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	<title>Archives des Dom JUan - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Dom JUan - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dom Juan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 09:22:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Figure incontournable du théâtre français, Don Juan se tiendra sur la scène de l’Opéra Grand d’Avignon ce 9 avril. La metteuse en scène Macha Makeïeff offre le rôle de ce héros torturé à Xavier Gallais, incarnant un bourgeois aux multiples casquettes. Après Tartuffe et Les Femmes savantes, l’ancienne directrice de La Criée met en scène [&#8230;]</p>
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<p>Figure incontournable du théâtre français, Don Juan se tiendra sur la scène de l’Opéra Grand d’Avignon ce 9 avril. La metteuse en scène Macha Makeïeff offre le rôle de ce héros torturé à Xavier Gallais, incarnant un bourgeois aux multiples casquettes. Après <em>Tartuffe</em> et <em>Les Femmes savantes</em>, l’ancienne directrice de La Criée met en scène non plus un séducteur victorieux, mais un homme empêtré, un réel « loser». Entre modernité et tradition, cette version revisitée invite à une nouvelle exploration de la pièce, en plongeant le public au XVIII<sup>e</sup> siècle. Porté par des décors et des costumes, Dom Juan devient un véritable voyage à l’époque du Marquis de Sade. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>C.L.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 avril<br></mark><strong><a href="https://www.operagrandavignon.fr/" type="link" id="https://www.operagrandavignon.fr/">Opéra Grand Avignon</a></strong>, Avignon</pre>



<p>Pour trouver plus d’articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Don Juan, un cœur à aimer la terre entière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 08:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Dom JUan]]></category>
		<category><![CDATA[L’Agence de Voyages Imaginaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La compagnie Marseillaise L’Agence de Voyages Imaginaires revisite le mythe de Dom Juan, le grand classique de Molière. Il se démarque par sa mise en scène audacieuse : des décors changeants, créés en direct à partir de boîtes d’illusionniste et de voiles de bateau, agrémentés de masques et costumes baroques, pour plonger le spectateur dans un [&#8230;]</p>
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<p>La compagnie Marseillaise <a href="http://www.voyagesimaginaires.fr">L’Agence de Voyages Imaginaires</a> revisite le mythe de <em>Dom Juan</em>, le grand classique de Molière. Il se démarque par sa mise en scène audacieuse : des décors changeants, créés en direct à partir de boîtes d’illusionniste et de voiles de bateau, agrémentés de masques et costumes baroques, pour plonger le spectateur dans un univers carnavalesque, fantasque, et quelque peu irréel. Sous les traits de la comédienne Valérie Bournet, Don Juan devient un personnage aussi fascinant que dérangeant : séducteur, manipulateur et joueur insatiable, il jongle avec l’amour, la vie et les valeurs morales. Il est question de désir, de plaisir et de liberté, mais aussi d’hypocrisie, de rébellion et de quête de sens. Entre théâtre, musique live et visuels oniriques, la compagnie entend réinventer ce récit intemporel avec audace et couleurs.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 et 11 décembre</mark> <br><strong><a href="http://www.boisdelaune.fr">Théâtre du Bois de l’Aune</a></strong>, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Don Juan est un sale type </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 17:20:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Dom JUan]]></category>
		<category><![CDATA[Don Juan]]></category>
		<category><![CDATA[Draguignan]]></category>
		<category><![CDATA[Macha Makeiëff]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre en Dracénie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le déboulonnage en règle de David Bobée, Don Juan a perdu les derniers restes de son aura de héros. L’homme libertin, c’est à dire athée au XVIIe siècle, l’homme courageux, c’est à dire qui défend son honneur de noble par l’épée, est apparu comme lâche, dominant, sexiste évidemment, méprisant, méprisable en tous points.&#160; Macha [&#8230;]</p>
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<p>Depuis le déboulonnage en règle de David Bobée, Don Juan a perdu les derniers restes de son aura de héros. L’homme libertin, c’est à dire athée au XVII<sup>e</sup> siècle, l’homme courageux, c’est à dire qui défend son honneur de noble par l’épée, est apparu comme lâche, dominant, sexiste évidemment, méprisant, méprisable en tous points.&nbsp;</p>



<p>Macha Makeiëff s’inscrit dans cette démarche de démystification du «&nbsp;<em>grand seigneur/méchant homme </em>». Comme Bobée, elle fait remplacer «<em>&nbsp;tabac&nbsp;</em>» par «&nbsp;<em>théâtre</em>&nbsp;» dans le monologue d’ouverture de Sganarelle (formidable <strong>Vincent Winterhalter</strong>) qui bégaye et plastronne, campant le personnage du valet, à la fois complice et réprobateur, dès les premières minutes. Mais la métaphore du théâtre se poursuit, et les personnages ne sont jamais dans le réel&nbsp;: ils surgissent du décor à double fond où ils semblent tous épier, pour le détruire, la bête malfaisante que tous réprouvent. Sganarelle naviguant d’un espace à l’autre, intercesseur entre la scène et le public, comme le faisait sans doute Molière, qui jouait le valet.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Enfermé au boudoir</mark></strong></p>



<p>Théâtre dans le théâtre, <em>Dom Juan</em> devient un huis clos&nbsp;: le libertinage du prédateur n’apparaît plus comme la libre-pensée du XVII<sup>e</sup> siècle, mais comme une «&nbsp;<em>liberté</em>&nbsp;» sexuelle que Macha Makeiëff transpose, pour mieux la dénoncer, dans une ambiance fin de siècle (le XVIII<sup>e</sup>), une alcôve, un boudoir, des portes dérobées.&nbsp;</p>



