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	<title>Archives des Emma Dante - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Emma Dante - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’autre Enfer de Dante </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 09:48:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rares sont les pièces si complètes, que les mots manquent pour les décrire. Des pièces qui se vivent plus qu’elles ne se regardent, se ressentent dans le corps et marquent profondément l’esprit, et qu’on applaudit debout, les mains tremblantes. L’Angelo del focolare d’Emma Dante est l’une de ces pièces qui nous attrapent par le cœur [&#8230;]</p>
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<p>Rares sont les pièces si complètes, que les mots manquent pour les décrire. Des pièces qui se vivent plus qu’elles ne se regardent, se ressentent dans le corps et marquent profondément l’esprit, et qu’on applaudit debout, les mains tremblantes. <em>L’Angelo del focolare</em> d’<strong>Emma Dante </strong>est l’une de ces pièces qui nous attrapent par le cœur dès la première minute, lorsque la lumière se fait sur le plateau et qu’apparaît le corps effondré d’une femme, le visage ensanglanté.&nbsp;</p>



<p>C’est elle l’ange du foyer (traduction du titre), soumise à un mari violent que l’on rencontrera bientôt. Elle (<strong>Leonarda Saffi</strong>) n’a pas de nom, lui non plus. L’identité de chaque personnage est réduite à son rôle dans la famille – la femme, le mari, le fils, la belle-mère.&nbsp;</p>



<p>Le décor est rapidement planté – littéralement, deux comédiens en slip et marcel blanc apportent un à un les meubles sur scène : un lit, des toilettes, une table… toute une maison, sans murs. <strong>Giuditta Perriera</strong>, que l’on identifie rapidement comme belle-mère, s’adresse à la femme inerte, entre rire fiévreux et larmes inquiètes. «&nbsp;<em>Tu sais bien comment il est&nbsp;</em>», lance-t-elle. «&nbsp;<em>Mon mari était pareil, j’en ai reçu des tartes.</em>&nbsp;» &nbsp;</p>



<p>Emma Dante ne s’encombre pas de suspens, car dans cette famille comme dans beaucoup d’autres, on ne prend pas la peine de cacher la violence. Elle est une évidence, complètement banalisée, tout comme l’absence d’intimité induite par le décor.&nbsp;</p>



<p>Le mari est presque absent du début de la pièce, n’entrant que pour faire ses besoins ou pour ordonner à son épouse de lui apporter un café. Et pourtant il est partout, dans le sang qui coule toujours de la tempe de sa femme, dans la manière dont elle nettoie le sol, dans la façon dont elle parle à sa belle-mère et surtout à son fils (<strong>Davide Leone</strong>), un ado gringalet et dépressif, qu’elle gifle lorsqu’il dit «&nbsp;<em>Peut-être que je suis comme mon père&nbsp;</em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un ange passe </mark></strong></p>



<p>Son père (<strong>Ivano Picciallo</strong>), justement, décide de lui apprendre comment «&nbsp;<em>être un homme</em>&nbsp;» en lui imposant un entraînement sportif et un «&nbsp;<em>cours de séduction</em>&nbsp;». Le contraste entre les deux, l’un énergique et vulgaire, l’autre appliqué mais «&nbsp;<em>flasque&nbsp;</em>», porte à rire. Surtout quand la grand-mère se joint à eux pour une séance d’abdos. Mais le rire devient jaune lorsqu’on lève les yeux vers les surtitres, car la leçon de séduction ressemble davantage à une notice pour harceler et agresser des femmes. La mère, en train d’étendre du linge en fond de scène, les regardent consternée, blessée, humiliée. La phallocratie autoritaire règne en maîtresse. &nbsp;</p>



