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	<title>Archives des cinema - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des cinema - Journal Zebuline</title>
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		<title>« McKay est un écrivain en décalage permanent »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:51:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Claude McKay]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Quelle est votre relation avec Claude McKay ? Comment avez-vous découvert son œuvre ? Matthieu Verdeil. Je l’ai découvert en 2006 grâce à Massilia Sound System, avec qui je travaillais à l’époque. Ils m’ont fait lire Banjo, un roman très important pour Marseille, puisque McKay y a vécu plusieurs années et y a puisé une [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Quelle est votre relation avec Claude McKay ? Comment avez-vous découvert son œuvre ? Matthieu Verdeil. </strong>Je l’ai découvert en 2006 grâce à Massilia Sound System, avec qui je travaillais à l’époque. Ils m’ont fait lire <em>Banjo</em>, un roman très important pour Marseille, puisque McKay y a vécu plusieurs années et y a puisé une partie de son inspiration. Ensuite, j’ai lu son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin,</em> qui a été un choc. Je me suis immédiatement identifié à lui comme voyageur. À ce moment-là, je revenais moi-même de nombreux déplacements, et son parcours a résonné très fort. Mais au-delà de cet aspect, McKay m’a ouvert à des questions que je connaissais mal : l’histoire coloniale, les luttes noires, les enjeux politiques et sociaux de son époque. Depuis, c’est devenu un compagnonnage de longue durée. Pendant quinze ans, j’ai cherché à faire exister ce projet, avec un premier film, puis un second, mais aussi un spectacle, des lectures, des ateliers. McKay est devenu une porte d’entrée vers un travail artistique plus large, mais aussi un outil pour penser le monde d’aujourd’hui.</p>



<p><strong>Quelle est selon vous la particularité de sa pensée ? </strong>C’est une pensée impossible à enfermer. McKay a traversé différents courants sans jamais s’y fixer. Il a été proche des milieux communistes, il a séjourné en URSS, mais il s’en est très vite détaché. À la fin de sa vie, il devient catholique. C’est quelqu’un de profondément libre, qui refuse les étiquettes. Il est toujours en marge, en décalage. Et cela se retrouve aussi dans ses trajectoires : il fréquente à la fois les milieux populaires &#8211; les marins, les dockers, les vagabonds &#8211; et les cercles intellectuels ou bourgeois. Il peut être sur les quais de Marseille, puis se retrouver sur la Côte d’Azur avec des figures comme Fitzgerald. Cette position de déplacement permanent lui donne un regard singulier. Il est à la fois jamaïcain, américain, européen par moments. Et puis queer, à une époque où le mot émerge à peine&nbsp;! Cette multiplicité nourrit une pensée très riche, très mobile, et finalement très contemporaine dans sa manière de refuser les catégories fixes.</p>



<p><strong>Marseille célèbre aujourd’hui son œuvre. Qu’en est-il ailleurs, notamment aux États-Unis ? </strong>Il reste globalement méconnu. Aux États-Unis, il est surtout étudié dans les milieux universitaires liés à la Harlem Renaissance ou à la littérature noire. Mais dans le grand public, il est peu identifié. On connaît parfois certains textes, comme le poème <em>If We Must Die</em>, sans forcément savoir qu’il en est l’auteur. Aujourd’hui, il y a une forme de redécouverte, et elle passe en partie par Marseille. Depuis quelques années, plusieurs livres sont réédités, des textes ressortent, des projets artistiques se développent. Le film participe à ce mouvement. Il y a aussi une dynamique collective : spectacles, lectures, ateliers dans les universités… Tout cela contribue à remettre McKay en circulation. C’est assez récent, et cela correspond aussi à un moment où ses thèmes &#8211; les migrations, les rapports de domination, les identités &#8211; résonnent fortement avec notre époque. Finalement, c’est un auteur qui revient parce qu’il parle très directement au présent.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>Claude McKay, errances d’un poète révolté sera projeté à l’<a href="https://artplexe-canebiere.com/" type="link" id="https://artplexe-canebiere.com/">Artplexe</a> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 avril </mark>dans le cadre du <a href="https://www.music-cinema.com/fr/" type="link" id="https://www.music-cinema.com/fr/">festival Music &amp; Cinema</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Le film corse à l’Alhambra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 11:24:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Arte Mare]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, le festival Arte Mare, Festival du cinéma méditerranéen de Bastia, propose en partenariat avec le cinéma L’Alhambra de découvrir des films corses. Le 31 janvier, quatre réalisatrices viendront présenter trois films, avant d’échanger avec le public. À l’affiche Dans La Confrontation de Marie Abbenanti et Sandy Pujol-Latour, Maxime, 17 ans, va devoir [&#8230;]</p>
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<p>Depuis plusieurs années, le<a href="https://www.arte-mare.corsica"> festival <strong><em>Arte Mare</em></strong>,</a> Festival du cinéma méditerranéen de Bastia, propose en partenariat avec le cinéma <a href="https://www.cnc.fr/cinema/actualites/a-la-decouverte-de-lalhambra-a-marseille_2034548">L’Alhambra</a> de découvrir des films corses. Le 31 janvier, quatre réalisatrices viendront présenter trois films, avant d’échanger avec le public.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À l’affiche</mark></strong></p>



