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	<title>Archives des Cornillon-Confoux - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les Élancées atterrissent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 14:35:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les quatre derniers jours des Élancées, Scènes &#38; Cinés programment huit spectacles sur l’ensemble de son territoire. À commencer par L’écorce des rêves, une forme courte à destination du jeune public (à partir de trois ans) par Maëlle Reymond le 5 février à L’Oppidum de Cornillon-Confoux. Dans ce spectacle, elle s’intéresse au sommeil, humain comme animal, [&#8230;]</p>
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<p>Pour les quatre derniers jours des Élancées, <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/">Scènes &amp; Cinés </a>programment huit spectacles sur l’ensemble de son territoire. À commencer par <em>L’écorce des rêves</em>, une forme courte à destination du jeune public (à partir de trois ans) par Maëlle Reymond le 5 février à L’Oppidum de Cornillon-Confoux. Dans ce spectacle, elle s’intéresse au sommeil, humain comme animal, et aux transformations qu’il engendre. </p>



<p>Le 6 février au Magic Mirrors d’Istres, Bahoz Temaux de la Cie La Meute&nbsp;présente son spectacle&nbsp;<em>Newroz</em>. Un concert-cirque dans lequel il partage la crise d’identité qu’il traverse face aux préjugés qui pèsent sur lui en raison de sa double culture, et notamment de son ascendance kurde &#8211; Newroz signifie d’ailleurs le jour nouveau en kurde. Seul sur scène, il alterne entre acrobaties et musiques aux sonorités moyen-orientales, accompagnant ses textes au Oud et à la guitare, afin d’exprimer son parcours aussi bien par le corps que par la voix.</p>



<p>Dans&nbsp;<em>Quand on était seul·es</em>, les circassien·ne·s Hugo Ragetly et Maria Del Mar Reyes se retrouvent autour d’un mât chinois pour explorer leur rapport à la solitude, et&nbsp;à la rencontre&nbsp;. Un spectacle à mi-chemin entre le cirque et la danse, dans lequel leurs acrobaties sont accompagnées par les guitares de Javier Arnedo (Théâtre de Fos, 8 février).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Pluridisciplinaire et partenarial</strong></mark></h3>



<p>Côté danse,<em><a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/"> Les Élancées</a> </em>invitent le hip-hop au Théâtre la Colonne de Miramas, avec <em>Faraëkoto</em> de la Cie 6e dimension (5 février) . Dans ce spectacle jeune public qui mobilise texte et projection vidéo, Séverine Bidaud transpose le hip-hop dans l’univers intemporel du conte, à la croisée de <em>Hansel et Gretel</em> et de <em>Ifaramalemy sy Ikotobekibo</em> (conte malgache) qui a pour protagoniste une jeune fille aux jambes atrophiées et un jeune garçon muet. Et du flamenco à <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-cinemas/espace-robert-hossein/presentation-infos-pratiques/">l’Espace Robert Hussein</a>, où la danseuse Ana Péres présentera sa nouvelle création <em>Stans</em>, accompagnée par une composition originale au théorbe interprétée en direct par le musicien José Sanchez (7 février, Espace Robert Hossein).</p>



<p>Un peu de magie également, avec un truculent hommage au monde du cartoon,&nbsp;<em>Goupil et Kosmao&nbsp;</em>de Etienne Saglio, épaulé par son renard-assistant marionnettique&nbsp;Goupil. (Espace 233, 5 février)&nbsp;</p>



<p><em>Les Élancées</em> se concluront sur deux spectacles programmés en partenariat avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque (BIAC). <em>Le Cabaret renversé</em> de et avec Julien Candy et Juliette Christmann donnera lieu à trois représentations sous chapiteau à Istres, au centre équestre Le Deven, du 7 au 9 février, et la compagnie australienne Gravity &amp; Other myths présentera son spectacle primé <em>Ten Thousand hours</em> qui tout à la fois révèle, explore et rend hommage au travail physique nécessaire pour devenir acrobate. (Théâtre <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/theatre-la-colonne/">La Colonne</a>, 8 et 9 février)</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;<br></p>



