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	<title>Archives des Cyril Aris - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cyril Aris - Journal Zebuline</title>
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		<title>Music et Cinéma Marseille : Crescendo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Music et Cinéma, ce sont chaque année, des rencontres, des invités d’honneur, des programmes traditionnels comme Accord en duo et Ostinato, des cartes blanches, des master classes. Quels seront les rendez-vous exceptionnels de l’édition 2026&#160;? Et y a -t-il des changements&#160;? Gaëlle Rodeville&#160;: Nous sommes dans le premier trimestre d’une année compliquée en termes [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>Zébuline&nbsp;</em></strong>:<em> Music et Cinéma, ce sont chaque année, des rencontres, des invités d’honneur, des programmes traditionnels comme Accord en duo et Ostinato, des cartes blanches, des master classes. Quels seront les rendez-vous exceptionnels de l’édition 2026&nbsp;? Et y a -t-il des changements&nbsp;?</em></p>



<p><strong><em>Gaëlle Rodeville</em></strong>&nbsp;: Nous sommes dans le premier trimestre d’une année compliquée en termes de budget avec les élections municipales. On ne sait pas vraiment ce qui peut se passer. Nous n’avons rien changé. Avec toutefois, une augmentation des propositions&nbsp;: 370 films longs et courts confondus.</p>



<p>On va retrouver nos compétitions, de longs, de courts, nos programmes parallèles, nos concerts. Ce sera une belle édition. C’était important de s’appuyer sur des structures de la Ville et de la Région. Beaucoup de cartes blanches ont été offertes à des associations marseillaises, comme <strong><em>Piano and Co.</em></strong> On met en lumière le film de <strong>Thomas Ellis</strong>, <em>Tout va bien</em> qui suit de jeunes migrants à Marseille. On accueille le club phocéen<strong><em> Cinématrix</em></strong>, dont les artistes locaux viendront présenter leur production. On collabore beaucoup avec les consulats, les ambassades.</p>



<p>Et puis il y a comme toujours nos invités d’honneur, nos duos.</p>



<p>L’invité d’honneur, c’est le grand compositeur <strong>Steven Price</strong>, oscarisé pour <em>Gravity</em>. On est très heureux de recevoir&nbsp;aussi l’actrice, réalisatrice et chanteuse belge, <strong>Veerle Baetens</strong> (<em>Alabama Monroe, Quitter la nuit, Débâcle)</em>. Et <strong>Romane Bohringer</strong>. Parce que c’est Romane Bohringer. Parce que c’est une femme libre. Parce qu’elle est actrice et réalisatrice, que ses films, <em>L’amour flou</em> et <em>Dites-lui que je l’aime</em> nous touchent particulièrement.</p>



<p>Et puis très chouettes, nos duos. Celui formé par le compositeur <strong>Frédéric Vercheval</strong> et <strong>Olivier Masset-Depasse,</strong> réalisateur de <em>Duelles </em>où joue <strong>Verle Baetens</strong> &#8211; L’autre duo réunissant <strong>Cyril Aris</strong> et <strong>Anthony Sahyoun</strong> qui présenteront <em>Un monde fragile et merveilleux</em>, un vrai coup de cœur pour nous.</p>



<p><em>Il semble que l’intimité soit au cœur d’une thématique commune à ces films&nbsp;: la famille, les choix individuels, les cas de conscience. Là encore est-ce délibéré&nbsp;? ou est-ce une thématique qui s’est révélée a posteriori&nbsp;?</em></p>



<p>Le cinéma est le reflet de la réalité. Il n’y a pas de thématique préalable. Ce sont les propositions des réalisateurs. Si on compare les synopsis des éditions précédentes, on voit qu’ils sont souvent similaires. Bien sûr, les sujets sur la tolérance, la liberté de choix, le respect des autres font partie de nos valeurs.</p>



