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	<title>Archives des Entretien - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Entretien - Journal Zebuline</title>
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		<title>Quand Zola « devient » français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:35:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment vous sentez-vous après le spectacle ? Forbon N’Zakimuena. Ça dépend toujours un peu de comment ça s’est passé, comment le public a réagi… Là, aujourd’hui je me sens hyper bien ! Sur scène, je me suis éclaté, c’est la première fois que je joue à Marseille et c’est un peu un rêve qui se [&#8230;]</p>
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<p><strong>Comment vous sentez-vous après le spectacle ?</strong></p>



<p><strong>Forbon N’Zakimuena.</strong> Ça dépend toujours un peu de comment ça s’est passé, comment le public a réagi… Là, aujourd’hui je me sens hyper bien ! Sur scène, je me suis éclaté, c’est la première fois que je joue à Marseille et c’est un peu un rêve qui se réalise pour moi. J’adore cette ville !</p>



<p><strong>Est-ce que toute l’histoire est vraie ?</strong></p>



<p>Et oui ! Ça existe vraiment, mes parents ne sont pas français et quand on naît en France on doit passer par là. À mon époque ça se faisait devant le tribunal, maintenant c’est en préfecture. Tous les enfants nés en France de parents étrangers, même si ça fait plus de dix ans qu’ils sont là, doivent faire cette démarche pour «&nbsp;devenir&nbsp;» français. Auparavant, il y avait le droit du sol, qui stipulait qu&rsquo;être né en France suffisait à être français. Depuis 1993 et la loi Pasqua, c’est fini, alors que ce droit avait été acquis en 1789 avec la Révolution française. Depuis trente ans, les choses évoluent dans ce sens là. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai eu envie de faire ce spectacle : quand j’ai commencé à parler de ce projet et de mon histoire, j’ai réalisé que beaucoup de personnes ne savaient pas que ça se passait comme ça. J’ai rencontré plein d’adolescents et de jeunes adultes, je leur ai posé des questions pour savoir comment ça s’est passé pour eux. C’est leurs voix qu’on entend.</p>



<p><strong>Comment vous est venue l’idée de faire ce spectacle ?</strong></p>



<p>À un moment de ma vie, j’ai commencé à réfléchir à la question du racisme. J’ai grandi dans une famille où l’on en parlait pas beaucoup, mais je l’ai toujours vécue. Je l’ai toujours mise un peu de côté, et j’ai deux enfants qui ont vécu des choses très jeunes également. J’ai commencé à lire des histoires, à écouter des podcasts, ça m’a fait réfléchir à mon propre vécu et d’où pouvait venir ce sentiment que je suis quelqu’un d’intéressant dans ce pays, que je peux contribuer à quelque chose. Tout a convergé vers le moment où j’ai demandé ma naturalisation à 13 ans. En réfléchissant, j’ai réalisé que devoir justifier que j&rsquo;étais français alors que j’avais toujours vécu ici et m’étais toujours considéré comme français a créé chez moi un sentiment d’illégitimité, de honte. C’est ça le danger du racisme : faire croire à des personnes qu’ils ne sont pas humains, qu’ils ne valent pas le coup. Frantz Fanon dit une phrase toute simple : “une société est raciste ou elle ne l’est pas”. Une France qui assume ces lois là devient un pays raciste. C’est triste, d’autant qu’il est écrit dans la constitution que le racisme est un délit. C’est tout ça qui m’a poussé à écrire ce spectacle, à porter ce message.</p>



<p><strong>Pourquoi finir le spectacle en dansant ?</strong></p>



<p>Pour moi, la danse c’est une manière de ne pas s’excuser d’être là, de ne pas avoir honte de bouger, c’est un message important pour toutes les personnes de toutes origines habitant en France, on ne doit pas s’excuser d’être là, il faut assumer. L’une des meilleures manières de le faire, c’est de prendre l’espace, pour moi ça se fait en dansant, en brillant.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MAHÉ, MAMBOUSSO, ALA, HIMDA, RABEA, ILIYAS , MANAL ET YAMINA ET RETRANSCRIT PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Manal : «&nbsp;</strong>Dans un décor minimaliste et seul en scène, Forbon rappe avec colère pour montrer ses émotions et revendiquer quelque chose qui le dérange. La pièce m’a captivée, que ce soit dans les mots ou la musique, l’artiste a le courage de parler de son histoire.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Yamina : </strong>«&nbsp;Le spectacle raconte une histoire triste mais importante. Le fait que Forbon ait dû changer de nom pour être accepté m'a marqué et fait réfléchir. Il joue tous les rôles, ça rend le spectacle vivant.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Himda :</strong> «&nbsp;Le décor minimaliste permet de se concentrer davantage sur la performance du comédien chanteur. Le sujet abordé reflète la réalité de nombreuses personnes. Forbon a répondu à nos questions de manière claire et argumentée.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><a></a> <strong>Mahé : </strong>«&nbsp;J’ai été particulièrement marquée par l’histoire de la naturalisation. Les questions auxquelles répondre sont très nombreuses et difficiles. Moi je suis française et pourtant je ne connais pas la <em>Marseillaise</em> ! C’est un moment de tension. Forbon nous dit qu’il ne faut jamais abandonner.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Mambousso : </strong>«&nbsp;J’ai aimé que Forbon raconte son histoire, parce que je vais peut-être y passer, ou quelqu’un de ma famille. J’ai compris des choses. Le début est assez stressant, oppressant et nous met dans l’ambiance.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Rabea :</strong> « On est pas habitués à ces formats. On ne connaît pas bien ces histoires de naturalisation. Le comédien est décontracté et calme, mais raconte ses émotions et sa colère avec le rap. Forbon transmet ses émotions au public, le spectacle est engagé et fait prendre conscience. »</pre>



<pre class="wp-block-verse">Le <a href="https://www.babelminots.com">festival Babel Minots</a> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 18 mars</mark> à Marseille<br><em>Zola… pas comme Émile !!! </em>se jouera le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars</mark> au <a href="https://www.theatredeshalles.com/spectacles/zola-pas-comme-emile-face-a_-clean-version/">Théâtre des Halles</a>, Avignon</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Avec Cyril Aris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Aris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fiction et/ou documentaire En fait j&#8217;ai toujours fait de la fiction donc avant Danser sur un volcan qui est un documentaire, &#160;j&#8217;avais fait La Balançoire projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&#8217;ai toujours été très intéressé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fiction et/ou documentaire</mark></strong></p>



