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	<title>Archives des Dominique cabrera - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Dominique cabrera - Journal Zebuline</title>
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		<title>Documentaires sur grands écrans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 08:48:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 7 ans Documentaire sur grand écran a créé&#160; Best of Doc&#160;: l’occasion de re (découvrir) dix des meilleurs films documentaires de l’année écoulée, ainsi que des films en avant-première, des inédits des courts métrages et un classique. Où&#160;? Dans toute la France. Quand&#160;? Du 4 au 17 mars 2026. Les sélectionnés Des [&#8230;]</p>
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<p>Il y a 7 ans <em>Documentaire sur grand écran</em> a créé&nbsp; <strong>Best of Doc&nbsp;:</strong> l’occasion de re (découvrir) dix des meilleurs films documentaires de l’année écoulée, ainsi que des films en avant-première, des inédits des courts métrages et un classique. Où&nbsp;? Dans toute la France. Quand&nbsp;? Du <strong>4 au 17 mars 2026.</strong></p>



<p><strong>Les sélectionnés</strong></p>



<p>Des documentaires qui nous parlent de l’état du monde comme&nbsp; <em>L&rsquo;Invasion</em> de <strong>Sergei Loznitsa</strong>, une chronique des&nbsp; conséquences de l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie. Ou le revisitent comme <em>Soundtrack to a Coup d&rsquo;État</em> de <strong>Johan Grimonprez</strong> qui évoque un incroyable épisode de la guerre froide où s’entremêlent Jazz, politique et décolonisation. Ou encore <em>Je n&rsquo;avais que le néant : « Shoah » par Lanzmann</em> où <strong>Guillaume Ribot</strong> nous plonge au cœur de la production d’une œuvre majeure du cinéma.&nbsp; <em>Put Your Soul On Your Hand And Walk</em> est une immersion dans la vie de Fatem, une photographe palestinienne à Gaza, à travers ses échanges vidéo avec la réalisatrice <strong>Sepideh Farsi</strong>. <em>Dans Queendom, </em><strong>Agniia Galdanova</strong> montre l’univers étrange de l’artiste queer russe Gena Marvin, qui s’est opposée avec un courage inouï à la croisade anti-LGBTQIA+ menée par Vladimir Poutine et clame le droit à la différence. <em>Peaches Goes Bananas</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/17-ans-avec-peaches/">https://journalzebuline.fr/17-ans-avec-peaches/</a> ) de <strong>Marie Losier</strong> donne l’occasion de découvrir la «&nbsp;<em>queen déjantée du punk-électro, véritable icône féministe et queer</em>&nbsp;» Dans&nbsp; <em>Imago</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/imago-retour-au-pere/">https://journalzebuline.fr/imago-retour-au-pere/</a>) <strong>Deni Oumar</strong> <strong>Pitsaev,</strong> exilé tchétchène en France,&nbsp; aborde des sujets comme la filiation, le sens de la vie, la transmission, la liberté face à la responsabilité de l’individu dans le groupe ainsi que&nbsp; l’exil d’un peuple malmené par le « grand frère russe » (<a href="https://journalzebuline.fr/imago-retour-au-pere/">https://journalzebuline.fr/imago-retour-au-pere/</a>). Dans <em>My Stolen Planet,(</em> <a href="https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/">https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/</a>) <strong>Farahnaz Sharifi </strong>construit à partir d’images d’archives personnelles et d’inconnu•e•s, une histoire de l’Iran depuis la révolution islamique jusqu’à nos jours. Dans <em>Tardes De Soledad</em>, <strong>Albert Serra</strong> suit le jeune torero, Andrés Roca Rey, star incontournable de la corrida contemporaine, et filme la corrida comme un rite. <em>Le Cinquième plan de La Jetée, (</em><a href="https://journalzebuline.fr/ressemblance-et-coincidences/">https://journalzebuline.fr/ressemblance-et-coincidences/</a>&nbsp; de <strong>Dominique Cabrera</strong> nous fait voyager dans le temps, l’espace et le cinéma.&nbsp;; ce 5éme plan&nbsp; du film de <strong>Chris Marker</strong> qui fait surgir des souvenirs, des images, des questions</p>



