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	<title>Archives des Claude McKay - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Claude McKay - Journal Zebuline</title>
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		<title>Chanter la révolte et la nostalgie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:10:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le fort lien qui unit l’auteur de Banjo à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le fort lien qui unit l’auteur de <em>Banjo</em> à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements dans le cadre d’une rétrospective intitulée « Claude McKay, back to Marseille ». La maison d’édition marseillaise Héliotropismes s’était déjà penchée sur l’œuvre de l’écrivain, en publiant notamment en 2022 son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin</em>. C’est au tour d’Hors d’atteinte, également basée à Marseille, de s’y consacrer avec la publication d’une sélection de poèmes rassemblés sous le titre <em>Nous qui nous révoltons</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une sélection de poèmes en version bilingue</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition bilingue permet d’apprécier à la fois les poèmes dans leur version originale, en créole jamaïcain et en anglais « standard », ainsi que le travail des trois traductrices pour tenter de faire entendre le rythme puissant et la couleur des mots de McKay. Les poèmes présentés dans cette édition ont été choisis parmi les <em>Complete Poems</em> (2008) qui réunissent quatre recueils publiés entre 1912 et 1922, auxquels s’ajoutent d’autres poèmes datant de 1910 à 1940. Dans <em>Nous qui nous révoltons</em>, ces poèmes sont répartis en six ensembles&nbsp;(Jeunesse jamaïcaine, Racisme et résistance, Engagement politique et conscience sociale, Les ombres de Harlem, Exils et Vagabondages) et abordent des thématiques aussi variées que les violences raciales, le rapport à la nature, l’amitié ou encore la nostalgie du pays natal. L’un de ces poèmes rapproche avec tendresse « les collines de Jamaïque » et les champs provençaux par l’intermédiaire d’une couleur, le rouge, commune aux poinsettias et aux coquelicots.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un poète précurseur et actuel</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">McKay, grand lecteur de Villon, Baudelaire, Byron ou encore Keats, utilise généralement des formes poétiques classiques, comme la ballade et le sonnet, et met souvent un refrain ou une structure cyclique qui rappelle le blues. Parmi les poèmes choisis figure « If We Must Die » (Si nous devons mourir), qui devint un symbole de la lutte contre les violences raciales lors du sanglant « Red Summer » en 1919 aux États-Unis. Il fut l’un de textes fondateurs du Harlem Renaissance, ce mouvement culturel, artistique et politique de renouveau de la culture afro-américaine qui s’est développé dans les années 20 et 30. Pourtant, McKay ne s’est jamais « considéré comme un poète noir », selon ses propres dires, et cette apparente absence d’engagement lui a parfois été reprochée. Il n’empêche que son chant de révolte, qui a inspiré jadis les poètes de la Négritude, est aujourd’hui encore d’une criante actualité.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Claude McKay, Nous qui nous révoltons, Traduit du créole jamaïcain par Karine Guerre et de l’anglais (États-Unis) par Gaëlle Cogan et Michaëla Cogan, Édition dirigée par Matthieu Verdeil</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="1017" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=600%2C1017&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136193" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=177%2C300&amp;ssl=1 177w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=150%2C254&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=300%2C509&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=248%2C420&amp;ssl=1 248w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>« McKay est un écrivain en décalage permanent »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:51:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Quelle est votre relation avec Claude McKay ? Comment avez-vous découvert son œuvre ? Matthieu Verdeil. Je l’ai découvert en 2006 grâce à Massilia Sound System, avec qui je travaillais à l’époque. Ils m’ont fait lire Banjo, un roman très important pour Marseille, puisque McKay y a vécu plusieurs années et y a puisé une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Quelle est votre relation avec Claude McKay ? Comment avez-vous découvert son œuvre ? Matthieu Verdeil. </strong>Je l’ai découvert en 2006 grâce à Massilia Sound System, avec qui je travaillais à l’époque. Ils m’ont fait lire <em>Banjo</em>, un roman très important pour Marseille, puisque McKay y a vécu plusieurs années et y a puisé une partie de son inspiration. Ensuite, j’ai lu son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin,</em> qui a été un choc. Je me suis immédiatement identifié à lui comme voyageur. À ce moment-là, je revenais moi-même de nombreux déplacements, et son parcours a résonné très fort. Mais au-delà de cet aspect, McKay m’a ouvert à des questions que je connaissais mal : l’histoire coloniale, les luttes noires, les enjeux