<p><em>Quel sera le film d’ouverture&nbsp;? Pourquoi ce choix&nbsp;?</em></p>



<p>On a opté pour un film tout public, intergénérationnel, plus «&nbsp;doux&nbsp;» que celui de l’an dernier &nbsp;Ce sera <em>Vivaldi et moi</em> de <em>&nbsp;</em><strong>Damiano Michieletto. </strong>Un film franco-italien d’époque, surprenant qui parle des femmes musiciennes, de la relation entre art et émancipation. Mais je ne veux pas parler de ce film. Il faut venir le découvrir.</p>



<p><em>Et la clôture&nbsp;?</em></p>



<p>Ce sera à La Criée: <strong>Jérôme Rebotier</strong>, le compositeur de <em>Monte Cristo</em> vient diriger du 25 mars au 4 avril, une Master Class de composition musicale pour l’image, destinée à de jeunes compositeurs. Ils créeront des musiques originales pour différents courts métrages, interprétées en live durant la soirée de clôture.</p>



<p><em>Sans préjuger des choix du jury, avez-vous un film et une BO que vous aimez particulièrement&nbsp;?</em></p>



<p>C’est difficile. On peut faire des paris sur les futurs primés. Et citer des coups de cœur de la sélection. Dans les dix longs en compétition <em>Perla </em>d’<strong>Alexandra Makarova</strong><em>,</em> <em>Julian</em> de <strong>Cato Kusters</strong>…Hors compétition, <em>Les Fleurs du Manguier</em> d’<strong>Akio Fujimoto</strong></p>



<p>Des pépites, des films nécessaires qui nous nourrissent.</p>



<p>Propos recueillis par Annie Gava et Elise Padovani</p>
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		<title>Un monde fragile et merveilleux : une histoire d’amour au Liban</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:12:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de ce superbe documentaire, Danser sur un volcan ( https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de Mounia Akl, Costa Brava, Lebanon, en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons Mounia Akl (Yasmina) dans le nouveau film de Cyril Aris, Un monde [&#8230;]</p>
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<p>On se souvient de ce superbe documentaire, <em>Danser sur un volcan</em> ( <a href="https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/">https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/</a>) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de <strong>Mounia Akl,</strong> <em>Costa Brava,</em> <em>Lebanon,</em> en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons <strong>Mounia Akl</strong> (Yasmina) dans le nouveau film de <strong>Cyril Aris,</strong> <em>Un monde fragile et merveilleux</em>, une histoire d’amour dans un pays auquel tous les Libanais sont très attachés malgré ses difficultés et ses crises récurrentes. «&nbsp;<em>On peut toujours enlever les libanais du Liban, on ne peut jamais enlever le Liban aux Libanais</em>&nbsp;» a précisé le réalisateur lors de sa présentation au 47<sup>e</sup> Cinemed où il a obtenu les Prix Jeune Public et Prix de la meilleure musique pour <strong>Anthony Sahyoun.</strong></p>



<p>En fond, un bruit de train. Un plan séquence, caméra nerveuse, nous montre la naissance de deux enfants, à une minute d’intervalle, à 17h 07, sous les bombes, en écho parfait avec le titre. <em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;! Les enfants, ce sont Yasmina et Nino.</p>



<p>Plus de vingt ans plus tard, un stupide accident de voiture va permettre à ces deux êtres que la vie a séparés, de se retrouver autour d’un repas. Nino (<strong>Hasan Akil</strong>) &nbsp;qui tient un restaurant, rentre en voiture dans la vitrine des bureaux tenus par les parents de Yasmina, consultante pour le gouvernement libanais. Alors que sa mère veut porter plainte, Nino propose de les inviter à son restaurant pour payer une partie de sa dette. Un repas plein de surprise&nbsp;! Yasmina, amusée par l’attitude de Nino, réalise grâce à une photo sur le mur qu’il est son ancien ami d’enfance, perdu de vue il y a fort longtemps. L’histoire peut continuer&nbsp;…</p>