<p><strong>Le Classique</strong></p>



<p><em>Le Joli Mai</em> de <strong>Chris Marker</strong> et <strong>Pierre Lhomme</strong> dresse un portrait pris sur le vif de&nbsp; la France à l’aube des années 60. Pendant tout le mois de mai 1962, Chris Marker et ses équipes sillonnent Paris, caméra et micro aux poings, &nbsp;documentant en toute liberté ce « premier printemps de la paix »,&nbsp; quelques semaines après la ratification des accords d&rsquo;Evian par le référendum du 8 avril 1962..</p>



<p><strong>Les avant-premières</strong></p>



<p><em>Nuestra tierra</em> &nbsp;de <strong>Lucrecia Martel</strong> propose une réflexion sur la relation entre territoire, identité et justice filmant la vie de la communauté des Chuschagasta à Tucuman, et le procès de ceux qui ont tué leur leader, Javier Chocobar</p>



<p>D’une rencontre fortuite ,dans une laverie en Californie, avec un vétéran amérindien, <strong>Isabelle Ingold </strong>et<strong>Vivianne Perelmuter</strong> .ont fait &nbsp;un film hors normes, entre mémoire, écologie et quête de réconciliation, <em>Les Recommencements.</em></p>



<p>120 heures d’images d’archives : voilà ce qu&rsquo;il reste de 35 années de dictature de Stroessner au Paraguay. A partir de ce corpus d’images rares retrouvées partout dans le monde, <strong>Juanjo Pereira</strong> , dans <em>Derrière les drapeaux, le soleil</em> reconstruit l’histoire d’une des dictatures les plus longues du XXe siècle, dont les effets perdurent encore aujourd&rsquo;hui..</p>



<p><strong>Les Inédits</strong></p>



<p>Dans <em>A Fidai Film</em>, le cinéaste palestinien Kamal<strong> Aljafari</strong> raccomode la mémoire en se réappropriant des archives confisquées en 1982 par l’armée israélienne.</p>



<p><em>Back Home,</em> un film «&nbsp;artisanal&nbsp;» de <strong>Tsai Ming-Liang</strong>&nbsp; où il filme Anong Houngheuangsy et la vie quotidienne de son village natal au Laos.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Best of doc Du 4 au 17 mars</strong></mark></p>



<p>Le Gyptis, La Baleine, Les Variétés Marseille</p>



<p> L&rsquo;Odéon, Barjols, Le Royal,Toulon Six n&rsquo;étoiles, Six fours</p>



<p>Ciné bleu, Lorgues</p>



<p>La Cascade, Martigues &nbsp;Ciné 89, Berre L&rsquo;Étang</p>



<p>Ciné Palace, Saint Rémy-de-Provence</p>



<p>Le Cigalon, Cucuron</p>



<p>Le Club, Gap</p>
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		<title>Ressemblance et coïncidences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 06:33:51 +0000</pubDate>
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<p><em>«&nbsp; Ceci est l’histoire d’un homme, marqué par une image d’enfance.&nbsp;» </em>Cette phrase ouvre le film mythique de <strong>Chris Marker</strong>, <em>La Jetée. </em>Des écrans dans une salle de montage qu’on découvre en un plan séquence, sont les premières images du dernier film de <strong>Dominique Cabrera.</strong> Un lieu où la réalisatrice va «&nbsp;inviter&nbsp;»&nbsp; hommes et femmes pour qui <em>La Jetée,</em> plus particulièrement le 5éme plan, fait surgir des souvenirs, des images, des questions. Des gens qui ont connu Chris Marker, des collaborateurs, des amis de celui qui n’aimait pas être photographié et qui a fait tout un film avec des photographies, celui qu’on surnommait «&nbsp;l’ombre&nbsp;». Mais aussi des proches de Dominique Cabrera, puisque tout a commencé par une découverte. Son cousin, Jean –Henri, voyant &nbsp;le film à la Cinémathèque Française, croit se reconnaitre avec ses parents dans le 5<sup>e</sup> plan de <em>La Jetée&nbsp;: </em>une photo avec un homme en costume, une femme en manteau et un petit garçon aux oreilles décollées&nbsp;; tous trois de dos sur une terrasse d’Orly. &nbsp;Le petit garçon, ce serait lui.&nbsp;<em>Un visage anonyme inscrit dans un chef d’œuvre, est –ce comme être dans un vitrail à Notre Dame, ou sur une frise du Parthénon</em>, s’interroge Dominique. Cette découverte va donner naissance au film&nbsp;: un film enquête et aussi un film très personnel, autobiographique qui le rapproche&nbsp; de ses films antérieurs <em>Demain et encore demain</em> ou G<em>randir</em> dont on voit quelques images. Et aussi de son film précédent sur le cinéma, <em>Bonjour Monsieur Comolli</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/une-journee-avec-dominique-cabrera/">https://journalzebuline.fr/une-journee-avec-dominique-cabrera/</a>)°)</p>