<p>À partir de là, la violence devient de plus en plus explicite. Aux insultes succèdent un baiser forcé, puis une gifle, puis pire encore… à certains moment, complètement hors du temps, la famille se met à danser à l’unisson, des étoiles dans les yeux (Leonarda Saffi, en particulier, a alors la candeur d’une enfant). Puis on revient à la réalité, les insultes reprennent, les humiliations, les coups… et le féminicide. Mais la mort n’est pas une issue, car même couverte d’un linceul, cette épouse violentée se relève toujours. Elle est, comme on dit, une survivante, un ange qui vit en Enfer.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Angelo del focolare</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 au 17 janvier</mark> à <a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr">Châteauvallon, Scène nationale d’Ollioules</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles<em> <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/">On y était</a></em><a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Mourir sur scène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 11:24:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ange du foyer est un poème victorien ardemment critiqué par Virginia Woolf, un tableau célèbre de Max Ernst qui éclate, terrifié, l’image de la nation mère confrontée au franquisme, une appropriation catholique de la servitude des virginales vestales antiques, une figure de la femme au service du feu qui couve, infini, dans les foyers dominés [&#8230;]</p>
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<p><em>L’Ange du foyer</em> est un poème victorien ardemment critiqué par Virginia Woolf, un tableau célèbre de Max Ernst qui éclate, terrifié, l’image de la nation mère confrontée au franquisme, une appropriation catholique de la servitude des virginales vestales antiques, une figure de la femme au service du feu qui couve, infini, dans les foyers dominés par des dieux et des hommes violents qui disent aimer.</p>



<p>Emma Dante s’empare de la figure pour mettre en scène le féminicide. La dramaturge (autrice, metteuse en scène, chorégraphe et scénographe) sait faire vibrer la scène et les spectateurs d’émotions qu’elle ne retient pas et exacerbe, toujours à la limite d’un pathos qui vous emporte par instants comme un ouragan et vous laisse pantois, mais comme plus fort et plus vibrant du monde.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Représenter la barbarie</mark></strong></p>



<p>La dramaturge préfère la catégorie «&nbsp;théâtre social&nbsp;» à celle de «&nbsp;théâtre politique&nbsp;»&nbsp;: ses pièces, <em>Le Sorelle Macaluso</em>, <em>Ballarini</em>, <em>Misericordia</em>… prennent clairement le parti des femmes du peuple.&nbsp; Son <em>Angelo</em> est une épouse confrontée à la violence de son mari, devant sa belle-mère qui dénie et son fils qui subit.&nbsp;</p>



<p>Concrètement, dans ce théâtre où les corps parlent autant que les mots, la valse du mariage se transforme en danse macabre, les étreintes en emprises, les caresses en coups. Jusqu’à la mort, chaque soir, puisque chaque matin la femme assassinée et niée recommence, le crâne en sang, à servir le foyer, à encaisser coups sur coups jusqu’à mourir, dans une séquence de violence répétée infiniment.&nbsp;</p>



<p>Le texte, en dialecte des Pouilles pour l’essentiel, est surtitré en italien et en français. À la création au mythique Piccolo, la pièce a duré 1h08, et les applaudissements plus de 4 minutes. </p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’Angelo del focolare</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 au 17 janvier</mark><br><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr">Scène nationale Châteauvallon Liberté</a><br>Châteauvallon, Ollioules</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>[SPÉCIAL SAISON] Bois de l&#8217;Aune : C’est meilleur quand c’est gratuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 07:57:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Brillante, éclectique, exigeante, intelligente, poétique, généreuse, inventive, étonnante, bouleversante, dérangeante… les qualificatifs s’accumulent si on laisse les spectateurs donner leurs impressions à la fin des spectacles du Bois de l’Aune, ce théâtre atypique aux spectacles gratuits et à l’accueil convivial. Les gens viennent en avance, parfois hors des horaires des représentations, car des temps de [&#8230;]</p>
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<p>Brillante, éclectique, exigeante, intelligente, poétique, généreuse, inventive, étonnante, bouleversante, dérangeante… les qualificatifs s’accumulent si on laisse les spectateurs donner leurs impressions à la fin des spectacles du <strong>Bois de l’Aune</strong>, ce théâtre atypique aux spectacles gratuits et à l’accueil convivial. Les gens viennent en avance, parfois hors des horaires des représentations, car des temps de parole sont proposés, des projets participatifs, des «&nbsp;cafés gourmands&nbsp;», des «&nbsp;Rebonds&nbsp;». L’association des <strong>Amis du Bois de l’Aune </strong>contribue activement aux activités de cette «&nbsp;maison-théâtre&nbsp;» où chacun se sent libre de dire, de partager, de discuter avec les artistes en une familiarité saine qui replace les perspectives et les enjeux dans l’humain, l’écoute, la découverte.&nbsp;</p>