<p>Des flashbacks nous permettent de voir comment ces deux êtres surmontent ou non leurs traumatismes d’enfance. Nino n’a jamais accepté la mort de ses parents. Yasmina ne veut pas d’enfant&nbsp;: comment envisager de faire des enfants à qui on ne pourrait offrir que la guerre ou l’exil&nbsp;? Chevauchant dans trois époques, nous partageons les sentiments de ces deux êtres qui s’aiment, comme témoins d’un pays en crise, un pays pris entre l’espoir et des moments de désespoir, un pays où on ne parle pas de la guerre civile, où il n’y a jamais eu de réconciliation nationale. La composition musicale <strong>d’Anthony Sahyoun,</strong> discrète, accompagne les images, comme ce son de train récurrent tout au long du film semblant dire&nbsp;: partir ou rester&nbsp;? Car précise <strong>Cyril Aris&nbsp;</strong>se référant à Haneke&nbsp;: si je veux toucher quelqu’un, c’est par le son et non par l’image.&nbsp;Effectivement on est touché par le destin de ces deux personnes qui s’aiment, mais sans cesse confrontés à cette question&nbsp;; est-il encore possible d’imaginer un futur au Liban ?</p>



<p><em>«&nbsp;Les deux piliers de la tristesse et de la beauté reflètent ma vision du Liban. J’ai voulu raconter une histoire qui, porte en elle les fractures et les éclats d’espérance de mon pays.</em>&nbsp;»&nbsp;&nbsp; Pari réussi.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;sort en salles le 18 février 2026</mark></strong></p>



<p><strong>Lire ICI un entretien avec Cyril Aris</strong></p>



<p></p>
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		<title>Avec Cyril Aris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fiction et/ou documentaire En fait j&#8217;ai toujours fait de la fiction donc avant Danser sur un volcan qui est un documentaire, &#160;j&#8217;avais fait La Balançoire projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&#8217;ai toujours été très intéressé [&#8230;]</p>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fiction et/ou documentaire</mark></strong></p>



