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	<title>Archives des cinema japonais - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des cinema japonais - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Jusqu&#8217;à l&#8217;aube », deux cœurs sous les étoiles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 08:57:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Misa Fujisawa (Mone Kamishiraishi) et Takatoshi Yamazoe ( Hokuto Matsumura) se rencontrent dans une petite entreprise familiale Kurita Science qui conçoit et fabrique microscopes et télescopes pour enfants. Tous deux ont été licenciés par leurs employeurs précédents et sont éloignés de leur famille et amis. Tous deux souffrent d’une pathologie qui, dans la société policée [&#8230;]</p>
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<p>Misa Fujisawa (<strong>Mone Kamishiraishi</strong>) et Takatoshi Yamazoe ( <strong>Hokuto Matsumura</strong>) se rencontrent dans une petite entreprise familiale Kurita Science qui conçoit et fabrique microscopes et télescopes pour enfants. Tous deux ont été licenciés par leurs employeurs précédents et sont éloignés de leur famille et amis. Tous deux souffrent d’une pathologie qui, dans la société policée du Japon, leur rend la vie difficile. &nbsp;C’est Le SPM (syndrome pré menstruel) pour Fujisawa qui ne contrôle plus ni son corps ni ses émotions une fois par mois avant ses règles. La jeune femme gentille, attentionnée, douce, discrète, devient alors une furie agressive et violente. C’est le trouble panique pour Yamazoe qui ne peut prendre un transport en commun se rendre au restaurant ou chez le coiffeur sans se paralyser, suffoquer, et se prostrer. Certes leurs proches cherchent à prendre soin d’eux. La mère de Fujisawa lui envoie des colis, et lui tricote des moufles. La fiancée de Yamazoe l’accompagne chez le psychiatre. Mais ils demeurent seuls face à leur maladie et leur découragement. Peu à peu les deux jeunes gens vont se reconnaître, se rapprocher et s’épauler.</p>



<p>La caméra va de l’un à l’autre, puis les réunit sur leur projet commun de planétarium itinérant, on fait une échappée vers la mère malade de Fujisawa, on suit les efforts de Yamazoe pour réintégrer son ancien job, on comprend le deuil inconsolable du directeur de Kurita Science. Pourquoi cette fabrique de jouets co-fondée par son frère défunt a une âme, et pourquoi&nbsp;on y est si bienveillant. Des lycéens réalisent un reportage télévisuel sur son fonctionnement, ajoutant un regard – une focale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De loin, de près</mark></strong></p>



<p>La terre tremble un peu. Les voix intérieures des personnages racontent, commentent. Le thème musical revient en ponctuation lancinante. Les saisons passent. La nouvelle année se fête et on exprime des vœux. Comme dans <em>La Beauté du geste</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/sur-le-ring-de-tokyo">https://journalzebuline.fr/sur-le-ring-de-tokyo</a>) le quotidien se décline en petits riens&nbsp;; le réalisateur refuse le spectaculaire. Plans fixes. Dialogues a minima.</p>



<p><em>Dans cet univers, il n’existe rien qui ne change pas</em>, dit Fujisawa.</p>



<p>La nuit urbaine, piquetée de milliers de lumières électriques, la ville diurne striée de réseaux et de fils suspendus– en plans de coupe récurrents, s’opposent aux lieux resserrés de l’action. Les bureaux, les appartements exigus de chacun, la table d’un restaurant, le cabinet médical, ou le cercle de parole.</p>



<p>Un dialogue constant s’établit entre l’individu et la société, le particulier et le collectif, l’intériorité et l’apparence, l’infiniment petit et l’infiniment grand. Comme synthèse et symbole, un planétarium itinérant créé par les protagonistes figurera le cosmos illimité dans le lieu circonscrit d’une tente sphérique.</p>



<p>Pour le réalisateur, il s’agit d’amener ses personnages jusqu’à l’aube. C’est à dire un point où l’espoir est encore permis.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Jusqu’à l’aube </em>de <strong>Shô Miyake</strong></p>



