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	<title>Archives des cinema espagnol - Journal Zebuline</title>
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		<title>Exils et vertiges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 14:57:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le récit s’ouvre sur le visage d’une réfugiée africaine en très gros plan. Elle raconte sa fuite devant des terroristes, le massacre des siens, la peur, la douleur. La voix de la traductrice relaie ses propos. Puis en rupture de cadre et d’échelle, nous voilà au-dessus d’une montagne abrupte et du vol circulaire des vautours [&#8230;]</p>
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<p>Le récit s’ouvre sur le visage d’une réfugiée africaine en très gros plan. Elle raconte sa fuite devant des terroristes, le massacre des siens, la peur, la douleur. La voix de la traductrice relaie ses propos. Puis en rupture de cadre et d’échelle, nous voilà au-dessus d’une montagne abrupte et du vol circulaire des vautours avant que tout ne s’inverse et que nous nous trouvions au-dessous, au pied de la roche grise, les rapaces collés au ciel. Le préambule du récit est un renversement et annonce le vertige émotionnel qu’<strong>Isabel Coixet </strong>va nous faire vivre dans <em>Un amor</em>.</p>



<p>Natalia (<strong>Laia Costa</strong>) trentenaire célibataire était interprète dans une agence de médiation, au comité d’accueil des réfugiés. Elle déserte la souffrance distillée par les demandeurs d’asile, l’horreur de leurs récits, sa responsabilité dans l’instruction des dossiers, et s’installe loin de la ville dans un village montagnard, La Escapa, où elle ne fera plus que traduire documents et textes littéraires. Sans grand moyen, elle loue une vieille maison délabrée, sale, inhospitalière. L’eau du robinet coule noire, la douche fuit, le toit est troué. Les chiens aboient sans cesse. Son propriétaire fait irruption pour recevoir le loyer en billets froissés fourrés dans une enveloppe. Il est odieux, misogyne, menaçant, refuse d’assumer les réparations et lui impose d’adopter un chien hermaphrodite, balafré et traumatisé que Nat finira par aimer.</p>



<p>Dans le village, tout le monde sait tout sur tout le monde. Sous le calme apparent du lieu où tous l’affirment : «&nbsp;<em>on est super bien&nbsp;</em>». Fermentent la suspicion, l’infamie, le non-dit. Sur le pays tournent l’orage et les oiseaux noirs. On pense au récent <em>As bestas</em> de <strong>Rodrigo Soroyen</strong>. Territoire délimité, dominé par les pics rocheux, dans lequel vit une communauté restreinte. Parmi elle vit Andréas, (<strong>Hovik KeuchKérian</strong>) surnommé l’Allemand, un ours solitaire, taiseux, bedonnant, fort comme un roc, qui vend ses légumes et réalise de menus travaux. C’est contre toute attente avec lui que Nat va nouer une relation. «&nbsp;<em>La belle et la bête&nbsp;</em>» dit la réalisatrice. Une relation initiée sur la base d’un deal aussi anti-romantique que possible : le sexe contre la réparation du toit. Puis sur l’addiction de Nat à ce corps puissant, à cet homme-montagne. Natalie et Andreas, deux outsiders, «&nbsp;étrangers&nbsp;» au village, personnages «&nbsp;coixétiens&nbsp;» par excellence dans leur opacité, et l’irréductibilité de leur solitude.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Deux corps</strong></mark></h3>



<p>On retrouve dans ce film, des thèmes chers à la réalisatrice : la recherche d’un ailleurs, la fuite qui ne ramène qu’au point de départ, le déracinement (même dans son propre pays), les refuges illusoires – fussent-ils ceux des bras d’un homme désiré. Isabel Coixet excelle dans ces scènes d’amour – on se souvient encore de Sergi López et de Rinko Kikuchi dans <em>Carte des Sons de Tokyo </em>–, alliant la brutalité et le mystère du geste, le grognement bestial et l’imaginaire tellurique, le corps épais de l’un contre celui fragile de l’autre. La caméra ne quitte guère Nat qui parfois se dédouble pour se voir de l’extérieur. Se reconnaît-elle ? La reconnaissons-nous ? Projeter les gens ailleurs, spatialement et émotionnellement, serait un des buts d’un long métrage. Gageons ce pari réussi. «&nbsp;<em>Mon ADN est dans chaque plan de ce film. Je l’ai réalisé pour de nombreuses raisons mais surtout parce que je ne pouvais pas ne pas le faire&nbsp;</em>» dit la réalisatrice. Merci de l’avoir fait.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><br>En salle le 9 octobre<br><br>Présenté par <a href="https://www.instagram.com/cinehorizontes/">CineHorizontes</a> en Grande Compétition Fiction, le film a obtenu l'Horizon d'or 2024.<br><br>Projection le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars 2025</mark>, dans le cadre du<a href="https://agissezdansvotreville.fr/"> <strong><em>festival Hispanorama</em></strong></a></pre>
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		<title>Anatomie d&#8217;un crime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 05:39:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Ana Torrent]]></category>
		<category><![CDATA[cinema espagnol]]></category>
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		<category><![CDATA[Manuel Egozkue]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Iriarte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux femmes blondes, la cinquantaine, côte à côte dans un transat. Des ongles vernis de rouge. Le temps arrêté d’une sieste estivale près d’une rivière. Victor Iriarte affirme que c’est à partir de cette image rêvée qu’est né son premier long métrage de fiction Dos Madres (titre original&#160;: Sobre todo de Noche). Tout autant que [&#8230;]</p>
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<p>Deux femmes blondes, la cinquantaine, côte à côte dans un transat. Des ongles vernis de rouge. Le temps arrêté d’une sieste estivale près d’une rivière. <strong>Victor Iriarte</strong> affirme que c’est à partir de cette image rêvée qu’est né son premier long métrage de fiction <em>Dos Madres</em> (titre original&nbsp;: <em>Sobre todo de Noche</em>). Tout autant que le projet plus politique de parler de l’Espagne vue par la génération née après le franquisme et à laquelle il appartient. Raconter les persistances de la dictature dans les structures institutionnelles, et celles de la douleur dans la vie de ses victimes.</p>



