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	<title>Archives des Charlène Favier - Journal Zebuline</title>
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		<title>CineHorizontès, un défi renouvelé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 16:06:11 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout festival est un défi. Plus encore, peut-être, ceux qui, sans paillettes, ne sont pas sous les projecteurs des médias nationaux et internationaux. Portés par des associations et beaucoup de bénévoles qui œuvrent toute l’année auprès de publics variés pour faire partager leur passion et défendre la culture : leur pérennité est un combat ! Le festival du cinéma espagnol malgré ses solides partenariats méditerranéens, ses volets professionnels, son ouverture au-delà de l’Europe, et ses 8000 spectateurs l&rsquo;an dernier, a dû supprimer ses spectacles et concerts suite à des désengagements publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais son édition 2025, conserve sa qualité et sa structure : quatre compétitions (fictions, documentaires, courts-métrages, Belle Jeunesse), deux « fenêtres » ouvertes sur l’Argentine et Cuba, une sélection Panorama proposant six films espagnols sortis en 2024-2025 comme <em>Sîrat </em>(<strong>Oliver Laxe), </strong>prix du Jury à Cannes. Sans oublier ses rencontres avec les invité.e.s, et ses rendez-vous : une journée pédagogique, des projections scolaires et une table ronde le 14 octobre à l’Alcazar sur le focus de l’année : <em>le cinéma espagnol au féminin</em>. Animée par <strong>Marcia Romano</strong> (co-réalisatrice entre autres de <em>Fotogenico</em>), la rencontre réunira une illustratrice <strong>Maria Hesse</strong>, une productrice, <strong>María Caballer</strong> et une réalisatrice-scénariste-productrice <strong>Charlène Favier</strong>, présidente par ailleurs du Jury de la Grande Compétition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Femmes, Vie, Cinéma</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinéma féminin encore avec la marraine 2025, <strong>Icíar Bollaín</strong> qu’on pourra rencontrer à l’Artplexe. Rétrospective le 11 octobre de ses grands films portés par des figures féminines qui s’imposent et imposent leurs choix&nbsp;: Maixabel Lasa face à l’assassin de son mari (<em>Les Repentis</em>), Névenka Fernandez face au harcèlement sexuel d’un homme politique (<em>Soy Nevenka</em>), Rosa face aux préjugés de sa famille ( <em>La Boda de Rosa</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Masterclass le lendemain, étayée par la projection de <em>El Sur</em> de <strong>Victor Erice</strong> où Icíar Bollain est une toute jeune actrice et de <em>Te Doy mis ojos</em> qu’elle a réalisé en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour compléter cet aperçu des talents féminins, un volet est dédié aux nouvelles réalisatrices espagnoles. Déjà consacrées à l’instar de <strong>Mau Cardoso</strong> (<em>Bebés Robados</em>) ou de la multi primée <strong>Carla Simon</strong> (<em>Romería, </em>dernier volet de sa trilogie familiale). Et à celles présentant leur premier long métrage comme <strong>Gemma Blasco</strong> (<em>La Furia</em>) ou <strong>Eva Libertad</strong> (<em>Sorda</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lutte et humanisme</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouverture le 7 octobre à 20 h au cinéma Le Prado par un hommage aux luttes citoyennes dans <em>El 47</em>, drame social signé <strong>Marcel Bardena</strong> qui raconte l’acte de dissidence d’un chauffeur de bus incarné par <strong>Eduard Fernandèz</strong> à Barcelone en 1978.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Clôture le 16 octobre dans ce même lieu, pour le palmarès et la projection de <em>Una Quinta Portuguesa</em> de <strong>Avelina Prat</strong>, l’histoire de Fernando (<strong>Manolo Solo</strong>) un prof de géographie, qui, après la disparition inexpliquée de sa femme, se lance dans un périple qui le conduit au Portugal et vers Amalia (<strong>Maria de Meiredos</strong>). Un film empreint d’humanisme et d’optimisme en guise de conclusion et de message.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film gagnant <strong><em>Horizon d’or 2025</em></strong> sera proposé à L’Alhambra le 18 octobre, séance suivie d’un repas d’au revoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Programme complet sur cinehorizontes.com</p>