<p>Dans <em>La Confrontation </em>de <strong>Marie Abbenanti </strong>et <strong>Sandy Pujol-Latour</strong>, Maxime, 17 ans, va devoir affronter, au sein d’un commissariat, sa plus grande peur&nbsp;: se confronter à son parrain qui l&rsquo;a violée lorsqu&rsquo;elle était enfant.</p>



<p>Le documentaire de <strong>Julie Perreard</strong>, <em>Tu n’es pas seule,</em> qui a obtenu le prix du documentaire au dernier <em>Arte Mare,</em> nous fait suivre six filles du collectif Collages Féminicides Corse.</p>



<p>Dans <em>Camera Obscura</em>, <strong>Yolaine Lacolonge</strong> questionne la puissance des images et le rôle du cinéma à travers le regard de trois réalisateurs corses : Thierry de Peretti, Julien Colonna et Frédéric Farrucci.</p>



<p>Les <a href="https://www.arte-mare.corsica/les-jeunes-ambassadeurs-du-cinema/">ambassadrices jeunes du cinéma d’Arte Mare</a>, qui font partie du programme permettant de renforcer la cinéphilie des jeunes générations, rencontreront leurs alter ego marseillais et réaliseront un podcast pour l’occasion.&nbsp;</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Arte Mare</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 janvier</mark><br>L’Alhambra, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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		<title>[ Canebière Film Festival] Avec Anna Le Mouël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 08:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Le Mouel]]></category>
		<category><![CDATA[Canebière Film Ftival]]></category>
		<category><![CDATA[Chef déco]]></category>
		<category><![CDATA[Décors]]></category>
		<category><![CDATA[L'Engloutie]]></category>
		<category><![CDATA[Louise Hémon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Canebière film festival met à l’honneur les technicien·nes du cinéma, avec cette année un focus sur les concepteurs de décors. L’occasion de rencontrer Anna Le Mouël, cheffe décoratrice invitée avec la cinéaste Louise Hémon pour le film L’Engloutie. Zebuline l’a rencontrée Qu’est ce qui vous a donné envie de devenir Cheffe Déco&#160;? Quelles études [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le <em>Canebière film festival</em> met à l’honneur les technicien·nes du cinéma, avec cette année un focus sur les concepteurs de décors. L’occasion de rencontrer Anna Le Mouël, cheffe décoratrice invitée avec la cinéaste Louise Hémon pour le film <em>L’Engloutie</em>. Zebuline l’a rencontrée</strong></p>



<p><em>Qu’est ce qui vous a donné envie de devenir Cheffe Déco&nbsp;? Quelles études avez-vous suivies&nbsp;?</em></p>



<p><em>&nbsp;</em>C’est arrivé un peu par hasard. J’avais entamé des études d’archi et on m’a proposé de faire un TPE (Travaux de Fin d’Etudes) à la FEMIS. J’ai adoré car ça correspondait à ma personnalité. J’ai arrête les études d’archi et j’ai travaillé dans la déco. Au départ sur des courts, puis des longs en tant que cheffe déco. J’avais fait une école d’arts appliqués, je dessinais beaucoup, faisais des chantiers. Les décors c’est la rencontre de milieux artistiques avec des choses très manuelles. Il y a le regard artistique et aussi un gros aspect technique auquel je tiens beaucoup</p>



<p><em>Vous avez commencé par le court métrage </em>Massacre <em>de Maité Sonnet, nous semble t-il&nbsp; en 2019. Et depuis des longs dont </em>Saint Omer <em>et </em>Le Ravissemen<em>t. Comment abordez-vous une nouvelle proposition&nbsp;? Par le scénario, les échanges avec les cinéastes</em>&nbsp;?</p>



<p>J’ai commencé avant par des courts moins connus, très jeune. D’abord, je tiens beaucoup au scénario. J’aime lire le scenario et voir ce que le réalisateur a fait avant. C‘est comme cela qu’on se projette dans une mise en scène, qu’on imagine les choses et il y a la confrontation avec le réel. C’est assez rare que ce qu’on imagine corresponde au désir du réal. Parfois ce sont nos deux idées qui vont se rencontrer, parfois je me laisse emporter par la vision du réal quand je la trouve incroyable. Parfois c’est l’inverse&nbsp;: il faut alors l’accompagner par des références, de films ou des dessins</p>



<p><em>Y a t-il eu des propositions que vous avez refusées (Sans citer des noms bien sûr) et dans ce cas pourquoi</em>&nbsp;?</p>



<p>Pas tant que ça&nbsp;! Je suis jeune&nbsp;! Ce sont souvent des questions politiques. Je suis plutôt de gauche et il y a des films que je ne pourrai pas faire car la représentation&nbsp;des personnes dans le film serait trop compliquée&nbsp;: ça me bloquerait pour me projeter. C’est dur quand on n’aime pas un scénario d’aller chercher du désir. Le cinéma demande tellement d’énergie, une implication totale. C’est tellement chronophage&nbsp;! Sans ce désir-là c’est terrible&nbsp;! Autant faire autre chose&nbsp;!</p>



