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	<title>Archives des cinema - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ici rond point de l’Asie</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:48:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma en plein air s’invite au Citron jaune &#8211; Centre national des arts de la rue et de l’espace public. Hélène Robert et Robert Perrin, réalisateur·ices du film documentaire Ici rond-point de l’Asie, ont posé leur caméra au cœur de la Camargue. Ils dépeignent le portrait d’un territoire à deux facettes. Connue pour ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma en plein air s’invite au Citron jaune &#8211; Centre national des arts de la rue et de l’espace public. Hélène Robert et Robert Perrin, réalisateur·ices du film documentaire <em>Ici rond-point de l’Asie</em>, ont posé leur caméra au cœur de la Camargue. Ils dépeignent le portrait d’un territoire à deux facettes. Connue pour ses étendues naturelles, ses marais et ses lagunes, la caméra s’arrête au rond-point de l’Asie. Une zone industrielle et portuaire où transitent chaque jour des milliers de camions en provenance du monde entier. Un carrefour du commerce mondial. Durant 2h30, le film met en valeur les paysages locaux et ceux qui y travaillent. La diffusion, prévue en soirée, s’accompagnera d’un concert de Gilles Piozat, le compositeur de la bande originale du film. </p>



<pre class="wp-block-verse">F.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 mai<br></mark><br>Terrain de pétanque rue Hardon, Port-Saint-Louis-du-Rhône</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>« Aimer quelqu’un, c’est aussi le laisser vivre ce qu’il a à vivre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:00:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans vos films, vous avez exploré la GPA, le placement familial, et aujourd’hui une question plus inattendue comme le divorce religieux… On a l’impression que vous creusez toujours, sous des formes différentes, ce qui fait famille. D’où vient ce fil chez vous ?Fabien Gorgeart. Je pense que ça vient d’une histoire personnelle, celle que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Dans vos films, vous avez exploré la GPA, le placement familial, et aujourd’hui une question plus inattendue comme le divorce religieux… On a l’impression que vous creusez toujours, sous des formes différentes, ce qui fait famille. D’où vient ce fil chez vous ?</strong><br><strong>Fabien Gorgeart.</strong> Je pense que ça vient d’une histoire personnelle, celle que je raconte dans <em>La Vraie famille</em>. Ça a été un événement fondateur, à la fois marquant et un peu traumatique. Et puis il y a eu le divorce de mes parents quand j’étais enfant. Mes premiers réflexes d’écriture allaient toujours vers ces questions-là, presque malgré moi. Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé, c’est là que se trouve mon inspiration. Alors à force, j’ai continué à creuser. Ce film me permettait de poursuivre cette exploration, mais avec un nouveau terrain de jeu, plus ouvert à la comédie, tout en gardant une interrogation sur les liens, sur nos histoires d’amour passées et présentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous pensé le casting, notamment avec Lyes Salem, et quelle place ont les acteurs dans votre écriture ?</strong><br>J’ai écrit pour Lyes Salem et pour Mélanie Thierry. On avait travaillé ensemble sur mon film précédent et j’avais très envie de les retrouver. Lyes est quelqu’un de très inspirant, c’est lui qui s’est imposé immédiatement en écrivant. Les acteurs sont au cœur du processus : j’écris en pensant à eux, à leur manière de parler, à leur énergie. Et puis il y a une confiance qui s’installe, une liberté dans le travail, qui permet d’aller vers quelque chose de très vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <strong>Lyes Salem, votre personnage de mari délaissé est souvent en retrait, mis de côté par les autres et par l’intrigue. Était-il difficile à construire ?</strong><br><strong>Lyes Salem.</strong> Au départ, oui, parce que je ne comprenais pas complètement sa place. On en a beaucoup parlé. Et puis j’ai trouvé une entrée : ne pas en faire un personnage jaloux, mais quelqu’un qui comprend très vite ce qui est en train de se jouer. Il accompagne, autant qu’il peut, ce que traverse sa femme. Et ça m’a intéressé de me dire que le personnage devenait une réponse possible à la question du film : aimer quelqu’un, c’est aussi le laisser vivre ce qu’il a à vivre. Dans l’univers de Fabien, je me sens très à l’aise. Il y a un naturalisme «&nbsp;plus plus&nbsp;» -quelque chose de très proche de la vie, mais qui reste du jeu. Ça donne beaucoup de liberté.