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	<title>Archives des C&#039;est quoi l&#039;amour - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Aimer quelqu’un, c’est aussi le laisser vivre ce qu’il a à vivre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:00:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans vos films, vous avez exploré la GPA, le placement familial, et aujourd’hui une question plus inattendue comme le divorce religieux… On a l’impression que vous creusez toujours, sous des formes différentes, ce qui fait famille. D’où vient ce fil chez vous ?Fabien Gorgeart. Je pense que ça vient d’une histoire personnelle, celle que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Dans vos films, vous avez exploré la GPA, le placement familial, et aujourd’hui une question plus inattendue comme le divorce religieux… On a l’impression que vous creusez toujours, sous des formes différentes, ce qui fait famille. D’où vient ce fil chez vous ?</strong><br><strong>Fabien Gorgeart.</strong> Je pense que ça vient d’une histoire personnelle, celle que je raconte dans <em>La Vraie famille</em>. Ça a été un événement fondateur, à la fois marquant et un peu traumatique. Et puis il y a eu le divorce de mes parents quand j’étais enfant. Mes premiers réflexes d’écriture allaient toujours vers ces questions-là, presque malgré moi. Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé, c’est là que se trouve mon inspiration. Alors à force, j’ai continué à creuser. Ce film me permettait de poursuivre cette exploration, mais avec un nouveau terrain de jeu, plus ouvert à la comédie, tout en gardant une interrogation sur les liens, sur nos histoires d’amour passées et présentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous pensé le casting, notamment avec Lyes Salem, et quelle place ont les acteurs dans votre écriture ?</strong><br>J’ai écrit pour Lyes Salem et pour Mélanie Thierry. On avait travaillé ensemble sur mon film précédent et j’avais très envie de les retrouver. Lyes est quelqu’un de très inspirant, c’est lui qui s’est imposé immédiatement en écrivant. Les acteurs sont au cœur du processus : j’écris en pensant à eux, à leur manière de parler, à leur énergie. Et puis il y a une confiance qui s’installe, une liberté dans le travail, qui permet d’aller vers quelque chose de très vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <strong>Lyes Salem, votre personnage de mari délaissé est souvent en retrait, mis de côté par les autres et par l’intrigue. Était-il difficile à construire ?</strong><br><strong>Lyes Salem.</strong> Au départ, oui, parce que je ne comprenais pas complètement sa place. On en a beaucoup parlé. Et puis j’ai trouvé une entrée : ne pas en faire un personnage jaloux, mais quelqu’un qui comprend très vite ce qui est en train de se jouer. Il accompagne, autant qu’il peut, ce que traverse sa femme. Et ça m’a intéressé de me dire que le personnage devenait une réponse possible à la question du film : aimer quelqu’un, c’est aussi le laisser vivre ce qu’il a à vivre. Dans l’univers de Fabien, je me sens très à l’aise. Il y a un naturalisme «&nbsp;plus plus&nbsp;» -quelque chose de très proche de la vie, mais qui reste du jeu. Ça donne beaucoup de liberté.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>C’est quoi l’amour ?, de Fabien Gorgeart<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 6 mai</mark><br><br>La rencontre a eu lieu dans le cadre d’une projection organisée par le cinéma Les Variétés à Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’amour sans mode d’emploi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:10:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Diane a les épaules, qui abordait la GPA à partir d’un attachement qui déborde, puis La Vraie famille, directement nourri de son histoire personnelle autour du placement familial, Fabien Gorgeart continue de filmer les liens au moment où ils se déplacent. Dans C’est quoi l’amour, une procédure de divorce religieux entre deux ex-conjoints restés [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après <em>Diane a les épaules</em>, qui abordait la GPA à partir d’un attachement qui déborde, puis <em>La Vraie famille</em>, directement nourri de son histoire personnelle autour du placement familial, <strong>Fabien Gorgeart</strong> continue de filmer les liens au moment où ils se déplacent. Dans <em>C’est quoi l’amour</em>, une procédure de divorce religieux entre deux ex-conjoints restés en bons termes vient dérégler une situation que l’on croyait stabilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film, affublé d’un titre bien moins délicat que ne l’est son intrigue, avance sans chercher à expliciter ni à reconstituer ce qui a eu lieu. Le comique n’est ni un objectif ni un contrepoint : il surgit des situations, des réactions, de dialogues qui restent au plus près du réel – et qui laissent affleurer une émotion plus sourde. Gorgeart ne change pas de terrain, mais déplace légèrement son geste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du centre commercial au Vatican<br></strong></mark><br><strong>Laure Calamy</strong> et <strong>Vincent Macaigne</strong> forment un couple d’une évidence rare. Rien n’est appuyé, mais une histoire circule entre eux. Leur complicité, tangible à l’écran sans effort, tient sans doute aussi à un parcours commun, au théâtre et au cinéma, qui remonte à près de deux décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà présents dans <em>La Vraie famille</em>, <strong>Lyes Salem</strong> et <strong>Mélanie Thierry</strong> incarnent ici deux personnages secondaires particulièrement justes. Lui, en époux relégué au second plan, observe, accompagne, laisse faire avec une forme de bonhomie qui finit par décaler le regard. Elle, hérite d’une partition plus ingrate : il fallait bien tout son talent pour incarner cette catholique un peu rigide, sœur de curé, incapable d’envisager de ne pas se marier à l’église. Sans jamais basculer dans la caricature, Mélanie Thierry tient sa ligne avec une générosité et un engagement qui la rendent immédiatement crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce jeu de déplacements, <strong>Céleste Brunnquell</strong> trouve naturellement sa place. Déjà remarquée dans <em>En thérapie</em>, elle confirme une présence très singulière, à cet endroit fragile où l’adolescence se prolonge encore dans les débuts de l’âge adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film s’ouvre dans un centre commercial à Angoulême et se termine à Rome, au Vatican. On passe de l’un à l’autre sans que rien ne soit surligné. C’est la première fois que ces personnages s’y rendent – et on se surprend à se demander quand, pour la dernière fois, un événement de ce type a été filmé de cette manière dans un film, qui plus est grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> SUZANNE CANESSA<br><br><br></p>



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