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	<title>Archives des colonisation - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des colonisation - Journal Zebuline</title>
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		<title>François Mitterrand, l’envers africain du décor</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 14:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diasporik&#160;:&#160;François Mitterrand a grandi dans une France où l’Empire était une évidence.&#160;Qu’en a-t-il gardé&#160;?&#160; Nicolas&#160;Bancel&#160;et Pascal Blanchard&#160;:&#160;François Mitterrand est effectivement dans sa jeunesse, comme l’immense majorité de ses contemporains, convaincu de la grandeur coloniale de la France, qu’il expérimente lors de sa visite à l’Exposition coloniale internationale de Vincennes en 1931, son premier voyage à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Diasporik&nbsp;:&nbsp;</strong><strong>François Mitterrand a grandi dans une France où l’Empire était une évidence.&nbsp;</strong><strong>Qu’en a-t-il gardé&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Nicolas&nbsp;</strong><strong>Bancel</strong><strong>&nbsp;et Pascal Blanchard&nbsp;</strong>:&nbsp;François Mitterrand est effectivement dans sa jeunesse, comme l’immense majorité de ses contemporains, convaincu de la grandeur coloniale de la France, qu’il expérimente lors de sa visite à l’Exposition coloniale internationale de Vincennes en 1931, son premier voyage à Paris. Issu d’une famille de la bourgeoisie provinciale&nbsp;conservatrice et catholique, ses idéaux politiques initiaux penchent vers la droite-extrême – il appartiendra au mouvement de jeunesse des Croix-de-Feu puis au Parti social français du colonel François de la Rocque – et son premier engagement politique est pour&nbsp;soutenir&nbsp;l’agression de l’Italie mussolinienne en Éthiopie.&nbsp;</p>



<p>Son parcours à Vichy&nbsp;va&nbsp;le convaincre que l’Empire doit être défendu coûte que coûte et, de surcroit,&nbsp;qu’il&nbsp;peut&nbsp;lui servir de tremplin politique après-guerre. Il sera d’ailleurs ministre de la France d’outre-mer dès 1950. La perte de&nbsp;l’empire&nbsp;est un véritable déchirement, il&nbsp;ne comprend pas le mouvement profond des décolonisations&nbsp;: pour lui, la France a été globalement bienfaitrice, elle a apporté, avec la «&nbsp;mission civilisatrice&nbsp;», le progrès et les lumières de la civilisation européenne. &nbsp;</p>



<p>Lorsqu’il arrive au pouvoir&nbsp;en 1981, tout ce bagage va peser lourd&nbsp;dans des décisions essentielles. Il va&nbsp;notamment&nbsp;perpétuer&nbsp;les pratiques de la françafrique, qui est pour lui, finalement, une continuité de l’empire et permet à la France de conserver son aire d’influence et sa puissance géopolitique.&nbsp;</p>



<p><br><strong>Quel a été son rôle avant et pendant la guerre d’Algérie, en tant que ministre sous la IVᵉ République?</strong>&nbsp;</p>



<p><br>Lors du déclenchement de la guerre d’Algérie, François Mitterrand&nbsp;est ministre de l’Intérieur. Ses déclarations, après les attentats du 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre 1954, sont sans ambiguïté&nbsp;: la seule réponse à apporter&nbsp;est une sévère&nbsp;et immédiate&nbsp;répression. Il espère que celle-ci, et quelques réformes, permettront de conserver l’Algérie, qui, ne l’oublions pas, est constituée de départements français. Ce qui rend d’autant plus incontournable le slogan, repris par François Mitterrand, «&nbsp;l’Algérie c’est la France&nbsp;». Lorsqu’il est ministre de la Justice, il va faire partie des «&nbsp;durs&nbsp;». Il soutient la répression et bien&nbsp;sûr les pouvoirs spéciaux. Alors qu’il connaît parfaitement la systématisation de la torture dès 1955-1956, il feint de l’ignorer.&nbsp;</p>



<p><strong>Il a donné l’ordre de mettre à exécution les militants du FLN emprison</strong><strong>nés en Algérie et en métropole,&nbsp;</strong><strong>Montluc et autres</strong><strong>…</strong></p>