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>C’est quoi l’amour ?, de Fabien Gorgeart<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 6 mai</mark><br><br>La rencontre a eu lieu dans le cadre d’une projection organisée par le cinéma Les Variétés à Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Dao, duo de célébrations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:19:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dao s’ouvre sur un prologue singulier et émouvant. On y rencontre les deux personnages principaux à l’heure où le film n’est encore qu’un projet en construction. Des actrices noires, pour la plupart non professionnelles, âgées d’une cinquantaine d’années, se succèdent devant la caméra d’Alain Gomis. Elles découvrent un texte qu’elles acceptent de lire ou non&#160;; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Dao </em>s’ouvre sur un prologue singulier et émouvant. On y rencontre les deux personnages principaux à l’heure où le film n’est encore qu’un projet en construction. Des actrices noires, pour la plupart non professionnelles, âgées d’une cinquantaine d’années, se succèdent devant la caméra d’<strong>Alain Gomis</strong>. Elles découvrent un texte qu’elles acceptent de lire ou non&nbsp;; se livrent sur leur rapport souvent difficile au monde, au regard des autres, à leur précarité. Une parole rare que le réalisateur ne pouvait se résoudre à couper au montage. Mais également une belle idée de mise en scène, qui rappelle qu’un cinéma volontiers qualifié de naturaliste ou de documentaire pour son usage de la caméra à l’épaule ou de dialogues improvisés est avant tout le fruit d’un travail colossal, et d’un autre mode de composition – celui qu’Agnès Varda qualifiait de «&nbsp;cinécriture&nbsp;». C’est ainsi que nous faisons la connaissance d’une fille et d’une mère, se reconnaissant le temps d’une lecture commune&nbsp;: <strong>Katy Corréa</strong>, comédienne non professionnelle dotée d’une aura sensible,et <strong>D’Johé Kouadio</strong>, formée, entre autres, à l’école Kourtrajmé, tombent littéralement dans les bras l’une de l’autre. Le récit peut alors commencer, et fera l’objet, par endroits, de nouveaux retours à des lectures entre comédiens pour souder les liens entre des personnages toujours plus nombreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’un rite à l’autre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre très belle idée, celle de conjuguer en montage alterné les deux célébrations rituelles qui jalonnent la vie de Gloria&nbsp;: le mariage de sa fille en banlieue parisienne, et la cérémonie funéraire dédiée à son père, en Guinée-Bissau. Redouté par l’indépendante Gloria, qui ne nourrit à l’égard des hommes que rancœur et méfiance, le mariage de Nour est filmé avec une joie mais également une mélancolie certaine, que son achèvement dans une nuit marquée par une énième dispute entre cousins conclut sur une note douce-amère. À l’inverse, la cérémonie funéraire consacrant le père mort en ancêtre, après avoir fait l’objet d’effusions douloureuses – dont, admettons-le, de dispensables exécutions animales rituelles – se conclut sur une certaine sérénité. Durant les trois heures qui constituent le film, le temps passe à une allure folle. Il faut dire que la caméra sait capter des moments collectifs riches et expansifs, et de belles interventions de comédiens complices&nbsp;: <strong>Thomas Ngijol </strong>esquissant une tentative, rhétorique ou non, de coming-out, mais également <strong>Samir Guesmi</strong>, <strong>Nicolas Bouchaud </strong>… Et de nombreux comédiens et figurants, proches de la famille d’Alain Gomis, livrant au fil des déambulations des confidences que le réalisateur ignorait – notamment ce cousin racontant la mort de son père, tué par une mine alors qu’il livrait des armes aux indépendantistes.<br>Une belle et étonnante traversée.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><strong>Alain Gomis</strong>, <em>Dao</em>, 3h04, sortie le 29 avril<br>Le film sera projeté en avant-première le 23 avril aux Variétés et au Pathé Joliette à Marseille</pre>