<p>En fait j&rsquo;ai toujours fait de la fiction donc avant <em>Danser sur un volcan</em> qui est un documentaire, &nbsp;j&rsquo;avais fait <em>La Balançoire</em> projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&rsquo;ai toujours été très intéressé par la fiction. Mais l&rsquo;histoire de <em>Danser sur un volcan</em> et l&rsquo;histoire de <em>La Balançoire,</em> ce sont des histoires qui se sont présentées à moi, et je me souviens très bien que lorsque la tragédie de <em>La Balançoire</em> s&rsquo;est passée, j&rsquo;avais commencé à écrire un scénario où, je parlais de cette histoire-là. Donc un scénario de fiction. Et c&rsquo;est là que j&rsquo;avais réalisé que c&rsquo;est complètement inutile d&rsquo;écrire un scénario quand les événements se passent vraiment en face de soi. Maintenant au Liban, dans le monde arabe, c&rsquo;est assez compliqué de financer de la fiction ça prend des années et des années. Alors je &nbsp;montais des films de fiction et je réalisais des documentaires en attendant.J&rsquo;aimerais bien être ce genre de réalisateur qui peut travailler dans les deux formes. Je trouve que dans le cinéma libanais, il y a toujours cette attente d&rsquo;un cinéma plutôt misérabiliste, d&rsquo;un cinéma de guerre, d&rsquo;un cinéma de crise&nbsp;; &nbsp;évidemment ça fait partie de notre quotidien, mais ce n&rsquo;est pas toujours le cas .Les Libanais qui sont au Liban et les Libanais qui sont en dehors restent toujours très affectés par la situation et très attachés . Donc, je voulais vraiment parler de cette relation assez ambivalente et assez contradictoire, assez complexe parce que c&rsquo;est assez compliqué pour nous d&rsquo;expliquer cet attachement qu&rsquo;on a pour notre pays, &nbsp;pour notre patrie. J&rsquo;ai voulu faire ça à travers deux personnages assez contradictoires et expliquer leur amour, leur attachement envers leur pays et en même temps leur désespoir et leur désillusion. Je &nbsp;pense que c&rsquo;est vraiment la base de notre relation avec le Liban. C&rsquo;est vrai que c&rsquo;est un pays en crise, enfin constamment en crise, et c&rsquo;est un pays d’où on émigre et duquel on essaye de se lâcher, mais c&rsquo;est toujours très compliqué de s&rsquo;en lâcher complètement. Donc voilà, c&rsquo;est cette contradiction-là dont je voulais parler.&nbsp;<em>«&nbsp;On peut toujours enlever le Libanais du Liban, mais on ne peut jamais enlever le Liban du Libanais&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>De &nbsp;plus en plus les documentaires sont structurés un peu comme des fictions&nbsp;: une histoire avec un début un milieu et une fin et je pense que c&rsquo;est ma base de fiction qui fait que &nbsp;chaque séquence fait 15 minutes&nbsp;; elle commence et elle finit. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;aime penser à la structure du documentaire, en montage, &nbsp;comme un film de fiction. Parce que finalement la formule de fiction est la formule classique qui date d’Aristote. .Je pense que la différence est que pour &nbsp;la fiction, tout est bien contrôlé, on a nos plans, on a nos acteurs&nbsp;; évidemment on improvise beaucoup, mais on a un contrôle bien plus grand que sur le documentaire où c&rsquo;est beaucoup plus instinctif. Ce que j&rsquo;aime beaucoup dans le documentaire, c&rsquo;est qu&rsquo;on se lance, on part sur un instinct, sur un intérêt pour des personnages ou une certaine thématique, on se lance et on filme, et on filme, et on filme, ensuite on fait le tri au montage. C&rsquo;est là qu&rsquo;on doit trouver vraiment l&rsquo;histoire et la meilleure manière de raconter cette histoire. Alors que dans la fiction tout est bien plus contrôlé</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le restaurant, un personnage du film</mark></strong></p>



<p>J&rsquo;ai parlé justement avec mon chef-op <strong>Joe Saade</strong> et la directrice artistique, <strong>Hanady Medlej</strong>, je leur ai expliqué que si on prend des screen- shots du restaurant aux premier deuxième puis &nbsp;troisième chapitre, on devrait voir vraiment l&rsquo;évolution du Liban. Donc au début, à l&rsquo;âge adulte tout est très coloré, tout est très saturé, on sent qu&rsquo;il y a une.ère de prospérité&nbsp;; &nbsp;beaucoup de nourriture alors que vers la fin tout est plus monochrome, et on sent vraiment une sorte de pourriture dans la texture du restaurant. Donc oui, effectivement, traiter le restaurant comme un personnage, comme une réflection du contexte social et politique ou du bien-être de la ville était un choix très conscient.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le trauma</mark></strong></p>



<p>Vouloir parler de ces trois époques, , c&rsquo;est essayer de parler de ma propre création dans ces trois stades différents de ma vie vis-à-vis de Beyrouth, mais aussi c&rsquo;était pour pouvoir parler de ce trauma né à la naissance et qui se transmet, &nbsp;qui revient à l&rsquo;âge adulte, &nbsp;ce trauma dont ils n&rsquo;arrivent pas à se débarrasser. C&rsquo;est la fin, une fois que les personnages surmontent ce trauma, qu&rsquo;ils peuvent &nbsp;vraiment se retrouver et coexister avec toutes leurs différences. Je pense qu&rsquo;au Liban en fait on n&rsquo;est toujours pas sorti du trauma de la guerre civile parce qu&rsquo;en fait on n&rsquo;en a jamais parlé&nbsp;: il n&rsquo;y a jamais eu de réconciliation nationale chose que les Européens font bien mieux que nous&nbsp;; les Français ou les Allemands ont une &nbsp;certaine conscience de leur histoire et une reconnaissance des atrocités de leurs conflits et de leurs guerres, ce qui fait qu&rsquo;au final on peut surmonter ce traumatisme national et collectif et vraiment passer à autre chose. Alors qu&rsquo;au Liban, on n&rsquo;en est toujours pas là parce que justement de &nbsp;la guerre civile, on n&rsquo;en a jamais vraiment parlé. Je voulais refléter ça à travers leur enfance et ce trauma personnel qui reflète le trauma national et collectif dont on n&rsquo;arrive pas à se débarrasser</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La naissance de Nino et Yasmina</mark></strong></p>