<p>François Mitterrand est celui qui a proposé le moins de grâces pour les condamnés à mort du FLN&nbsp;: à peine&nbsp;1 sur 5, bien moins que des gouverneurs généraux de l’Algérie, considérés pourtant comme des ultras. Son engagement dans la répression est total.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles ont été ses relations avec Def</strong><strong>f</strong><a></a><strong>erre durant la colonisation ?&nbsp;</strong></p>



<p>Pour ce que nous en savons, François Mitterrand, en tant que ministre de la Justice, signe la loi-cadre préparée par Gaston Defferre en 1956,&nbsp;mais&nbsp;celle-ci va beaucoup plus loin dans les réformes que ce qu’il avait pu imaginer.&nbsp;</p>



<p>On peut penser que, pour lui, ces réformes – suffrage universel dans les colonies d’AOF, AEF, Madagascar, Togo et Cameroun avec la création d’Assemblées territoriales, érection de Conseils de gouvernement avec d’importantes attributions de responsabilités locales, etc. – allaient trop loin.&nbsp;</p>



<p>Pour autant, Gaston Defferre n’a jamais été un décolonisateur&nbsp;: la loi-cadre visait à transformer la politique impériale de la France en associant les élites locales, tout simplement pour conserver l’empire.&nbsp;Mais il&nbsp;avait au moins compris que la répression à outrance était sans avenir. C’est plus tard qu’ils se retrouveront, notamment lorsque François Mitterrand imaginera installer à Marseille son mémorial rendant hommage à l’entreprise coloniale de la France et aux pieds-noirs.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="653" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=653%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130209" style="width:355px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=653%2C1024&amp;ssl=1 653w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=191%2C300&amp;ssl=1 191w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=768%2C1205&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=979%2C1536&amp;ssl=1 979w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=150%2C235&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=300%2C471&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=696%2C1092&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?resize=268%2C420&amp;ssl=1 268w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/livre_galerie_646.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w" sizes="(max-width: 653px) 100vw, 653px" /></figure>
</div>


<p><strong>Comment a t’il imposé&nbsp;le mythe du «&nbsp;grand décolonisateur&nbsp;» à ses hagiographes ?&nbsp;</strong></p>



<p>François Mitterrand&nbsp;va&nbsp;réécrire le passé, sa biographie. Par petites touches, dans ses ouvrages successifs et interviews, il se présente comme un visionnaire qui avait anticipé les décolonisations, alors qu’elles l’ont surpris. Plus encore, il insinue à plusieurs reprises qu’il aurait été anticolonialiste, ce qui&nbsp;est une pure fabulation. Mais ses écrits ont fait foi et plusieurs de ses biographes s’y sont laissé prendre, prenant pour argent comptant ce qu’écrit François Mitterrand dans ses ouvrages.&nbsp;</p>



<p><strong>Le sous-titre de votre ouvrage est « de la colonisation à la Françafrique », Quel a été sa position dans la période postcoloniale?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est justement durant cette période&nbsp;que&nbsp;sa formation coloniale, sa vision du monde, s’actualise. En 1982, par exemple, il renvoie Jean-Pierre Cot, alors ministre de la Coopération, qui avait eu la naïveté de croire qu’il pouvait appliquer le programme commun dans ses points concernant l’Afrique et les anciennes colonies. Il s’agissait alors de normaliser les relations avec les ex-colonies, qui constituait alors le «&nbsp;pré-carré&nbsp;» de la France, ce que l’on n’appelait pas encore la françafrique.&nbsp;</p>



<p>C’est un tournant, car François Mitterrand va reprendre cet héritage postcolonial initié par de Gaulle dès 1960 et continuer donc de soutenir des régimes africains corrompus et parfois criminels. Mais il en va, pour lui, de la grandeur de la France&nbsp;et le «&nbsp;pré-carré&nbsp;» est la condition de cette «&nbsp;grandeur&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>On voit aussi cette formation coloniale durant la tragédie du Rwanda : les « responsabilité accablantes » de François Mitterrand sont désormais bien établies, notamment par le rapport Duclert (un des auteurs du livre) paru en 2021. La dérive de la politique française au Rwanda sous l’égide de François Mitterrand s’éclaire lorsque l’on comprend que, pour lui, le Rwanda permettait à la France d’élargir sa zone d’influence, et donc l’aura et la puissance de l’hexagone. </p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>François Mitterrand, le dernier empereur</em><br><em>De la colonisation à la Françafrique </em><br><a href="http://www.philippe-rey.fr">Editions Philippe Rey</a><br>Ouvrage collectif sous la direction de Nicolas Bancel et Pascal Blanchard  </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>