<p>Titre original&nbsp;: <em>Yoake no Subete</em></p>



<p>Sortie&nbsp;: 14 janvier 2026</p>
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		<title>Festival RECALL, la jeunesse à l&#8217;écran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Neuf films triés sur le volet et un thème&nbsp;commun, «&nbsp;l’enfance au cinéma&nbsp;», pour cette nouvelle édition du festival <em>Recall</em> à Marseille. Et ça commence dès le 5 février aux Variétés avec le poignant <em>Tombeau des lucioles</em> de <strong>Isao Takahata</strong> présenté par les étudiant·es du BATC Marseille. Le 9 février, un focus sur le cinéma japonais permettra d’enchaîner <em>Le Voyage de Chihiro</em> de <strong>Hayao Miyazaki</strong>, une conférence de <strong>Pascal-Alex</strong> <strong>Vincent</strong> sur l’enfance dans le cinéma du Pays du Soleil Levant, et enfin le délicieux film de <strong>Hirokazu Kore-Eda&nbsp;</strong>: <em>I Wish</em>. L’histoire de deux frères séparés après le divorce de leurs parents,&nbsp;et dont le subtil réalisateur chronique le voyage initiatique et buissonnier.</p>



<p>Le 6 février, <strong>Baya Kasmi</strong>, scénariste d’<em>Hippocrate</em> (<strong>Thomas Litli</strong>), et coscénariste du <em>Nom des gens</em> et de <em>La lutte</em> <em>des classes</em> (<strong>Michel Leclerc</strong>), accompagnée par <strong>Félix Moati</strong>, viendra présenter en avant première <em>Mikado</em>, son dernier long métrage en tant que réalisatrice. Le récit d’une parenthèse sédentaire et estivale pour une famille nomade. Pour sa carte blanche, elle propose <em>Mysterious skin </em>de <strong>Gregg Araki </strong>qui aborde les traumatismes de l’enfance et leur douloureuse persistance.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeune à jamais</mark></p>



<p>Le 7 février, c’est l’actrice <strong>Noée Abita</strong>, qui présentera, en partenariat avec l’Institut culturel italien, <em>My summer with Irene </em>de <strong>Carlo Sironi</strong>, l’été sicilien de deux adolescentes. Et,<em> Ava </em>de <strong>Léa Mysius</strong> qui suit les dernières vacances éblouies d’une fille de 13 ans sur le point de perdre la vue. Un film qui l’avait révélée en 2017.</p>



<p>Le 8 février, on se transportera à La Baleine pour une soirée <strong>River Phoenix</strong>, à jamais jeune et beau (l’acteur est mort à 23 ans) dont l’enfance fut cabossée et qui prêta sa gueule d’ange au personnage de Chris Chambers dans <em>Stand by me</em> de <strong>Rob Steiner</strong> projeté pour l’occasion. On pourra voir ou revoir aussi <em>A bout de course</em> de <strong>Sidney Lumet</strong>, où il incarne un ado en fuite avec ses parents militants activistes contre la Guerre du Vietnam – interprétation qui valut à River, l’Oscar du meilleur acteur pour un second rôle en 1989. Entre les deux projections, une conférence de <strong>Guy Astic</strong> : <em>River Phœnix,</em> <em>l’ange du celluloïd, </em>éclairera cette soirée organisée en partenariat avec les éditions Rouge Profond. Un beau programme : solaire et ténébreuse, joyeuse et douloureuse, l’enfance au cinéma n’en finit pas d&rsquo;émouvoir.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><strong><em>Festival Recall</em></strong></p>