<p>En fait j&rsquo;ai toujours fait de la fiction donc avant <em>Danser sur un volcan</em> qui est un documentaire, &nbsp;j&rsquo;avais fait <em>La Balançoire</em> projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&rsquo;ai toujours été très intéressé par la fiction. Mais l&rsquo;histoire de <em>Danser sur un volcan</em> et l&rsquo;histoire de <em>La Balançoire,</em> ce sont des histoires qui se sont présentées à moi, et je me souviens très bien que lorsque la tragédie de <em>La Balançoire</em> s&rsquo;est passée, j&rsquo;avais commencé à écrire un scénario où, je parlais de cette histoire-là. Donc un scénario de fiction. Et c&rsquo;est là que j&rsquo;avais réalisé que c&rsquo;est complètement inutile d&rsquo;écrire un scénario quand les événements se passent vraiment en face de soi. Maintenant au Liban, dans le monde arabe, c&rsquo;est assez compliqué de financer de la fiction ça prend des années et des années. Alors je &nbsp;montais des films de fiction et je réalisais des documentaires en attendant.J&rsquo;aimerais bien être ce genre de réalisateur qui peut travailler dans les deux formes. Je trouve que dans le cinéma libanais, il y a toujours cette attente d&rsquo;un cinéma plutôt misérabiliste, d&rsquo;un cinéma de guerre, d&rsquo;un cinéma de crise&nbsp;; &nbsp;évidemment ça fait partie de notre quotidien, mais ce n&rsquo;est pas toujours le cas .Les Libanais qui sont au Liban et les Libanais qui sont en dehors restent toujours très affectés par la situation et très attachés . Donc, je voulais vraiment parler de cette relation assez ambivalente et assez contradictoire, assez complexe parce que c&rsquo;est assez compliqué pour nous d&rsquo;expliquer cet attachement qu&rsquo;on a pour notre pays, &nbsp;pour notre patrie. J&rsquo;ai voulu faire ça à travers deux personnages assez contradictoires et expliquer leur amour, leur attachement envers leur pays et en même temps leur désespoir et leur désillusion. Je &nbsp;pense que c&rsquo;est vraiment la base de notre relation avec le Liban. C&rsquo;est vrai que c&rsquo;est un pays en crise, enfin constamment en crise, et c&rsquo;est un pays d’où on émigre et duquel on essaye de se lâcher, mais c&rsquo;est toujours très compliqué de s&rsquo;en lâcher complètement. Donc voilà, c&rsquo;est cette contradiction-là dont je voulais parler.&nbsp;<em>«&nbsp;On peut toujours enlever le Libanais du Liban, mais on ne peut jamais enlever le Liban du Libanais&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>De &nbsp;plus en plus les documentaires sont structurés un peu comme des fictions&nbsp;: une histoire avec un début un milieu et une fin et je pense que c&rsquo;est ma base de fiction qui fait que &nbsp;chaque séquence fait 15 minutes&nbsp;; elle commence et elle finit. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;aime penser à la structure du documentaire, en montage, &nbsp;comme un film de fiction. Parce que finalement la formule de fiction est la formule classique qui date d’Aristote. .Je pense que la différence est que pour &nbsp;la fiction, tout est bien contrôlé, on a nos plans, on a nos acteurs&nbsp;; évidemment on improvise beaucoup, mais on a un contrôle bien plus grand que sur le documentaire où c&rsquo;est beaucoup plus instinctif. Ce que j&rsquo;aime beaucoup dans le documentaire, c&rsquo;est qu&rsquo;on se lance, on part sur un instinct, sur un intérêt pour des personnages ou une certaine thématique, on se lance et on filme, et on filme, et on filme, ensuite on fait le tri au montage. C&rsquo;est là qu&rsquo;on doit trouver vraiment l&rsquo;histoire et la meilleure manière de raconter cette histoire. Alors que dans la fiction tout est bien plus contrôlé</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le restaurant, un personnage du film</mark></strong></p>



<p>J&rsquo;ai parlé justement avec mon chef-op <strong>Joe Saade</strong> et la directrice artistique, <strong>Hanady Medlej</strong>, je leur ai expliqué que si on prend des screen- shots du restaurant aux premier deuxième puis &nbsp;troisième chapitre, on devrait voir vraiment l&rsquo;évolution du Liban. Donc au début, à l&rsquo;âge adulte tout est très coloré, tout est très saturé, on sent qu&rsquo;il y a une.ère de prospérité&nbsp;; &nbsp;beaucoup de nourriture alors que vers la fin tout est plus monochrome, et on sent vraiment une sorte de pourriture dans la texture du restaurant. Donc oui, effectivement, traiter le restaurant comme un personnage, comme une réflection du contexte social et politique ou du bien-être de la ville était un choix très conscient.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le trauma</mark></strong></p>



<p>Vouloir parler de ces trois époques, , c&rsquo;est essayer de parler de ma propre création dans ces trois stades différents de ma vie vis-à-vis de Beyrouth, mais aussi c&rsquo;était pour pouvoir parler de ce trauma né à la naissance et qui se transmet, &nbsp;qui revient à l&rsquo;âge adulte, &nbsp;ce trauma dont ils n&rsquo;arrivent pas à se débarrasser. C&rsquo;est la fin, une fois que les personnages surmontent ce trauma, qu&rsquo;ils peuvent &nbsp;vraiment se retrouver et coexister avec toutes leurs différences. Je pense qu&rsquo;au Liban en fait on n&rsquo;est toujours pas sorti du trauma de la guerre civile parce qu&rsquo;en fait on n&rsquo;en a jamais parlé&nbsp;: il n&rsquo;y a jamais eu de réconciliation nationale chose que les Européens font bien mieux que nous&nbsp;; les Français ou les Allemands ont une &nbsp;certaine conscience de leur histoire et une reconnaissance des atrocités de leurs conflits et de leurs guerres, ce qui fait qu&rsquo;au final on peut surmonter ce traumatisme national et collectif et vraiment passer à autre chose. Alors qu&rsquo;au Liban, on n&rsquo;en est toujours pas là parce que justement de &nbsp;la guerre civile, on n&rsquo;en a jamais vraiment parlé. Je voulais refléter ça à travers leur enfance et ce trauma personnel qui reflète le trauma national et collectif dont on n&rsquo;arrive pas à se débarrasser</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La naissance de Nino et Yasmina</mark></strong></p>



