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	<title>Archives des Congo - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Congo - Journal Zebuline</title>
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		<title>Témoigner pour résister   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 16:03:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie [&#8230;]</p>
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<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie et de patrie qui se&nbsp;décomposent et se recomposent,&nbsp;et d’une infinie tendresse toujours victorieuse. &nbsp;</p>



<p><em>Radio Live</em>, depuis<em> </em>une dizaine d’années, porte sur scène la création radiophonique, celle qui donne une voix, documentaire, aux témoins de l’histoire. Animée par<a href="https://www.instagram.com/aureliecharon/?hl=fr"> <strong>Aurélie Charon</strong></a>, productrice à France Culture, autrice et réalisatrice, porteuse de cette forme nouvelle de théâtralisation du réel.</p>



<p>Les huit protagonistes semblent porter un fardeau collectif, une histoire dont les blessures irriguent nos intimités. Pourtant&nbsp;<em>Radio Live&nbsp;</em>(Radio Love ?) fait la preuve que la lumière peut&nbsp;surgir de l’obscurité. Comment ne pas rire aux éclats, quand Ines Tanovic (historienne de l’art, activiste, éternelle fan de Nirvana), raconte sa rencontre, à neuf ans, avec un obus bosniaque lors d’un visionnage chez la voisine de l’iconique Santa Barbara entre deux coupures de courant ?&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Votre corps ressemble à un fromage suisse !&nbsp;</em>» s’exclame le médecin à la radiographie, observant les plus de cinquante objets métalliques fichés pour toujours dans le corps de la jeune fille.&nbsp;</p>



<p>Les narrations sont fortes, elles ont le naturel du récit vrai, la voix et la guitare d’Emma Prat sont comme un &nbsp;subtil intermédiaire au cheminement de nos émotions nous emmenant&nbsp;toujours plus loin dans ces paysages de boue et de sang. Les dessins ludiques tout en couleurs de Gala Vanson viennent esquisser à point nommé les contours géographiques de ces terres endeuillées. Ou souligner des sourires, des vieilles photos de famille comme pour mieux nous inclure dans la confidence comme des amis.&nbsp;</p>



<p>C’est la force du groupe, on filme, on accroche, on installe pendant les prises de paroles, on voyage chez les uns et chez les autres, on se soutient et on se prend (souvent) dans les bras.&nbsp;Un souffle de joie et de solidarité, au-delà des clivages et des haines. &nbsp;</p>



<p>MICHÈLE GIQUIAUD</p>



<pre class="wp-block-verse">L’intégrale de <em>Radio Live </em>a été jouée <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 18 juillet.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> Scènes ici</a><br></p>
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		<title>« Katika Bluu », les enfants soldats du Congo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2024 15:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Katika Bluu]]></category>
		<category><![CDATA[Music et Cinéma Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Vuillet]]></category>
		<category><![CDATA[Stephane Xhrouet]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Faure]]></category>
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<p>Dans la compétition des longs métrages, <em>Katika Bluu</em>, tourné dans la région de Goma par le duo belge <strong>Stéphane Vuillet</strong> et <strong>Stéphane Xhroüet</strong>, objet de polémiques au Congo, est un film&nbsp; qui&nbsp; travaille le réel comme une fiction pour en extraire l’impensable, quitte à brouiller un peu les pistes. Un film qui colle à la rétine et interroge sans conforter ni réconforter.</p>



<p><em>Katika bluu</em> (du swahili, dans le bleu) désigne cet état d’incertitude&nbsp; pour les enfants soldats exfiltrés des groupes armés rebelles et accueillis dans des Centres de Transit et d’Orientation ( C.T.O) subventionnés par l’UNICEF. Là, on tente de les réinsérer dans un collectif bienveillant, de retrouver leurs familles auxquelles ils ont été enlevés. &nbsp;Mission difficile, voire impossible. La durée des séjours en C.T.O est limitée à 3 mois. Dérisoire au regard des traumatismes de ces enfants et adolescents, contraints au pillage et aux assassinats, et que par ailleurs, leurs parents refusent de reprendre.</p>



<p>Stéphane Vuillet raconte la genèse du projet. Etape par étape. D’abord, l’Atelier cinéma animé par son ami&nbsp; Stéphane Xhroüet dans ce C.T.O de Goma. L’idée de le clore par un court métrage qui mettrait en avant le fonctionnement de cette petite démocratie participative, associant les Jeunes à la gestion matérielle et humaine du lieu, loin de&nbsp; la terreur des milices. Puis, son désir de passer à un long métrage, le travail avec une petite équipe sur place, et le financement inespéré permettant de le finaliser.</p>



<p><em>Katika Bluu</em> relève ainsi, à la fois du documentaire&nbsp;: les acteurs sont les résidents du Centre et le tournage se fait sur leur lieu de vie. Et de la fiction&nbsp;: le scénario est un montage des souvenirs récoltés auprès des enfants, et s’écrit autour d’un personnage central, Bravo.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Portrait d’un enfant perdu</mark></p>



<p>Bravo a 16 ans et il incarne tous ceux dont on a violé l’enfance et qui ne parviennent plus à revenir au monde. <em>« Je voudrais être un serpent, confie l’adolescent, pour changer de peau</em> ».  C’est cette mue que raconte le film. On suit son arrivée au Centre, le visage marqué par des peintures de guerre bleues, bouillonnant de violence, fier de son statut de lieutenant chez les Rebelles, refusant de participer aux tâches matérielles. Il rejette les mamans, les papas et les familles d’enfants qui structurent la communauté, lorgne sur les barbelés qui défendent le Centre et cherche à s’enfuir. Son acclimatation progressive passe par son ouverture aux autres : l’amour, l’amitié. Francine, une jeune fille qui vient donner des cours de capoeira. L’arrivée de Paul, un autre enfant encore plus perdu que lui, encore plus fragile qu’il prend sous son aile.</p>



<p>Peu à peu, il accepte le manque qu’il ressent de sa mère et que les horreurs reçues et infligées n’ont pas pu effacer. Tourné au format 4/3, &nbsp;accompagné par la subtile partition du compositeur <strong>Thomas Faure</strong>, <em>Katika Bluu</em> est un portrait saisissant d’adolescent et un hommage au travail remarquable de ceux qui croient en l’humanité, essaient de réparer l’irréparable. Stéphane Vuillet avoue avoir pensé à un épilogue bien plus sombre que celui qu’il nous propose in fine. Pour autant, l’espoir pour tous ces jeunes gens est bien mince. Rejetés de tous, ils seront livrés à eux-mêmes, à leur sortie du Centre. Et la guerre entre les Rebelles M23 et l’armée gouvernementale dans le Nord-Kivu, depuis février 2024 plonge à nouveau le pays dans le chaos.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Le festival Music et Cinéma se poursuit jusqu&rsquo;au 6 avril</p>
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