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		<title>Aussi ancien que Charlemagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 10:54:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[ACHAC]]></category>
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		<category><![CDATA[Arabo-oriental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 16 panneaux, l’exposition fait magistralement le tour de la question, en suivant un fil chronologique où tout se nuance et se rejoint : les chercheurs de l’ACHAC (Association pour la Connaissance de l&#8217;Histoire de l&#8217;Afrique Contemporaine) qui ont conçu l’exposition ont une approche scientifique qui énonce des faits explicites : l’arabo-oriental – c’est à dire le maghrébin, ottoman ou proche-oriental – est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 16 panneaux, l’exposition fait magistralement le tour de la question, en suivant un fil chronologique où tout se nuance et se rejoint : les chercheurs de l’<a href="https://achac.com">ACHAC</a> (Association pour la Connaissance de l&rsquo;Histoire de l&rsquo;Afrique Contemporaine) qui ont conçu l’exposition ont une approche scientifique qui énonce des faits explicites : l’arabo-oriental – c’est à dire le maghrébin, ottoman ou proche-oriental – est présent en France depuis Charlemagne et les conquêtes arabo-musulmanes qui lui sont contemporaines. Il figure une altérite que la France monarchique combat, ou avec laquelle elle dialogue et négocie, mais surtout que la France républicaine ou impériale exploite, comme combattant (les Turcos, les soldats indigènes), comme travailleurs dans l’industrie, le bâtiment ou l’agriculture saisonnière.</p>



<p>L’exposition met aussi en évidence la rupture historique que constitue la colonisation, qui entraîne une forte dégradation de l’image de l’oriental, et un racisme systémique. Les derniers panneaux sont ceux d’une histoire des luttes, des marches et des revendications. Mais aussi une réflexion sur les différentes représentations, artistiques et médiatiques, pour sortir de l’essentialisation coloniale.Un pas indispensable pour cesser de discriminer cet « autre » qui a toujours été là. </p>



<p><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’histoire des présences arabo-orientales en France</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 22 mars</mark><br>Maison des associations, Marseille</pre>



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<p></p>
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		<title>Oser prononcer la Koulounisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 14:28:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Salim Djaferi ouvre son spectacle par une question qu’il s’est lui-même posée : « Comment dit-on colonisation en langue arabe ? » Dans un espace scénique intime, il raconte son histoire, celle de sa mère, de son grand-père, de milliers d’Algériens, de Français issus de la colonisation. En quête de réponses pour comprendre son identité, mais surtout son passé et celui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><a href="https://www.instagram.com/salim.djaferi/">Salim Djaferi</a></strong> ouvre son spectacle par une question qu’il s’est lui-même posée : « <em>Comment dit-on colonisation en langue arabe ? </em>»<strong><em> </em></strong>Dans un espace scénique intime, il raconte son histoire, celle de sa mère, de son grand-père, de milliers d’Algériens, de Français issus de la colonisation. En quête de réponses pour comprendre son identité, mais surtout son passé et celui de sa famille, Salim Djaferi raconte ce conflit qu’on appelle Guerre d’Algérie en France, là où on le nomme Révolution, en Algérie. </p>



<p>Étrangement, il met à l’aise son public, des rires osent s’échapper, sur un sujet qui reste difficile à engager. Honnête, Salim Djaferi entremêle le fruit de ses recherches et de sa réflexion, d’une introspection de ses propres réactions. Parfois dans une posture professorale, il donne un cours sur l’étymologie du mot colonisation en arabe, ses dérivés, ses traductions, sa genèse. Il image son cours avec quelques objets, des panneaux de constructions, des outils en bois, des éponges, qu’il utilise pour illustrer les différentes définitions qu’on lui a données. Parce que lorsqu’il interroge, tous lui donnent un mot différent pour définir cette période. Sa mère quant à elle l’appelait « <em>quand ils étaient là </em>», ce que beaucoup d’Algériens comprennent&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtre documentaire </mark></strong></h3>