<p><em>Pouvez-vous nous préciser comment vous travaillez&nbsp;: repérages de lieux, dessins, maquettes, tableaux…</em> ?</p>



<p>Il faut parler de quelque chose de très important&nbsp;: le budget d’un film et celui de la déco qui est un très gros budget. Tout se passe dans les pré-repérages, les dessins et beaucoup de références. J’adore les chercher et je travaille beaucoup avec ça. Après on dessine une trame avec le chef opérateur.</p>



<p><em>Comment avez-vous travaillé avec <strong>Louise Hémon</strong> pour L’Engloutie</em> ?</p>



<p>Il y a une petite exception pour <em>L’Engloutie.</em> Louise avait une iconographie délirante, vraiment beaucoup de livres sur l’époque. Elle m’avait conseillé la Cinémathèque des montagnes, une base de données incroyable. <em>L’Engloutie </em>est un film à base de nombreuses images documentaires, des images de films comme <em>Les Portes du Paradis,</em> <em>Heureux comme Lazare</em>. Le Cimino pour quelque chose du western. Des peintres du clair-obscur aussi avec ce choix de la lumière du feu. Avec le chef op, on fait beaucoup de réunions. On s’échange des références en dehors du réal. C’est important car on parle de pure image, de pure lumière. J’aime aborder aussi la question des couleurs.</p>



<p>&nbsp;Pour <em>L’Engloutie</em>, il a fallu fabriquer la cheminée, créer un conduit pour évacuer la fumée. Pas toujours efficace&nbsp;! Il fallait beaucoup de grands feux pour avoir le maximum de lumière. On a repeint tous les murs, et dans les patines du bois, on mettait beaucoup de blanc, pour que la lumière &nbsp;rebondisse. Dans cet espace tout était noir. Des noirs qu’on a vernis pour qu’ils prennent le plus possible la lumière. Dans les lampes à pétrole, pour les extérieurs, on a caché des torches remplies de paraffine pour que dans les plans de loin, on ait assez de lumière.</p>



<p><em>Combien de temps a duré la construction du décor et combien de personnes y ont participé&nbsp;?</em></p>



<p>La construction a pris beaucoup de temps. On a eu un mois sur place mais la neige est tombée très tôt, en novembre, &nbsp;et on s’est retrouvé avec des véhicules improbables pour transporter du bois à 2000 mètres d’altitude. On a mis presque 6 mois, ce qui est très long pour ce type de film. On était une vingtaine. Parfois pour certains films, l&rsquo;équipe monte jusqu’à 200 personnes. C’est le premier assistant qui gère le budget pour les embauches. La période de négociations avec la production est très compliquée. Un budget où il y a les matériaux et les embauches «&nbsp;chargées&nbsp;» , c’est souvent 5 à 10% du budget d’un film.</p>



<p><strong>Un entretien réalisé par Elise Padovani et Annie Gava  le 8 octobre à l’occasion de l’avant-première du film de Louise Hémon, <em>L’Engloutie</em></strong></p>



<p><strong>Anna Le Mouël © A.G.</strong></p>



<p>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/canebiere-film-festival-lengloutie/">ICI</a> la critique du film et <a href="https://journalzebuline.fr/canebiere-film-festival-avec-louise-hemon/"> ICI </a>l&rsquo;interview de Louise Hémon</p>



<p></p>
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		<title>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes &#8211; Une caméra dans l’entre-deux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 08:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques d'Haifa]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[Scandar Copti]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes est un film intense. Parce que les caméras portées placent le spectateur au plus près des personnages, que l’authenticité des scènes est renforcée par l’absence de projecteurs. Parce que les acteurs non professionnels jouent leurs rôles comme un prolongement d’eux-mêmes. Parce que le tournage chronologique colle à leur évolution au fil des événements. Parce que la subtilité narrative et la temporalité élastique [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes</em> est un film intense. Parce que les caméras portées placent le spectateur au plus près des personnages, que l’authenticité des scènes est renforcée par l’absence de projecteurs. Parce que les acteurs non professionnels jouent leurs rôles comme un prolongement d’eux-mêmes. Parce que le tournage chronologique colle à leur évolution au fil des événements. Parce que la subtilité narrative et la temporalité élastique brouillent les repères et les points de vue. Parce que les sirènes d’alerte ponctuent la vie quotidienne. Et parce qu’enfin, au travers de sujets banals et privés, à l’intérieur d’une famille palestinienne bourgeoise, toutes les tensions de la société israélo-palestinienne transparaissent dans des drames imbriqués qui excluent l’épanouissement individuel.</p>