<p>Là, Don juan, enrubanné mais aussi négligé, apparaît sous les traits d’un stupéfiant <strong>Xavier Gallais</strong>, qui parvient à n’être, à aucun moment, grandiose ou désirable, jouant avec une abnégation dont peu d’acteurs sont capables un personnage détestable, faible, sans panache, et clairement sadique, violentant les femmes et son valet.&nbsp;</p>



<p>Ainsi Makeïeff démine un à un tous les préjugés qui parcourent le texte&nbsp;: Piarrot le paysan manie une langue claire et belle, les proverbes enfilés de Sganarelle prennent sens, et le mépris linguistique de Don Juan apparaît comme une malsaine domination de classe. Et de genre&nbsp;: Charlotte et Mathurine, les paysannes, deviennent des comédiennes jamais dupes de leur séducteur, qui ne les séduit pas, et Elvire dit «&nbsp;non&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Quant au patriarcat, il signe là son arrêt de mort&nbsp;: le commandeur est une femme trompée et non l’incarnation virile du courroux céleste. Et Don Luis, le père de Don Juan qui représente dans le texte l’honneur de la noblesse, apparaît comme un pervers ridicule et crédule, incarnation d’un patriarcat sans bienveillance qui génère des monstres.</p>



<p>Don Juan est mort «&nbsp;<em>et voilà par sa mort un chacun satisfait</em> », conclut le valet.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Dom Juan</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 avril </mark><br><strong><a href="https://www.operagrandavignon.fr">Opéra Grand Avignon</a></strong>, Avignon  </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>« Une odeur de lit défait »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 13:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après Les Femmes savantes, après Tartuffe, pourquoi revenir à Molière ?&#160; Macha Makeïeff. Il a écrit Dom Juan entre les deux versions de Tartuffe, et les pièces ont beaucoup à voir. Elles ont été créées par la même troupe d’acteurs, et j’ai aussi aimé retrouver les miens dans cette suite, avec quatre jeunes acteurs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Après <em>Les Femmes savantes</em>, après <em>Tartuffe</em>, pourquoi revenir à Molière ?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Macha Makeïeff.</strong> Il a écrit <em>Dom Juan</em> entre les deux versions de <em>Tartuffe</em>, et les pièces ont beaucoup à voir. Elles ont été créées par la même troupe d’acteurs, et j’ai aussi aimé retrouver les miens dans cette suite, avec quatre jeunes acteurs formidables qui les ont rejoints&#8230; En dehors de ce côté humain, le point commun est la thématique de la prédation. Elle apparaît dans <em>Tartuffe</em> pour devenir le thème central de <em>Dom Juan</em>, qui n’est pas plus la religion ou le « Ciel » que dans<em> Tartuffe</em>. Je dégage le surnaturel et je parle d’emprise. Don Juan<em>*</em> est, dès l’entrée, un personnage perdu, qui va mourir. Molière avait vraiment le génie pour comprendre les ressorts de la séduction, sa perversité, et le poids du patriarcat. Les femmes y sont toujours dans des impasses épouvantables et le patriarcat engendre des monstres. Don Juan en est un, comme de nombreux hommes de Molière.</p>



<p><strong>Vous déplacez l’intrigue au XVIII</strong><strong><sup>e </sup></strong><strong>siècle, où le libertinage a un autre sens&#8230;</strong></p>



<p>Oui. Ce glissement permet de mieux faire sentir la dislocation de l’aristocratie. Don Juan est tué par les siens. Et au niveau plastique, le XVIII<sup>e</sup> m’intéresse, et permet de faire sentir cette odeur de lit défait. Mon Don Juan, enfermé chez lui, est sadien. Il entretient une relation de proximité, d’amour, de violence, avec son valet, comme Sade et Latour. Il est au bout du rouleau, voué à la mort. Comme chez Sade, tous viennent chez lui.&nbsp;</p>



<p><strong>Même les paysannes ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je n’ai jamais aimé cette scène avec ces accents, ce comique de classe, de mépris. Elle me gêne, socialement, politiquement. Alors je l’ai transposée. Don Juan, comme Sade, fait du théâtre, les paysannes sont des comédiennes et il se met en scène comme prédateur. Chez lui.</p>



<p><strong>Est-ce-que vous aimez certains aspects de votre « grand seigneur méchant homme » ? Sa liberté, son panache ?</strong></p>



<p>C’est un monstre. Sa liberté est celle, sadienne, de détruire, de faire le mal. S’il a une faille qui peut émouvoir, c’est celle d’avoir été un gosse rejeté et nié par son père, qui dit sa « honte de l’avoir fait naître », ce qui est une parole d’une violence absolue pour un fils. Les pères produisent des monstres quand ils ne donnent pas de place à leurs fils. C’est une faille de Don Juan qui peut émouvoir, mais n’excuse pas.</p>



<p><strong>Sa prédation sexuelle ?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, ce « non » des femmes qu’il faut enfin entendre. Elvire est un personnage très fort, qui évolue, se heurte à un mur dans la première scène, puis revient. Dans sa dernière scène, par deux fois, elle dit « non ». D’habitude, on entend peu ce « non ». Je veux qu’il résonne, comme la fin d’un système et d’un monde.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<p>*Molière écrit « Don Juan » pour désigner son personnage, et « Dom Juan » comme titre de sa pièce, sans doute pour la différencier des Don Juan précédents, et pour faire allusion au « dominus », le maître.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Dom Juan</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 25 au 28 septembre<br></mark>Théâtre Liberté, Scène nationale de Toulon<br><a href="http://chateauvallon-liberte.fr">chateauvallon-liberte.fr</a><br><a href="http://chateauvallon-liberte.fr"><br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 au 18 octobre<br></mark>Jeu de Paume, Aix-en-Provence<br><a href="http://lestheatres.net">lestheatres.net</a></pre>



<p></p>
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