<p>La colonisation a plusieurs formes et visages, mais elle reste&nbsp;<em>« une violence qui ne peut pas être oubliée</em> », rappelle-t-il.&nbsp;<em>Koulounisation</em>&nbsp;ne se contente pas de recenser les massacres, et fait comprendre l’importance et le poids des mots. Ils enferment et catégorisent&nbsp;: transformés par « <em>interférence phonétique</em> », les noms et prénoms sont transformés, ou niés, par une autre culture, une autre langue, dominantes, en terrain conquis.</p>



<p>L’auteur-comédien dévoile des documents d’identité de sa famille qu’il a retrouvés&nbsp;: ils indiquent les changements de noms faits par les autorités françaises pour une meilleure « <em>acclimatation française </em>». On entend encore, de nos jours, l’enregistrement d’une employée de France Travail, qui enjoint un demandeur d’emploi d’ôter toute mention de l’Algérie pour être pris au sérieux. Salim Djaferi rappelle ainsi que le colonialisme marque encore les esprits, au présent, et pas seulement les mémoires.</p>



<p>LILLI BERTON-FOUCHET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Koulounisation</strong></em> s’est joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier</mark> à <a href="https://www.lagarance.com">La Garance</a>, Cavaillon, et du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 au 31 janvier</mark> au <a href="https://www.theatrejoliette.fr">Théâtre Joliette</a> à Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Migrations et colonisations, un continuum impossible ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 11:45:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diasporik.&#160;France, terre d’immigration&#160;parcourt l’histoire depuis le&#160;début du VIIIe&#160;siècle. Pourquoi cet ouvrage aujourd’hui&#160;? Pascal Blanchard.&#160;La France vit avec l’Orient, depuis treize&#160;siècles, une relation&#160;complexe et riche. Ce livre propose&#160;le récit de cette longue histoire et de ses grandes étapes. La figure de l’« arabo-oriental&#160;» est mouvante mais centrale. Même s’il y a très peu de « turcs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Diasporik.</strong><strong>&nbsp;</strong><strong><em>France, terre d’immigration</em></strong><strong>&nbsp;parcourt l’histoire depuis le&nbsp;début du VIII</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong>&nbsp;siècle. Pourquoi cet ouvrage aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Pascal Blanchard</strong><strong>.</strong><strong>&nbsp;</strong>La France vit avec l’Orient, depuis treize&nbsp;siècles, une relation&nbsp;complexe et riche. Ce livre propose&nbsp;le récit de cette longue histoire et de ses grandes étapes. La figure de l’« arabo-oriental&nbsp;» est mouvante mais centrale. Même s’il y a très peu de « turcs » ou de « barbaresques » en France jusqu’au XV<sup>e</sup>&nbsp;siècle, puis des&nbsp;maghrébins avec l’histoire coloniale ou des Arméniens,&nbsp;cette histoire traverse les siècles et se prolonge dans le présent.&nbsp;Cette présence a catalysé un ensemble&nbsp;de stéréotypes.&nbsp;</p>



<p>Notre ambition est d’appréhender les systèmes de représentation des «&nbsp;arabo-orientaux&nbsp;» en lien avec l’histoire concrète des flux migratoires, des relations diplomatiques, culturelles, militaires…&nbsp;Ces représentations sont animées par des archétypes comme ceux du «&nbsp;sarrasin&nbsp;», de l’«&nbsp;ottoman&nbsp;», du «&nbsp;musulman&nbsp;», du « levantin&nbsp;», du «&nbsp;bougnoule&nbsp;», du «&nbsp;barbaresque&nbsp;», du «&nbsp;sidi&nbsp;», de l’«&nbsp;oriental&nbsp;», du «&nbsp;métèque&nbsp;», du «&nbsp;beur&nbsp;» ou de l’«&nbsp;arabe musulman&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Votre ouvrage couvre une aire culturelle qui s’étend sur une vingtaine de pays du pourtour méditerranéen, des côtes de l’Atlantique à la Turquie, de l’Afrique du Nord à l’Arménie, du Liban au Sahara, de la péninsule arabique à l’Égypte… Pourquoi cette géographie ?&nbsp;</strong><strong><br></strong>Nous avons souhaité dépasser les anciens cadastres géographiques qui séparent habituellement&nbsp;le Maghreb du Proche et du Moyen-Orient. Ces divisions géographiques sont formelles et l’aire géographique que nous proposons est cohérente historiquement, par le réseau d’interrelations entre chacun des pays ainsi que la simultanéité des migrations vers l’Hexagone des populations de ces pays qui s’intensifient dès le XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<p><strong>Pouvez-vous expliquer les ruptures et grands chapitres dans le livre ?&nbsp;</strong><strong><br></strong>Après un long prélude de près de dix siècles jusqu’à la Révolution française et l’expédition d’Égypte,&nbsp;nous avons articulé la période coloniale en cinq moments distincts (1798-1956) dont les guerres ont bien souvent été des césures majeures, et la période post-coloniale en cinq temps (1957-2024). Finalement, 11 chapitres structurent le livre, avec des moments de bascule comme la Révolution française,&nbsp;les débuts de la III<sup>e</sup>&nbsp;République et une nouvelle vague de colonisation, la Grande guerre&nbsp;et ensuite l’entre-deux-guerres, puis la période des&nbsp;Trente glorieuses, la décennie des années&nbsp;1970, puis&nbsp;la&nbsp;marche&nbsp;pour l&rsquo;égalité et contre le racisme comme moment de&nbsp;bascule,&nbsp;et enfin l’année 2001 et&nbsp;2014 comme les deux ruptures de la période contemporaine.&nbsp;</p>