<p>La deuxième partie de l’année verra du cirque, des spectacles pour enfants, des propositions de la Biennale d’Aix 2024, du théâtre venu de l’étranger (Liban, Espagne, Italie). Passionné, Patrick Ranchain prône la curiosité, choisit des pièces dont «&nbsp;<em>les acteurs</em> [le] <em>touchent</em>&nbsp;», qui savent amener «&nbsp;<em>l’émotion sur le plateau</em>&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monde de découvertes</mark></strong></p>



<p>Il est sans doute impossible de résumer le foisonnement de la programmation, il n’est guère de semaine sans œuvre nouvelle. Le cirque avec <em>Icare</em> de Guillaume Barbot (dès 4 ou 8 ans), <em>Fora</em> d’<strong>Alice Rende</strong>, <em>L’échelle humaine</em> de <strong>Mathurin Bolze</strong> explore les mondes et la place de nos corps contraints. Les marionnettes de <strong>Marta Cuscunà</strong> évoquent le drame de Gloucester, <em>Sorry Boys</em> (dès 16 ans). La danse rejoint le théâtre avec <em>Mazùt</em> de la compagnie <strong>Baro d’evel</strong> pour nous plonger dans un univers étrange. Sans doute pour <strong>Céline Fuhrer</strong> et <strong>Jean-Luc Vincent</strong> <em>La femme n’existe plus</em> mais le féminisme oui, et l’on peut se demander avec <strong>François Hien</strong> <em>Olivier Masson doit-il mourir&nbsp;?</em> en posant la question de l’euthanasie&nbsp;; on suivra de toute façon <strong>Simon Gauchet</strong> dans <em>L’expérience de l’arbre</em> aussi fascinante que poétique. <em>Une autre histoire du théâtre</em> se dessine grâce à <strong>Fanny De Chaillé</strong> qui définit, épouse l’histoire et en interroge les méandres. <em>L’été des charognes</em> d’<strong>Hubert Colas </strong>donne chair au roman de <strong>Simon Johannin</strong>, porté par la voix et la présence de <strong>Thierry Raynaud</strong>…&nbsp;</p>



<p>Bien sûr, on sourit au titre de la pièce de <strong>Nicolas Heredia</strong>, <em>À ne pas rater</em>, d’une fine drôlerie. Dès huit ans on pourra se délecter de <em>Riquet, opéra miroir</em> de <strong>Jeanne Béziers</strong> qui revisite le conte tandis qu’à partir de dix ans le second volet de <em>Croizades</em> de <strong>Sandrine Roche</strong>, J<em>ozef &amp; Zelda</em>, reconstruit un univers d’enfance qui a bien du mal à survivre dans <em>Ordalie</em> de <strong>Chrystèle Khodr</strong> (Liban) où l’on tente d’effacer les ruines de Beyrouth avec leur mémoire tandis que <strong>Xavier Bobès</strong> (Espagne) réinvente notre relation au vivant dans le poème intimiste <em>Corpus</em> et qu’<strong>Emma Dante </strong>(Italie) danse <em>Il tango delle capinere</em>, qu’<strong>Élise Vigneron </strong>instaure une performance collaboratrice de glace, <em>Lands</em>, et que, évènement théâtral participatif <strong>Philippe Collin</strong>, <strong>Violaine Ballet</strong> et <strong>Charles Berling</strong> débattent sur <em>Léon Blum, une vie héroïque</em>.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Bois de l’Aune</strong><br>Aix-en-Provence<br>04 88 71 74 80 <br><a href="http://boisdelaune.fr">boisdelaune.fr</a></pre>
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		<title>Les vieux amants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 09:28:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle est sans conteste une des artistes dramatiques les plus importantes, émouvantes, singulières de la scène européenne. Le principe de son Tango est d’une extrême simplicité. Une femme, vieille, allume les lumières, rejoue le théâtre de sa vie, fait surgir d’une malle ses souvenirs et d’une autre celle du souvenir de son amant, son amour, [&#8230;]</p>
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<p>Elle est sans conteste une des artistes dramatiques les plus importantes, émouvantes, singulières de la scène européenne. Le principe de son Tango est d’une extrême simplicité. Une femme, vieille, allume les lumières, rejoue le théâtre de sa vie, fait surgir d’une malle ses souvenirs et d’une autre celle du souvenir de son amant, son amour, le compagnon de sa vie.&nbsp;</p>



