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	<title>Archives des Chine - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Chine - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Her Story » : Leçons de féminisme à la chinoise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 14:54:11 +0000</pubDate>
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<p>Ce n’est pas le lion de la Metro-Goldwyn-Mayer qui rugit au générique d’ouverture de <em>Her Story</em> de <strong>Yihui Shao</strong>. Ce sont les statues dorées des prolétaires, faucille et gerbe de blé en mains, dans le plus pur style du réalisme socialiste, qui montrent la voie vers un avenir radieux. On est en Chine, un pays millénaire qui a fait une révolution mais demeure traditionnellement et viscéralement patriarcal.</p>



<p>Le présent du XXI<sup>e</sup> siècle n’est toujours pas si radieux pour les femmes chinoises qui représentent plus de la moitié de la population active. Salaires inférieurs, « plafond de verre » pour leurs carrières, inégalités des taches domestiques dans les couples. Elles divorcent de plus en plus mais sont alors stigmatisées et considérées comme « <em>biens endommagés </em>» Dans ce contexte, un film qui brosse le portrait valorisant de femmes autonomes, met sur le tapis les tabous sociétaux et traite ces sujets sérieux sous la forme d’une comédie urbaine romantique, ne pouvait que rencontrer ce public. Premier au box office chinois, ce « <em>blockbuster féministe </em>» qu’on a pu rapprocher du <em>Barbie</em> de <strong>Greta Gerwig</strong>, est un phénomène.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois générations</mark></p>



<p>On est à Shanghai. Wang Tiemei (<strong>Song Jia</strong>), ancienne journaliste d’investigation, divorcée, a perdu son emploi. Elle trouve un nouveau job et déménage dans un immeuble ancien sans ascenseur avec sa fille de 12 ans, Moli (<strong>Mumei Zeng</strong>). Elle rencontre sa voisine Ye (<strong>Elaine Zhong</strong>), une jeune chanteuse dépressive et fleur bleue, amoureuse d’un ophtalmo peu clairvoyant sur ses propres sentiments. Tiemei, Ye et Moli se lient d’amitié, s’entraident, partagent leurs repas, leurs bricolages, leurs joies, leurs peines. L’ex-mari de Tiemei, père de Moli, «&nbsp;s’inscruste&nbsp;» alors qu’un musicien, ami de Ye, devient l’amant de Tiemei.</p>



<p>Trois générations de filles sont représentées ici, trois caractères aussi. Tiemei, en mère célibataire responsable, met la barre très haut visant à n’avoir besoin de personne. Ye, un peu fofolle et bohème, veut encore croire au couple romantique.&nbsp;Entre les deux, Moli cherche sa voie parmi les injonctions sociales, scolaires, maternelles et paternelles. Fera-t-elle de la batterie&nbsp;? De la boxe&nbsp;? Ou écrira-t-elle des romans&nbsp;?</p>



<p>Maladroits et patauds, un peu dépassés, pour séduire ces femmes émancipées, les personnages masculins ravalent leur machisme qui revient comme le naturel au triple galop&nbsp;: vasectomie remise aux calendes grecques, préjugés machistes, jalousie, et concours de virilité. Les scènes s’enchaînent, déclinant les sujets comme la menstruation, la maternité, l’éducation, l’amitié, la dépression. Plus vaguement, la liberté de la presse. Mais les plus jolis moments sont sans doute ceux où le discours n’est pas trop pesant et ne tourne pas à la leçon. Le jeu entre Ye et Moli, par exemple, où la fillette, les yeux fermés, devine l’origine des sons qu’elle entend, et transfigure par son imagination l’univers domestique.</p>



<p>Le titre original du film <em>Hao Dong Xi</em> signifie «&nbsp;une bonne chose&nbsp;». Et sans nul doute, ce film est une bonne chose pour des millions de Chinoises en quête de représentation ainsi que pour un public plus large, qui découvrira une Chine en phase avec cette lutte internationale des femmes pour l’égalité des droits.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Her Story</em>, de <strong>Yihui Shao</strong></p>



<p>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 avril</mark></p>



<p></p>
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		<title>« Grand tour », le merveilleux voyage de Miguel Gomes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 19:02:11 +0000</pubDate>
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<p>Le «&nbsp;Grand Tour&nbsp;» était un voyage qu’entreprenaient les européens aisés, en Europe depuis le Moyen Âge, puis d’une capitale de l’Empire britannique en Inde jusqu’à l’Extrême-Orient. Un voyage qui a inspiré de nombreux écrivains dont Sommerset Maugham. Et c’est en lisant <em>A</em><em> Gentleman in the Parlour</em> que <strong>Miguel Gomes </strong>a l’idée de faire son <em>Grand Tour</em>.Un périple qu’il commence en 2020 avec son équipe, filmant en 16mm, pour recueillir une «&nbsp;<em>archive de voyage</em>&nbsp;» qu’il compte utiliser dans le film. Le voyage interrompu par la Covid, une équipe chinoise va finalement parcourir les 3500 km restant pour compléter le périple commencé deux ans plus tôt. Le reste du film sera tourné avec des acteurs, en studio, trente décors sans aucun trucage numérique&nbsp;! Une proue<a></a>sse.</p>