<p>Ce plan -séquence est&nbsp; le premier plan du film. Et pour moi, les films que j&rsquo;admire vraiment des grands réalisateurs, se résument &nbsp;au tout premier plan. Du moins, le ton du film ou bien l&rsquo;émotion du film. <em>Un Monde fragile et merveilleux&nbsp;: </em>la vraie traduction serait <em>Un monde triste et merveilleux</em>&nbsp;.Cette tristesse et cette merveille, cette joie et ce désespoir devaient &nbsp;coexister dès le premier plan. Cette histoire de naissance sous les bombes est, en fait, basée sur la naissance de l&rsquo;actrice qui incarne le rôle de Yasmine, née effectivement ainsi dans les années 80. Sa mère était à l&rsquo;hôpital&nbsp;; &nbsp;il y avait des bombardements &nbsp;et ils devaient éloigner les patients des fenêtres. <strong>Mounia Akl</strong> est née dans le couloir de l&rsquo;hôpital, un peu comme Nino et Yasmine. Je &nbsp;trouve que cette juxtaposition entre ce moment de joie, d&rsquo;espoir, d&rsquo;espérance qui vient de la naissance d&rsquo;un bébé, contraste avec cette destruction, cette mort tout autour d&rsquo;eux, Pour moi, ça résume un peu la coexistence des deux émotions, le temps du film et aussi l&rsquo;histoire du Liban. Il y a beaucoup de joie, mais on est souvent entouré par des conflits régionaux, qui coexistent d&rsquo;une manière assez absurde avec nos joies internes et qui fait que, finalement, on vit constamment un ascenseur émotionnel. On passe vraiment constamment par des extrêmes. Avoir ces deux extrêmes dans un même plan, c&rsquo;était important.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de réalisation</strong></mark></p>



<p>Avec mon chef opérateur, on s&rsquo;est lancé un peu dans le challenge de faire des plans séquences, d&rsquo;avoir beaucoup de staging avec ce qui se passe dans le premier plan, ce qui se passe dans l&rsquo;arrière-plan, Je ne sais pas s&rsquo;il y a un mouvement très spécifique qui  nous a  inspirés. Pour moi, c&rsquo;est tout un mélange. Je reviens très souvent vers la <em>Nouvelle Vague</em> française que j&rsquo;adore. J&rsquo;aime beaucoup aussi le cinéma italien, Fellini, Antonioni des années 60. J&rsquo;aime aussi le cinéma américain, et je pense que c&rsquo;est assez évident. Les love stories classiques, mais aussi les love stories un peu plus pointues et radicales, comme<em> Punch-Drunk Love</em> de Paul Thomas Anderson ; c&rsquo;est vraiment un mélange d&rsquo;un peu tout ça.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des rails coupés</mark></strong></p>