<p>Du 5 au 9 février</p>



<p>Les Variétés, La Baleine</p>



<p>Marseille</p>
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		<title>« My Sunshine », trois cœurs en hiver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 09:05:00 +0000</pubDate>
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<p>Sur l’île d’Hokkaido au Japon, pour les jeunes garçons, l’été, c’est baseball, et l’hiver, c’est hockey. Takuya (<strong>Keitatsu Koshiyama</strong>) timide, rêveur, bègue, n’est doué ni pour l’un ni pour l’autre. Alors que la première neige tombe, il découvre au centre sportif, Sakura (<strong>Kiara Nakanischi</strong>), une jeune fille qui glisse et virevolte sur la glace, sous la direction de son coach, Arakawa (<strong>Sosuke Ikematsu</strong>). Amoureux, fasciné, le maladroit Takuya va s’essayer avec ses patins de hockeyeur à cette discipline réservée plutôt aux filles. Le résultat est grotesque mais son acharnement amuse puis touche Arakawa qui décide de lui enseigner gratuitement le patinage artistique.</p>



<p>Le professeur propose à Sakura, aussi froide que la glace sur laquelle elle évolue, de former avec ce débutant aux progrès fulgurants, un duo. D’abord récalcitrante – elle veut être championne en solo, partageant avec sa mère le goût de la compétition et de l’excellence –, Sakura se laisse gagner par la joie de patiner avec Takuya et s’autorise des sourires&nbsp;! Avant que préjugés et rigidité morale ne cassent l’équilibre fragile de ce bonheur-là.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sous une épaisse couche de neige</mark></p>



<p><em>My Sunshine</em> est un film tout en retenue qui estompe le hors champ&nbsp;: à peine devine-t-on le passé de star du coach, les raisons de son déménagement dans cette petite ville, ses difficultés à faire accepter son homosexualité vécue très discrètement avec un jeune garagiste du coin. On suggère la pression des familles sur leurs enfants par de très courtes scènes. La caméra ne quittera guère les trois protagonistes filmés séparément ou ensemble dans une chorégraphie précise. Durant leurs trajets, à l’école mais surtout sur la piste de la patinoire où les entrainements s’enchainent en vue d’une sélection nationale. La photo surexposée, les contrejours, poudrent et floutent les jeunes danseurs. Les plans fixes sur les paysages suspendent le temps dans une douce palette de pastels roses et verts. Les mots sont rares&nbsp;: le cœur bégaie et les émois de chacun ne se révèlent que par touches discrètes. Chacun regarde l’autre sans commentaire, sans expression. Silence et petites notes de musique égrenées au piano, valse hollandaise crachotée par un vieux magnéto. Tout est feutré, comme assourdi par l’épaisse couche de neige.</p>



<p>Le réalisateur dit avoir eu l’idée de ce film, nourri par ses souvenirs d’enfance, en découvrant la chanson d’<strong>Humbert Humbert </strong><em>My Sunshine </em>qui lui donne son titre. Elle sera&nbsp;au générique&nbsp;: «&nbsp;<em>J’ai du mal à prononcer les mots/Je bute toujours sur le premier son/ Quand j’essaie de dire quelque chose d’important/les m&#8230; m… mots&nbsp; r…&nbsp;r…&nbsp; restent coincés dans ma gorge</em>.&nbsp;»</p>



<p>Le film ne bascule que tardivement dans la banalité du chagrin que la société inflige bêtement aux hommes. Il se focalise sur le miracle délicat de désirs pré-adolescents chastes et gracieux, sur les instants partagés sans arrière-pensée, d’autant plus poignants qu’on ne peut s’empêcher d’attendre la chute et la lumière crue d’un printemps qui éteint un rêve et ouvre peut-être un autre chapitre.</p>



<p>&nbsp;ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>My Sunshine</em>,&nbsp;de <strong>Hiroshi Okuyama</strong></p>