<p>Guidés par la musique, variété italienne des années 60 et 70 qui a su être pop sans passer par l’anglais, les deux amants retournent en arrière, vers des souvenirs anciens et précieux. Ceux de leur rencontre, de leur déclaration d’amour, de la naissance de leur enfant, de soirées de fête et d’ivresse. Des gestes de désir, de plaisir, d’amour, passionné, de quotidien aussi, de scènes de disputes taquines, la plupart du temps muettes et dansées, parfois dialoguées, comme le très beau moment où il déclare son amour sur la plage qu’on devine.&nbsp;</p>



<p>Entre chacun de ces souvenirs la vieillesse resurgit, le corps de la femme (<strong>Manuella Lo Sicco</strong>) se plie, celui de l’homme (<strong>Sabino Civilleri</strong>) se raidit, et les scènes extraites des malles du souvenir s’enfouissent dans l’épaisseur du temps. Les accès de toux irrépressibles, la boite de pilules à laquelle ils s’accrochent, le geste compulsif d’une jambe qui s’agite, le mouchoir dans laquelle elle se mouche puis qu’elle ouvre pour montrer à son amant ce qu’elle vient d’expulser, tout cela se décline, à chaque fois, comme un rappel de la fin de la vie qui approche, drôle et tragique en même temps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dernier acte</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste, on jette enfin de la terre sur la tête et en voilà pour jamais.&nbsp;</em>», écrivait Pascal dans une de ses Pensées les plus tragiques. La comédie a été belle, même si on ne sait pas très bien à quel moment exact de leur amour l’homme a disparu, jusqu’où ils ont été un couple réel, et quand elle a commencé à imaginer sa présence auprès d’elle, à allumer les lumières, à rouvrir les malles. Une scène où, encore jeune, elle le soigne, le rassérène, le porte comme un enfant vers un lit d’inconscience, suggère qu’il est peut-être mort depuis longtemps, et que depuis longtemps seul son fantôme raide se déplace à ses côtés. Mais avant d’éteindre les lumières et même si la mort est proche, elle sait et rappelle que la vie a été belle, l’amour a été là, nourri de chansons populaires, de bal, de plage et de liberté.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Il tango delle capinere</em> d'Emma Dante
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 9 et 10 janvier</mark>
Le ZEF, Scène Nationale de Marseille
<a href="http://www.lezef.org">www.lezef.org</a></pre>
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		<title>Montpellier et Sète célèbrent la création en Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Théâtre des 13 Vents]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Molière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;A l’initiative du Théâtre des 13 Vents, Centre Dramatique National de Montpellier, la Biennale des arts de la Scène réunit le Centre Chorégraphique National, l’Opéra National de Montpellier mais aussi le Théâtre Molière, Scène nationale de Sète, le théâtre municipal Jean Vilar, la Maison Lieu de Sète, le Domaine d’O, départemental… Une mise en synergie [&#8230;]</p>
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<p>&nbsp;A l’initiative du Théâtre des 13 Vents, Centre Dramatique National de Montpellier, la <strong><em>Biennale des arts de la Scène</em></strong> réunit le Centre Chorégraphique National, l’Opéra National de Montpellier mais aussi le Théâtre Molière, Scène nationale de Sète, le théâtre municipal Jean Vilar, la Maison Lieu de Sète, le Domaine d’O, départemental… Une mise en synergie qui veut préfigurer la Capitale européenne de la Culture : le dossier de candidature définitif a été déposé le 27 octobre, et Montpellier a déjà réussi à affirmer sa spécificité, fondée sur son ancrage méditerranéen, et sa capacité de fédérer les opérateurs culturels. La Biennale s’affirme comme une préfiguration de ce qui pourrait advenir, et témoigne, quoi qu’il advienne, d’une véritable mise en commun des ressources et de la réflexion, puisqu’à partir du 14 novembre la programmation artistique se complète de <em>Rencontres</em>, ouvertes à tous.tes, pour penser les modalités des arts d’une scène euro-méditerranéenne de demain.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Musique sans frontière</mark></strong></p>



