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	<title>Archives des cinéma argentin - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des cinéma argentin - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Les Amants Astronautes »: l&#8217;espace du désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 04:47:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma argentin]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Javier Orán]]></category>
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		<category><![CDATA[Marco Berger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film s’ouvre par l’arrivée de Pedro (Javier Orán), sac à dos et sueur au front. Il a traversé la forêt et entre dans une belle maison à l’architecture contemporaine où l’attend un couple d’amis. Il vient y passer ses vacances. Il partagera sa chambre avec Maxi (Lautaro Bettoni), un ancien camarade de classe perdu [&#8230;]</p>
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<p>Le film s’ouvre par l’arrivée de Pedro (<strong>Javier Orán</strong>), sac à dos et sueur au front. Il a traversé la forêt et entre dans une belle maison à l’architecture contemporaine où l’attend un couple d’amis. Il vient y passer ses vacances. Il partagera sa chambre avec Maxi (<strong>Lautaro Bettoni</strong>), un ancien camarade de classe perdu de vue depuis des années.</p>



<p>Tous deux sont incroyablement beaux, jeunes. Et c’est l’été… évidemment. La plage n’est pas loin, les corps se dénudent, la peau a ses raisons que la raison ignore. Pedro est gay. Max non. Enfin pas vraiment. Car qui peut prétendre être hétéro à 100%&nbsp;? Entre les deux hommes le désir et le déni de ce désir créent des précipités au sens chimique du terme. D’autant que Max qui sort d’une histoire avec Sabrina, décide de lui faire croire comme à tout son groupe d’amis qu’il est en couple avec Pedro. Pedro et Max vont faire semblant d’éprouver ce que déjà ils éprouvent sans se l’avouer vraiment.</p>



<p>Le film suit de façon très classique et finalement très sage, la montée de l’attirance entre ses protagonistes, leur rapprochement step by step. <strong>Marco Berger</strong> accumule les situations troubles et sensuelles&nbsp;: une main sur l’épaule, l’échange de vêtements, le fantasme de l’un près du corps endormi de l’autre… de petits gestes, un baiser hollywoodien prétendûment faux et des discussions rieuses sur le cinéma, le sexe et le désir. Un marivaudage à mots crus qui croit ne pas se prendre au sérieux et où le «&nbsp;cul&nbsp;» et la «&nbsp;bite&nbsp;» restent au centre du jeu de séduction. Métaphorisés parfois&nbsp;: soleil, lune, planète -en (h)or-bite, versus les phalliques fusées, drapeaux plantés ou missiles lancés. Une comédie romantique au verbe osé en somme mais plutôt chaste à l’image. On est dans le frôlement, l’inabouti, plus brûlant que l’acte sexuel.</p>



<p>Si on peut reprocher au film un excès de bavardage et des répétitions, ces amants astronautes de la terre au ciel (le 7ème, bien sûr) ouvrent l’espace imaginaire, ludique et prosaïque de l’amour et ce n’est pas désagréable.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Les Amants Astronautes</em> de <strong>Marco Berger</strong>, en salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>2 juillet</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>« Los Delincuentes », qu’est-ce qu’on attend pour être heureux !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 13:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Cecilia Rainero]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma argentin]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Elias]]></category>
		<category><![CDATA[Esteban Bigliardi]]></category>
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		<category><![CDATA[Margarita Molfino]]></category>
		<category><![CDATA[Rodrigo Moreno]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Morán (Daniel Elías) est employé dans une banque de Buenos Aires. Célibataire de plus de quarante ans, sans perspectives, englué dans la routine dodo-métro-boulot, il prend soudain conscience (on comprendra bien plus tard pourquoi) qu’il perd sa vie à la gagner. Il décide donc de braquer sa banque. Non par cupidité ou folie des grandeurs [&#8230;]</p>
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<p>Morán (<strong>Daniel Elías</strong>) est employé dans une banque de Buenos Aires. Célibataire de plus de quarante ans, sans perspectives, englué dans la routine dodo-métro-boulot, il prend soudain conscience (on comprendra bien plus tard pourquoi) qu’il perd sa vie à la gagner. Il décide donc de braquer sa banque. Non par cupidité ou folie des grandeurs mais par un simple calcul&nbsp;: il prendra la somme qu’il aurait dû percevoir jusqu’à sa retraite en une fois. Il y ajoutera une part destinée à dédommager un de ses collègues Román (<strong>Esteban Bigliardi</strong>), qu’il entraîne dans l’aventure. Il le charge de cacher le butin loin de la ville pour le récupérer à sa sortie de prison, puis se livre à la justice. Il estime sa peine à environ trois ans. Trois ans de taule contre le reste d’une vie de liberté. Pour lui, le compte est bon. Son complice adhère peu à peu à ce projet dément ou raisonnable – va savoir… Román abandonne sa femme et ses deux enfants pour trois jours, suit l’itinéraire que Morán lui a indiqué et qu’il a parcouru avant son délit. Román rencontre la belle et libre Norma (<strong>Margarita Molfino</strong>), sa sœur Morna (<strong>Cecilia</strong> <strong>Rainero</strong>) qui enregistre le bruit des herbes dans le vent, et Ramón (<strong>Javier Zoro Sutton</strong>) qui tourne un documentaire sur les jardins. Loin de son quotidien, il découvre comme Morán avant lui, une liberté qu’il ne s’autorisait plus.</p>