<p>En salles le 25 décembre</p>
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		<title>Love Life, une chanson aigre-douce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 May 2023 09:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Quelle que soit la distance qui nous sépare, rien ne peut m’empêcher de t’aimer&#160;» dit Akiko Yano dans Love life, la chanson populaire qui donne son titre au film&#160;de Kōji Fukada. Et c’est bien cette distance dans le temps et l’espace que met en scène avec subtilité le réalisateur japonais.&#160; Le proche et le lointain, [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Quelle que soit la distance qui nous sépare, rien ne peut m’empêcher de t’aimer&nbsp;</em>» dit <strong>Akiko Yano</strong> dans <em>Love life</em>, la chanson populaire qui donne son titre au film&nbsp;de <strong>Kōji Fukada</strong>. Et c’est bien cette distance dans le temps et l’espace que met en scène avec subtilité le réalisateur japonais.&nbsp; Le proche et le lointain, l’ici et l’ailleurs. Le sentiment de perte qui infuse les vies et les répliques des séismes passés qui bouleversent le présent.</p>



<p>Taeko (<strong>Fumino Kimura</strong>) et Jiro (<strong>Kento Nagayama</strong>) vivent dans un petit appartement situé dans une résidence périurbaine, avec Keita, le petit garçon que Taeko a eu d’une première union. L’enfant est beau, malicieux, champion national junior du jeu de stratégie Othello dont les pions réversibles, blancs ou noirs, préfigurent les retournements dramatiques qui suivront. L’enfant est choyé, aimé par Jiro qui le considère comme son fils. Un bonheur domestique sans autre nuage que l’hostilité des parents de Jiro qui habitent l’immeuble en face et n’ont jamais pardonné à Taeko, mère célibataire, d’avoir évincé la première compagne de leur fils. Durant la fête d’anniversaire du père de Jiro, organisée par son fils et sa bru -avec ballons colorés et surprise, un drame terrible va briser le fragile équilibre familial, maintenu grâce à la politesse japonaise et à la patience des femmes. D’autant que réapparaît Park, le père biologique de Keita, un Coréen SDF et sourd que Taeko employée des services sociaux et maîtrisant la langue des signes, accepte d’ aider dans ses démarches administratives. Et, qu’à l’occasion du déménagement de ses parents, Jiro reprend contact avec son ex qui n’a jamais digéré leur rupture. &nbsp;Double déstabilisation qui donnera lieu à deux échappées&nbsp;: celle de Taeko en Corée du Sud, celle de Jiro sur les lieux de ses premières amours. Pour mieux revenir dans ce petit appartement qui a enserré les personnages dans un bonheur apparent et normé, nimbé d’une lumière chaude. Chaque objet participe de l’écriture du film&nbsp;: les trophées de Keita, le damier du jeu au nom de tragédie shakespearienne, les bibelots, les dessins d’enfant, les photos, le linge au balcon, et le disque brillant d’un DVD suspendu, qui éloigne les oiseaux et peut-être les esprits. &nbsp;Après <em>Harmonium</em> (Prix du Jury Un Certain regard à Cannes en 2016) <em>L’Infirmière</em> (2020) et <em>Hospitalité </em>(2021<em>) </em>le réalisateur nippon confirme son talent pour ouvrir et explorer les fêlures des histoires de famille. Brosser des portraits de femmes aussi. Ici Taeko, abandonnée autrefois avec son bébé, qui encaisse les&nbsp; violences de son beau-père, de son ex compagnon et les coups du sort, discrète et impassible jusqu’au cri qui sort d’elle comme la lave du volcan.</p>



<p>Mis en scène au cordeau, <em>Love life</em> sélectionné à la dernière Mostra de Venise, joue sur la rétention des sentiments et parle à voix douce de notre solitude dans l’amour et la mort.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Présenté en avant-première le 1<sup>er</sup> juin au cinéma Les Variétés dans le cadre du mois japonais, avec une rétrospective de l’œuvre de Kōji Fukada, le film sera en salles le 14 juin&nbsp;</p>



<p>@Copyright 2022 LOVE LIFE FILM PARTNERS &amp; COMME DES CINEMAS</p>
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