<p>Vera (<strong>Lola Dueñas</strong>) est l’une d’elles. Elle a accouché trop jeune d’un fils, Egoz (<strong>Manuel Egozkue</strong>), dont elle ne pouvait pas s’occuper. Quand elle a voulu le retrouver, on lui a dit qu’il était mort et tous les documents autour de cette naissance avaient disparu. On l’a donné (vendu&nbsp;?) à une femme stérile, Cora (<strong>Ana Torrent</strong>), en le prétendant orphelin. 300 000 bébés ont ainsi été volés sous le régime du Caudillo&nbsp;comme le rappelle un flash d’archives, au cœur de la fiction. 20 ans après son accouchement, Vera n’a renoncé ni à retrouver Egoz ni à se venger des responsables de la transaction. Son travail au tribunal facilite ses recherches. À partir de ce sujet, le réalisateur aurait pu proposer un film réaliste proche du documentaire, ou un mélo jouant sur les sentiments et l’empathie, il choisit une certaine mise à distance, le mélange des formes et des formats d’images, la concentration sur le trio de personnages excluant les pères (jamais évoqués) et une liberté narrative qui nous entraîne dans un jeu de pistes et de reconstitution ludique.</p>



<p>Ce sera une «&nbsp;<em>histoire d’horreur et</em> <em>de violence&nbsp;</em>» comme l’annonce la citation de <strong>Roberto Bolaño</strong>, mise en exergue<em>,</em> «&nbsp;<em>mais c’en n’en aura pas l’air&nbsp;</em>»<em>.</em> Ce sera un film d’enquête dans la lignée du cinéma politique des années 1970, démontant les mécanismes d’un scandale. Un film noir agrémenté de cadavres, de chantage, d’effractions. Un récit de voyage et d’itinéraires, émaillé de cartes et de plans, sous l’égide de Jules Verne. Une quête intime au plus près des personnages. Et par dessus-tout, une histoire solaire de retrouvailles, de réhabilitation, de résilience, d’amitié et d’amour.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une machine de précision</mark></p>



<p>Ni la diversité ni les ruptures formelles ne désorienteront jamais le spectateur, tant l’objet cinématographique s’identifie parfaitement. Précis, minutieux, le film de Victor Iriarte se structure en trois chapitres chronologiques suivis d’un post scriptum inattendu. Le premier se centre sur Vera. En voix off, elle lit la lettre qu’elle a écrite à son fils. Elle raconte et se raconte. Est saisie dans son quotidien de sténotypiste judiciaire, un métier méconnu où on écoute tout, où on retranscrit tout, où «&nbsp;<em>comme pour le piano, ça rentre par l’oreille et ça sort par les mains&nbsp;</em>». Dans son activité de détective aussi, au volant de sa voiture. Le deuxième &nbsp;met en lumière Cora et Egoz, on les suit dans leur vie harmonieuse de pianistes, soudain désaccordée par le courrier de Vera. Filmés, dans une longue séquence, comme au bout d’un tunnel, dans un rond de lumière qui délimiterait un champ opératoire. Le troisième met en scène la rencontre des trois protagonistes et les gestes encore à inventer pour passer avec tact et délicatesse, de l’angoisse à la complicité. Entre ces différentes parties, se tissent des correspondances visuelles&nbsp;et sonores.</p>



<p>Avec, dans les rôles des deux mères, deux actrices majeures qui ont traversé l’histoire du cinéma espagnol, et ont été dirigées par les plus grands, Victor Iriarte se place dans une continuité pour mieux s’en distinguer.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Dos Madres</em>, de <strong>Victor Iriarte</strong><br>En salles le 17 juillet</p>



<p><strong>.</strong></p>
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