<p>C’est donc à une véritable exploration que se livre la cinéaste, fouillant avec patience et passion : témoignages sur le travail de Chris Marker , celui qui aimait les chouettes et les chats, carnets de notes où l’on découvre que c’est le 23 septembre 1962 qu’a débuté le photo-roman, appareils photo argentiques dont le « Pentax » qu’utilisait Marker. Dans une séquence assez drôle, l’oncle Paul fait le calcul des probabilités pour que la famille de Jean &#8211; Henri se soit trouvée là, à Orly, au moment où Marker prenait ses photos. 1 chance sur 4520 ! L’aéroport d’Orly, c’est là où la famille Cabrera a débarqué  et où elle se promenait tous les dimanches pour voir arriver les pieds-noirs venus comme elle d’Algérie en 1962. La mère de la cinéaste, Monique, ne reconnait personne sur la photo mais est au bord des larmes en regardant l’album  où elle revoit son défunt mari dont elle évoque le petit studio de photos qu’il avait monté là-bas.  L’histoire familiale rejoint l’Histoire, évoquée par Chris Marker dans <em>Le joli Mai</em> dont la cinéaste nous montre quelques séquences. Autre coïncidence : n’y a -t-il pas une ressemblance entre Jean –Henri et <strong>Davos Hanich, </strong>le peintre et sculpteur qui interprète le rôle principal de <em>La Jetée,</em> né à Saint Denis du Sig dans la même région que toute la famille… Tout cela donne le vertige.  <em>Vertigo </em>le film qui a inspiré<em> Sans Soleil </em>comme l’a précisé Marker. Et Dominique de conclure : «  <em>Tu as inscrit notre famille dans le vortex de ton film »</em>   Conclusion d’une enquête passionnante qui nous a fait voyager dans le temps, l’espace et le cinéma.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong>Le 5<sup>e</sup> plan de <em>La Jetée </em>sort en salles le 5 novembre 2025</strong></p>



<p>©&nbsp; Les Alchimistes</p>
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		<title>« Je m’intéresse essentiellement aux femmes en lutte »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 16:31:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de vingt ans à Marseille, Films Femmes Méditerranée affirme que le cinéma des femmes existe, et qu’il a en Méditerranée une force et une actualité particulières. Qu’il est résistant, émouvant, drôle, solidaire, du côté des victimes de l’histoire, de la jeunesse et des résiliences à construire.&#160; La programmation 2023 le confirme en mettant [&#8230;]</p>
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<p>Depuis près de vingt ans à Marseille, <em>Films Femmes Méditerranée</em> affirme que le cinéma des femmes existe, et qu’il a en Méditerranée une force et une actualité particulières. Qu’il est résistant, émouvant, drôle, solidaire, du côté des victimes de l’histoire, de la jeunesse et des résiliences à construire.&nbsp;</p>



