle</strong>, co-directrice de la compagnie, dans lequel l’interprète, comme une statue en éveil, déploie ses mouvements lents au cœur de la ville. Le corps se tire, se recroqueville, accélère ou demeure en équilibre, offrant aux spectateurs et aux curieux un moment contemplatif, calme, hypnotique. Une forme courte qui s’inscrit à merveille dans l’ADN du festival. C.M.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 juin, 2 et 11 juillet</mark><br>Kiosque Canebière, Marseille</pre>
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