<p>C’est Fifi, qui mène&nbsp;une&nbsp;double vie&nbsp;:&nbsp;étudiante libre de son corps et de ses relations&nbsp;devenant au foyer&nbsp;la fille&nbsp;sage, docile&nbsp;et&nbsp;pudique,&nbsp;promise à un mariage conventionnel.&nbsp;C’est Walid, le médecin amoureux de Fifi qui renoncera à cet amour parce&nbsp;que&nbsp;Fifi n’est pas «&nbsp;<em>un bonbon encore dans son emballage</em><em>.</em>&nbsp;»&nbsp;C’est Rami, son frère,&nbsp;qui refuse que&nbsp;la femme qu’il aime,Shirley, hôtesse de l’air juive, garde le bébé qu’elle porte. Un bébé inenvisageable pour&nbsp;leurs&nbsp;parents, comme pour les organisations israéliennes qui œuvrent par la violence&nbsp;et l’intimidation&nbsp;à&nbsp;briser toute possibilité de mixité.&nbsp;Les non-dits, les dissimulations, les mensonges, le croisement des points de vue tisonnent le malaise&nbsp;dans un crescendo savamment orchestré, en quatre mouvements.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Oppression perpétuelle </mark></strong></h3>



<p>Arabes&nbsp;et hébreux&nbsp;s’entendent dans le film. Haïfa est une ville&nbsp;cosmopolite&nbsp;réputée pour la coexistence apaisée entre&nbsp;eux. Le film,&nbsp;en filigrane,&nbsp;montre que c’est illusoire.&nbsp;Une séquence saisissante dans une classe primaire où Fifi fait un stage montre comment on conditionne les enfants dès leur plus jeune âge à respecter Dieu et les soldats qui protègent l’unité du peuple élu. Les grandes fêtes juives rythment le&nbsp;calendrier&nbsp;s’imposant à tous les citoyens, dans une suprématie de fait.</p>



<p>Le titre arabe du film,&nbsp;<em>Yinad Aleykou</em>&nbsp;peut&nbsp;se&nbsp;traduire par&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Que cela se répète pour toi&nbsp;</em>». Une&nbsp;formule de vœux pour un avenir plus heureux&nbsp;qui&nbsp;prend ici un sens littéral avec le retour à la séquence du début pour Fifi, suggérant selon le réalisateur, un cycle&nbsp;vicieux&nbsp;d’oppression perpétuel.</p>



<p>Mon film,&nbsp;dit-il, «&nbsp;<em>souligne le fait que la liberté est une question collective. Personne n’est libre si tout le monde ne s’est pas émancipé des formes d’oppression, qu’elles soient politiques, sociales ou culturelles. Le film vise à nous rappeler que nos luttes pour la liberté et l’égalité sont profondément liées.&nbsp;</em>»&nbsp;Tourné en 2020, avant la pandémie,&nbsp;<em>Chroniques d’Haïfa</em>&nbsp;a pu concourir à la&nbsp;Mostra&nbsp;de Venise&nbsp;en 2024&nbsp;où&nbsp;il a remporté le prix du meilleur scénario&nbsp;section&nbsp;Orizzonti.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chroniques d’Haïfa, histoires palestiniennes</em> de <strong>Scandar Copti</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 septembre</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>



<p></p>
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		<title>L’appel du rock</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 09:13:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faut parfois pas aller bien loin pour trouver le nom d’un événement : La Plaine du Rock. Tout est résumé en quatre mots. L’article est terminé. Ou presque. Disons quand même que le rendez-vous est gratuit, qu’il réunit 16 groupes de la « scène souterraine » marseillaise, et qu’ils représenteront toutes les chapelles du genre (punk, [&#8230;]</p>
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<p>Il ne faut parfois pas aller bien loin pour trouver le nom d’un événement : <em>La Plaine du Rock.</em> Tout est résumé en quatre mots. L’article est terminé. Ou presque. Disons quand même que le rendez-vous est gratuit, qu’il réunit 16 groupes de la « scène souterraine » marseillaise, et qu’ils représenteront toutes les chapelles du genre (punk, cold wave, folk, metal…). On y verra les vétérans de Bird in Shell, Piedebiche, Peritel… et des jeunes pépites avec La Flemme ou Catchy Peril. </p>



<p>Si l’organisation garde les mêmes ingrédients, elle se permet quelques nouveautés. Un before du festival se tiendra dès 16 mai avec un «&nbsp;<em>parcours itinérant entre musique et cinéma dans plusieurs de Marseille</em>&nbsp;», où l’on verra notamment le premier volet de l’excellente «&nbsp;trilogie marseillaise&nbsp;» signée Benoît Sabatier et Marcia Romano.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://phocearocks.org">La Plaine du Rock</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 mai<br></mark>Place Jean-Jaurès</pre>
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		<title>Festival Risc : dessiner l&#8217;émancipation féminine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 11:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis que Serge Dantin, directeur artistique des Rencontres Internationales Sciences et Cinéma [Lire notre entretien ici], a ouvert la ligne du festival pour inclure toutes les sciences, humaines comprises, il y en a pour tous les goûts. Adeptes des films expérimentaux ou des sciences « dures » y trouvent bien-sûr encore leur compte, mais de plus en [&#8230;]</p>
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<p>Depuis que <strong>Serge Dantin</strong>, directeur artistique des <strong><em>Rencontres Internationales Sciences et Cinéma</em></strong> <em><a href="https://journalzebuline.fr/festival-risc-quand-le-cinema-regarde-la-science/">[Lire notre entretien ici]</a></em>, a ouvert la ligne du festival pour inclure toutes les sciences, humaines comprises, il y en a pour tous les goûts. Adeptes des films expérimentaux ou des sciences « dures » y trouvent bien-sûr encore leur compte, mais de plus en plus aussi, ceux qui apprécient l&rsquo;art de la narration et l&rsquo;incarnation par des personnages bien campés. Car ces outils sont décidément très efficaces pour accompagner la réflexion, découvrir un savoir, quel que soit le champ disciplinaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les femmes, le patriarcat et le capitalisme</mark></strong></h3>