politiques et sociaux de son époque. Depuis, c’est devenu un compagnonnage de longue durée. Pendant quinze ans, j’ai cherché à faire exister ce projet, avec un premier film, puis un second, mais aussi un spectacle, des lectures, des ateliers. McKay est devenu une porte d’entrée vers un travail artistique plus large, mais aussi un outil pour penser le monde d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est selon vous la particularité de sa pensée ? </strong>C’est une pensée impossible à enfermer. McKay a traversé différents courants sans jamais s’y fixer. Il a été proche des milieux communistes, il a séjourné en URSS, mais il s’en est très vite détaché. À la fin de sa vie, il devient catholique. C’est quelqu’un de profondément libre, qui refuse les étiquettes. Il est toujours en marge, en décalage. Et cela se retrouve aussi dans ses trajectoires : il fréquente à la fois les milieux populaires &#8211; les marins, les dockers, les vagabonds &#8211; et les cercles intellectuels ou bourgeois. Il peut être sur les quais de Marseille, puis se retrouver sur la Côte d’Azur avec des figures comme Fitzgerald. Cette position de déplacement permanent lui donne un regard singulier. Il est à la fois jamaïcain, américain, européen par moments. Et puis queer, à une époque où le mot émerge à peine&nbsp;! Cette multiplicité nourrit une pensée très riche, très mobile, et finalement très contemporaine dans sa manière de refuser les catégories fixes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marseille célèbre aujourd’hui son œuvre. Qu’en est-il ailleurs, notamment aux États-Unis ? </strong>Il reste globalement méconnu. Aux États-Unis, il est surtout étudié dans les milieux universitaires liés à la Harlem Renaissance ou à la littérature noire. Mais dans le grand public, il est peu identifié. On connaît parfois certains textes, comme le poème <em>If We Must Die</em>, sans forcément savoir qu’il en est l’auteur. Aujourd’hui, il y a une forme de redécouverte, et elle passe en partie par Marseille. Depuis quelques années, plusieurs livres sont réédités, des textes ressortent, des projets artistiques se développent. Le film participe à ce mouvement. Il y a aussi une dynamique collective : spectacles, lectures, ateliers dans les universités… Tout cela contribue à remettre McKay en circulation. C’est assez récent, et cela correspond aussi à un moment où ses thèmes &#8211; les migrations, les rapports de domination, les identités &#8211; résonnent fortement avec notre époque. Finalement, c’est un auteur qui revient parce qu’il parle très directement au présent.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>Claude McKay, errances d’un poète révolté sera projeté à l’<a href="https://artplexe-canebiere.com/" type="link" id="https://artplexe-canebiere.com/">Artplexe</a> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 avril </mark>dans le cadre du <a href="https://www.music-cinema.com/fr/" type="link" id="https://www.music-cinema.com/fr/">festival Music &amp; Cinema</a>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Marseille, le Dream Port de Claude McKay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:05:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était la fête à l’Alcazar. Le 22 février on clôturait avec le Banjo Mémory group uneincroyable semaine dédiée à McKay, aux sons du jazz qui habite Banjo, roman culte qui raconte le Marseille interlope des années 1920, celui du Port et du «&#160;quartier réservé&#160;». Charlie-Camille Flores, directeur de l’Alcazar est ravi&#160;: «&#160;le succès a été [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’était la fête à l’Alcazar. Le 22 février on clôturait avec le <em>Banjo Mémory group </em>uneincroyable semaine dédiée à McKay, aux sons du jazz qui habite <em>Banjo</em>, roman culte qui raconte le Marseille interlope des années 1920, celui du Port et du «&nbsp;quartier réservé&nbsp;». Charlie-Camille Flores, directeur de l’Alcazar est ravi&nbsp;: «&nbsp;le succès a été immense. 1300 personnes ont participé à ces rencontres&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout est parti de Richard Bradbury, professeur de littérature caribéenne à l&rsquo;Université d&rsquo;Exeter et de son souhait de remettre à l’Alcazar des archives en sa possession. Pourquoi Marseille&nbsp;? Parce que c’est la ville au monde où McKay se sentait le mieux, témoigne l’universitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa plume humaniste, le monde entier se croise dans les ruelles du Panier, grouillantes de misère humaine mais aussi de l’espoir d’un nouveau départ. Populaire, multiculturelle, la ville avait tout pour séduire l’écrivain jamaïcain, figure majeure de la Harlem Renaissance qui dénonça dans des textes comme <em>Harlem Shadows</em> et <em>Home to Harlem</em> le racisme et l&rsquo;oppression des Noirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Séduit par l&rsquo;idéal communiste, il voyage en URSS dans les années 1920. Sa vie intime est marquée par des attirances pour les deux sexes. Ces multiples visages font de lui l&rsquo;une des figures les plus fascinantes de la littérature afro-américaine. Pour Bradbury la littérature de McKay, d&rsquo;une précision remarquable, le place parmi les grands écrivains de la première moitié du 20<sup>e</sup> siècle. Et pourtant, une partie de sa biographie reste inédite. Pourquoi ? Un éditeur auprès de qui Bradbury avait cherché, sans succès, à faire publier <em>Romance in Marseille,</em> répond : <em>« Il est trop noir, trop engagé politiquement, trop sexuellement différent, Il est trop tout. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Romance in Marseille</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour McKay, Marseille n&rsquo;a pas été une évidence. C’est d’abord un choc. <em>« J&rsquo;ai essayé Marseille, mais c&rsquo;est une ville répugnante. », </em>écrit-il en 1923. Puis, le regard change : <em>« Peut-être que j&rsquo;aimerais écrire un roman sur Marseille. »</em> Et finalement : <em>« C&rsquo;est le port le plus intéressant où j&rsquo;ai débarqué. C&rsquo;est à la fois repoussant et merveilleux. Marseille est vraiment l&rsquo;endroit que je préfère au monde. C’est un port de rêve »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1943, avec l’opération Sultan, les Allemands détruisent le décor de ses livres. Mais la mémoire de ce port fourmillant subsiste dans les pages de <em>Banjo</em> et de <em>Romance in Marseille</em> dans lequel McKay raconte l&rsquo;histoire -un fait réel- de Lafala, docker ouest-africain qui s&#8217;embarque clandestinement sur un paquebot. Découvert par l&rsquo;équipage, il est enfermé dans un local glacé et arrive aux États-Unis les pieds gelés, entraînant l&rsquo;amputation de ses deux jambes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine a proposé un programme dense : conférences sur le quartier réservé (Martin Huc), la traduction (Françoise Bordarier), l&rsquo;édition des inédits (Armando Coxe), la correspondance entre McKay et le poète malgache Rabearivelo (Claire Riffard, CNRS), ou encore les poètes contemporains qui s’en inspirent (Sylvain Pattieu, Estelle Sarah-Bulle). Le Collectif James Baldwin et la Banjo Society d&rsquo;Aix-Marseille Université ont également pris la parole. Côté images, le documentaire <em>Claude McKay, de Harlem à Marseille</em> (Matthieu Verdeil, 2021) et le film <em>Big Fella</em> (1937), tourné à Marseille d&rsquo;après <em>Banjo</em>, ont fait salle comble.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>La semaine s’est déroulée du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 17 au 22 février</mark> à l’Alcazar</pre>
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		<title>Pour que vive Claude McKay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:37:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près d’un siècle après le séjour de Claude McKay dans la cité phocéenne, Marseille continue de célébrer cet auteur touche-à-tout. De son passage à Marseille de 1924 et 1928, entre ses séjours successifs à Harlem, Londres, Moscou, Berlin ou Tanger, Claude McKay avait tiré un récit récemment republié aux Éditions Héliotropismes&#160;: Romance in Marseille, écrit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Près d’un siècle après le séjour de Claude McKay dans la cité phocéenne, Marseille continue de célébrer cet auteur touche-à-tout. De son passage à Marseille de 1924 et 1928, entre ses séjours successifs à Harlem, Londres, Moscou, Berlin ou Tanger, Claude McKay avait tiré un récit récemment republié aux Éditions Héliotropismes&nbsp;: <em>Romance in Marseille</em>, écrit en 1933 à Tanger, se déployait dans le quartier de la Fosse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce fut un soulagement que d’aller vivre à Marseille parmi des gens à la peau noire ou brune, qui venaient des États-Unis, des Antilles, d’Afrique du Nord et d’Afrique occidentale, et se trouvaient tous rassemblés pour former un groupe chaleureux», écrivait-il au sujet de ce séjour marseillais aujourd’hui immortalisé par un passage jouxtant le Vieux Port.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Création plurielle</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poète, musicien et conteur <strong>Lamine Diagne </strong>s’est déjà adonné à des lectures de Claude McKay lors de la republication de cet opus rare et précieux. Il s’est depuis attelé à la conception d’un spectacle musical intitulé <em>« Kay ! Lettres à un poète disparu »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proposée par Les Voies du Chant, cette création s’articule autour de textes de Claude McKay et de Lamine Diagne lui-même, également à l’écriture de la partition musicale. Sur scène, la création visuelle de <strong>Matthieu Verdeil</strong>, soutenue par la scénographie et l’installation vidéo d’<strong>Eric Massua</strong>, accueillera ce récit pensé comme une adresse à cet auteur encore méconnu. La contrebasse de <strong>Christophe Lincontang</strong>, les claviers de <strong>Ben Rando</strong>, la batterie de <strong>Jérémi Martinez </strong>et la guitare de <strong>Wim Welker </strong>s’érigeront comme autant de voix auteur de cette poésie singulière. À ne manquer sous aucun prétexte&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Kay, Lettres à un poète disparu</em><br>dans le cadre du festival De Vives Voix <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 21 octobre <br></mark>Cité de la Musique, Marseille <br><a href="http://festivaldevivesvoix.fr">festivaldevivesvoix.fr</a></pre>
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