<p>Ce plan -séquence est&nbsp; le premier plan du film. Et pour moi, les films que j&rsquo;admire vraiment des grands réalisateurs, se résument &nbsp;au tout premier plan. Du moins, le ton du film ou bien l&rsquo;émotion du film. <em>Un Monde fragile et merveilleux&nbsp;: </em>la vraie traduction serait <em>Un monde triste et merveilleux</em>&nbsp;.Cette tristesse et cette merveille, cette joie et ce désespoir devaient &nbsp;coexister dès le premier plan. Cette histoire de naissance sous les bombes est, en fait, basée sur la naissance de l&rsquo;actrice qui incarne le rôle de Yasmine, née effectivement ainsi dans les années 80. Sa mère était à l&rsquo;hôpital&nbsp;; &nbsp;il y avait des bombardements &nbsp;et ils devaient éloigner les patients des fenêtres. <strong>Mounia Akl</strong> est née dans le couloir de l&rsquo;hôpital, un peu comme Nino et Yasmine. Je &nbsp;trouve que cette juxtaposition entre ce moment de joie, d&rsquo;espoir, d&rsquo;espérance qui vient de la naissance d&rsquo;un bébé, contraste avec cette destruction, cette mort tout autour d&rsquo;eux, Pour moi, ça résume un peu la coexistence des deux émotions, le temps du film et aussi l&rsquo;histoire du Liban. Il y a beaucoup de joie, mais on est souvent entouré par des conflits régionaux, qui coexistent d&rsquo;une manière assez absurde avec nos joies internes et qui fait que, finalement, on vit constamment un ascenseur émotionnel. On passe vraiment constamment par des extrêmes. Avoir ces deux extrêmes dans un même plan, c&rsquo;était important.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de réalisation</strong></mark></p>



<p>Avec mon chef opérateur, on s&rsquo;est lancé un peu dans le challenge de faire des plans séquences, d&rsquo;avoir beaucoup de staging avec ce qui se passe dans le premier plan, ce qui se passe dans l&rsquo;arrière-plan, Je ne sais pas s&rsquo;il y a un mouvement très spécifique qui  nous a  inspirés. Pour moi, c&rsquo;est tout un mélange. Je reviens très souvent vers la <em>Nouvelle Vague</em> française que j&rsquo;adore. J&rsquo;aime beaucoup aussi le cinéma italien, Fellini, Antonioni des années 60. J&rsquo;aime aussi le cinéma américain, et je pense que c&rsquo;est assez évident. Les love stories classiques, mais aussi les love stories un peu plus pointues et radicales, comme<em> Punch-Drunk Love</em> de Paul Thomas Anderson ; c&rsquo;est vraiment un mélange d&rsquo;un peu tout ça.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des rails coupés</mark></strong></p>



<p>Au Liban, avant, il y avait des trains, et les trains allaient jusqu&rsquo;à la Turquie, ils passaient par la Palestine, par Jérusalem, ils allaient carrément jusqu&rsquo;en Égypte. Et tous ces trains-là ont été coupés, évidemment, coupés avec la guerre civile, Donc, c&rsquo;est cette ségrégation de toutes les régions que ce plan suggère parce que le Liban c&rsquo;est très confessionnel, il y a une grande &nbsp;ségrégation&nbsp;; &nbsp;il y a des régions à majorité chrétienne, des régions à majorité musulmane, et cette connexion-là, ou bien cette déconnexion du train entre les régions fait que ces communautés ne se parlent plus. Donc oui, effectivement, c&rsquo;était un choix très clair, une allusion très claire au fait que ce jour-là, le dernier tronçon de rail qui nous connectait s&rsquo;est déconnecté et c&rsquo;est là que vraiment on est entré dans une ère de déconnexion totale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les enfants</mark></strong></p>



<p>Au Liban, &lsquo;il y a beaucoup de jeunes adultes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants&nbsp; J’ai montré à mon producteur <strong>Georges Schoukair</strong> tout un article qui montrait les chiffres, que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Europe, en Asie aussi, en Corée du Sud, au Japon, des régions- où les jeunes couples décident très volontairement de ne plus avoir d&rsquo;enfants. Des raisons financières mais aussi à cause du réchauffement climatique. Est-ce qu&rsquo;on aura une planète dans 30 ans ? Dans quel genre de monde ? Est-ce qu&rsquo;ils vont grandir ? Est-ce qu&rsquo;il y aura de plus en plus de conflits régionaux et de guerres qui résultent du fait que les ressources vont diminuer&nbsp;? Il y a justement toute cette vague de pessimisme ambiant, universel et général, que les gens de ma génération ont vis-à-vis des enfants. Quand ils ont des enfants, en général, c&rsquo;est&nbsp; un ou deux mais deux c&rsquo;est l&rsquo;exception. Quand je pense à mes grands-parents, ils étaient huit donc vraiment c&rsquo;était les très grandes familles. Tout ça vient d&rsquo;une sorte de cynisme assez universel C&rsquo;est en fait toute la base du film&nbsp;; la question d&rsquo;enfant c&rsquo;était la question principale du film finalement&nbsp;; &nbsp;j&rsquo;ai construit un monde tout autour et je suis entré dans d&rsquo;autres thèmes, &nbsp;l&rsquo;exil , l&rsquo;immigration etc mais la toute première idée c&rsquo;était&nbsp;: &nbsp;est-ce que moi-même, j&rsquo;ai envie d&rsquo;avoir des enfants dans ce monde ?Je pense qu&rsquo;avoir des enfants, c&rsquo;est un grand &nbsp;geste d&rsquo;optimisme et d&rsquo;espoir. Et donc c&rsquo;est un choix très conscient.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Annie Gava</strong></p>



<p>Lire ICI la critique du film</p>
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		<title>Un message d’amour et d’espoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 12:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Château de Tarascon]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Les Suds]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Marguerite Cano]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Ben Selim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous passez au Festival Les Suds à Arles, accompagné de Marie-Marguerite Canot. Qu’allez-vous y présenter ? Walid Ben Selim. Nous allons présenter ce que nous jouons habituellement : notre récital, Here and Now (2024), autour de la poésie arabe et soufie, avec des poètes que j’adore particulièrement, comme Mahmoud Darwich ou Abou Nawas.  Comment [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Vous passez au <a href="https://www.suds-arles.com">Festival Les Suds</a> à Arles, accompagné de Marie-Marguerite Canot. Qu’allez-vous y présenter ?</strong></p>