<p>Au Liban, avant, il y avait des trains, et les trains allaient jusqu&rsquo;à la Turquie, ils passaient par la Palestine, par Jérusalem, ils allaient carrément jusqu&rsquo;en Égypte. Et tous ces trains-là ont été coupés, évidemment, coupés avec la guerre civile, Donc, c&rsquo;est cette ségrégation de toutes les régions que ce plan suggère parce que le Liban c&rsquo;est très confessionnel, il y a une grande &nbsp;ségrégation&nbsp;; &nbsp;il y a des régions à majorité chrétienne, des régions à majorité musulmane, et cette connexion-là, ou bien cette déconnexion du train entre les régions fait que ces communautés ne se parlent plus. Donc oui, effectivement, c&rsquo;était un choix très clair, une allusion très claire au fait que ce jour-là, le dernier tronçon de rail qui nous connectait s&rsquo;est déconnecté et c&rsquo;est là que vraiment on est entré dans une ère de déconnexion totale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les enfants</mark></strong></p>



<p>Au Liban, &lsquo;il y a beaucoup de jeunes adultes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants&nbsp; J’ai montré à mon producteur <strong>Georges Schoukair</strong> tout un article qui montrait les chiffres, que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Europe, en Asie aussi, en Corée du Sud, au Japon, des régions- où les jeunes couples décident très volontairement de ne plus avoir d&rsquo;enfants. Des raisons financières mais aussi à cause du réchauffement climatique. Est-ce qu&rsquo;on aura une planète dans 30 ans ? Dans quel genre de monde ? Est-ce qu&rsquo;ils vont grandir ? Est-ce qu&rsquo;il y aura de plus en plus de conflits régionaux et de guerres qui résultent du fait que les ressources vont diminuer&nbsp;? Il y a justement toute cette vague de pessimisme ambiant, universel et général, que les gens de ma génération ont vis-à-vis des enfants. Quand ils ont des enfants, en général, c&rsquo;est&nbsp; un ou deux mais deux c&rsquo;est l&rsquo;exception. Quand je pense à mes grands-parents, ils étaient huit donc vraiment c&rsquo;était les très grandes familles. Tout ça vient d&rsquo;une sorte de cynisme assez universel C&rsquo;est en fait toute la base du film&nbsp;; la question d&rsquo;enfant c&rsquo;était la question principale du film finalement&nbsp;; &nbsp;j&rsquo;ai construit un monde tout autour et je suis entré dans d&rsquo;autres thèmes, &nbsp;l&rsquo;exil , l&rsquo;immigration etc mais la toute première idée c&rsquo;était&nbsp;: &nbsp;est-ce que moi-même, j&rsquo;ai envie d&rsquo;avoir des enfants dans ce monde ?Je pense qu&rsquo;avoir des enfants, c&rsquo;est un grand &nbsp;geste d&rsquo;optimisme et d&rsquo;espoir. Et donc c&rsquo;est un choix très conscient.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Annie Gava</strong></p>



<p>Lire ICI la critique du film</p>
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		<title>Le nouv.o.monde… quel cinéma !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 04:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zebuline. Promouvoir un cinéma d’auteur exigeant, ouvert et accessible à un public large, créer des espaces d’échanges… c’est toujours la ligne artistique des Films du Delta&#160;?Sylvia Vaudano. Oui, toujours&#160;! Renforcé avec de nouvelles idées, des ponts avec d’autres disciplines. On est dans une période où il faut garder ces lieux d’échanges et de réflexion autour [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zebuline.</strong><em> </em><strong>Promouvoir un cinéma d’auteur exigeant, ouvert et accessible à un public large, créer des espaces d’échanges… c’est toujours la ligne artistique des Films du Delta&nbsp;?</strong><br><strong>Sylvia Vaudano.</strong> Oui, toujours&nbsp;! Renforcé avec de nouvelles idées, des ponts avec d’autres disciplines. On est dans une période où il faut garder ces lieux d’échanges et de réflexion autour du septième art.</p>



