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	<title>Archives des Carlos Saura - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Carlos Saura - Journal Zebuline</title>
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		<title>Saura danse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Dec 2022 16:25:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Carlos Saura]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’est pas évident de filmer la danse, et d’y accrocher une fiction. Parce que les grands danseurs sont rarement de grands acteurs, les films de danse sacrifient souvent l’un ou l’autre. Mais pour Carlos Saura, dont la filmographie est depuis près de soixante ans habitée de musicalité et de la fluidité de la danse, [&#8230;]</p>
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<p>Il n’est pas évident de filmer la danse, et d’y accrocher une fiction. Parce que les grands danseurs sont rarement de grands acteurs, les films de danse sacrifient souvent l’un ou l’autre. Mais pour <strong>Carlos Saura</strong>, dont la filmographie est depuis près de soixante ans habitée de musicalité et de la fluidité de la danse, la question ne se pose pas. Ou plutôt, s’est déjà posée, il y a longtemps, et fait toute la grâce du film.&nbsp;</p>



<p>La comédie musicale, qui met en scène un metteur en scène et sa chorégraphe, a une dimension testamentaire, et distille avec légèreté les éléments d’une esthétique tout en racontant les étapes de la création artistique. Comment on pense un scénario, ses personnages, les acteurs qui les incarnent. Comment se déroulent les auditions des danseurs, les répétitions, les conversations en coulisses. Et, discrètement, les doutes du metteur en scène qui veut refléter la violence du monde, de l’histoire mexicaine, de son actualité mafieuse, mais veut aussi écrire une histoire d’amour, une fin heureuse, bref une comédie musicale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fluidité et jubilation</mark></strong><br>Ce cinéma de genre a toujours aimé les mises en abyme, les histoires qui s’enchâssent et racontent un autre film, une autre séquence, à l’intérieur de leur cadre narratif. Les procédés pour passer d’une fiction à l’autre sont plus ou moins directs et digestes, l’entrée de la musique agissant généralement comme le déclencheur de ce passage, dans un genre où il nous est demandé de trouver «&nbsp;naturel&nbsp;» de danser sur les berges de la Seine ou de trépigner dans une flaque d’eau. Mais dans <em>Le Roi du monde</em>, cette convention là n’est pas nécessaire&nbsp;: rien n’est crédible mais tout le film danse, la caméra autant que les corps&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>La salle de théâtre, par un travelling où se profile une ombre, par un recadrage sur un reflet dans un miroir, passe d’un univers à l’autre comme on met au point son regard, ou comme on change de focale. Les fictions internes et externes se répondent et parlent, comme dans <em>Carmen</em>, comme dans <em>L‘Amour sorcier</em>, de la force tranquille et juste des corps dansants, des corps jeunes et populaires qui doivent, au Mexique, s’emparer de leur tradition au présent.&nbsp;</p>



<p>Alors, peu à peu, la jubilation s’installe, et l’admiration. La prise de son rend tout audible&nbsp;; les tubes mexicains (<em>Fallaste corazón</em>&nbsp;,&nbsp;<em>No volveré&nbsp;</em>ou <em>El Rey de todo el mundo</em>) composent une bande son d’anthologie. La danse, qui emprunte au classique, aux danses traditionnelles mais aussi au hip-hop et à la boxe, est magnifiée par la photo de <strong>Vitorio Storaro</strong>. Et des danseurs virtuoses, à l’éclatante jeunesse, jouent une partition collective, populaire et savante à la fois.&nbsp;</p>



<p>SARAH LYNCH</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Roi du monde (El Rey de todo el mundo</em>)</strong> de Carlos Saura
Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre</mark>
Ce film a été projeté en avant-première en ouverture de <em>CineHorizontes</em> à Marseille et à l’Institut de l’image à Aix-en-Provence</pre>
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		<title>¡ Viva el cine !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 22:22:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Artplexe Canebière]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Carlos Saura]]></category>
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		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[l’Alhambra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’un des cinéastes espagnols les plus reconnus dans le monde. Carlos Saura compte à son actif une cinquantaine de films&#160;: du premier court métrage en 1956 au récent the King of All The World. Présentée en avant-première le 15 novembre au cinéma Le Prado par le réalisateur lui-même, c’est cette comédie musicale qui ouvre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est l’un des cinéastes espagnols les plus reconnus dans le monde. Carlos Saura compte à son actif une cinquantaine de films&nbsp;: du premier court métrage en 1956 au récent <em>the King of All The World. </em>Présentée en avant-première le 15 novembre au cinéma Le Prado par le réalisateur lui-même, c’est cette comédie musicale qui ouvre officiellement <strong><em>CineHorizontes</em></strong>. Quinze autres films de Carlos Saura sont projetés dans toute la Région Sud. Une table ronde au Mucem et une leçon de cinéma à l’Alcazar lui sont également consacrées.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>20 ans après<br></strong></mark>Flamenco, tango et sevillanas accompagnent comme toujours le parcours festivalier. De même que ses rendez-vous habituels : « La fenêtre cubaine » à l’Alhambra, la « Journée argentine » à l’Artplexe Canebière, et ses cinq compétitions. Parmi les sept fictions en lice, il ne faut pas rater <em>Alcarràs</em> de <strong>Carla Simón</strong> (Ours d’or à Berlin) chronique familiale et sociale, d’une grande sensibilité, dédiée à ceux qui cultivent la terre. Mais aussi, en avant-première, <em>Black is</em> <em>Beltza II</em>, de retour vingt ans après le premier opus, dans lequel <strong>Fermin Muguruza </strong>suit l’histoire d’Ainhoa, de la guerre froide à l’activisme basque. Ou encore<em> Libélulas</em> de <strong>Luc Knowles</strong>, qui esquisse un portrait générationnel au travers des rêves d’évasion d’Alex et Cata, à l’horizon barré, dans une périphérie déshéritée.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du rire aux armes<br></strong></mark>On va rire des mésaventures d’un plombier marocain en période d’essai, avec la comédie de <strong>Néus Ballús</strong>, <em>Sis díes corrents</em>. Et aborder, grâce aux documentaires sélectionnés, des sujets socio-politiques forts. <strong>Marcos Nine</strong> dans <em>A virxe roxa </em>revient sur l’assassinat de Hildegart Rodriguez, féministe d’avant-garde, par sa propre génitrice en 1933. <strong>Iván Guarnizo</strong> dans <em>Del otro lado</em> explore la possibilité du pardon et de la paix en Colombie, à partir du journal intime de sa mère, otage des Farc. <strong>Anna Giralt Gris</strong> est présente pour parler d’Enric Duran, activiste catalan en cavale, « héros » anti-mondialiste, auquel elle a consacré son film <em>Robin Bank</em>.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>CineHorizontes</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 24 novembre<br></mark>Marseille et divers lieux de la région<br><a href="http://cinehorizontes.com">cinehorizontes.com</a></pre>
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