<p>L&rsquo;histoire se passe en 1918&nbsp;: Edward Abott (<strong>Gonçalo Waddington</strong>) fonctionnaire de l’Empire britannique, basé à Rangoun, en Birmanie, fuit Molly Singleton (<strong>Crista Alfaiate</strong>), sa fiancée depuis 7 ans, au moment où elle arrive pour leur mariage. Il ne se souvient plus de son visage et a envie de disparaitre. Et c’est dans ce grand tour que le spectateur est embarqué, guidé par une voix off qui parle la langue du pays traversé. En bateau, en trains, dont un qui déraille, à pied à travers jungle et forêts, en tuk-tuk, en bus, en jonque, et même dans un navire de guerre américain.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sur la route encore</strong></mark></p>



<p>De Rangoun à Singapour où on assiste à un spectacle de marionnettes et d’ombres, puis à Bangkok où Edward est invité à l’anniversaire du Prince, au son du <em>Beau Danube bleu </em>qui nous emmène au cœur de Saïgon  au milieu d’un superbe ballet de motos chevauchées par des gens, masques anti-covid sur le visage. Rencontres insolites au Japon, comme les musiciens de rue mendiants, les moines Komusos  ou à Manille, un homme aviné qui chante faux <em>My Way</em> de Sinatra. Car dans ce voyage, présent et passé, documentaire et fiction, réel et imaginaire, se mélangent harmonieusement dans un superbe noir et blanc, déjà apprécié dans <em>Tabou </em>(2012) ),-  qui fait penser parfois à l’esthétique des films muets en particulier quelques plans à l’iris. Un noir et blanc, entrecoupé de séquences en couleurs dont ces plans récurrents  de manège « grand tour »  activés par des acrobates birmans.</p>



<p>Si la première partie du film est consacrée à celui qui fuit, la seconde nous raconte le trajet de celle qui le poursuit, la belle Molly&nbsp;: «<em>&nbsp;Je vais lui mettre le grappin dessus, je vais le débusquer que ça lui plaise ou non</em>&nbsp;»<em>,</em> dit-elle en pouffant. Elle aussi fait des rencontres qui lui font oublier, un moment, son fuyant fiancé. Des gens étonnants comme Lady Dragon et&nbsp; Ngoc, l’employée de M. Sanders qui la courtise en vain, lui faisant écouter <em>By the light of the silvery moon.</em> Une deuxième partie plus mélancolique. La fin d’un voyage, comme un écho &nbsp;aux paroles du consul anglais de Bandung, retiré à la campagne <em>«&nbsp;La fin de l’Empire&nbsp; est inévitable. Question d’années peut être de mois…On partira d’ici sans avoir rien compris…</em>&nbsp;»</p>



<p>&nbsp; On ne peut qu’être embarqué dans ce <em>Grand Tour</em>&nbsp;: un récit de voyages, poétique, superbement filmé, qui nous fait rêver mais aussi réfléchir sur le monde et la lâcheté de (certains) hommes.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Grand Tour</em>, de <strong>Miguel Gomes</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 27 novembre</strong></mark></p>
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		<title>« Our Lady of the Chinese Shop », un conte angolais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 06:08:28 +0000</pubDate>
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<p>Une voix off en mandarin, commente, accompagne ce qu’on découvre à l’écran&nbsp;: une femme transporte des seaux de haut en bas des escaliers de sa maison alors que l’eau s’infiltre à travers les murs, y creusant des fissures. Alors que des ouvriers ont été appelés pour réparer, ils sont chassés par une voisine «&nbsp;<em>c’est la maison qui pleure</em>&nbsp;!&nbsp;» affirme t-elle. Le chagrin de cette demeure, c’est celui de Domingas (<strong>Cláudia Púcuta</strong>), la maitresse de maison, qui s’occupe à contre cœur de son mari, Bessa (<strong>David Caracol</strong>) malade mais toujours tyrannique. Ce sont deux des personnages du premier long métrage d’<strong>Ery Claver</strong>, membre du collectif de cinéastes&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Génération 80&nbsp;». Ils essaient de nouvelles formes cinématographiques&nbsp;qui &nbsp;peuvent désorienter certains spectateurs, comme l’a fait remarquer l’un d’entre eux lors de la projection à Apt.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des Vierges et un barbier</mark></p>