<pre class="wp-block-verse">Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 février</mark>&nbsp;<br>Istres, Fos-sur-mer, Cornillon-Confoux, Miramas, Grans</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Un festival de haut vol </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 16:56:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Renault]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La création circassienne fonctionne toujours comme un écho du monde : au cœur de la piste, en bruit la rumeur. Cette année, le rapport à un environnement chahuté se traduit en premier lieu par la présence animale, fut-elle métaphorique à travers le mimétisme des nombreux équilibristes du Complexe de l’autruche, ou bien réelle. Gallinacées et [&#8230;]</p>
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<p>La création circassienne fonctionne toujours comme un écho du monde : au cœur de la piste, en bruit la rumeur. Cette année, le rapport à un environnement chahuté se traduit en premier lieu par la présence animale, fut-elle métaphorique à travers le mimétisme des nombreux équilibristes du<em> Complexe de l’autruche</em>, ou bien réelle. Gallinacées et palmipèdes de la <strong>Compagnie des Plumés </strong>reviennent avec leur univers loufoque et tous publics dans <em>Poil de la bête opus 3</em>, quelques années après avoir ravi le public du festival avec son <em>Poulomaton</em> et ses portraits tirés aux côtés de la volaille. Présence végétale ou organique aussi, avec <em>Pour hêtre</em> de la compagnie<strong> Iéro</strong> et ses poétiques acrobaties sur branches ; mais aussi avec <em>Une forêt dans la ville</em> de la compagnie italienne <strong>TPO</strong>, et sa danse immersive, proposant des interactions aux jeunes spectateurs plongés au sein d’une réalité virtuelle. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Arts du geste&nbsp;</mark></strong><br>L’une des singularités des <em>Élancées</em>, c’est aussi sa pluridisciplinarité. Ce sont bien les arts du geste au sens large que célèbre le festival, et la danse s’invite au milieu du cirque avec <em>Fauve</em> de <strong>Mathilde Duclaux</strong>, <em>Points de fuite</em> de la compagnie <strong>Précipité</strong>, ou encore <em>Légende</em>, de <strong>Michel</strong> <strong>Kelemenis</strong> et sa dystopie d’un monde sans animaux, «<em>un plaidoyer en faveur d’une présence au monde apaisée</em> » selon Anne Renault, directrice du festival. Citons aussi <em>Danse, ma planète, danse !</em> de <strong>Jean-Claude Gallotta</strong>, bâti autour d’un désir de transmission et d’injonctions à l’égard des aînés parfois irresponsables ! Avec <em>Out of the Blue</em> enfin, les acrobates <strong>Frédéri Vernier</strong> et <strong>Sébastien Davis-Van Gelder</strong> proposent quant à eux des expérimentations quasi inédites pour le milieu circassien : de gracieuses acrobaties en apnée au sein d’un immense aquarium, dans la lignée lointaine des <em>Tubes</em> de <strong>Jorg Muller</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rayonnement territorial&nbsp;</mark></strong><br>L’autre singularité des <em>Élancées</em>, c’est son rayonnement territorial, essaimant dans des lieux parfois méconnus, et variant les cadres de représentation – salles, chapiteaux, mais aussi espace public pour certains «&nbsp;Rendez-vous du dimanche&nbsp;». Cette année, de nouveaux lieux sont investis, à l’image du Pavillon Grignan à Istres, et de nouveaux partenariats permettent d’étoffer la programmation. En collaboration avec le Citron Jaune, centre national des arts de la rue de Port-Saint-Louis-du-Rhône, la compagnie <strong>Sacekripa</strong> investit ainsi le bord de l’étang de l’Olivier avec sa nouvelle création <em>Surcouf</em>. Un partenariat se noue aussi avec l’Usine, autour de l’accueil du rappeur <strong>Killason</strong> et son spectacle <em>Wolf Show</em>. Anne Renault se félicite de cette nouvelle collaboration, permettant de « <em>découvrir un jeune artiste choc de 23 ans, et de créer une ponctuation au sein d’une programmation très diverse. Sans oublier bien sûr le partenariat réitéré avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque : nous sommes le festival dans le festival ! Nous conservons toutefois notre singularité et notre part d’autonomie par rapport à ce gros événement. Et l’an prochain, nous célébrons nos 25 ans&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Élancées</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 31 janvier au 11 février&nbsp;
</mark>Istres, Cornillon-Confoux, Miramas, Fos-sur-Mer…&nbsp;
<a href="http://scenesetcines.fr">scenesetcines.fr&nbsp;</a></pre>