<p>Pour toutes les populations de l’aire arabo-orientale, la France a suscité des vocations migratoires, révélant l’attractivité d’un royaume, puis d’une nation en partie liée à l’alliance franco-ottomane à partir de 1536, aux échos de la Révolution de 1789 et à l’« expédition » égyptienne de 1798.</p>



<p>Les chocs&nbsp;des années 1973-1974&nbsp;puis des années 1983-1984 marquent les premiers ressacs de cette passion. En un peu plus d’un siècle,&nbsp;la France semble être passée du statut de terre rêvée à celui de terre hostile, où les trois quarts des Français pensent désormais qu’il y aurait trop d’étrangers dans l’Hexagone, visant explicitement depuis plus d’une décennie les « musulmans ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Comment expliquez-vous qu’il n’y ait toujours pas un musée consacré à l’histoire coloniale en&nbsp;</strong><strong>France&nbsp;</strong><strong>?</strong><strong><br></strong><strong>Nicolas Bancel.</strong><strong>&nbsp;</strong>L’inertie politique. L’absence de volonté de construire un véritable musée consacré à l’histoire de la colonisation et à ses conséquences contemporaines tient au fait que la France hérite&nbsp;de son passé colonial. Plusieurs populations sont directement reliées au passé impérial&nbsp;: les harkis, les rapatriés (environ 800&nbsp;000 pour la seule Algérie), tous ceux dont un membre de la famille a pu exercer aux colonies et, bien sûr, les immigrés issus des colonies, depuis les années 1970 majoritaires dans les flux migratoires vers la France. Or, ces populations et leurs descendants n’ont pas du tout le même regard sur le passé colonial.&nbsp;Par exemple un projet de musée nostalgique de la période coloniale a été initialement porté par des associations rapatriées. Les immigrés issus des anciennes colonies et leurs descendants n’ont pas la même vision, les mêmes souvenirs, de la période coloniale. C’est donc un sujet socialement inflammable, qui explique en partie cette inertie des politiques. Par ailleurs, la période coloniale n’est pas spécialement glorieuse, elle remet fondamentalement en question les valeurs de notre démocratie républicaine, l’égalité en particulier. Affronter ce bouleversement n’est pas simple. Pourtant, on sait que le passé ne peut être dépassé que lorsque l’on a admis sa réalité. Nous n’en sommes pas encore là.</p>



<p><strong>Pourquoi l’articulation entre colonisation et migrations reste-t-elle si peu connue alors qu’elle est parfaitement documentée ?&nbsp;</strong><strong><br></strong><strong>P.B.</strong><strong>&nbsp;</strong>L’articulation est&nbsp;parfaitement analysée mais il y a un refus des effets entre ces deux moments historiques. Comme si le statut des populations issues des immigrations en&nbsp;France n’était pas héritier&nbsp;des discriminations et du racisme colonial. Et&nbsp;comme si la rupture des années&nbsp;1960 ne pouvait avoir de continuum. Cette articulation entre colonisation et migration est donc pensée et politisée : soit elle s’impose comme une grille de lecture politique, soit elle récuse tout lien, empêchant de facto un travail en profondeur sur les ruptures et les continuités.&nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="653" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637.jpeg?resize=653%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127407" style="width:295px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=653%2C1024&amp;ssl=1 653w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=191%2C300&amp;ssl=1 191w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=768%2C1205&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=979%2C1536&amp;ssl=1 979w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=1305%2C2048&amp;ssl=1 1305w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=150%2C235&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=300%2C471&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=696%2C1092&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=1068%2C1676&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?resize=268%2C420&amp;ssl=1 268w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?w=1632&amp;ssl=1 1632w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/livre_galerie_637-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 653px) 100vw, 653px" /></figure>
</div>