<p>A partir ce synopsis, on aurait pu imaginer un film de prison, de cavale comme il y en a tant. Puis un drame de trahison et de vengeance. Mais <em>Los Delincuentes</em> déjoue ces attentes. Le braquage s’inscrit dans le protocole quotidien de l’établissement bancaire, en silence et sans violence. L’enquête menée par une redoutable agente de la compagnie d’assurance, se fait en interne. Pas de poursuite spectaculaire. De filature angoissante. Pas de drame, pas de mort. Seule la prison reprend les motifs habituels, sans s’y appesantir fort heureusement. Quelques références au thema «&nbsp;voleurs au cinéma&nbsp;» jalonnent le scénario&nbsp;: un extrait de<em> L’Argent</em> de Robert Bresson, et quelques fausses pistes plutôt drôles.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>… j’écris ton nom</strong></mark></p>



<p>Le crime, ici, c’est imaginer une autre vie inscrite dans un temps à soi, échapper à l’aliénation d’un travail alimentaire, trouver plaisir à vivre. Un côté anar à la Georges Darien, subversif mais individualiste.</p>



<p>Le réalisateur épouse le rêve de son anti-héros principal&nbsp;: élargir le champ pour prendre la poudre d’escampette. On passe des plans serrés et de l’espace clos des appartements, des locaux cadenassés des geôles ou de la banque, aux plans larges sublimant une campagne argentine idyllique sans clôtures. Les travellings verticaux ou horizontaux balayant le centre urbain, suivant le flux de la foule ou le surplombant, laissent place aux plans fixes, picturaux d’un déjeuner sur l’herbe près de la rivière ou à des panoramiques de western. Déclinant l’opposition initiatrice du scénario, «&nbsp;obéir/se rebeller&nbsp;», la mise en scène ne cesse de jouer sur la dichotomie&nbsp;: ville/campagne, Buenos Aires/Córdoba, intérieurs oppressifs badigeonnés de marron/extérieurs ouverts à tous les possibles, saturés de lumière. Split-screens pour réunir &nbsp;espaces et temps. Tout devient indice dans ce jeu de piste de trois heures où on ne s’ennuie jamais. L’énigmatique scène initiale dans laquelle une cliente se voit refuser l’encaissement d’un chèque car elle a la même signature qu’un autre client de la banque, ne trouvera sens que plus tard.</p>



<p>Le vinyle des Pappo’s Blues, groupe de rock argentin, élément de la superbe BO – aux côtés de Bach, Camille Saint-Saëns, Francis Poulenc et Astor Piazzola, deviendra un objet transitionnel inattendu.</p>



<p>Le jeu oral pratiqué par Roman et ses compagnons de chemin, qui consiste à enchainer le nom de villes en prenant comme initiale la dernière lettre de celle citée précédemment, ne fera écho qu’après la fin du film. Tout comme le poème de Ricardo Zelarayan, <em>La Gran Salina</em> découvert en prison par Morán</p>



<p>Avec les cinq lettres du mot roman, Rodriguo Moreno (dont les initiales reprennent le R de Román et le M de Morán) nomme ses personnages par anagrammes&nbsp;: Morán, Román, Norma, Morna, Ramón. Des personnages et un auteur, en quête de liberté.</p>



<p>La fin reste ouverte sur les paysages de Córdoba tandis qu’on entend la voix de Pappo, comme une invitation à la chasse au trésor :</p>



<p><em>C’est impossible de résister</em><br><em>Jamais nous n’avons été dans une si mauvaise passe</em><br><em>Où l’ont-ils mise la liberté ?</em></p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Los Delincuentes</em>, de <strong>Rodrigo Moreno </strong><br>En salles le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 27 mars</mark></p>
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