<p><strong>«&nbsp;<em>Avec le cinéma, on arrive à tout, on parle de tout</em>&nbsp;», disait Godard. Alors de quoi va-t-on parler dans cette 13<sup>e </sup>édition de <em>nouv.o.monde</em> ?<br></strong>On n’est jamais sur une thématique. On part des films qu’on a envie de programmer, des films qui parlent des transformations de notre monde. Cette année, se dégagent chez les jeunes cinéastes d’ici et d’ailleurs des films sur l’émancipation, la quête de la liberté, qui repoussent les frontières face à une société étriquée.&nbsp;On est conscient que le monde va mal. Le cinéma a cette force de témoigner. Il y a aussi bien sûr des films de genre&nbsp;: thriller, une comédie dramatique plus légère… Mais la magie du cinéma est de nous amener vers un désir de changer le monde, de le regarder autrement. D’ailleurs la séance de courts métrages est centrée autour des utopies&nbsp;: comment le court rêve le nouveau monde.</p>



<p><strong>Combien de films proposez-vous cette année&nbsp;? Et issus de quels pays&nbsp;?</strong><br>Il y a treize films dont trois documentaires. Sept en avant-première, venus de treize pays dont le Maroc, la Roumanie, la Belgique, le Liban, l’Iran, l’Angleterre, les États-Unis… et la Provence&nbsp;(!) avec un thriller fantastique, <em>Animale</em> d’<strong>Emma Benestan</strong>. En ouverture, un film roumain qui va représenter son pays aux Oscars, <em>Trois kilomètres jusqu&rsquo;à la fin du monde</em> d’<strong>Emanuel Pârvu</strong>, entre suspense, drame, autour du thème de l’émancipation, avec un jeune acteur magnifique, dans une mise en scène solaire. Le réalisateur fera une petite présentation vidéo spécialement pour le public de Rousset.</p>



<p><strong>Comme chaque année, y aura-t-il des séances à Trets et Aix-en-Provence ?</strong>Pas de séances à Trets cette année faute de budget. On espère pouvoir y retourner l’an prochain. Mais on est toujours en partenariat avec Sciences-Po Aix et l’Université Aix-Marseille. À l’université on passe en avant première le documentaire de <strong>Cyril Aris</strong>, <em>Danser sur un volcan</em> [lire notre critique <a href="https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/">sur journalzebuline.fr</a>]. Accompagnée de la cinéaste Mounia Akl, ils feront une masterclass en vidéo. Et au cinéma Le Mazarin, un autre documentaire autour du grand photographe sud-africain, le premier à exposer au monde entier les horreurs de l’apartheid : <em>Ernest Cole, photographe</em> de <strong>Raoul Peck</strong>, suivi d’une rencontre avec Rachel Joubert et les élèves en master 2 de Sciences Po Aix. Comme chaque année, il y a aussi une exposition photo avec les photographes d’Arc Images, autour de la pollution, y compris visuelle. Une autre expo : <em>Making of du film</em> qui nous montrera les coulisses de <em>Sauvages</em>,le nouveau film de <strong>Claude Barras,</strong> une ode à la liberté et à la nature. Et un ciné concert conférence qui met à l’honneur <strong>Alice Guy.</strong></p>



<p><strong>Quel est votre coup de cœur&nbsp;dans cette 13<sup>e</sup> édition&nbsp;?<br></strong>Question difficile&nbsp;! Je dirais le film de <strong>Nabil Ayouch,</strong> <em>Everybody Loves Touda</em>. Le portrait d’une femme qui veut chanter du chant traditionnel, des textes de résistance, d’amour et d’émancipation, et se bat pour un avenir meilleur.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA</p>



<p><strong><em>nouv.o.monde</em></strong><br>Du 8 au 13 octobre</p>



<p>Divers lieux, Rousset et Aix-en-Provence<br>filmsdelta.com/nouv-o-monde</p>



<p></p>
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		<title>« Danser sur un volcan » : Filmer au bord du chaos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 05:50:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Danser sur un volcan [v]&#160;: ne pas se rendre compte d’un danger imminent.&#160;» Danser sur un volcan est le titre d’un film qui n’était pas prévu&#160;! Ce qui était prévu c’était le tournage du premier long métrage de Mounia Akl, Costa Brava, Lebanon, en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;Danser sur un volcan [v]&nbsp;: ne pas se rendre compte d’un danger imminent.&nbsp;»</p>