<p><strong>Walid Ben Selim. </strong>Nous allons présenter ce que nous jouons habituellement : notre récital, <em>Here and Now </em>(2024), autour de la poésie arabe et soufie, avec des poètes que j’adore particulièrement, comme Mahmoud Darwich ou Abou Nawas. </p>



<p><strong>Comment ce projet est-il né ?</strong></p>



<p>Le SilO, [Centre de création coopératif], m’avait donné carte blanche lorsque j’y étais artiste associé. Je voulais que cela reste inscrit dans la « musique du monde ». Étant marocain, je me suis dit que la musique du monde pouvait aussi être la musique occidentale. J’ai donc cherché quel instrument pourrait le mieux convenir. La harpe s’est imposée : c’est un instrument exceptionnel, assez sous-estimé, même dans le répertoire occidental. J’ai composé un répertoire et cherché un·e partenaire. J’ai rencontré Marie-Marguerite, qui a accepté l’aventure.</p>



<p><strong>Que représente pour vous cet opus&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p>L’amour de la poésie. C’est une ode à la poésie arabe. Une langue exceptionnelle, avec des millénaires qui nous ont précédés. Quand on choisit un poème, c’est d’abord une histoire d’amour. Je parcours des recueils de poésie, et d’un seul coup on a un poème qui va utiliser une voix du XXIe siècle pour rebondir sur les siècles à venir. Il y a une forme de graine qui germe d’un siècle à l’autre.</p>



<p><strong>Après <em>N3rdistan</em>, qui emprunte aux sonorités électro et aux influences hip-hop, vous opérez ici un tournant esthétique. Pourquoi ?</strong></p>



<p>C’est avant tout une volonté d’épurer l’écriture musicale. Plus on diversifie son écriture, mieux c’est pour une carrière. J’ai toujours fonctionné ainsi : du métal au rap, du rap à l’électro, de l’électro à l’écriture d’un opéra. L’idée, c’est de s’amuser, qu’on puisse expérimenter.</p>



<p><strong>Vous avez fait partie de la mouvance Nayda et vous êtes artiste engagé. Comment avez-vous réagi face aux récentes émeutes au Maroc et les mouvements portés par la Gen Z 212 ?</strong></p>



<p>J’ai soutenu et je soutiens quoi qu’il arrive tous les mouvements d’expression. Ce n’est pas qu’au Maroc, c’est une réalité universelle, un phénomène cyclique : on le retrouve chez les poètes des VII<sup>e</sup> ou IX<sup>e</sup> siècles. Les pays qui avancent sont ceux qui écoutent ces nouvelles générations, quel que soit leurs revendications. Je pense qu’il faut accueillir, comprendre et accompagner les jeunes générations et leurs volontés de changer le monde. C’est une problématique constante : écoute-t-on les jeunes ou non ? Je veux leur transmettre un message d’amour et d’espoir. Au-delà du temps et des siècles, c’est l’amour qui reste. La politique passe, les cités s’effondrent, tout sauf l’amour : l’amour d’une mère, d’un ami, de l’art. C’est éternel.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert prévu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 février </mark>dans le cadre du <a href="https://www.suds-arles.com">festival <em>Suds, Hiver</em> à Arles</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>L’Ukraine en récits à la Friche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi la Friche a-t-elle souhaité s&#8217;inscrire dans cet événement national ? Lucie Duriez. Nous avons été contactés par Francky Blandeau, le directeur adjoint à l&#8217;Institut français en charge de la saison et par la directrice de l&#8217;Institut ukrainien. Il nous a semblé qu’il y avait là une façon tout à fait intéressante de venir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Pourquoi la Friche a-t-elle souhaité s&rsquo;inscrire dans cet événement national ?</strong></p>



<p><strong>Lucie Duriez</strong><strong>.</strong> Nous avons été contactés par Francky Blandeau, le directeur adjoint à l&rsquo;Institut français en charge de la saison et par la directrice de l&rsquo;Institut ukrainien. Il nous a semblé qu’il y avait là une façon tout à fait intéressante de venir porter d&rsquo;autres récits sur la situation ukrainienne, et de montrer comment la culture et les lieux culturels peuvent être des endroits de résistance et de résilience, où les personnes peuvent se ressourcer en temps de guerre. La Friche a une habitude de coopération au niveau international assez forte, avec des structures résidentes qui ont développé, notamment avec des structures ukrainiennes, des liens depuis longtemps.</p>



<p><strong>Cela se traduit par deux jours de programmation. Comment ont été conçues ces deux journées ?</strong></p>



<p><a></a> La Friche, dans le paysage culturel national, est à l&rsquo;endroit de ce qu&rsquo;on appelle les lieux intermédiaires, où se trouvent des projets culturels mais où se passent aussi énormément de choses en termes de débats d&rsquo;idées, et autour de l&rsquo;économie sociale et solidaire. On a donc eu envie de faire un temps fort sur la question de ces lieux intermédiaires et de comment ils pouvaient se positionner dans le cadre de ce conflit&nbsp;: ça va être deux journées de rencontres professionnelles, qui ne sont pas ouvertes au public, où des acteurs culturels ukrainiens, européens et français vont venir dialoguer et travailler sur leur coopération. Autour, on agrège un certain nombre de propositions artistiques, élaborées dans un aller-retour entre les expertises notamment des curateurs et curatrices qui travaillaient depuis l&rsquo;Institut ukrainien, en dialogue avec les résidents de la Friche.</p>



<p><strong>Il va y avoir une exposition, une table ronde ouverte au public, liée aux deux journées de travail que vous venez de mentionner, de la musique avec un concert, des Dj sets, un grand dîner ukrainien, mais pas de spectacle vivant. Pourquoi ?</strong></p>



<p>Dans le champ du spectacle vivant, la question de la découverte artistique passe beaucoup par des voyages de repérage. Et en l&rsquo;occurrence, le producteur de spectacle vivant qui peut-être aurait pu se positionner à cet endroit n&rsquo;avait pas la possibilité de faire cette découverte-là. C&rsquo;est peut-être différent sur les scènes musicales où on a la possibilité de rencontrer l&rsquo;univers artistique de certains artistes par d&rsquo;autres moyens que le fait de voir les choses en direct. La temporalité extrêmement resserrée de la saison ne l’a pas forcément permis.</p>