<p>Lors du lancement de la 15<sup>e</sup> édition, le 10 décembre au <a href="https://labaleinemarseille.com">cinéma La Baleine,</a> cela se prêtait particulièrement bien au thème de la soirée, l&rsquo;émancipation féminine. Deux documentaires étaient au programme, avec pour point commun un usage convainquant du dessin. Un procédé qui, n&rsquo;étant pas directement arrimé au réel, décuple le pouvoir évocateur du cinéma, en renforçant l&rsquo;impact de la matière sonore, et réciproquement. <em>Les filles c&rsquo;est fait pour faire l&rsquo;amour</em>, court-métrage de 15 minutes, a pour matière première trois entretiens réalisés par la sociologue <strong>Emmanuelle Santelli</strong>. Ses « enquêtées » ont accepté que leurs voix soient utilisées. Et le résultat est remarquable : loin d&rsquo;un travail académique, le film condense l&rsquo;expérience du patriarcat auquel toutes sont confrontées, pour montrer ce que les trajectoires individuelles ont de générique. À quel niveau d&rsquo;intériorisation de ses exigences faut-il en être pour se dire « <em>je dois être une bonne partenaire sexuelle, de sorte que mon compagnon puisse s&rsquo;en vanter auprès de ses copains</em> » ? La prise de conscience et le récit de leur émancipation est très émouvant.</p>



<p>C&rsquo;est le cas aussi du long format de <strong>Daniela de Felice</strong>, 66 minutes aussi brûlantes que son titre, <em>Ardenza</em>. Elle y décrit, à la première personne, vie sentimentale et engagement politique, entremêlés dans l&rsquo;Italie des années 1990, alors que l&rsquo;orage social gronde face au capitalisme et aux résurgences fascistes. Ses dessins à la plume, ses aquarelles (la réalisatrice a étudié la narration visuelle à Bruxelles) apportent une grande intensité à ce regard féminin sur cette période effervescente. La qualité littéraire de son texte y est aussi pour beaucoup. N.B.&nbsp;: pour ceux qui ont raté la projection, les deux œuvres sont accessibles en ligne.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">Le <a href="https://festivalrisc.org">festival Risc</a> s'est déroulé du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 14 décembre</mark>, dans plusieurs salles de Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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		<title>Quand le cinéma bat le pavé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 13:34:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à partir d’une photo de Beyrouth signée Randa Mirza que s’est élaborée l’affiche de l’édition 2024. Elle correspond à l’acte I des Rencontres d’Image de ville, à Aix-en-Provence du 10 au 13 octobre, qui dans le cadre de sa Biennale, accueille une programmation autour du pays invité&#160;: le Liban et de sa capitale, cette [&#8230;]</p>
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<p>C’est à partir d’une photo de Beyrouth signée <strong>Randa Mirza</strong> que s’est élaborée l’affiche de l’édition 2024. Elle correspond à l’acte I des <strong><em>Rencontres d’Image de ville</em></strong>, à Aix-en-Provence du 10 au 13 octobre, qui dans le cadre de sa <em>Biennale</em>, accueille une programmation autour du pays invité&nbsp;: le Liban et de sa capitale, cette ville détruite, reconstruite, encore et encore&#8230; Aux murs et à l’âme fissurés. Il s’agira donc de <em>Voir Beyrouth</em>, au fil d’un dialogue entre le cinéaste <strong>Ghassan Salhab</strong> qui la filme comme une entité vivante où l’enracinement et l’appel de l’ailleurs s’incarnent dans des personnages sous tension, et l’architecte-urbaniste <strong>Antoine Atallah</strong> engagé dans la conservation d’un patrimoine menacé par la guerre et la spéculation, qui analyse les métamorphoses des quartiers à travers son <em>Beyrouth panoramique</em>. D’explorer la cité en cinq films de Ghassan Salhab, doc ou fictions échelonnés entre 1998 et 2024. De <em>Beyrouth fantôme</em> qu’il présentera le 10 octobre pour l’ouverture de la manifestation au Mazarin, à <em>Contretemps,</em> un doc fleuve de 5h45 (avec entracte) qui nous conduit jusqu’aux horreurs de cet automne.&nbsp;</p>



<p>Une carte blanche, <em>Nahala ou la ville qui sombre</em>, drame de <strong>Farouk Beloufa</strong>, et deux documentaires – <em>Erased Ascent of the invisible</em> de <strong>Ghassan Halwani</strong>, et&nbsp; <em>After the End of the World</em> de <strong>Nadim Mishlawi</strong> – compléteront ce portrait sensible, en actes et en perspectives de la «&nbsp;<em>ville qui ne meurt pas&nbsp;</em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On change de ville </mark></strong></p>