<p><strong>Comment analysez-vous les débats décoloniaux actuels ?&nbsp;</strong><strong><br></strong><strong>N</strong><strong>.</strong><strong>B</strong><strong>.</strong><strong>&nbsp;</strong>Les débats publics sont particulièrement polarisés et caricaturaux, avec d’un côté un bloc totalement opposé aux perspectives décoloniales, par exemple les tribuns&nbsp;du<em>&nbsp;</em>Printemps républicain&nbsp;ou de l’Observatoire du décolonialisme. Ces mouvances s’en prennent violemment à tout chercheur soupçonné d’entretenir un lien de proximité avec&nbsp;la pensée décoloniale, sous prétexte que celles-ci fracturent la société, brisent l’universalisme, victimisent les dominés et propagent une «&nbsp;haine des blancs&nbsp;», jusqu’à favoriser le terrorisme islamique&#8230;&nbsp;</p>



<p>De l’autre, nous avons des «&nbsp;actions décoloniales&nbsp;», comme&nbsp;la tenue d’« ateliers non mixtes&nbsp;», réservés aux «&nbsp;racisés&nbsp;», en particulier dans plusieurs universités&nbsp;françaises depuis 2017. Divers&nbsp;de ces mouvements qui se réclament &nbsp;de la mouvance décoloniale, tels&nbsp;Les Indigènes de la République, ou encore&nbsp;CRAN, la&nbsp;Brigade anti-négrophobie&nbsp;ou la&nbsp;Ligue de défense noire africaine,&nbsp;véhiculent parfois une vision militante réductrice des études décoloniales.</p>



<p>Ces blocs ne font que se renforcer l’un l’autre et parasitent une réflexion approfondie sur les études décoloniales. Celles-ci méritent évidemment un examen critique et plusieurs ouvrages sérieux d’universitaires sont parus récemment en France, offrant des perspectives contrastées qui alimentent, à l’université, des débats vifs mais argumentés. On peut ainsi espérer que l’on saura se saisir dans les études décoloniales ce qui a fait la fécondité de ce courant intellectuel en Amérique du Sud. Mais clairement, nous n’en sommes pas là…</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>France terre d’immigration</em></strong><br><a href="http://www.philippe-rey.fr">Éditions Philippe Rey</a> – 23 €<br>Paru le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 janvier 2025</mark></pre>



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		<title>Koulounisation </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:36:15 +0000</pubDate>
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<p>Bien qu’il soit né de parents algériens, le comédien Salim Djaferi a longtemps connu de la guerre d’Algérie ce que l’on en enseigne en France. C’est lors de son premier voyage dans le pays d’origine de ses parents, en 2018, qu’il se rend compte que ce que l’on appelle en France « guerre » (voire « événements ») est ici appelé « Révolution ». Il se lance alors dans un long travail de recherche sur la colonisation, et surtout sur son langage, qui aboutit trois ans plus tard à la création de son premier spectacle, <em>Koulounisation</em>. Sur scène il retrace les histoires individuelles de ceux qu’il a interrogé, en empruntant leurs mots, et confronte la violence du colonialisme, matérialisant ses réflexions à l’aide d’objets disposés sur scène. </p>



<p><em>CHLOÉ MACAIRE</em> </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier <br></mark><strong>La Garance</strong>, Scène nationale de Cavaillon <br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 janvier au 1er février <br></mark><strong>Théâtre Joliette</strong>, Marseille </pre>
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		<title>DIASPORIK : Contrôler les corps et les âmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 10:29:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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<p>Autrefois appelée Nouvelles-Hébrides, le Vanuatu est un État insulaire situé dans le sud-ouest de l’océan Pacifique. Cet archipel d’environ 80 îles devient indépendant que le 30 juillet 1980 tandis que la Nouvelle Calédonie, après trois référendums, reste à ce jour au sein de la République Française. L’exposition, qui revient sur les conditions de vie en colonie dans le Pacifique francophone, offre l’opportunité d’une immersion dans la période coloniale à travers 110 photographies prises entre 1880 et 1950, mettant en scène la vie quotidienne des acteurs en présence, des populations autochtones aux colons, en passant par les condamnés au bagne libérés et les travailleurs engagés et importés.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Divisions durables</mark></strong></p>