<p>La programmation 2023 le confirme en mettant à l’honneur <strong>Sarah Maldoror</strong>. La cinéaste, qui a fondé dans les années 1950 la première compagnie de théâtre noire «&nbsp;<em>pour en finir avec les rôles de de servantes</em> », a travaillé à écrire une histoire noire et décoloniale avec ses amis Senghor, Glissant et Césaire, mais en affirmant aussi qu’il fallait filmer les femmes. Son film <em>Sambizanga</em> (1973) qui retrace un amour en contexte de répression coloniale, ouvrira le festival le 18 novembre, et 4 autres soirées lui seront consacrées.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Familles et luttes</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Il faut soutenir les femmes qui souhaitent travailler dans le ciném</em>a, affirmait-elle.<em> Les hommes ne sont pas prêts à les y aider</em>.&nbsp;» Elles filment, pourtant, des histoires de femmes, souvent des gestes de tendresse et d’amour. Le 20 novembre on pourra voir en avant-première un film de <strong>Sonia Ben Slama</strong> <em>Machtat</em>, qui suit un orchestre de femmes, familial, dans les mariages tunisiens. Le 21 <em>Blackbird, Blackbird, Blackberry</em>, troisième long métrage de la réalisatrice <strong>Elene Navariani</strong>, met en scène l’émancipation d’Etero, célibataire amoureuse dans un village géorgien.</p>



<p>Le 22 la présence de la comédienne palestinienne <strong>Hiam Abbas</strong>, filmée par sa fille <strong>Lina Soualem</strong> sera un événement&nbsp;: <em>Bye bye Tibériade</em> parle de départ et de liens familiaux, dans une région que le présent bouleverse une fois encore.</p>



<p>Le festival se clôturera le 24 novembre par l’avant-première de <em>Madame de Sévigné</em>, biopic littéraire en costumes d’<strong>Isabelle Brocard</strong> sur une mère qui aimait démesurément sa fille, Françoise de Grignan, principale destinataire, à Marseille, de son abondante correspondance.&nbsp;</p>



<p>Entretemps, une programmation passionnante de courts métrages, et d’autres longs, de <strong>Dominique Cabrera</strong>, <strong>Felipa Reis</strong>, <strong>Lucie Demange</strong>, <strong>Asmae el Moudir</strong>, <strong>Zaïda Carmona</strong>. Quelques incursions hors de Marseille, un jury des lycéen·nes, une séance jeune public, une billetterie solidaire, et une fête de clôture à Covo Velten dans le cadre de la journée pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux minorités de genre.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Films Femmes Méditerranée</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 18 au 24 novembre<br></mark>Divers lieux, Marseille<br><a href="http://films-femmes-med.org">films-femmes-med.org</a></pre>
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		<title>Une journée avec Dominique Cabrera</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 17:47:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bonjour Monsieur Comolli Quand Jean-Louis Comolli demande à Dominique Cabrera de le filmer, sachant qu’il va bientôt disparaitre, elle accepte, aimant sa&#160;« manière d’être&#160;». Un film improvisé, quelques instants de la présence de cet homme qui a réalisé plus de 40 films, qui a écrit, pensé, «&#160;le dernier film auquel il participe&#160;» dit-il avec l’humour [&#8230;]</p>
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<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bonjour Monsieur Comolli</mark></em></strong></p>



<p>Quand <strong>Jean-Louis Comolli</strong> demande à <strong>Dominique Cabrera</strong> de le filmer, sachant qu’il va bientôt disparaitre, elle accepte, aimant sa&nbsp;« manière d’être&nbsp;». Un film improvisé, quelques instants de la présence de cet homme qui a réalisé plus de 40 films, qui a écrit, pensé, «&nbsp;<em>le dernier film auquel il participe</em>&nbsp;» dit-il avec l’humour qui est le sien. Du 31 octobre 2021 au 15 avril 2022, Dominique, sa coscénariste <strong>Isabelle Le Corff</strong>, et <strong>Karine Aulnette</strong>, qui tient la caméra, viennent au 26 bis de la rue Viala à Paris et conversent avec cet homme qui n’a jamais trop parlé de lui dans ses films. Durant une heure et demie, en confiance, dans l’urgence, il va se livrer. Il évoque l’Algérie d’où il venait, l’Algérie colonisée, le «&nbsp;royaume du faux&nbsp;», la mise en scène documentaire, la mort de la femme qu’il a aimée, Marianne, dont il a pris la dernière photo, tout comme Dominique, d’ailleurs, qui a photographié Didier Motchane avec qui elle a vécu prés de 20 ans, au moment de sa mort.</p>