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		<title>L’amour sans mode d’emploi</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:10:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Diane a les épaules, qui abordait la GPA à partir d’un attachement qui déborde, puis La Vraie famille, directement nourri de son histoire personnelle autour du placement familial, Fabien Gorgeart continue de filmer les liens au moment où ils se déplacent. Dans C’est quoi l’amour, une procédure de divorce religieux entre deux ex-conjoints restés [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après <em>Diane a les épaules</em>, qui abordait la GPA à partir d’un attachement qui déborde, puis <em>La Vraie famille</em>, directement nourri de son histoire personnelle autour du placement familial, <strong>Fabien Gorgeart</strong> continue de filmer les liens au moment où ils se déplacent. Dans <em>C’est quoi l’amour</em>, une procédure de divorce religieux entre deux ex-conjoints restés en bons termes vient dérégler une situation que l’on croyait stabilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film, affublé d’un titre bien moins délicat que ne l’est son intrigue, avance sans chercher à expliciter ni à reconstituer ce qui a eu lieu. Le comique n’est ni un objectif ni un contrepoint : il surgit des situations, des réactions, de dialogues qui restent au plus près du réel – et qui laissent affleurer une émotion plus sourde. Gorgeart ne change pas de terrain, mais déplace légèrement son geste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du centre commercial au Vatican<br></strong></mark><br><strong>Laure Calamy</strong> et <strong>Vincent Macaigne</strong> forment un couple d’une évidence rare. Rien n’est appuyé, mais une histoire circule entre eux. Leur complicité, tangible à l’écran sans effort, tient sans doute aussi à un parcours commun, au théâtre et au cinéma, qui remonte à près de deux décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà présents dans <em>La Vraie famille</em>, <strong>Lyes Salem</strong> et <strong>Mélanie Thierry</strong> incarnent ici deux personnages secondaires particulièrement justes. Lui, en époux relégué au second plan, observe, accompagne, laisse faire avec une forme de bonhomie qui finit par décaler le regard. Elle, hérite d’une partition plus ingrate : il fallait bien tout son talent pour incarner cette catholique un peu rigide, sœur de curé, incapable d’envisager de ne pas se marier à l’église. Sans jamais basculer dans la caricature, Mélanie Thierry tient sa ligne avec une générosité et un engagement qui la rendent immédiatement crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce jeu de déplacements, <strong>Céleste Brunnquell</strong> trouve naturellement sa place. Déjà remarquée dans <em>En thérapie</em>, elle confirme une présence très singulière, à cet endroit fragile où l’adolescence se prolonge encore dans les débuts de l’âge adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film s’ouvre dans un centre commercial à Angoulême et se termine à Rome, au Vatican. On passe de l’un à l’autre sans que rien ne soit surligné. C’est la première fois que ces personnages s’y rendent – et on se surprend à se demander quand, pour la dernière fois, un événement de ce type a été filmé de cette manière dans un film, qui plus est grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> SUZANNE CANESSA<br><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« McKay est un écrivain en décalage permanent »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:51:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Quelle est votre relation avec Claude McKay ? Comment avez-vous découvert son œuvre ? Matthieu Verdeil. Je l’ai découvert en 2006 grâce à Massilia Sound System, avec qui je travaillais à l’époque. Ils m’ont fait lire Banjo, un roman très important pour Marseille, puisque McKay y a vécu plusieurs années et y a puisé une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Quelle est votre relation avec Claude McKay ? Comment avez-vous découvert son œuvre ? Matthieu Verdeil. </strong>Je l’ai découvert en 2006 grâce à Massilia Sound System, avec qui je travaillais à l’époque. Ils m’ont fait lire <em>Banjo</em>, un roman très important pour Marseille, puisque McKay y a vécu plusieurs années et y a puisé une partie de son inspiration. Ensuite, j’ai lu son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin,</em> qui a été un choc. Je me suis immédiatement identifié à lui comme voyageur. À ce moment-là, je revenais moi-même de nombreux déplacements, et son parcours