<p>Comme le rappelle l’historienne <strong>Isabelle Merle</strong>, à l’initiative de l’exposition avec l’anthropologue Marie Durand, «&nbsp;<em>la colonisation, ça commence par la guerre et cela génère des divisions durables&nbsp;</em>»&nbsp;! Comme partout dans l’Empire, la période de pacification occasionne la création de corps supplétifs qui participent à la colonisation, après avoir eux-mêmes été réprimés. L’empire autorise l’éloignement de résistants vers d’autres territoires sous domination, comme on peut le constater sur l’une des photos où l’on peut voir des mokranis, résistants kabyles, bannis en Nouvelle Calédonie.&nbsp;</p>



<p>Ces «&nbsp;<em>algériens du Pacifique&nbsp;</em>» sont issus de l’aristocratie guerrière. La révolte des Mokranis de 1871 est mentionnée sur le monument des Mobiles à Marseille. Elle illustre les sanctions attribuées aux insurgés ayant participé à la résistance contre la colonisation. Séquestration de biens et terres des tribus, bannissement et jugement en Cour d’assise sous l’Algérie française. Plus de 200 Kabyles sont internés et de nombreuses déportations ont lieu à Cayenne ou en Nouvelle Calédonie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="565" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?resize=696%2C565&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123225" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?w=945&amp;ssl=1 945w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?resize=300%2C243&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?resize=768%2C623&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?resize=150%2C122&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?resize=696%2C565&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/8sXIi9-VIVRE_EN_COLONIES_1601_2704_ALCAZAR_Doc_information_web-1.jpg?resize=517%2C420&amp;ssl=1 517w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ville de Marseille/Bilbiothèques de Marseille &#8211; expositions Vivre en colonies : l’expérience photographiée en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu © Archives de Nouvelle-Calédonie</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Habiter côte à côte</mark></strong></p>



<p>Conçues en quatre sections, comprenant la présentation de la population dans sa diversité, colons, bagnards ou autochtones, les habitats concomitants (camps d’internement ou d’infanterie, case en torchi, maisons coloniales), la mise au travail et enfin la fête, les photos égrainent des éléments de contexte caractéristiques de la colonie de peuplement. Pour l’homme «&nbsp;blanc&nbsp;», partir aux colonies, c’était obtenir des terres mais aussi devenir patron, gagner un statut social, et mettre au travail forcé les indigènes, au service des entreprises exploitant les matières premières (café, coprah, coco, cacao, coton…).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et contrôler les corps et les âmes.</mark></strong></p>



<p>Les Vanuatais et les Kanaks étaient considérés comme des primitifs dangereux … ils seront une cible privilégiée de la mission civilisatrice légitimant l’enjeu de «&nbsp;<em>sauver les âmes de ces peuples supposés sans croyance ni conscience&nbsp;</em>». Une visite s’impose pour se faire une idée sur la façon dont ces iles ont abrité&nbsp;l’illusion coloniale.&nbsp;</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Vivre en colonies </em></strong><br><strong><em>l’expérience photographiée en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 24 avril<br></mark>BMVR l’Alcazar, Marseille<br><br>L’exposition valorise les fonds anciens patrimoniaux de la BMVR, Bibliothèque municipale à vocation régionale, et des ANOM, Archives Nationales d’Outre-Mer</pre>
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		<title>Marseille au cœur de l’histoire globale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 14:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour présenter le dernier livre de Pierre Singaravélou lors d’une table ronde organisée au Musée d’Histoire de Marseille par l’association Ancrages, en partenariat avec le Mucem, l’historien spécialiste des empires coloniaux était aux côtés de Guillaume Calafat, spécialiste du monde méditerranéen à l’époque moderne, ainsi que d’Aurélia Dusserre et Catherine Atlan, membres du projet Mars-Imperium.&#160; [&#8230;]</p>
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<p>Pour présenter le dernier livre de Pierre Singaravélou lors d’une table ronde<strong> </strong>organisée au Musée d’Histoire de Marseille par l’association<strong> </strong>Ancrages, en partenariat avec le Mucem, l’historien spécialiste des empires coloniaux était aux côtés de Guillaume Calafat, spécialiste du monde méditerranéen à l’époque moderne, ainsi que d’Aurélia Dusserre et Catherine Atlan, membres du projet Mars-Imperium.&nbsp;</p>