<p>Peut-être suffit-il de se laisser em-porter et de suivre chacun des quatre personnages de ce film choral. Ne pas s’étonner si le prologue arrive aux deux tiers du film, après le deuxième chapitre, donnant à voir une conférence – banquet, satirique, destinée aux dirigeants et notables de Luanda – dont Bessa – dans un stade où les spectateurs sont remplacés par des vêtements suspendus aux gradins. Un prologue qui donne quelques clés et éclaire un peu ce qu’on pouvait trouver insolite. On peut encore se laisser guider cette voix qui murmure des vers énigmatiques d’une grande poésie&nbsp;; peut-être celle de ce Chinois qui, figure récurrente, de sa terrasse regarde les autres en bas, ou qui, dans le quartier chinois éclairé au néon, vend des statuettes en plastique de la Vierge, censées soulager tous les maux. On peut compatir au chagrin du jeune Zoyo (<strong>Willi Ribeiro</strong>) parcourant les rues de Luanda à la recherche de son chien Tobias. Sourire devant un barbier mégalomane admirant une des statues de la Vierge, en plastique et s’exclamant «<em>&nbsp;les Chinois font de belles choses&nbsp;!</em>&nbsp;» Et surtout espérer que Domingas se remette de la mort de sa fille dont elle juge son mari responsable et trouve sa voie.</p>



<p>À travers cette galerie de personnages, c’est le fossé qui existe entre les cultures et les classes sociales, les traces du passé portugais et de la religion, l’emprise commerciale de la Chine sur l’Angola dont parle ce conte urbain dont les séquences, inattendues, nous font parfois sourire mais surtout nous font réfléchir.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Our Lady of the Chinese Shop</em>, d’<strong>Ery Claver</strong> a été présenté lors de la 21<sup>e</sup> édition des Festival des cinémas d’Afrique du Pays d’Apt qui s&rsquo;est tenue du 9 au 14 février <br></p>
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		<title>Le devoir des peuples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 13:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quasiment deux mois, dans ces pages, nous donnions la parole à une femme artiste franco-iranienne. De retour de Téhéran, elle nous racontait comment le meurtre de Masha Amini était en train de donner naissance à ce qui est devenu le plus important mouvement de contestation depuis l’instauration de la République islamique en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a quasiment deux mois, dans ces pages, nous donnions la parole à une femme artiste franco-iranienne. De retour de Téhéran, elle nous racontait comment le meurtre de Masha Amini était en train de donner naissance à ce qui est devenu le plus important mouvement de contestation depuis l’instauration de la République islamique en 1979. « Femmes, vie, liberté », le slogan est repris dans toutes les manifestations du globe en soutien à cette véritable révolution iranienne. Porté par la solidarité des peuples du monde et sa ferme intention de mettre fin à plus de quarante ans de dictature religieuse conjuguée à une incurie économique, celui de l’ancienne Perse n’a jamais baissé les bras malgré une répression sanguinaire. Alors qu’il n’avait jamais cédé sur la moindre remise en cause de son pouvoir, le régime se voit contraint de lâcher du lest. L’annonce inattendue par le procureur général de l’abolition de la police des mœurs est une victoire incontestable des manifestant·es. La possibilité d’une révision de la loi sur le port obligatoire du voile en est une autre. Ces reculs des autorités politiques et judiciaires seront-ils suivis d’effet ? C’est sans aucun doute de la ténacité des insurgé·es que sortira la réponse.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Démocratie élimée<br></mark></strong>En Chine aussi, la population crie sa colère. Des manifestations d’une rare ampleur prennent pour cible le fraîchement réélu (pour un troisième mandat…) président Xi Jinping. Si la politique drastique du « zéro Covid » a mis le feu aux poudres, le ras-le-bol pourrait là aussi s’étendre à des revendications plus larges dans ce pays pour le moins éloigné de la culture démocratique telle que définie par l’Occident.<br>Bien qu’à des années-lumière des institutions de ces deux pays en ébullition, la France voit sa démocratie passablement élimée par les pratiques de ses gouvernements successifs. Tandis que la Première ministre dégaine l’article 49.3 à une fréquence proche de la tachycardie, c’est le débat parlementaire qui est escamoté, privant ainsi les Français·es de propositions alternatives légitimes à la vision macronienne des comptes de l’État. Politique migratoire, avenir des retraites et bien d’autres projets rétrogrades sont dans les tuyaux du quinquennat. Il est un devoir du peuple et de sa représentation nationale d’avoir les moyens de contre-argumenter pour les contester.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS&nbsp;</p>
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