<p>ENTRETIEN REALISE PAR MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color"><strong><em>Les rendez-vous</em></strong><br></mark><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vendredi 30<br></mark><br>À partir de 17h - Vernissage de l’exposition Le Gué – Culture sous guerre<br><br>17h - Rencontre publique La culture contre-attaque<br><br>19h - Émission radio en public et en direct : Cuisine et culture<br><br>contre-attaquent !<br><br>De 22h30 à 4h00 - Lives et DJ sets<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Samedi 31<br></mark><br><strong>Concert Les Oreilles d’Aman et orchestre klezmer</strong> – 19h<br><br><strong>Grand dîner ukrainien</strong> – 20h30<br><br><strong>Le voyage en Ukraine</strong><br><br>30 et 31 janvier<br><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche La Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>
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		<title>À la Garance, une délicieuse programmation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 11:23:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Guiela Nguyen]]></category>
		<category><![CDATA[Cavaillon]]></category>
		<category><![CDATA[Chloé Tournier]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[La Garance]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Saison]]></category>
		<category><![CDATA[scène nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Valentina]]></category>
		<category><![CDATA[Vaucluse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment s’est passée l’année 2025, marqué par des baisses inédites des subventions, pour La Garance ?  Chloé Tournier. Nous avons eu des baisses de subventions de la région, comme toutes les structures, et de la DRAC. Toutes nos autres tutelles ont maintenu leur engagement, voir même l’ont augmenter. On a eu la chance d’avoir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Comment s’est passée l’année 2025, marqué par des baisses inédites des subventions, pour <a href="https://www.lagarance.com">La Garance</a> ? </strong></p>



<p><strong>Chloé Tournier. </strong>Nous avons eu des baisses de subventions de la région, comme toutes les structures, et de la DRAC. Toutes nos autres tutelles ont maintenu leur engagement, voir même l’ont augmenter. On a eu la chance d’avoir une aide exceptionnelle du département du Vaucluse, qui a mis en place le dispositif AMI de Diffusion avec lequel ils soutiennent des compagnies vauclusiennes en prenant en charge les coûts liés à leur accueil et leur diffusion.&nbsp;</p>



<p>On est aussi allé chercher des recettes propres, de mécénat, ou de projets parallèles, et on a multiplié les partenariats. Grâce à cela, on a réussi à finir l’année à l’équilibre, mais cela reste une situation précarisante pour moi et mes équipes.&nbsp;</p>



<p><strong>Sur une note plus gaie, vous proposez une très belle seconde partie de saison, avec cette semaine, les seules représentations de <em>Valentina </em>de Caroline Guiela Nguyen dans la région.</strong></p>



<p>Cette deuxième partie de saison est marquée par des propositions assez éclectiques, avec de grands noms. Vous avez cité Caroline Guiela Nguyen qui vient avec sa création <em>Valentina</em>, sur laquelle on s’est engagé en pré-achat. Je suis aussi très contente qu’on accueille David Geselson, qui est un metteur en scène que j’aime beaucoup, cette fois avec une reprise de répertoire, Doreen, qui est un spectacle qui a une dizaine d’année. C’est drôle, parce qu’avec ces deux exemples on a deux extrêmes de la prise de risque en termes de format.</p>



<p><strong>Y’a-t-il des propositions de la Bande du futur ?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui ! La bande du futur, notre comité de jeunes programmateur·ices, a une enveloppe de 20 000 euros par an pour programmer des choses qui selon eux font sens et peuvent toucher leurs pairs. Cette année, ils ont choisi <em>Vive </em>de Joséphine Chaffin, qui a joué à La Garance en octobre, et <em>Ma République et moi </em>de Issam Rachyq-Ahrad (les 26 et 27 mars, <em>ndlr</em>). Depuis Issam est devenu artiste associé, donc c’est une jolie histoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Il est devenu artiste associé parce qu’il a été choisi par la bande ?&nbsp;</strong></p>



<p>Non, on s’est rencontrés en parallèle. Je pense que ça montre bien l’alignement du projet.&nbsp;</p>



<p><strong>Florianne Facchini, également artiste associée à La Garance, est aussi au programme de cette seconde partie de saison.&nbsp;</strong></p>



<p>Elle crée son spectacle le 26 mai dans le cadre du festival <em>Confit !</em>, qui présente des projets artistico-culinaires. Son spectacle, <em>La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi</em> s’intéresse aux histoires de lutte par l’alimentation en partant d’un évènement qui a eu lieu en 1942, dans l’Italie fasciste. À l’époque, pour différentes raisons, Mussolini interdit la consommation de pâtes. La famille Cervi décide alors de servir à des pâtes à tout leur village, dans l’espace public, et pour cela les sept frères de la famille sont exécutés. &nbsp;</p>



<p><strong>Ce spectacle est produit par <em>Ça mijote</em>, un nouveau réseau dont La Garance est à l’initiative.&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, c’est un réseau qui est dédié aux projets artistico-culinaires. C’est une question de plus en plus travaillée, mais soumise à des biais, notamment des freins assez classiques liés à des questions logistiques. Il y a aussi, souvent, une lecture qui se concentre uniquement sur la question de la convivialité, qui est bien sûr centrale, au détriment d’une analyse dramaturgique et esthétique.&nbsp;</p>



<p>Ce réseau a donc trois objectifs : le partage de ressources sur les questions que chacun·e peut se poser sur la production et la diffusion de projets artistico-culinaire, la création d’un fond de production mutualisé, et la recherche. On s’associe avec un·e chercheur·euse pour réfléchir ensemble à ce que le culinaire fait à la culture.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles sont les structures qui font partie du réseau ?&nbsp;</strong></p>