<p>Pierre Singaravélou est tout d’abord revenu sur le projet de ce livre de plus de 700 pages consacré à l’histoire de la colonisation et destiné à un large public. En mobilisant plus de 250 contributeurs de tout l’Hexagone, des Antilles, et d’autres pays (Royaume-Uni, États-Unis, etc.), ce volume entend embrasser le fait colonial français dans une perspective pluridisciplinaire et décentrée. Le pluriel du titre vise par ailleurs à interroger la diversité des rapports de domination coloniale et postcoloniale dans le monde. L’organisation à rebours de l’ouvrage, qui commence à la période contemporaine pour se terminer aux prémices de la colonisation, combat également la tendance de l’histoire traditionnelle à assigner une finalité aux événements, ainsi que l’idée selon laquelle la colonisation française commencerait avec la prise d’Alger de 1830.&nbsp;</p>



<p>Cette élaboration d’une histoire du fait colonial français à l’échelle du monde s’inscrit dans le sillage du courant récent de la «&nbsp;micro-histoire globale&nbsp;», héritier de la micro-histoire italienne et de l’histoire globale. En apparence paradoxale, cette démarche consiste à étudier, à partir d’un fait, les interconnections avec d’autres espaces et d’accéder à une échelle globale de l’histoire. Les acteurs de Mars-Imperium, qui s’intéressent aux vestiges de l’histoire coloniale à Marseille pour penser le fait colonial, s’inscrivent tout à fait dans cette perspective.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’histoire d’une rencontre</mark></p>



<p>Ces réflexions ont été poursuivies à l’occasion de<strong> </strong>deux journées d’étude organisées au Mucem les 31 janvier et 1<sup>er</sup> février autour de l’exposition<em> «&nbsp;Une autre histoire du monde&nbsp;»</em> dont Pierre Singaravélou est un des commissaires. Plusieurs spécialistes ont nourri les interrogations amorcées la veille, comme Céline Regnard, qui souligne que la Méditerranée, espace de connexions multiples, a façonné les approches de l’histoire globale. Christian Grataloup, lui, rappelle la nécessité de déconstruire l’histoire coloniale, préférant le terme de «&nbsp;connexion&nbsp;» à celui de «&nbsp;découverte&nbsp;» pour parler de la rencontre que fait l’Europe de l’Amérique à la fin du XVI<sup>e</sup> siècle.&nbsp;</p>



<p>Une table ronde consacrée aux «&nbsp;coulisses&nbsp;» de l’exposition a ensuite permis à ses commissaires de revenir sur sa genèse&nbsp;: au thème initial de la colonisation a été préféré le défi de proposer une histoire du monde affranchie du prisme de la colonisation, en rendant compte de la manière dont les sociétés non européennes ont raconté leur histoire. L’œuvre de Chéri Samba (<em>La Vraie carte du monde, </em>2011), qui présente un planisphère retourné, est à ce titre emblématique. Les cartels eux-mêmes reflètent cette ambition, utilisant la projection de Fuller, représentation du monde non européanocentrée, en rupture avec le planisphère hérité de Mercator.&nbsp;</p>



<p>Enfin, plusieurs spécialistes du monde des musées (Nanette Snoep, Nathalie Bondil, Sarah Ligner) ont décliné cette question de la mondialité en histoire de l’art, ainsi que Léa Saint-Raymond, autrice de <em>Fragments d’une histoire globale de l’art </em>(Rue d’Ulm, 2022). Ce souci d’adopter une muséographie affranchie de la geste coloniale hante les musées d’aujourd’hui, et le dispositif participatif de la fin du parcours de l’exposition, proposant au visiteur de devenir lui-même un objet « sous cloche », en est une des réponses ludiques que l’on ne peut qu’inviter à aller expérimenter jusqu’au 11 mars prochain. </p>



<p>MATHILDE MOUGIN</p>
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