a résonné très fort. Mais au-delà de cet aspect, McKay m’a ouvert à des questions que je connaissais mal : l’histoire coloniale, les luttes noires, les enjeux politiques et sociaux de son époque. Depuis, c’est devenu un compagnonnage de longue durée. Pendant quinze ans, j’ai cherché à faire exister ce projet, avec un premier film, puis un second, mais aussi un spectacle, des lectures, des ateliers. McKay est devenu une porte d’entrée vers un travail artistique plus large, mais aussi un outil pour penser le monde d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est selon vous la particularité de sa pensée ? </strong>C’est une pensée impossible à enfermer. McKay a traversé différents courants sans jamais s’y fixer. Il a été proche des milieux communistes, il a séjourné en URSS, mais il s’en est très vite détaché. À la fin de sa vie, il devient catholique. C’est quelqu’un de profondément libre, qui refuse les étiquettes. Il est toujours en marge, en décalage. Et cela se retrouve aussi dans ses trajectoires : il fréquente à la fois les milieux populaires &#8211; les marins, les dockers, les vagabonds &#8211; et les cercles intellectuels ou bourgeois. Il peut être sur les quais de Marseille, puis se retrouver sur la Côte d’Azur avec des figures comme Fitzgerald. Cette position de déplacement permanent lui donne un regard singulier. Il est à la fois jamaïcain, américain, européen par moments. Et puis queer, à une époque où le mot émerge à peine&nbsp;! Cette multiplicité nourrit une pensée très riche, très mobile, et finalement très contemporaine dans sa manière de refuser les catégories fixes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marseille célèbre aujourd’hui son œuvre. Qu’en est-il ailleurs, notamment aux États-Unis ? </strong>Il reste globalement méconnu. Aux États-Unis, il est surtout étudié dans les milieux universitaires liés à la Harlem Renaissance ou à la littérature noire. Mais dans le grand public, il est peu identifié. On connaît parfois certains textes, comme le poème <em>If We Must Die</em>, sans forcément savoir qu’il en est l’auteur. Aujourd’hui, il y a une forme de redécouverte, et elle passe en partie par Marseille. Depuis quelques années, plusieurs livres sont réédités, des textes ressortent, des projets artistiques se développent. Le film participe à ce mouvement. Il y a aussi une dynamique collective : spectacles, lectures, ateliers dans les universités… Tout cela contribue à remettre McKay en circulation. C’est assez récent, et cela correspond aussi à un moment où ses thèmes &#8211; les migrations, les rapports de domination, les identités &#8211; résonnent fortement avec notre époque. Finalement, c’est un auteur qui revient parce qu’il parle très directement au présent.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>Claude McKay, errances d’un poète révolté sera projeté à l’<a href="https://artplexe-canebiere.com/" type="link" id="https://artplexe-canebiere.com/">Artplexe</a> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 avril </mark>dans le cadre du <a href="https://www.music-cinema.com/fr/" type="link" id="https://www.music-cinema.com/fr/">festival Music &amp; Cinema</a>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



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		<title>Le film corse à l’Alhambra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 11:24:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Arte Mare]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, le festival Arte Mare, Festival du cinéma méditerranéen de Bastia, propose en partenariat avec le cinéma L’Alhambra de découvrir des films corses. Le 31 janvier, quatre réalisatrices viendront présenter trois films, avant d’échanger avec le public. À l’affiche Dans La Confrontation de Marie Abbenanti et Sandy Pujol-Latour, Maxime, 17 ans, va devoir [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le<a href="https://www.arte-mare.corsica"> festival <strong><em>Arte Mare</em></strong>,</a> Festival du cinéma méditerranéen de Bastia, propose en partenariat avec le cinéma <a href="https://www.cnc.fr/cinema/actualites/a-la-decouverte-de-lalhambra-a-marseille_2034548">L’Alhambra</a> de découvrir des films corses. Le 31 janvier, quatre réalisatrices viendront présenter trois films, avant d’échanger avec le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À l’affiche</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>La Confrontation </em>de <strong>Marie Abbenanti </strong>et <strong>Sandy Pujol-Latour</strong>, Maxime, 17 ans, va devoir affronter, au sein d’un commissariat, sa plus grande peur&nbsp;: se confronter à son parrain qui l&rsquo;a violée lorsqu&rsquo;elle était enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire de <strong>Julie Perreard</strong>, <em>Tu n’es pas seule,</em> qui a obtenu le prix du documentaire au dernier <em>Arte Mare,</em> nous fait suivre six filles du collectif Collages Féminicides Corse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Camera Obscura</em>, <strong>Yolaine Lacolonge</strong> questionne la puissance des images et le rôle du cinéma à travers le regard de trois réalisateurs corses : Thierry de Peretti, Julien Colonna et Frédéric Farrucci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.arte-mare.corsica/les-jeunes-ambassadeurs-du-cinema/">ambassadrices jeunes du cinéma d’Arte Mare</a>, qui font partie du programme permettant de renforcer la cinéphilie des jeunes générations, rencontreront leurs alter ego marseillais et réaliseront un podcast pour l’occasion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Arte Mare</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 janvier</mark><br>L’Alhambra, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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		<title>[ Canebière Film Festival] Avec Anna Le Mouël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 08:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Le Mouel]]></category>
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		<category><![CDATA[Chef déco]]></category>
		<category><![CDATA[Décors]]></category>
		<category><![CDATA[L'Engloutie]]></category>
		<category><![CDATA[Louise Hémon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Canebière film festival met à l’honneur les technicien·nes du cinéma, avec cette année un focus sur les concepteurs de décors. L’occasion de rencontrer Anna Le Mouël, cheffe décoratrice invitée avec la cinéaste Louise Hémon pour le film L’Engloutie. Zebuline l’a rencontrée Qu’est ce qui vous a donné envie de devenir Cheffe Déco&#160;? Quelles études [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le <em>Canebière film festival</em> met à l’honneur les technicien·nes du cinéma, avec cette année un focus sur les concepteurs de décors. L’occasion de rencontrer Anna Le Mouël, cheffe décoratrice invitée avec la cinéaste Louise Hémon pour le film <em>L’Engloutie</em>. Zebuline l’a rencontrée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Qu’est ce qui vous a donné envie de devenir Cheffe Déco&nbsp;? Quelles études avez-vous suivies&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;</em>C’est arrivé un peu par hasard. J’avais entamé des études d’archi et on m’a proposé de faire un TPE (Travaux de Fin d’Etudes) à la FEMIS. J’ai adoré car ça correspondait à ma personnalité. J’ai arrête les études d’archi et j’ai travaillé dans la déco. Au départ sur des courts, puis des longs en tant que cheffe déco. J’avais fait une école d’arts appliqués, je dessinais beaucoup, faisais des chantiers. Les décors c’est la rencontre de milieux artistiques avec des choses très manuelles. Il y a le regard artistique et aussi un gros aspect technique auquel je tiens beaucoup</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous avez commencé par le court métrage </em>Massacre <em>de Maité Sonnet, nous semble t-il&nbsp; en 2019. Et depuis des longs dont </em>Saint Omer <em>et </em>Le Ravissemen<em>t. Comment abordez-vous une nouvelle proposition&nbsp;? Par le scénario, les échanges avec les cinéastes</em>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé avant par des courts moins connus, très jeune. D’abord, je tiens beaucoup au scénario. J’aime lire le scenario et voir ce que le réalisateur a fait avant. C‘est comme cela qu’on se projette dans une mise en scène, qu’on imagine les choses et il y a la confrontation avec le réel. C’est assez rare que ce qu’on imagine corresponde au désir du réal. Parfois ce sont nos deux idées qui vont se rencontrer, parfois je me laisse emporter par la vision du réal quand je la trouve incroyable. Parfois c’est l’inverse&nbsp;: il faut alors l’accompagner par des références, de films ou des dessins</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Y a t-il eu des propositions que vous avez refusées (Sans citer des noms bien sûr) et dans ce cas pourquoi</em>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas tant que ça&nbsp;! Je