<p>Acte II&nbsp;: Marseille du 17 au 20 octobre. Des événements cinéma avec l’avant-première au Gyptis du film de <strong>Nicolas Burlaud</strong> – <em>Les Fils qui se touchent, </em>produit en Région Sud. Et un focus Yannick Bellon, en partenariat avec <em>Films Femmes Méditerranée</em>, à l’occasion du centenaire de sa naissance, pour parcourir avec elle, Los Angeles, Paris et Venise.&nbsp;</p>



<p>Des rencontres aussi<em>,</em> animées par <strong>Thierry Paquot</strong>,résolument constructives et tournées vers l’avenir, le faire-ensemble, les solutions. On va aussi découvrir <em>Les Paysages de l’Anthropocène</em> avec <strong>Agnès Sinaï&nbsp;</strong>et se demander comment et où vivre dans les nouvelles conditions climatiques de la planète. <em>Inventer de nouveaux savoir-faire</em> avec <strong>Simon Teyssou</strong> qui dialoguera avec les jeunes étudiants en architecture. Voir le film en chantier de <strong>Christian Barani</strong> sur 24 agences françaises d’architecture, partager les espoirs des jeunes générations. <em>Faire territoire</em> avec le même Simon Teyssou en tenant compte en urbanisme du «&nbsp;déjà-là&nbsp;», de l’échelle humaine pour ré-enchanter les lieux.&nbsp;</p>



<p>Les Rencontres proposent aussi un«état des lieux&nbsp;», autour de la question&nbsp;: «&nbsp;<em>Filmer l’Architecture, où en est le cinéma&nbsp;?&nbsp;</em>» Pour répondre, deux tables rondes et pas moins d’une dizaine de films.Notons parmi ceux-là, la première française de <em>Skin of glass </em>de <strong>Denise Zmekhol</strong> qui nous emmène dans le célèbre gratte-ciel moderniste de São Paulo squatté par les sans abri, et les avant-premières de <em>E.1027 –</em> <em>Eileen Gray et la maison en bord de mer </em>(<strong>Béatrice Minger</strong> et <strong>Christophe Schaub</strong>) ainsi que <em>Architecton</em> de <strong>Victor Kossakovski</strong>. La clôture se fera à la Baleine le 20 octobre à 21 h sur la fable de science-fiction qu’on promet «&nbsp;envoûtante et sublime&nbsp;» de l’Islandais <strong>Jóhann Jóhannsson&nbsp;</strong>: <em>Last and first men</em>, portée par la voix qu’on sait envoûtante et sublime de <strong>Tilda Swinton</strong>.</p>



<pre class="wp-block-verse">ÉLISE PADOVANI<br><br><strong><em>Les Rencontres d’Image de ville</em></strong><br>Aix-en-Provence<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 13 octobre<br></mark>Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 20 octobre </mark></pre>



<p></p>
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		<title>L’Amu fait danser les neurones </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Sep 2024 08:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Mission Interdisciplinarité(s) d'Aix-Marseille Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival Jeu de l&#8217;Oie, manifestation portée par la Mission Interdisciplinarité(s) d&#8217;Aix-Marseille Université, revient du 19 au 21 septembre, sur les deux villes. Avec un «&#160;before&#160;» le 18 septembre à Aubagne, au campus de la Satis, école de cinéma d&#8217;AMU. Le réalisateur Régis Sauder y sera présent pour la projection de son film Nous, princesses [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le festival <strong><em>Jeu de l&rsquo;Oie</em></strong>, manifestation portée par la Mission Interdisciplinarité(s) d&rsquo;Aix-Marseille Université, revient du 19 au 21 septembre, sur les deux villes. Avec un «&nbsp;before&nbsp;» le 18 septembre à Aubagne, au campus de la Satis, école de cinéma d&rsquo;AMU. Le réalisateur <strong>Régis Sauder</strong> y sera présent pour la projection de son film <em>Nous, princesses de Clèves</em> (2011), documentaire puissant sur les échos du roman de M<sup>me</sup> de La Fayette dans les vies de lycéens marseillais des quartiers Nord. Une excellente entrée en matière pour le thème de cette 5<sup>e</sup> édition, «&nbsp;<em>les mises en jeu du corps dans nos sociétés contemporaines</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Neurones en mouvement</mark></strong></p>



<p>La journée du 19 septembre se déroulera à Aix-en-Provence, sur trois sites&nbsp;: le 3bisf, centre d&rsquo;arts contemporains de l&rsquo;hôpital psychiatrique Montperrin, l&rsquo;Université, et le 6mic, salle de musiques actuelles. Relevons trois propositions dans un programme dense, notamment un autre film assorti d&rsquo;une rencontre avec sa réalisatrice, la chorégraphe <strong>Balkis Moutasha</strong>. <em>Climal</em> (2023) évoque les relations entre humains et animaux&nbsp;: corps, rythmes, mouvements&#8230; «&nbsp;<em>notre commun comme notre altérité</em>&nbsp;». Puis la performance du <strong>Groupe Urbain d’Intervention Dansée</strong> qui présentera le répertoire du Ballet Preljocaj. Et enfin <em>Jouir,</em> spectacle de <strong>Juliette Hecquet</strong> cherchant à répondre à une question impudente&nbsp;: «&nbsp;<em>Pourquoi existe-il un écart orgasmique ?</em>&nbsp;».</p>