<p><em>Danser sur un volcan</em> est le titre d’un film qui n’était pas prévu&nbsp;! Ce qui était prévu c’était le tournage du premier long métrage de <strong>Mounia Akl</strong>, <em>Costa Brava,</em> <em>Lebanon,</em> en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Ou plutôt les 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, entreposées illégalement depuis 2014 dans le port. Le monteur de <em>Costa Brava, Lebanon,</em> <strong>Cyril Aris</strong> prend sa caméra. «<em>&nbsp;Je voyais la ville complètement défigurée, des rues que je ne reconnaissais plus. J’ai commencé à filmer parce que quand on lève une caméra, on met une sorte de filtre entre nous et la réalité, ça devient moins réel et ça aide à digérer</em>.&nbsp;»</p>



<p>Tout comme le cinéaste <strong>Maroun Bagdadi</strong> dont un extrait de <em>Whispers</em> (1980) documentait Beyrouth dans la guerre, démarre le film. Puis écran noir, voix off qui évoque le chaos, des blessés, des morts, des maisons détruites, puis interpelle&nbsp;: «&nbsp;<em>Où est Mounia</em>&nbsp;<em>?</em>&nbsp;» Comme les membres de son équipe, elle constate les vitres éclatées, les façades éventrées, les locaux d’Abbout productions bien amochés et l’œil blessé, écarlate de <strong>Joe Saadé,</strong> son directeur de la photo&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Cyril Aris filme tout cela, longs travellings le long du port, plans filmés au drone donnant à voir les blessures béantes de sa ville. Plans aussi en intérieur, où l’équipe travaille, réfléchit, voit comment continuer ce film, une dystopie, qui raconte l’histoire d’une famille confrontée à une très dure réalité, comme un écho à ce qu’ils sont tous est en train de vivre. «&nbsp;<em>Je ne pouvais imaginer que Beyrouth serait pire que cette dystopie&nbsp;!&nbsp;</em>» commente Mounia. N’y a-t il pas un risque de bâcler ce film que la cinéaste prépare depuis 4 ans&nbsp;? Malgré le budget qui a perdu un tiers de sa valeur, malgré la Covid qui touche certains membres de l’équipe, malgré les monstrueux embouteillages qui bloquent la ville, malgré la pénurie d’essence, malgré le blocage à l’aéroport de <strong>Saleh Bakri</strong>,l’acteur palestinien qui vit en Israël, malgré les avions ou les hélicoptères qui perturbent la prise de son, les coupures d’électricité, on continue…</p>



<p><strong>Cyril Aris</strong> filme au plus près, les repérages pour le film, la préparation des acteurs, en particulier des adorables fillettes, jumelles, <strong>Geana </strong>et<strong> Seana Restom,</strong> le rire, parfois nerveux  de la productrice <strong>Myriam Sassine </strong>qui se sent comme Terry Gilliam dans <em>Lost in la mancha </em>!  La convivialité et la solidarité de tous ceux qui résistent et font tout pour que le film existe. <em>Costa Brava Lebanon</em> est sorti en juillet 2022.</p>



<p> Quant à <em>Danser sur un volcan</em>, véritable arme de résistance, réflexion sur le pouvoir du cinéma, il sortira en salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>25 septembre 2024 </strong></mark>après avoir été sélectionné dans de très nombreux festivals. N’oublions pas qu’à <em>Cinemed Montpellier</em>, Cyril Aris a eu droit à une standing ovation de plusieurs minutes. A juste titre pour ce film qui nous a fait partager l’énergie de toute une équipe.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/">« Danser sur un volcan » : Filmer au bord du chaos</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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