suis jeune&nbsp;! Ce sont souvent des questions politiques. Je suis plutôt de gauche et il y a des films que je ne pourrai pas faire car la représentation&nbsp;des personnes dans le film serait trop compliquée&nbsp;: ça me bloquerait pour me projeter. C’est dur quand on n’aime pas un scénario d’aller chercher du désir. Le cinéma demande tellement d’énergie, une implication totale. C’est tellement chronophage&nbsp;! Sans ce désir-là c’est terrible&nbsp;! Autant faire autre chose&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pouvez-vous nous préciser comment vous travaillez&nbsp;: repérages de lieux, dessins, maquettes, tableaux…</em> ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut parler de quelque chose de très important&nbsp;: le budget d’un film et celui de la déco qui est un très gros budget. Tout se passe dans les pré-repérages, les dessins et beaucoup de références. J’adore les chercher et je travaille beaucoup avec ça. Après on dessine une trame avec le chef opérateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment avez-vous travaillé avec <strong>Louise Hémon</strong> pour L’Engloutie</em> ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une petite exception pour <em>L’Engloutie.</em> Louise avait une iconographie délirante, vraiment beaucoup de livres sur l’époque. Elle m’avait conseillé la Cinémathèque des montagnes, une base de données incroyable. <em>L’Engloutie </em>est un film à base de nombreuses images documentaires, des images de films comme <em>Les Portes du Paradis,</em> <em>Heureux comme Lazare</em>. Le Cimino pour quelque chose du western. Des peintres du clair-obscur aussi avec ce choix de la lumière du feu. Avec le chef op, on fait beaucoup de réunions. On s’échange des références en dehors du réal. C’est important car on parle de pure image, de pure lumière. J’aime aborder aussi la question des couleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Pour <em>L’Engloutie</em>, il a fallu fabriquer la cheminée, créer un conduit pour évacuer la fumée. Pas toujours efficace&nbsp;! Il fallait beaucoup de grands feux pour avoir le maximum de lumière. On a repeint tous les murs, et dans les patines du bois, on mettait beaucoup de blanc, pour que la lumière &nbsp;rebondisse. Dans cet espace tout était noir. Des noirs qu’on a vernis pour qu’ils prennent le plus possible la lumière. Dans les lampes à pétrole, pour les extérieurs, on a caché des torches remplies de paraffine pour que dans les plans de loin, on ait assez de lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Combien de temps a duré la construction du décor et combien de personnes y ont participé&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction a pris beaucoup de temps. On a eu un mois sur place mais la neige est tombée très tôt, en novembre, &nbsp;et on s’est retrouvé avec des véhicules improbables pour transporter du bois à 2000 mètres d’altitude. On a mis presque 6 mois, ce qui est très long pour ce type de film. On était une vingtaine. Parfois pour certains films, l&rsquo;équipe monte jusqu’à 200 personnes. C’est le premier assistant qui gère le budget pour les embauches. La période de négociations avec la production est très compliquée. Un budget où il y a les matériaux et les embauches «&nbsp;chargées&nbsp;» , c’est souvent 5 à 10% du budget d’un film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un entretien réalisé par Elise Padovani et Annie Gava  le 8 octobre à l’occasion de l’avant-première du film de Louise Hémon, <em>L’Engloutie</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anna Le Mouël © A.G.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire <a href="https://journalzebuline.fr/canebiere-film-festival-lengloutie/">ICI</a> la critique du film et <a href="https://journalzebuline.fr/canebiere-film-festival-avec-louise-hemon/"> ICI </a>l&rsquo;interview de Louise Hémon</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes &#8211; Une caméra dans l’entre-deux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 08:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques d'Haifa]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mostra Venise]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Scandar Copti]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes est un film intense. Parce que les caméras portées placent le spectateur au plus près des personnages, que l’authenticité des scènes est renforcée par l’absence de projecteurs. Parce que les