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	<title>Archives des Centre Solea - Journal Zebuline</title>
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		<title>Flamenco Azul et la Provence dit olé !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:15:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À peine quatre ans d’existence pour Flamenco Azul et déjà cette impression que le festival a toujours fait partie du paysage culturel non seulement marseillais mais aussi de la région. L’alchimie entre le Centre Solea et Arts et Musiques en Provence fut si immédiate et naturelle, que la manifestation transpire la passion et la détermination [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À peine quatre ans d’existence pour <strong><em>Flamenco Azul</em></strong> et déjà cette impression que le festival a toujours fait partie du paysage culturel non seulement marseillais mais aussi de la région. L’alchimie entre le Centre Solea et Arts et Musiques en Provence fut si immédiate et naturelle, que la manifestation transpire la passion et la détermination de ses deux coproducteurs. Il faut dire aussi qu’à Marseille et au-delà dans le Sud-Est, le flamenco étant une réalité culturelle fortement ancrée, l’arrivée d’un festival enfin ambitieux qui lui est dédié ne pouvait que connaitre le succès voire susciter une attente entre deux éditions. Fidèle à sa ligne populaire, savante et solidaire, <em>Flamenco Azul</em> gravit encore quelques échelons qualitatifs avec cette cinquième cuvée au thème annonciateur d’audace, d’ouverture et de générosité&nbsp;: «&nbsp;Le flamenco invite&nbsp;». «&nbsp;<em>Au bout de quatre éditions, nous osons nous lancer dans un programme où le flamenco va inviter d’autres musiques et d’autres genres&nbsp;</em>», explique Maria Pérez, directrice du festival et cofondatrice du Centre Solea, rappelant une autre des raisons d’être de l’événement, son engagement en direction des «&nbsp;<em>publics éloignes de la culture&nbsp;</em>». Au total, une vingtaine de propositions artistiques ou de transmission sont accueillies dans une quinzaine de lieux, pendant près de quatre semaines de festivités&nbsp;itinérantes en Provence-Alpes-Côte d’Azur !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une ode à la liberté</mark></strong><br>Un marathon d’éclectisme où musique, chant, et danse, expositions et projections, conférence, stage et scène ouverte satisferont un large public, entre têtes d’affiche, création contemporaine hybride et rendez-vous conviviaux – pour certains gratuits. Parmi ceux-ci, le concert jam, un classique du festival, hébergé par un autre lieu marseillais estampillé flamenco – et surtout pas concurrent – La Mesón (31 mars). La veille, et toujours en entrée libre (sur réservation&nbsp;: <a href="mailto:reservation@theatredescalanques.com">reservation@theatredescalanques.com</a>), l’Orchestre national de Cannes, rien que ça, se déplace au Théâtre des Calanques pour interpréter <em>L’amour sorcier</em>, du compositeur emblématique Manuel De Falla (30 mars). Cette «&nbsp;gitanerie musicale&nbsp;» est introduite par une restitution d’atelier de danse menée par Maria Pérez avec des élèves de seconde du lycée de l’Olivier. Place aux poids lourds de la programmation, <em>Antipodas</em> (1<sup>er</sup> avril, Friche la Belle de Mai), spectacle qui a déjà séduit les scènes de Séville et Nîmes. Les sœurs jumelles chiliennes <strong>Florencia Oz</strong> et <strong>Isidora O’Ryan</strong>, l’une danseuse, l’autre violoncelliste, explorent le mythe du double, de la dualité à travers un dialogue intime où s’entremêlent voix, cordes et mouvements. Le lendemain, au même lieux, <em>The Game</em> réunit le danseur et chorégraphe <strong>Jesús Carmona</strong>, <strong>José Valencia</strong> au <em>cante</em> et <strong>Juan Requena</strong> à la guitare. Le trio joue autant qu’il jouit de son art dans ce spectacle conçu comme une ode à la liberté de créer à l’intérieur même du langage flamenco. Deux événements qui confirment la volonté du festival de donner à voir à Marseille des productions flamenco de stature internationale.