<p>Pour l’instant, nous sommes quatre avec la scène nationale de l’Essone, la scène nationale du Channel à Calais, et le CDN de Thionville. Il nous paraissait important de ne pas penser qu’entre structures culturelles, donc on a aussi un chef cuisinier, une artiste et un·e journaliste et un·e chercheur·euse. On se donne quelque mois d’expérimentation avant d’accueillir d’autres structures.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Valentina </mark></strong><br><br><br>Écrite comme un conte à hauteur d’enfant, la nouvelle création de Caroline Guiela Nguyen invite le public à un voyage entre la France et la Roumanie. À la lisière de la réalité et du conte, la pièce aborde avec justesse ce que représente le poids des mots. À travers le récit de Valentina, neuf ans, et de sa maman venue de Roumanie pour guérir son cœur malade, Caroline Guiela Nguyen plonge ses personnages au cœur d’un destin bouleversant. Lorsque Valentina, en rentrant de l’école trouve un mot posé, elle devient la traductrice entre sa mère et le médecin. Entre deux pays, deux langues, les deux femmes doivent composer… Pour construire le récit, la dramaturge et metteuse en scène est allée chercher le réel, au contact de l’association Migrations Santé Alsace, qui favorise l’accès des populations exilées aux droits en matière de santé. C’est dans ce cadre là que la metteuse en scène a appris que, <em>« faute de professionnels pouvant assurer la traduction, les familles avaient recours à leurs propres enfants ». </em>Après Saigon, et Lacrima, Caroline Guiela Nguyen offre une œuvre sensible, intime et éminemment politique. <br>CARLA LORANG<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 janvier </mark><br><strong>La Garance,</strong> Cavaillon<br><br></pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134327" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Valentina_cJean_Louis_Fernandez_1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Valentina © Jean-Louis Fernandez</figcaption></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique Culturelle</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Mouvement social au Conservatoire de Marseille  : Jean-Marc Coppola fait le point</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 16:25:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Campus Art Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Coppola]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une semaine de colère sociale au Conservatoire puis dans l’ensemble du Campus Art Méditerranée, son président du conseil d’administration Jean-Marc Coppola, et adjoint au maire en charge de la Culture, revient sur cette semaine agitée. S’il salue l’accord signé vendredi avec les représentants du personnel [lire sur lamarseillaise.fr], il dénonce l’incurie des autres collectivités, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/mouvement-social-au-conservatoire-de-marseille-jean-marc-coppola-fait-le-point/">Mouvement social au Conservatoire de Marseille  : Jean-Marc Coppola fait le point</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après une semaine de colère sociale au <a href="https://www.conservatoiredemarseille.fr">Conservatoire </a>puis dans l’ensemble du <a href="https://www.campusartmediterranee.fr">Campus Art Méditerranée</a>, son président du conseil d’administration Jean-Marc Coppola, et adjoint au maire en charge de la Culture, revient sur cette semaine agitée. S’il salue l’accord signé vendredi avec les représentants du personnel [<a href="https://www.lamarseillaise.fr/social/fin-de-greve-et-un-accord-au-conservatoire-de-marseille-KL19472019">lire sur lamarseillaise.fr</a>], il dénonce l’incurie des autres collectivités, les procès injustes faits contre l’établissement, et pointe l’instrumentalisation du conflit par la France Insoumise. Entretien </p>



<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>Après une semaine de tensions, vous avez finalement trouvé un accord avec les représentants du personnel vendredi dernier. Que pouvez-vous nous dire sur la teneur de cette réunion&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Jean-Marc Coppola.</strong> Cette grève des agents d’accueil portait essentiellement sur des questions de pouvoir d’achat, de reconnaissance de leur métier, et de conditions de travail. Les agents d’accueil font un métier ingrat, ils travaillent tôt le matin et tard le soir, et ils ne se sentaient pas assez reconnus et valorisés par rapport à leur fonction et à leur engagement. On a répondu à des revendications tout à fait légitimes, qu’on aurait même dû anticiper. Il y avait des gens sérieux et constructifs en face de nous, qui ont exprimé leur colère et leur mal-vivre.&nbsp;</p>



<p><strong>À côté des revendications des personnels d’accueil du Conservatoire, d’autres revendications se sont agrégées. Notamment sur le manque de transparence autour du projet de Campus Art Méditerranée.&nbsp;</strong></p>



<p>Certains membres du personnel émettent des critiques, en disant que le projet n’est pas débattu, qu’il n’y a pas de transparence. Mais la réalité est très simple&nbsp;: non seulement il y a de la transparence, mais il y a aussi un dialogue nourri. Toutes les décisions prises passent par le conseil d’administration, et l’ensemble des représentants du personnel, ainsi que les étudiants et étudiantes, peuvent être présents s’ils ou elles le souhaitent. Avant le conseil, il y a aussi des réunions préparatoires où l’on débat des questions en amont, où des éléments, des éclaircissements, sont donnés. Ce n’est pas possible d’entendre qu’il n’y a pas de transparence. C’est la transparence la plus claire.&nbsp;</p>



<p><strong>Les agents ont tout de même dû se mettre en grève pour obtenir gain de cause. &nbsp;</strong></p>



<p>On tire toujours des enseignements pour que cela ne se reproduise pas. Il faudra mieux anticiper à l’avenir. Mais je sais aussi que la porte de Raphaël Imbert est ouverte en permanence. Qu’il rencontre parfois des représentants syndicaux en dehors des réunions préparatoires. Après ils peuvent contester, ne pas être d’accord. Certains représentants du personnel – pas la majorité – ont peut-être autre chose dans la tête, surtout en période électorale.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’est-ce qui vous fait penser cela&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Quand je me suis rendu mercredi matin au Conservatoire, j’ai croisé Sébastien Barles et trois personnes de la France insoumise, qui m’ont dit qu’ils étaient allés voir les agents d’accueil. Si c’est pour soutenir dans leur grève, ça ne me dérange pas, mais parfois, on est aussi capable de souffler sur les braises…&nbsp;</p>



<p><strong>Des représentants du personnel ont aussi dénoncé les choix dans le budget du Campus. Il serait favorable à la direction, au détriment des agents de contact, et des missions pédagogiques.&nbsp;</strong></p>



<p>Sur le financement, on hérite d’un établissement qui a été créé dans le passé, que l’on continue d’accompagner puisque le principal financeur c’est la Ville. Mais l’objectif c’est qu’il soit de plus en plus autonome de la municipalité&nbsp;: non pas que la Ville se désengage, mais qu’il y ait aussi l’État dans une plus grande part. Quant à la Région, le Département et la Métropole, ils sont aujourd’hui complètement absents. La Métropole a par exemple une compétence obligatoire en matière d’enseignement supérieur, ce qu’il y a aux Beaux-Arts. Or la Métropole ne l’exerce pas. Elle argue qu’elle n’a pas la compétence culture, alors qu’il n’est pas question de cela, mais bien d’enseignement supérieur. À ce titre, elle devrait financer une grande partie de l’établissement. D’ailleurs, la Métropole finance allègrement le Conservatoire d’Aix-en-Provence&#8230; Il y a une volonté de ne pas aider Marseille. C’est paradoxal pour une présidente de Métropole qui est candidate à la mairie de Marseille.&nbsp;</p>