<p>&nbsp;La première semaine s’ouvre à l’Opéra Comédie les 8 et 9 novembre à 19h, avec l’orchestre et le chœur nationaux qui accompagnent la viole d’amour de <strong>Jasser Haj Youssef</strong>. Le soliste tunisien explore les musiques baroques, classiques, jazz et orientales, dans un concert qui appelle à la <em>Réminiscence</em>. De Bach aux modes de la musique indienne, il fait résonner les 14 cordes dont 7&nbsp;«&nbsp;«sympathiques&nbsp;» (qui vibrent par résonnance avec les 7 autres cordes frottées par l’archet) de cet instrument cousin du violon, très en vogue au XVIIIe siècle en Europe, et qui s’adapte volontiers, par ses accords multiples et la profondeur de ses échos, à divers répertoires. Pour peu&nbsp; qu’ils aiment les registres lyriques&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Un concert accompagné, forcément, de poésie, d’une soprano rompue à tous les styles (<strong>Diwa Wahab</strong>), et de textes qui passeront du français à l’arabe et à l’araméen.&nbsp;</p>



<p>Autre dialogue au Centre Chorégraphique, avec la création de <strong>Nicolas Fayol</strong> <em>Faire fleurir </em>Un solo, coproduit par Montpellier danse, qui s’appuie sur les techniques de breakdance pour démontrer qu’un corps peut explorer des verticalités qui ne reposent pas sur les deux pieds&nbsp;! Acrobatique, la danse de Nicolas Fayol, accompagnée par deux musiciens en live, construit des tableaux en clair-obscur (les 9 et 10 à 19h, salle Bagouet,&nbsp; ICI-CCN).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Scène/hors scène</mark></strong></p>



<p>Le Biennale des arts de la scène affiche aussi, dès l’entrée, que le monde est un théâtre, et que l’espace public est aussi une scène, pour tous. Elle programme la création de <strong>1 Watt</strong>&nbsp;<em> Nous impliquer dans ce qui vient</em>, à Plan Cabanes, et interroge sur une place publique <em>L’Outrage au public</em> de <strong>Peter Handke</strong> (le 11 novembre à 16h), agrémenté de la subversion «&nbsp;festive et poétique&nbsp;» de 9 artistes indisciplinées et obstinées…</p>



<p>La Scène Nationale de Sète se délocalise quant à elle à Balaruc-le-Vieux le 9, à la Passerelle (Sète) le 10, à Mèze le 12, à Poussan le 14, pour proposer le dernier monologue de <strong>Fabrice Melquiot</strong> <em>La Truelle</em>, sur la mafia et la Calabre. <strong>François Nadin</strong>, entre documentaire et fiction, y démystifie la violence et la mort de cette Cosa Nostra, qui n’est décidément pas la nôtre…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dante est une femme</mark></strong></p>