acteurs non professionnels jouent leurs rôles comme un prolongement d’eux-mêmes. Parce que le tournage chronologique colle à leur évolution au fil des événements. Parce que la subtilité narrative et la temporalité élastique [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes</em> est un film intense. Parce que les caméras portées placent le spectateur au plus près des personnages, que l’authenticité des scènes est renforcée par l’absence de projecteurs. Parce que les acteurs non professionnels jouent leurs rôles comme un prolongement d’eux-mêmes. Parce que le tournage chronologique colle à leur évolution au fil des événements. Parce que la subtilité narrative et la temporalité élastique brouillent les repères et les points de vue. Parce que les sirènes d’alerte ponctuent la vie quotidienne. Et parce qu’enfin, au travers de sujets banals et privés, à l’intérieur d’une famille palestinienne bourgeoise, toutes les tensions de la société israélo-palestinienne transparaissent dans des drames imbriqués qui excluent l’épanouissement individuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est Fifi, qui mène&nbsp;une&nbsp;double vie&nbsp;:&nbsp;étudiante libre de son corps et de ses relations&nbsp;devenant au foyer&nbsp;la fille&nbsp;sage, docile&nbsp;et&nbsp;pudique,&nbsp;promise à un mariage conventionnel.&nbsp;C’est Walid, le médecin amoureux de Fifi qui renoncera à cet amour parce&nbsp;que&nbsp;Fifi n’est pas «&nbsp;<em>un bonbon encore dans son emballage</em><em>.</em>&nbsp;»&nbsp;C’est Rami, son frère,&nbsp;qui refuse que&nbsp;la femme qu’il aime,Shirley, hôtesse de l’air juive, garde le bébé qu’elle porte. Un bébé inenvisageable pour&nbsp;leurs&nbsp;parents, comme pour les organisations israéliennes qui œuvrent par la violence&nbsp;et l’intimidation&nbsp;à&nbsp;briser toute possibilité de mixité.&nbsp;Les non-dits, les dissimulations, les mensonges, le croisement des points de vue tisonnent le malaise&nbsp;dans un crescendo savamment orchestré, en quatre mouvements.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Oppression perpétuelle </mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Arabes&nbsp;et hébreux&nbsp;s’entendent dans le film. Haïfa est une ville&nbsp;cosmopolite&nbsp;réputée pour la coexistence apaisée entre&nbsp;eux. Le film,&nbsp;en filigrane,&nbsp;montre que c’est illusoire.&nbsp;Une séquence saisissante dans une classe primaire où Fifi fait un stage montre comment on conditionne les enfants dès leur plus jeune âge à respecter Dieu et les soldats qui protègent l’unité du peuple élu. Les grandes fêtes juives rythment le&nbsp;calendrier&nbsp;s’imposant à tous les citoyens, dans une suprématie de fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre arabe du film,&nbsp;<em>Yinad Aleykou</em>&nbsp;peut&nbsp;se&nbsp;traduire par&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Que cela se répète pour toi&nbsp;</em>». Une&nbsp;formule de vœux pour un avenir plus heureux&nbsp;qui&nbsp;prend ici un sens littéral avec le retour à la séquence du début pour Fifi, suggérant selon le réalisateur, un cycle&nbsp;vicieux&nbsp;d’oppression perpétuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon film,&nbsp;dit-il, «&nbsp;<em>souligne le fait que la liberté est une question collective. Personne n’est libre si tout le monde ne s’est pas émancipé des formes d’oppression, qu’elles soient politiques, sociales ou culturelles. Le film vise à nous rappeler que nos luttes pour la liberté et l’égalité sont profondément liées.&nbsp;</em>»&nbsp;Tourné en 2020, avant la pandémie,&nbsp;<em>Chroniques d’Haïfa</em>&nbsp;a pu concourir à la&nbsp;Mostra&nbsp;de Venise&nbsp;en 2024&nbsp;où&nbsp;il a remporté le prix du meilleur scénario&nbsp;section&nbsp;Orizzonti.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes</em> de <strong>Scandar Copti</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 septembre</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’appel du rock</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 09:13:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faut parfois pas aller bien loin pour trouver le nom d’un événement : La Plaine du Rock. Tout est résumé en quatre mots. L’article est terminé. Ou presque. Disons quand même que le rendez-vous est gratuit, qu’il réunit 16 groupes de la « scène souterraine » marseillaise, et qu’ils représenteront toutes les chapelles du genre (punk, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut parfois pas aller bien loin pour trouver le nom d’un événement : <em>La Plaine du Rock.