<p>Dans les contestations sur la répartition du budget, certains estiment qu’il y a des économies à faire en interne. Dans le budget proposé mercredi, il a été proposé une baisse de 4% dans les dépenses au niveau de la direction générale, du secrétariat général, et de l’administration. Certains estiment que l’argent qui est mis pour le secrétariat général, ou la direction, prive en même temps les missions pédagogiques. C’est faux. On ne touche pas aux missions des enseignants et enseignantes, on fait très attention à ça.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous apportez toujours votre soutien à Raphaël Imbert&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Bien sûr, on a la chance d’avoir en directeur général un artiste capable de gérer un tel établissement. Il a dirigé le Conservatoire avant le Campus Art Méditerranée, et personne n’a jamais remis en cause cette gestion. Mais il y a des expressions parmi les représentants du personnel – quelques-uns, pas la majorité – qui remettent en cause sa légitimité. Mais en quoi peuvent-ils juger la légitimité d’une personne qui a fait ses preuves&nbsp;? En tant que jazzman reconnu, et en tant que directeur de conservatoire.&nbsp;</p>



<p>Je le soutiens d’autant plus que mercredi, devant le Conservatoire, il a entendu quelqu’un lui dire «&nbsp;<em>voleur, on sait ou t’habites</em>&nbsp;». C’est inadmissible, je le condamne, et je souhaite qu’il y ait des suites données. Le conflit, c’est la vie. Mais dans le respect.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>C’est quoi le Campus Art Méditerranée ?</strong><br>Campus Art Méditerranée est le nouveau nom donné à l’Inseamm (Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée). Il regroupe le Conservatoire de Marseille, l’école des Beaux-Arts, et l’Ifamm (Institut de formation artistique Marseille Méditerranée). Le budget de cet Établissement public de coopération culturelle, dirigé par Raphaël Imbert depuis octobre 2023, est abondé en grande partie par la Ville de Marseille (16,5 millions) et par l’État à hauteur d’1,2 million. <em>N.S.</em></pre>



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		<title>Aurore Fattier exhume Le Dindon </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 12:46:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Aurore Fattier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Quel est votre rapport au théâtre de Feydeau ?&#160; Aurore Fattier. C’est un auteur auquel je ne m’intéressais pas avant de faire du théâtre, et que j’ai découvert vraiment sur le plateau. Ça a été un grand choc théâtral et esthétique, en terme de déploiement de mise en scène, d’énergie… Pour moi, c’est avant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Quel est votre rapport au théâtre de Feydeau ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Aurore Fattier.</strong> C’est un auteur auquel je ne m’intéressais pas avant de faire du théâtre, et que j’ai découvert vraiment sur le plateau. Ça a été un grand choc théâtral et esthétique, en terme de déploiement de mise en scène, d’énergie… Pour moi, c’est avant tout un matériau théâtral très puissant qui donne beaucoup de plaisir tant aux acteurs qu’au public.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi <em>Le Dindon </em>en particulier ?&nbsp;</strong></p>



<p><em>Le Dindon</em> n’est pas beaucoup monté parce que c’est une pièce difficile. Elle est très longue et traite de sujets qui peuvent paraître gênants, comme le harcèlement de rue. Des sujets qu’on relit d’une manière plus radicale après la révolution MeToo. On pardonne moins aux personnages qu’avant.&nbsp;</p>



<p>Il est énormément question de sexualité, de sexualité frustrée, de ce que c’est le fantasme, etc. Pour moi, c’est une pièce très psychanalytique et très profonde, sous ses airs un peu inoffensifs. C’est un texte dont la modernité nous surgit à la figure à chaque instant.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment avez-vous travaillé pour mettre en avant cette modernité ? Avez-vous dû altérer le texte ?&nbsp;</strong></p>



<p>Au contraire, on a recherché les anciennes versions qui ont été censurées, avec des personnages entiers, des scènes entières qui ne sont plus dans la pièce telle qu’elle est publiée aujourd’hui. On a pratiquement fait un travail d’archéologue par rapport au texte. Il y a un ajout d’un texte supplémentaire, mais à part cela la pièce est très fidèlement reconstituée.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi ces scènes avaient-elles été censurées ?&nbsp;</strong></p>



<p>Soit parce que c’était trop long, soit parce que c’était trop bizarre. Par exemple, on a retrouvé une scène très étrange, avec des personnages inutiles à l’action qui amène une forme d’absurdité totale à la pièce.&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi des passages assez théoriques sur le droit des femmes, le mariage etc., qui ont été coupées sans doute pour des raisons politiques.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous faites le choix d’une distribution que vous qualifiez de «&nbsp;queer&nbsp;». Pourquoi ce parti pris ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je n’avais pas envie de monter la pièce avec des acteurs qui ont l’habitude de ce genre de matière et sont en maîtrise de la forme. On a donc été chercher dans le cabaret, dans le théâtre de rue, on a ouvert au maximum les possibilités de casting pour pouvoir rendre compte des différents mondes que traverse la protagoniste, et ouvrir un peu l’imaginaire du public par rapport au texte. L’idée était de ne pas remettre une couche de vernis mais au contraire de le faire craquer.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Dindon </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 20 au 24 janvier</mark> <br><a href="https://www.lafriche.org/evenements/le-dindon/"><strong>Friche La Belle de Mai</strong>,</a> Marseille <br>Dans le cadre de la programmation hors-les-murs du <a href="https://www.lestheatres.net/fr/32-theatre-du-gymnase">Théâtre du Gymnase</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Ettore Scola, vu par Robert Guédiguian </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Ettore Scola]]></category>
		<category><![CDATA[Institut culturel italien]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Les héritages infidèles d’Ettore Scola]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Nous nous sommes tant aimés]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Guédiguian]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. L’Institut culturel italien a choisi l’expression «&#160;Les héritages infidèles&#160;» pour nommer cette soirée. Que doit-on comprendre ? Robert Guédiguian. Je suis très fidèle à l’esprit de ce cinéma-là, «&#160;national-populaire&#160;» comme disait Gramsci, et Jean Vilar plus tard. Je reste très sensible à ces idées-là, mais on ne parle pas tout-à-fait la même langue, les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. L’Institut culturel italien a choisi l’expression «&nbsp;Les héritages infidèles&nbsp;» pour nommer cette soirée. Que doit-on comprendre ?</strong></p>