<p>On parle aussi de la Méditerranée, du montage comme geste de fabrication du continu, du champ et du hors champ comme gestes politiques. Jean-Louis Comolli aborde aussi ses choix, cinématographiques, fictions d’abord puis documentaires. Il explique pourquoi il a décidé de ne plus faire de films&nbsp;: une sorte d’évasion pour pouvoir faire d’autres choses qui l’intéressent. Il en vient à parler de son nouveau compagnon, le cancer, qui ne lui laisse aucune chance d’évasion&nbsp;: «&nbsp;<em>la première fois que ça m’arrive&nbsp;!</em>&nbsp;» Il a aimé filmer la fragilité&nbsp;; ceux qui maitrisent tout, qui contrôlent leur image ne l’intéressent pas et il s’est laissé filmer lui-même dans ces moments où de plus en plus fragile et très affaibli, il avait à peine la force de parler. «&nbsp;<em>Le cinéma est un sauveur, un sauveteur, il est là pour garder des relations.&nbsp;»</em>&nbsp;disait-il. Jean Louis Comolli avait promis à Dominique Cabrera et à ses collaboratrices de venir voir les roses de son jardin, qui éclosent fin mai et de goûter un des vins blancs de Bourgogne, un Chassagne-Montrachet, qui lui restait à tester. Ils n’auront pas eu le temps&nbsp;: il est mort le 19 mai 2022.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On ne nait pas film, on ne devient</mark></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-medium"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="224" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera.jpg?resize=300%2C224&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121298" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=300%2C224&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=1024%2C765&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=768%2C573&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=1536%2C1147&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=2048%2C1529&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=150%2C112&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=485%2C360&amp;ssl=1 485w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=696%2C520&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=1068%2C797&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=1920%2C1433&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=563%2C420&amp;ssl=1 563w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Anna-zisman-et-Dominique-Cabrera-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anna Zisman et Dominique Cabrera (C)A.G.</figcaption></figure>
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<p>Dominique Cabrera n’est pas venue seule présenter son prochain film. Elle est accompagnée de son équipe, sa coscénariste <strong>Anna Zisman</strong>, <strong>Béatrice Thiriet</strong>, la compositrice de la musique avec qui elle a travaillé sur ses autres films, <strong>Raymond Sarti</strong> le chef décorateur et sa productrice <strong>Gaëlle Bayssière Rapp</strong>. Une rencontre passionnante, animée par <strong>Karim Ghiyati</strong>, qui a permis de montrer au public présent, dont beaucoup de jeunes, que faire un film est un travail d’équipe et demande des années de préparation. <em>Des femmes comme les autres</em>, l’histoire de Simone (<strong>Hélène Vincent</strong>) et Jeannine (<strong>Yolande Moreau</strong>) qui ont accepté très vite d’incarner ces deux amies et voisines, expertes en broderie, est en germe depuis 2015. Un cheminement au long cours dont on a pu voir la progression&nbsp;: lecture d’extraits du scenario, projection de documents, divers, d&rsquo;extraits de films, de photos de repérages, d&rsquo;images de broderies. Chacun·e a pu expliquer son travail avec la réalisatrice&nbsp;: Anna Zisman qui est de Montpellier les va-et-vient dans l’écriture du scenario et les repérages dans la ville. Béatrice Thiriet sa composition musicale dont elle a fait écouter des extraits. Raymond Sarti n’aime pas le terme de chef décorateur et préfère qu’on parle d’accompagnement des corps qui bougent. Gaëlle Bayssière Rapp a rappelé le travail de productrice. À l’issue de cette rencontre on n’a qu’une envie&nbsp;: voir <em>Des femmes comme les autres, </em>en salle de cinéma&nbsp;!</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><a href="https://www.cinemed.tm.fr/">https://www.cinemed.tm.fr/</a></p>
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