<p>Le 20 septembre, direction Marseille et le Mucem, où les enseignants d&rsquo;Aix-Marseille Université apporteront des éclairages sur quelques interrogations passionnantes&nbsp;: comment est-ce que les bébés communiquent&nbsp;? Nos fluides corporels influent-ils sur notre personnalité et notre tempérament&nbsp;? Comment mieux accompagner la fin de vie&nbsp;?</p>



<p>Quant à la fin du festival, le lendemain, elle se conjuguera avec les portes ouvertes du Centre dramatique national de Marseille, La Criée. Le public est invité à mettre la main à la pâte, lors d&rsquo;ateliers variés&nbsp;: d&rsquo;écriture, d&rsquo;arts plastiques, de hula hoop, de philosophie&#8230; Et de danse&nbsp;: après avoir réalisé son masque d&rsquo;animal imaginaire avec l&rsquo;artiste <strong>Loïse Bulot</strong>, tous sur la piste pour <em>Le grand bal</em>, mené par <strong>Carole Errante</strong>. «&nbsp;<em>Intergénérationnel, multiculturel et inclusif, réunissant professionnel·le·s et amateur·ice·s</em>&nbsp;», il promet que la pesanteur ne sera plus qu’un lointain souvenir, rien que ça&nbsp;!</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Jeu de l'Oie</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 au 21 septembre<br></mark>Aubagne, Aix-en-Provence, Marseille<br><a href="http://festivaljeudeloie2023.univ-amu.fr">festivaljeudeloie2023.univ-amu.fr</a></pre>
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		<title>Chienne de rouge : Yamina Zoutat tourne les sangs </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 14:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Yamina Zoutat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Serait-ce parce qu’à sa naissance Yamina Zoutat dont les rhésus parentaux étaient incompatibles, a subi un «&#160;grand échange de sang&#160;» et porte dans ses veines la trace de son donneur inconnu, qu’elle a voulu filmer du sang&#160;? Elle parle d’un désir profond et tenace, hantant ses rêves, que Chienne de rouge réalise, d’un film né [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Serait-ce parce qu’à sa naissance <strong>Yamina Zoutat</strong> dont les rhésus parentaux étaient incompatibles, a subi un «&nbsp;grand échange de sang&nbsp;» et porte dans ses veines la trace de son donneur inconnu, qu’elle a voulu filmer du sang&nbsp;? Elle parle d’un désir profond et tenace, hantant ses rêves, que <em>Chienne de rouge</em> réalise, d’un film né de son propre corps de femme, défini par le sang des règles, impur pour les religions.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Réparation</mark></p>



<p>Si elle n’apparaît pas à l’écran, Yamina Zoutat est omniprésente. Elle a 28 ans quand s’ouvre «&nbsp;le procès du sang contaminé&nbsp;» – comme si c’était le sang qui était accusé, remarque-t-elle. Elle a insisté malgré les réticences de sa rédaction, pour couvrir l’événement comme chroniqueuse judiciaire. Une consigne lui est donnée&nbsp;: «&nbsp;<em>tu ne montreras pas de sang&nbsp;</em>». Drôle de procès non filmé, qui ne se déroule pas au Palais de justice, où les victimes ne peuvent pas se porter parties civiles et où «&nbsp;<em>les juges sont des hommes politiques déguisés en juges&nbsp;</em>». Par les photos personnelles montrées plein écran, le film convoque les jeunes martyres du Sida, avant leur maladie. La voix off raconte leur histoire tragique, celle de ce sang prélevé sur la voie publique, transfusé sans analyses, celle de ces donneurs qui se croyaient de vie et furent de mort. Yamina Zoutat répare le silence imposé à l’époque.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Convergences</mark></p>