<p>La présence du Sud de l’Italie s’affirme aux 13 Vents avec <em>Il tango delle Capinere</em>, dernier opus d’<strong>Emma Dante</strong> (le 9 et 10 à 20h30). C’est la mémoire d’une vieille femme, sicilienne, qui se déplie et se déploie. Elle convoque en une ultime danse l’homme qu’elle a aimé et dans les bras de son fantôme elle remonte le temps, de leur adolescence, des prémices de leur amour, aux moments clefs de leurs vies, les naissances, les décès. Au rythme de chansons populaires siciliennes, <strong>Manuela Lo Sicco</strong> et <strong>Sabino Civilleri</strong> nous plongent dans la mémoire populaire et baroque de Palerme, en fouillant dans la malle, surprenante, de leurs souvenirs. Avec quelques révélations, des secrets, des surprises, dans cette histoire intime d’un couple écrite du côté de la femme, avec des torrents d’émotion.&nbsp;</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Biennale des arts de la Scène en Méditerranée</em><br>Divers lieux, <strong>Montpellier</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 24 novembre<br></mark>13vents.fr</pre>
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		<title>Les 13 vents de la création</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 07:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Bashar Murkus]]></category>
		<category><![CDATA[Centre dramatique national]]></category>
		<category><![CDATA[Emma Dante]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Capdevielle]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Garraud]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des 13 Vents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. La saison 2023-24 des 13 vents démontre la volonté de mettre en avant la création, cela vous semblait une nécessité dans le contexte actuel ? Nathalie Garraud. C’est même notre mission fondamentale en tant que centre dramatique national : la création et le soutien aux artistes sont notre cœur de métier et la raison [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. La saison 2023-24 des 13 vents démontre la volonté de mettre en avant la création, cela vous semblait une nécessité dans le contexte actuel ?</strong></p>



<p><strong>Nathalie Garraud.</strong> C’est même notre mission fondamentale en tant que centre dramatique national : la création et le soutien aux artistes sont notre cœur de métier et la raison d’exister de ce type de lieu. D’un point de vue sensible et politique, que les artistes puissent être au centre d’une réflexion sur leur époque me semble une nécessité très forte. Afin que quelque chose d’une invention qui naît dans une œuvre soit porté, protégé et partagé avec du public. </p>



<p><strong>La saison est lancée le 17 octobre par <em>Caligula</em> d’Albert Camus, une pièce aussi philosophique qu’engagée politiquement. La preuve que le rôle du théâtre est aussi de faire réfléchir ?</strong></p>



<p>Le choix et la sensibilité des artistes sont le signe des temps. <strong>Jonathan Capdevielle</strong> fait partie de l’Ensemble Associé du Théâtre des 13 vents. Le fait que ce grand acteur et faiseur d’art choisisse de travailler sur cette pièce signifie que quelque chose de profond fait écho en lui, notamment dans la question du rapport au pouvoir. La dimension politique ne lui est pas indifférente, pas plus qu’elle ne l’est pour l’ensemble des artistes. Je pourrais citer Brecht et dire que le théâtre a deux fonctions : divertir et instruire. Nous ne devons oublier aucune de ces deux fonctions. Au contraire, il nous faut instaurer une dialectique. </p>



<p><strong>Comment cette dialectique entre divertir et instruire se décline-t-elle dans vos choix de programmation ?&nbsp;</strong></p>



<p>Les trois premiers mois de la saison portent assez fort le projet du CDN dans son ensemble.&nbsp;</p>



<p>Octobre est consacré à un artiste associé, Jonathan Capdevielle, qui fait une nouvelle création en ouverture de saison (du 17 au 19 octobre). Cette pièce a été répétée, travaillée et construite ici. &nbsp;</p>



