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	<title>Archives des Emmanuel Eggermont - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Emmanuel Eggermont - Journal Zebuline</title>
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		<title>ZEF : Une danse pour Raimund Hoghe </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 11:23:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[About Love and Death]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Raimund Hoghe, décédé en 2021, a commencé son travail de chorégraphe et danseur à l’âge de 45 ans, après avoir été dramaturge pendant 10 ans pour Pina Bausch. Petit et bossu, il créait des chorégraphies épurées, avec peu d’éléments scénographiques, des actions simples (marcher, se tenir, déplacer un objet) et une temporalité étirée. Emmanuel Eggermont, [&#8230;]</p>
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<p>Raimund Hoghe, décédé en 2021, a commencé son travail de chorégraphe et danseur à l’âge de 45 ans, après avoir été dramaturge pendant 10 ans pour Pina Bausch. Petit et bossu, il créait des chorégraphies épurées, avec peu d’éléments scénographiques, des actions simples (marcher, se tenir, déplacer un objet) et une temporalité étirée.</p>



<p><strong>Emmanuel Eggermont</strong>, artiste de la Bande du Zef, a été l’un de ses derniers complices artistiques, pendant une quinzaine d’années. Le solo qu’il présente ce soir est sous-titré « <em>élégie pour Raimund Hoghe</em> ».</p>



<p><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Everything must change </mark></strong></em></p>



<p>Le plateau vide est recouvert d’un linoleum blanc, dominé au fond par un portique en tissu blanc, encadrant un écran vidéo clôturant l’espace, sur lequel sont projetées, au début et à la fin du spectacle, les paroles douces-amères de la chanson de Peggy Lee <em>Everything must change</em>. Chanson qui est diffusée pendant que le danseur, habillé de noir, bras nus, vient disposer avec précautions au milieu de l’espace deux petits verres remplis de sable blanc, en s’allongeant doucement entre les deux. Il commence à bouger lentement, mouvement de bras et de mains, qui découpent au sol, autour de son corps, son contour, puis se relève.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Multiples tableaux</mark></strong><br><br>Dans les multiples tableaux qui vont ensuite se succéder, chacun lié à une chanson, un extrait de film, une musique (Joséphine Baker, Gene Kelly, Klaus Nomi, Judy Garland, Ravel, Tchaïkovski, &#8230;), agissant comme déclencheurs d’images, de gestes ou de souvenirs, le silence semble malgré tout toujours accompagner la danse. Les déplacements précis du danseur, toujours tiré à quatre épingles, dans des costumes différents, sont silencieux, aucun bruit de pas. Les mouvements de bras et de mains restent toujours très présents, vifs ou lents, tranchants l’espace, enveloppants, ou semblant le creuser. Parfois, sur certains morceaux &#8211; <em>Singin&rsquo;in the rain</em> &#8211; on frôle le clown, avec des mouvements guignolesques.  </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Débordements</mark></strong><br><br>Outre les deux petits verres, dont le contenu de l’un sera dispersé au sol au-devant de la scène, de l’autre projeté en l’air, d’autres objets accessoires vont ponctuer les tableaux : une chemise blanche, une couverture grise, des talons aiguilles, une robe à bretelles, une jupe bouffante verte, un chapeau de bouffon noir. Traçant un chemin en pointillés avec ses vêtements, retirés un à un et laissés au sol, le danseur s’avance un moment vers la nudité. L’ensemble est mélancolique à souhait, mais sans aucun pathos. Une traversée élégante, une boucle ouverte habitée de souvenirs, aux débordements légers, prémédités et méthodiques.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>About Love and Death</em> a été présenté les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 et 29 avril</mark> au <a href="https://www.lezef.org/fr/">Zef – Scène nationale de Marseille</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>About Love and Death</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 09:10:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[About Love and Death]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec About Love and Death, le danseur et chorégraphe Emmanuel Eggermont offre au public un solo où l’amour et la mort s’entrelacent jusqu’à devenir danse. Inspiré de quinze ans de collaboration avec son ami et mentor Raimund Hoghe – figure de la danse contemporaine, disparu en 2021 – l&#8217;artiste offre une plongée à la fois [&#8230;]</p>
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<p>Avec <em>About Love and Death</em>, le danseur et chorégraphe Emmanuel Eggermont offre au public un solo où l’amour et la mort s’entrelacent jusqu’à devenir danse. Inspiré de quinze ans de collaboration avec son ami et mentor Raimund Hoghe – figure de la danse contemporaine, disparu en 2021 – l&rsquo;artiste offre une plongée à la fois poétique et mélancolique dans l’univers artistique de celui qui l’a inspiré. À partir de fragments de vie et d’instants dansés, <em>About Love and Death</em> promet une élégie sincère pleine de souvenirs et de références. Avec une bande sonore faite de musiques populaires, Emmanuel Eggermont convoque des figures comme Gene Kelly ou encore Joséphine Baker. Entre douleur et douceur, le danseur se faufile dans les pas de son maestro, partageant un joli héritage.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>C.L.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28, 29 avril </mark><strong><br></strong><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/"><strong>Le Zef</strong>,</a> Scène nationale deMarseille</pre>



<p>Pour trouver plus d’articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Eaux troubles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 13:09:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[All Over Nymphéas]]></category>
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		<category><![CDATA[Klap Maison pour la danse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme les quelque 250 versions des Nymphéas inspirées à Claude Monet par le bassin du jardin de Giverny, les figures et motifs chorégraphiques d’All Over Nymphéas d’Emmanuel Eggermont sont innombrables, nuancés et déclinés à l’infini. Sur un plateau recouvert de tapis amovibles bleus, les cinq danseur·ses dont le chorégraphe arpentent un jardin d’Éden repensé au [&#8230;]</p>
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<p>Comme les quelque 250 versions des <em>Nymphéas</em> inspirées à Claude Monet par le bassin du jardin de Giverny, les figures et motifs chorégraphiques d’<em>All Over Nymphéas</em> <strong>d’Emmanuel Eggermont</strong> sont innombrables, nuancés et déclinés à l’infini. Sur un plateau recouvert de tapis amovibles bleus, les cinq danseur·ses dont le chorégraphe arpentent un jardin d’Éden repensé au prisme des troubles du monde d’aujourd’hui. Leur forme humaine se transforme au gré des costumes et de mouvements délicats, précis et d’une élégance apaisante. Sont-ils·elles au final végétal ou animal&nbsp;? Qu’importe, iels sont vivant·es, cohabitent en harmonie et leurs expressions corporelles reflètent la grâce et la beauté encore possibles d’un monde à réenchanter quitte à déconstruire ses représentations, à repenser ses fondements – et donc ses lois absurdes –, à déplacer ses angles de perception. Si l’art pictural sert de cadre aux rêveries, figuratives ou abstraites, du chorégraphe, la gestuelle titille également l’imaginaire collectif. Les déplacements des interprètes, leurs interactions comme leur non-rencontre, façonnent un tableau à l’esthétique pop assumée. Tel un défilé de mode dont les créatures hybrides parfois désarticulées rappellent l’incertitude de notre époque que viennent relativiser quelques notes d’humour. Quant à la musique originale de <strong>Julien Prévieux</strong> et la création lumière d’<strong>Alice</strong> <strong>Dussart</strong>, elles contribuent finement à l’esthétisme visuel et sonore accaparant.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<p><sup><em>All Over Nymphéas</em> a été donné le 10 janvier à Klap – Maison pour la danse, en coréalisation avec Le Zef, scène nationale de Marseille.</sup></p>
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