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		<title>Oxana  « Sans combat il n’y a pas de vie »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">En exergue, on peut lire&nbsp;; «&nbsp; <em>ce film est librement inspiré de la vie d’<strong>Oksana Chatchko</strong>&nbsp;</em>» . C’est à partir de rencontres, de témoignages, en particulier du documentaire d’<strong>Alain Margot, </strong><em>Je suis Femen,</em> que <strong>Charlène Favier</strong> la réalisatrice de <em>Slalom,</em> a fait le portrait de cette femme, co- fondatrice avec <strong>Anna Hutsol</strong> et <strong>Oleksandra Chevtchenko</strong>, du mouvement FEMEN en avril 2008 et&nbsp; qui a mis fin à ses jours le 23 juillet 2023 à l’âge de 31 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fête traditionnelle, des feux, des bougies sur des couronnes, des fillettes qui dansent, images floutées, dans des couleurs chaudes ; la fête de Kupala et une petite fille qui murmure « <em>Je veux épouser Dieu</em> ». Juste avant le titre <em>OXANA. </em>C’est son trajet, son combat que va nous retracer la cinéaste, de 2002 à Khmelnytskyï en Ukraine au 23 juillet 2018 19h à Paris. En passant par Kiev,Minsk , Moscou. Allers retours entre son adolescence marquée par les traumatismes familiaux et la pauvreté, sa relation avec la religion orthodoxe, son activité de peintre d’icônes, son désir de liberté, sa prise de conscience et pour finir a solitude, son désarroi, son désespoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un beau portrait</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par petites touches, <strong>Charlène Favier</strong> construit son Oxana : <em>« Je raconte l’Oxana habitée, l’Oxana christique, l’Oxana mystique, l’Oxana qui est un peu alchimiste. Aussi la créatrice, l’artiste »</em>  Se peint ainsi peu à peu le portrait de cette femme avec toutes ses ambigüités. Des plans comme des tableaux : couleurs chaudes des scènes  où les trois fondatrices, Oxana et ses amies, Lada (<strong>Lada Korovai</strong>) et Anna ( <strong>Oksana Zhdanova</strong>) construisent leur mouvement  FEMEN, leurs combats, et préparent leurs actions contre l’oppression. Couleurs sombres des séquences où elles se font arrêter et torturer. Couleurs froides des rues de Paris où Oxana traine sa solitude après avoir été mise de côté par Inna Shevchencko (<strong>MarinaKoshkina</strong>) .Et le visage d’Oxana , souvent filmé, en gros plan, lumineux, comme incandescent, visage christique. Une icône comme celles qu’elle peint, transforme, détourne et qui vont être exposées  à Paris. Un film sous le signe de la peinture : on découvre  les toiles d’Oxana puis celles d’ Apolonia Sokol ( <strong>Noée Abita</strong> , Lyz dans <em>Slalom</em>) qui devient son amie. On voit les <em>« seins qui  attirent l’attention </em>» et qui, dénudés, peints de slogans deviennent des objets qui protestent .Le corps même d’Oxana devient tableau tels les artistes du body painting. « <em>You are fake</em> » lance t-elle à la fin…Un message adressé au monde qui ne réagit pas face aux dictateurs qui violent les droits humains mais aussi à tous ceux qui se mettent en avant au détriment du combat</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;« <em>.Faire ce film, c’était aussi une manière pour moi de&nbsp; rendre justice à Oxana&nbsp; visionnaire, artistiquement mais aussi politiquement. Son engagement et celui des Femen n’a malheureusement jamais été d’autant d’actualité. »</em> précise&nbsp; Charlène Favier.&nbsp; Certain.e.s pourraient lui reprocher de ne pas avoir décrit assez précisément&nbsp; les actions du mouvement femen&nbsp; «&nbsp;<em>l’un des mouvements les plus importants du XXIe siécle</em> » comme indiqué dans le synopsis. D’autres d’avoir fait une icône de celle qui croyait surtout à la lutte collective. Et pourquoi pas&nbsp;? <em>Oxana &nbsp;est </em>&nbsp;le portrait réussi d’une femme qui s’est battue, superbement interprétée par <strong>Albina Korzh,&nbsp; </strong>que la musique de <strong>Delphine Malaussena</strong> accompagner avec élégance et justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le film sort en salles le 16 avril</mark></p>
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