<p></p>



<p style="font-size:20px"><strong>«&nbsp;Permettre l’accès au plus grand nombre&nbsp;»</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entretien avec Anne Renault, directrice des <em>Élancées</em></mark></p>



<p><strong>Zébuline. Quelle identité se dégage de cette 25</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> édition ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Anne Renault.</strong> Comme d’habitude, elle a été pensée au gré des propositions émanant des artistes, des spectacles que j’ai pu voir et des fidélités tissées au fil du temps. Sans présupposé au départ, il s’avère que les thématiques se détachent d&rsquo;elles-mêmes avec évidence, au fur et à mesure que la programmation se construit. Or, comme nous sommes perpétuellement en prise directe avec le monde, je me rends compte qu’elles sont en rapport avec les grandes questions sociétales qui nous traversent. Outre la part belle à la création, qui est habituelle dans <em>Les Élancées</em>, le festival intègre aussi cette année aussi beaucoup de femmes : la création féminine, notamment circassienne, arrive en force, à travers des artistes telles que Fanny Soriano ou Raphaëlle Boitel.&nbsp;</p>



<p><strong>Que nous dit la création circassienne du monde contemporain ?<br></strong>À propos des thématiques qui se détachent, nous pouvons évoquer le nécessaire déséquilibre du monde. De nombreuses propositions tournent autour de ce sujet, que ce soit à travers la prise de risque, la chute, ou encore les différentes manières de se relever… Je pense notamment à <em>L’absolu</em> de Boris Gibé, qui est aussi un véritable objet d&rsquo;art plastique ; mais aussi à <em>Brame</em> de Fanny Soriano, qui traite du déséquilibre de manière littérale autour des portés en hauteur, mais aussi de manière figurée autour du vertige amoureux… Je pense également à <em>Esquive</em> de Gaëtan Levêque, qui propose des figures acrobatiques dans les airs grâce au trampoline. Autre thématique : le rapport au monde, à l&rsquo;écologie et aux animaux. C’est le prisme d’aujourd’hui, qui s &lsquo;est imposé à nous ! Nous abordons aussi la question de l’illusion, avec le mentaliste Raoul Lambert : comment est-il encore possible aujourd’hui de se faire manipuler, à son insu ? Même si le sujet est traité par le prisme de l’amusement, ça dit des choses.&nbsp;</p>



<p><strong>Nous retrouvons aussi Kader Attou, accueilli en résidence longue à Scènes et Cinés.</strong><br>Le chorégraphe est en effet associé à Scènes et Cinés pour trois ans. Avec <em>Prélude</em>, il a créé une pièce tout terrain, qui sera jouée en extérieur à Grans. Nous poursuivons notre partenariat vers une nouvelle création en 2023, axée jeune public cette fois. D’autres créations sont prévues pour 2024, autour de la thématique méditerranéenne. Kader Attous&rsquo;implante de manière plus évidente en région Sud, entre Marseille et l&rsquo;étang de Berre. Il nourrit de fortes envies de développement, de formation et de transmission. Nul doute qu’il va compter dans le paysage local très rapidement.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles modalités sont pensées pour accueillir au mieux le public ? </strong>&nbsp;</p>



<p>Ce temps festivalier nous permet de brasser un public vraiment différent. Il s’agit d’un temps ancré dans le paysage local. La diversité est là, la plupart des spectacles sont accessibles au tarif <em>Élancées</em> – soit cinq euros la place – pour permettre l’accès au plus grand nombre. Tout un volet d’actions pédagogiques se déroule en parallèle des spectacles : les artistes sont systématiquement présents dans les classes, afin que les enfants deviennent ambassadeurs et ramènent leurs parents aux spectacles ! Nous mettons aussi cette année en place une colonie pour des jeunes spectateurs, qui vont vivre l’expérience en étant accompagnés. L’après Covid est plutôt positif. La fréquentation des salles est bonne, les enseignants sont preneurs de nos propositions…&nbsp; J’espère que le festival pourra bénéficier de ce regain d’envie au cœur de l’hiver.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIE BORDENAVE&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-festival-de-haut-vol/">Un festival de haut vol </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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