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	<title>Archives des emprise - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des emprise - Journal Zebuline</title>
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		<title>Oser dire non</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Julie est une adolescente de quinze ans, excellente joueuse de tennis, future star de son club en Belgique. Dès les premiers plans de ce film signé Leonardo van Dijl, nous la découvrons en entrainement dans un gymnase, entrant et sortant du champ, au bruit de la raquette et de la balle, dans une lumière feutrée&#160;que [&#8230;]</p>
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<p>Julie est une adolescente de quinze ans, excellente joueuse de tennis, future star de son club en Belgique. Dès les premiers plans de ce film signé <strong>Leonardo van Dijl</strong>, nous la découvrons en entrainement dans un gymnase, entrant et sortant du champ, au bruit de la raquette et de la balle, dans une lumière feutrée&nbsp;que la caméra de <strong>Nicolas Karakatsanis</strong> a su saisir. Concentrée et appliquée, Julie semble comme coupée du monde. Elle bénéficie de cours particuliers avec un coach,&nbsp; Jérémy (<strong>Laurent Caron</strong>). Or Jérémy vient d’être suspendu&nbsp;: une jeune joueuse de 16 ans, Aline, s’est suicidée. Peut être a-t-il une responsabilité dans ce drame…</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Emprise insidieuse</strong></mark></p>



<p>La directrice du club annonce solennellement que des entretiens individuels vont avoir lieu pour que la parole se libère. Julie qui a avec Jérémy une relation particulière est perdue. Elle est suspendue à son téléphone&nbsp;; les appels de son entraineur sont fréquents&nbsp;; elle ne doit pas écouter ce que lui propose son nouveau coach&nbsp;; son père ne doit pas être présent sur le court quand elle passera ses épreuves de sélection…bref, il essaie de la couper des autres, pour garder son emprise. Julie est perdue&nbsp;: son visage, filmé en gros plan, est de plus en plus tendu, fermé. Elle refuse d’aller à son entretien, s’enferme dans un silence de plomb. Jérémy&nbsp; n’apparait pas souvent à l’image mais sa présence de prédateur est constante, insidieuse, par sa voix, au téléphone, par ses messages. Une rencontre avec Julie, dans un café, confirme que des gestes ont eu lieu. Julie parviendra-t-elle à échapper à cette emprise&nbsp;?</p>



<p>Julie est interprétée par la joueuse de tennis, <strong>Tessa van der Broeck</strong>, dont c’est le premier rôle&nbsp;: elle est excellente pour incarner cette jeune fille qui reste muette dans un monde qui la pousse à parler. «&nbsp;<em>Telle Antigone, Julie ose dire non</em>&nbsp;», commente le réalisateur de ce film pudique, nécessaire, tourné en 35mm «&nbsp;<em>pour que le silence de Julie puisse prendre une qualité rare, intentionnelle, intemporelle</em>.&nbsp;» Si Julie, forte et fragile à la fois, tait, ses émotions, ses sentiments, c’est la musique de <strong>Caroline Shaw</strong> qui donne magnifiquement du son au silence.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Julie se tait</em> de <strong>Leonardo van Dijl<br></strong>En salles le 29 janvier</p>
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		<title>Paula, rester en apnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 15:29:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Aline Hélan-Boudon]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Ottobah]]></category>
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		<category><![CDATA[Lucie Baudinaud]]></category>
		<category><![CDATA[Pére et fille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La vie s’écoule dans l’espoir pour demain. D’une manière ou d’une autre, j’oublierai ton parfum, j’avancerai comme le fait la rivière droit devant, sans jamais retourner en arrière. Et comme chaque souffle nous rapproche de la mort, je resterai en apnée. » La chanson de Rebeka Warrior qui a composé la musique du premier [&#8230;]</p>
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<p>« <em>La vie s’écoule dans l’espoir pour demain. D’une manière ou d’une autre, j’oublierai ton parfum, j’avancerai comme le fait la rivière droit devant, sans jamais retourner en arrière. Et comme chaque souffle nous rapproche de la mort, je resterai en apnée.</em> » La chanson de <strong>Rebeka Warrior</strong> qui a composé la musique du premier film d’<strong>Angela Ottobah</strong>, <em>Paula,</em> fait écho aux espoirs du spectateur qui, pendant une heure et demie, a vécu à coté de cette petite fille de onze ans dans un huis clos en pleine nature.</p>



<p>Tout commence à Paris. Paula (<strong>Aline Hélan-Boudon</strong>) vit avec son père, Joseph, (<strong>Finnegan Oldfield</strong>) en convalescence, encore sous oxygène. Elle s’occupe des courses, en sortant du collège où elle s’ennuie et multiplie les bêtises. Ses seuls amis, Achille (<strong>Salomon Diallo)</strong> un jeune garçon et Moncoco, un doux lapin blanc. Pour les deux mois de vacances, son père lui réserve une surprise : une jolie maison dans un cadre idyllique au bord d’un étang. Une aubaine pour Paula qui fait de la plongée en apnée et aime la nature. Mais peu à peu, tout doucement, un malaise s’installe ; ils vont rester dans ce lieu perdu au delà de l’été. Ce père trop présent, trop proche, pris dans ses certitudes existentielles, éducatives, alimentaires, enferme sa fille dans un amour envahissant, exclusif, malade. Pas de lait, c’est pour les veaux ! Pas de sucre qui abime le cerveau ! Exercices physiques obligatoires. Il surveille tout, même les appels téléphoniques avec la mère, en mission en Corée. Il la coupe de tous, l’obligeant même à relâcher en pleine forêt son lapin blanc : elle lui est trop attachée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Amour fou</mark></strong></p>



<p>Peu à peu, il l’embarque dans sa folie : la séquence où ayant décidé de se débarrasser de choses superflues, ils se mettent à tout casser, à faire un grand feu de joie, est hallucinante. La caméra de la talentueuse <strong>Lucie Baudinaud</strong> filme les deux corps qui dansent à la lueur des flammes et le visage de Laura souvent entre interrogation, amour pour son père malade ou peur. Car l’emprise grandit de jour en jour ; il lui vole même son espace, sa chambre, abattant les cloisons. Il l’a déscolarisée. C’est lui qui lui donnera des cours « elle a besoin d’un accompagnement spécialisé», affirme-t-il à l’assistante sociale venue contrôler. Il ne faut pas qu’elle lui échappe et il la forge telle qu’il le désire, prêt à écarter par les paroles ou la violence ceux qui pourraient aider Paula à sortir de cet amour envahissant et destructeur. Les deux acteurs, <strong>Aline Hélan-Boudon</strong> et <strong>Finnegan Oldfield</strong> sont parfaits. La caméra filme, souvent en plans serrés, la douceur insidieuse, les gestes tendres qui emprisonnent, le manque de la mère, la main de Paula qui caresse un silure au fond du lac ou son lapin blanc dont elle devra toucher les viscères, l’ayant retrouvé mort. On pense à <em>Répulsion </em>de Polanski, à <em>La Nuit du chasseur</em> de Laughton parfois. Les paysages, autour de l’étang de Taysse (en Corrèze) et les séquences sous l’eau sont superbement cadrés et la musique de Rebeka Warrior ajoute à l’ambiance de ce premier film, très fort, qui vous prend à la gorge et vous plonge en apnée dans les eaux troubles de la folie.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Paula</em>, d’<strong>Angela Ottobah</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 19 juillet</mark></strong></p>
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