</em> Tout est résumé en quatre mots. L’article est terminé. Ou presque. Disons quand même que le rendez-vous est gratuit, qu’il réunit 16 groupes de la « scène souterraine » marseillaise, et qu’ils représenteront toutes les chapelles du genre (punk, cold wave, folk, metal…). On y verra les vétérans de Bird in Shell, Piedebiche, Peritel… et des jeunes pépites avec La Flemme ou Catchy Peril. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’organisation garde les mêmes ingrédients, elle se permet quelques nouveautés. Un before du festival se tiendra dès 16 mai avec un «&nbsp;<em>parcours itinérant entre musique et cinéma dans plusieurs de Marseille</em>&nbsp;», où l’on verra notamment le premier volet de l’excellente «&nbsp;trilogie marseillaise&nbsp;» signée Benoît Sabatier et Marcia Romano.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://phocearocks.org">La Plaine du Rock</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 mai<br></mark>Place Jean-Jaurès</pre>
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		<title>Festival Risc : dessiner l&#8217;émancipation féminine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 11:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis que <strong>Serge Dantin</strong>, directeur artistique des <strong><em>Rencontres Internationales Sciences et Cinéma</em></strong> <em><a href="https://journalzebuline.fr/festival-risc-quand-le-cinema-regarde-la-science/">[Lire notre entretien ici]</a></em>, a ouvert la ligne du festival pour inclure toutes les sciences, humaines comprises, il y en a pour tous les goûts. Adeptes des films expérimentaux ou des sciences « dures » y trouvent bien-sûr encore leur compte, mais de plus en plus aussi, ceux qui apprécient l&rsquo;art de la narration et l&rsquo;incarnation par des personnages bien campés. Car ces outils sont décidément très efficaces pour accompagner la réflexion, découvrir un savoir, quel que soit le champ disciplinaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les femmes, le patriarcat et le capitalisme</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du lancement de la 15<sup>e</sup> édition, le 10 décembre au <a href="https://labaleinemarseille.com">cinéma La Baleine,</a> cela se prêtait particulièrement bien au thème de la soirée, l&rsquo;émancipation féminine. Deux documentaires étaient au programme, avec pour point commun un usage convainquant du dessin. Un procédé qui, n&rsquo;étant pas directement arrimé au réel, décuple le pouvoir évocateur du cinéma, en renforçant l&rsquo;impact de la matière sonore, et réciproquement. <em>Les filles c&rsquo;est fait pour faire l&rsquo;amour</em>, court-métrage de 15 minutes, a pour matière première trois entretiens réalisés par la sociologue <strong>Emmanuelle Santelli</strong>. Ses « enquêtées » ont accepté que leurs voix soient utilisées. Et le résultat est remarquable : loin d&rsquo;un travail académique, le film condense l&rsquo;expérience du patriarcat auquel toutes sont confrontées, pour montrer ce que les trajectoires individuelles ont de générique. À quel niveau d&rsquo;intériorisation de ses exigences faut-il en être pour se dire « <em>je dois être une bonne partenaire sexuelle, de sorte que mon compagnon puisse s&rsquo;en vanter auprès de ses copains</em> » ? La prise de conscience et le récit de leur émancipation est très émouvant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le cas aussi du long format de <strong>Daniela de Felice</strong>, 66 minutes aussi brûlantes que son titre, <em>Ardenza</em>. Elle y décrit, à la première personne, vie sentimentale et engagement politique, entremêlés dans l&rsquo;Italie des années 1990, alors que l&rsquo;orage social gronde face au capitalisme et aux résurgences fascistes. Ses dessins à la plume, ses aquarelles (la réalisatrice a étudié la narration visuelle à Bruxelles) apportent une grande intensité à ce regard féminin sur cette période effervescente. La qualité littéraire de son texte y est aussi pour beaucoup. N.B.&nbsp;: pour ceux qui ont raté la projection, les deux œuvres sont accessibles en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">Le <a href="https://festivalrisc.org">festival Risc</a> s'est déroulé du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 14 décembre</mark>, dans plusieurs salles de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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