<br><br>Autre temps fort, la venue à la Cité de la Musique, en exclusivité pour le festival, de <strong>Pepe Fernández</strong> (8 avril). Pour la sortie de son nouvel album, <em>Cautivao</em>, le musicien français que l’Espagne nous envie, a voulu montrer qu’il joue dans la cour des grands et s’entoure sur scène d’artistes transpyrénéens qu’il admire. Et pas des moindres&nbsp;: <strong>Rafael de Utrera</strong> au chant, <strong>Jacobo Sanchez</strong> aux percussions, <strong>Nene Maya</strong> à la basse et <strong>Los Mellis</strong> aux incontournables palmas et chœurs. On reste en France avec <em>El Cavretico</em>, concert concocté par la compagnie Nine Spirit du saxophoniste, chercheur et directeur de conservatoire <strong>Raphaël Imbert</strong> (15 avril, Théâtre Toursky). C’est peut-être la proposition qui illustre le plus concrètement l’idée d’un flamenco invitant. Avec son titre qui désigne un chant sépharade en ladino, cette langue judéo-romande dérivée du vieux castillan et de l’hébreu, ce spectacle relie le flamenco aux musiques classiques, jazz et improvisées. Outre Raphaël Imbert, on peut y entendre un autre saxophoniste, <strong>Max Atger</strong>, la pianiste <strong>Amandine Habib</strong>, le percussionniste <strong>Jean-Luc Di Fraya</strong>. Et voir, se délecter de la danse d’<strong>Ana Pérez</strong>. Celle qui, passée par la compagnie Grenade de Josette Baïz puis devenue chorégraphe à son tour, est en train de montrer, au-delà de sa technique imparable, la finesse et la profondeur de sa créativité. Elle est également présente dans la programmation avec ses deux premiers projets personnels, deux solos dansés dans lesquels explose son talent&nbsp;: <em>Répercussions</em> (16 avril, Espace Comédia, Toulon) et sa dernière création <em>Concerto en 37.5</em> (14 avril, Espace Robert Hossein, Grans). Qu’elle soit française et marseillaise n’entre pas ici dans le débat, elle est avant tout une grande artiste à découvrir sans plus attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La flamme gitane</mark></strong><br>L’affiche de <em>Flamenco Azul</em> ne serait pas si fournie sans sa démarche collaborative avec d’autres structures telles que le festival <em>Mus’iterranée</em> [lire en page III]. Deux dates communes sont annoncées&nbsp;: <em>Cuento el Flamenco</em> (5 avril, Maison des Arts, Cabriès) et <em>¡Venga Ya&nbsp;!</em> (7 avril, Amphithéâtre La Manufacture, Aix-en-Provence). Dans le premier, le danseur <strong>Kuky Santiago</strong>, <strong>Melchior Campos</strong> (chant) et <strong>Lenny Creff</strong> (guitare) rendent hommage aux légendes qui ont écrites les plus grandes pages du flamenco «&nbsp;traditionnel&nbsp;». Le second propose un tablao à la mode sévillane mais avec la crème de la jeune scène française autour des danseurs <strong>Luca el Luco</strong> et <strong>Céline Daussan</strong>.<br><br>Recréer l’ambiance et la qualité des tablaos espagnols, c’est aussi ce qui a bâti la réputation du Centre Solea. Ce dernier remet les couverts en accueillant la danseuse d’exception <strong>Karime Amaya</strong> (21 et 22 avril), mexicaine et petite nièce du mythe Carmen Amaya. L’occasion d’admirer l’exposition <em>Balade flamenca</em> de <strong>Jean-Louis Duzert</strong>, considéré comme le photographe majeur du flamenco en France, visible pendant toute la durée du festival.<br><br>S’il est difficile de citer tous les événements imaginés par Maria Pérez et son équipe, il y a en a un qui doit être particulièrement souligné, le 20 avril, à Port-de-Bouc. C’est l’hommage, à travers une conférence, un récital et un film, à la communauté gitane de notre région sans qui la flamme du flamenco ne serait peut-être pas aussi vive dans nos territoires. Une histoire, qui comme toutes les histoires de migration, est traversée de souffrance et de dignité. Des mots qui collent si bien au flamenco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Flamenco Azul</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 23 avril<br></mark>Divers lieux<br>Marseille et Région Sud<br><a href="http://festivalflamenco-azul.com">festivalflamenco-azul.com</a></pre>
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