<p>Comme une « chienne de rouge » – qui on l’apprend, est une chienne de chasse dressée à pister une bête blessée – la réalisatrice suit la trace. Dans les sous-bois sur le tapis mordoré des feuilles mortes. Dans les toilettes où gouttent les menstrues. Sur le sol où après l’attentat du Bataclan, des étudiants en médecine ensanglantés jouent le rôle de victimes. À l’hôpital où on transfuse, transplante, greffe. Dans les mariages mixtes où se mêlent les sangs. Dans le sourire édenté de sa fillette qui a perdu une dent de lait et retrouve le goût métallique de l’hémoglobine. Dans la mer écarlate où on harponne les gros poissons. Au cinéma où Nosfératu, triste vampire, plonge ses canines dans le cou d’Ellen, où indiens et cow-boys deviennent frères de sang et où l’ange Damiel des <em>Ailes du désir</em> éprouve par une plaie, la condition humaine. Documentaire hybride, tissant un réseau de destins, de vies au quotidien, d’événements exceptionnels, juxtaposant archives, images scientifiques, souvenirs filmiques et témoignages. Quête intime qui met les images en correspondance, en convergence. <br><br>Comme le flux sanguin, le film circule. Mohamed, un convoyeur de sang sillonne Paris de nuit pour livrer les poches du précieux liquide dans des caissons isothermes. On suit la professeure de médecine Nguyen, d’origine vietnamienne, spécialisée en greffes, jusque dans sa famille. On écoute son père qui pose les questions d’intégration, d’identité et de dissolution. On entend une greffée dont la famille a été exterminée à Auschwitz, lire sa  bouleversante lettre à un donneur allemand. Par intermittence le rouge envahit l’écran et un cœur pulse à gros battements. C’est le leur. C’est le nôtre. Et c’est notre humaine condition.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chienne de rouge</em>, de <strong>Yamina Zoutat</strong>
En salles <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 14 février</mark></pre>
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		<title>Celle qui a dit non</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Marta Savina]]></category>
		<category><![CDATA[Primadonna]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans Primadonna, Marta Savina met en lumière l’histoire de Franca Viola, première italienne à s’être opposée à la pratique du mariage dit « réparateur » Il y a des actes de courage individuel qui infléchissent l’Histoire, changent la donne, ouvrent la voie. Des actes révolutionnaires sans révolution&#160;: un refus soudain de se plier à une loi injuste, [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Dans <em>Primadonna</em>, Marta Savina met en lumière l’histoire de Franca Viola, première italienne à s’être opposée à la pratique du mariage dit « réparateur »</strong></mark></p>



<p>Il y a des actes de courage individuel qui infléchissent l’Histoire, changent la donne, ouvrent la voie. Des actes révolutionnaires sans révolution&nbsp;: un refus soudain de se plier à une loi injuste, une tradition oppressive, une violence ou un oubli. C’est le «&nbsp;non&nbsp;» de Rosa Parks dans l’Alabama raciste des années 1950. C’est aussi celui de Franca Viola, la première Italienne à s’opposer, en 1965, à la pratique séculaire du mariage «&nbsp;réparateur&nbsp;», refusant d’épouser son ravisseur et violeur et le traînant, malgré les pressions sociales, devant les juges.</p>



<p>«<em> Pour la première fois non seulement une jeune fille en Sicile a préféré être </em>“déshonorée”<em> plutôt qu&rsquo;accepter la violence d’un homme, mais surtout, un père, au lieu de résoudre la question en épaulant un fusil et en se vengeant avec ses propres mains, a cru dans la force de la loi et dans celle de l&rsquo;État. »</em> écrivait <em>La Stampa</em>. La loi qui exonérait le violeur s’il lavait le déshonneur de sa victime en la prenant pour femme, sera abrogée en 1981. Cette histoire hante <strong>Marta Savina</strong>. En 2017, elle en fait le sujet de son court métrage<em> Viola</em>. En 2022, celui de son premier long<em>, Primadonna</em>.</p>



<p>Casting parfait pour ce film primé au <em>Festival de Rome</em>. Franca Viola devient Lia Crimi, toujours interprétée par <strong>Claudia Gusmano</strong> au visage de madonne. Lia naturellement anti-conformiste, préfère travailler aux champs avec son père que rester à la maison avec sa mère et son petit frère pour apprendre à être femme au foyer. <strong>Dario Aita</strong> est l’antipathique et archétypal Lorenzo Musicò, fils du parrain du coin, arrogant, sûr de son impunité, flanqué de sa bande de voyous. Pour lui, il y a les femmes qui restent au lit comme sa maîtresse et celles qu’on épouse comme Lia – qui a quelquefois flirté avec lui, tout en restant chaste. <strong>Fabrizio Ferracane</strong> incarne avec subtilité, le père, accablé par l’oppression de «&nbsp;<em>ceux qui ne perdent jamais&nbsp;</em>» et fier que sa fille les brave. Sans oublier, <strong>Francesco Colella</strong>, avocat mis sur la touche qui finira par défendre Lia.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Au grand jour</strong></mark><br>La réalisatrice reconstitue l’affaire en trois temps dans une mise en scène sobre, linéaire, un peu illustrative. D’abord une contextualisation plus stylisée que documentaire : juxtaposition de scènes, succession de gestes simples. Dans des paysages beaux à couper le souffle où tout semble immuable, se dessine un monde rural archaïque, patriarcal, sous la coupe de la mafia locale et d’un clergé complice dominant ses « brebis » à coups de processions et de sermons. Puis le basculement du rapt et du viol. Le séisme familial et intime. Les conséquences du choix de Lia : mise au ban du groupe, stigmatisation, menaces, exactions. Et enfin le procès.</p>



<p>Si Primadonna n’apporte pas de grandes surprises en termes d’écriture cinématographique, ni de scénario, n’évitant pas toujours l’aspect édifiant, on retiendra de fort jolies scènes. Comme cette baignade nocturne de toute la famille Crimi qui, ostracisée par la collectivité, n’a plus droit au grand jour. Un grand jour que film a le mérite de faire sur le cas Franca Viola, une femme qui a dit non.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Primadonna</em>, de <strong>Marta Savina</strong> 
En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 janvier</mark></pre>
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