<p>En novembre, la deuxième édition de la <em>Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée</em> (du 8 au 25 novembre) est un moment très important pour nous. Nous avons construit le projet des 13 vents autour de cette possibilité d’inviter des artistes étrangers avec lesquels nous partageons la même géographie méditerranéenne. La question de l’hospitalité y est essentielle, comme en témoignent trois créations co-produites par les 13 vents :&nbsp;<em>Il Tango delle Capinere</em> d’<strong>Emma Dante </strong>(9 et 10 novembre), <em>Milk</em> de&nbsp;<strong>Bashar Murkus</strong> (16 et 17 novembre) et <em>Ordalie</em> de&nbsp;<strong>Chrystèle Khodr</strong> (22 et 23 novembre).&nbsp;Soit une artiste sicilienne, un artiste palestinien et une artiste libanaise. Cette biennale, un projet collaboratif coopératif regroupant quinze partenaires à Montpellier et alentour, comporte une programmation beaucoup plus vaste que celle que nous proposons au théâtre.&nbsp;</p>



<p>En décembre, nous présentons notre propre création : <em>Institut Ophélie </em>(du 7 au 20 décembre)<em>.</em> Une piècequi commence sa deuxième saison de tournée et que l’on va reprendre avec notre troupe permanente.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le début de saison reflète notre mission d’hospitalité, une réflexion partagée avec d’autres artistes sur la place de la création dans la vie sociale et la cité ainsi que notre envie en tant qu’artistes-créateurs que le public puisse partager absolument et sensiblement les questions qui nous traversent.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Théâtre des 13 vents</strong><br>Centre dramatique national de Montpellier<br>04 67 99 25 00<br><a href="http://13vents.fr">13vents.fr</a></pre>
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		<title>Trois sœurs, siciliennes et prolétaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 11:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Emma Dante]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Simone Zambelli]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elles sont trois. Femmes, pauvres, très pauvres, à Palerme. Pour survivre, elles cousent le jour et se prostituent la nuit. Pour survivre, et pour élever cet enfant qui leur est arrivé, fils d’une quatrième sœur de misère, morte sous les coups de son homme. L’enfant, mutique, est leur fils à toutes, mères toutes les trois, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Elles sont trois. Femmes, pauvres, très pauvres, à Palerme. Pour survivre, elles cousent le jour et se prostituent la nuit. Pour survivre, et pour élever cet enfant qui leur est arrivé, fils d’une quatrième sœur de misère, morte sous les coups de son homme. L’enfant, mutique, est leur fils à toutes, mères toutes les trois, liées par un lien plus fort que la sororité.&nbsp;</p>



<p>Le pitch paraît glauque, misérabiliste, noir au possible. Pourtant dès les premières secondes, on est saisi par l’énergie, la force, la générosité de ces femmes du peuple prêtes à tout donner. Victimes des hommes et de la misère sociale, elles ne baissent jamais la tête et sont habitées d’un amour immense, qui les lient entre elles et leur donne une force surnaturelle. Cet amour maternel les transcende, et les rend capables d’une <em>Miséricorde</em> que nul n’exerce envers elles. En italien Mamma sonne comme «&nbsp;m’ama&nbsp;», et la maternité est homophone de l’amour.</p>



<p>Le spectacle est porté par trois comédiennes magnifiques, qui chantent et jouent chacune dans son registre plus ou moins rocailleux. Elles sont accompagnées par un danseur merveilleux, <strong>Simone Zambelli</strong>, qui incarne l’enfant de tout son corps longiligne et ses yeux tendres.</p>



<p>Comme toujours chez <strong>Emma Dante</strong>, le rythme est millimétré, les séquences se succèdent dans une gestion de l’émotion parfaite, autour de quelques accessoires, quatre chaises, des jouets qui disent l’enfance et la misère, et comment l’amour permet leur enchantement. L’éclairage, la musique et l’écriture suffisent à franchir les portes du rêve et à dépasser la misère. &nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Misericordia&nbsp;</em></strong><br>Spectacle en sicilien surtitré en français<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 juin&nbsp;<br></mark>Théâtre Liberté, scène nationale de Toulon<br><a href="http://chateauvallon-liberte.fr">chateauvallon-liberte.fr</a></pre>
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