<p><strong>Robert Guédiguian.</strong> Je suis très fidèle à l’esprit de ce cinéma-là, «&nbsp;national-populaire&nbsp;» comme disait Gramsci, et Jean Vilar plus tard. Je reste très sensible à ces idées-là, mais on ne parle pas tout-à-fait la même langue, les choses ont changé. Le cinéma ne se fait plus de la même manière. Reste quand même l’essentiel&nbsp;: des acteurs qui jouent un texte et nous racontent une histoire.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="870" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=696%2C870&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134172" style="aspect-ratio:0.7998091497990567;width:216px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=819%2C1024&amp;ssl=1 819w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=768%2C960&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=150%2C188&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=300%2C375&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=696%2C870&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?resize=336%2C420&amp;ssl=1 336w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/%C2%A9-Florence-Behar-Aboudaram.jpeg?w=960&amp;ssl=1 960w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robert Guédiguian © Florence Behar Aboudaram</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Vous connaissiez personnellement Ettore Scola&nbsp;?<br></strong><br>Oui. La dernière fois où il est venu en France pour un débat à Paris, on lui a demandé avec quel cinéaste français il voulait intervenir, il m’a choisi. Il a eu ce jour-là un mot qui m’a beaucoup touché, en réponse à une question du public qui demandait pourquoi moi, et&nbsp;il a répondu avec beaucoup d’humour&nbsp;: «<em>&nbsp;Parce que c’est le meilleur cinéaste italien contemporain</em>.&nbsp;» Nous nous sommes revus plusieurs fois par la suite.&nbsp;</p>



<p><strong>L’esprit de Scola, il subsiste&nbsp;?</strong></p>



<p>Je vais dire une phrase que j’ai dite dans <em>Mitterrand</em> : «<em> Je crois aux forces de l’esprit </em>»<em>.</em> Même avec la victoire de Meloni, ça ne veut pas dire que l’esprit Scola a disparu. Ça s’est un peu dissout, comme un comprimé d’Efferalgan. Ça ne fait plus corps, ce n’est pas réuni, mais c’est là, en suspension. </p>



<p><strong>L’Institut culturel italien est un lieu de passage et de mémoire. En choisissant de montrer <em>Nous nous sommes tant aimés</em>, quel message tente-t-on d&rsquo;adresser à la jeunesse marseillaise d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Que la vie est belle quoi qu’il arrive. Au bout du compte, il reste l’amitié, le message est assez clair. &nbsp;</p>



<p><strong>Est-ce qu’au fond, ce film de Scola, terriblement actuel, ne nous démontre pas que le plus grand risque n’est pas l’échec politique, mais le renoncement intime et le cynisme&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, bien sûr. Il faut toujours affirmer et faire exister ce qui nous a fondés. La forme peut changer, mais pas le fond des principes. Par exemple, pour moi, le principe de partage des richesses est un principe fondamental, viscéral, quoiqu’il arrive. Je peux envisager d’autres façons, d’autres techniques, selon le monde dans lequel nous vivons, mais cela reste pour moi un principe essentiel de la vie en société, de la vie de l’humanité.&nbsp;</p>



<p><strong>Quoi d’autre est pour vous non négociable ?</strong></p>



<p>L’absolue sincérité. Ne pas jouer avec l’école, avec la financiarisation du cinéma. Ne jamais transiger sur l’urgence de ce qu’on a à faire&nbsp;; ne pas faire de choses pour de mauvaises raisons.</p>



<p><strong>Peut-on dire que Scola, à l’instar de Pasolini ou de Renoir, est une des figures tutélaires de votre cinéma&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, c’est vrai. J’ai été vraiment marqué par <em>Affreux, sales et méchants</em> que Pasolini avait adoré. Scola est un grand cinéaste, Pasolini est un génie, ce qui ne dévalorise pas l’un par rapport à l’autre.&nbsp;On peut même éprouver plus de plaisir à voir un film de Scola qu’un de Pasolini, mais Pasolini est d’une verticalité dingue. Je pense qu’il est un des plus grands artistes de la deuxième moitié du XX<sup>e</sup> siècle.&nbsp;</p>



<p><strong>Une dernière question&nbsp;: quelle est votre définition du bonheur&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Il y a un proverbe napolitain qui dit&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est un peu d’air frais qu’on prend sur le balcon.&nbsp;</em>»</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DANIELLE DUFOUR-VERNA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>« <em>Les héritages infidèles d’Ettore Scola</em> »</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 janvier</mark><br><a href="https://iicmarsiglia.esteri.it/fr/">Institut culturel italien,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Jean-Marc Coppola  : Marseille, ville de cinéma ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 14:34:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Le César vient de faire l’objet d’un vote au dernier Conseil municipal. Que recouvre cette décision ? Jean-Marc Coppola. Le Conseil municipal a adopté une délibération permettant la rétrocession du cinéma Le César à un porteur de projet. Pour rappel, Le César est un cinéma historique, inauguré en 1938 par Marcel Pagnol. En 2023, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Le César vient de faire l’objet d’un vote au dernier Conseil municipal. Que recouvre cette décision ?</strong></p>



<p><strong>Jean-Marc Coppola.</strong> Le Conseil municipal a adopté une délibération permettant la rétrocession du cinéma Le César à un porteur de projet. Pour rappel, Le César est un cinéma historique, inauguré en 1938 par Marcel Pagnol. En 2023, lors de la liquidation judiciaire, la Ville a préempté le fonds de commerce : sans cela, le lieu aurait changé de destination, les propriétaires étant en discussion avec une enseigne de restauration.</p>



<p>Nous avons ensuite lancé un appel à manifestation d’intérêt. Six candidatures ont été déposées, trois auditionnées, et nous avons retenu le projet le plus en adéquation avec notre cahier des charges : préserver un cinéma, mais en l’inscrivant dans une logique de pluridisciplinarité, car un cinéma seul n’était pas économiquement viable dans ce contexte de concurrence.</p>



<p>Le projet retenu est porté par des sociétés expérimentées : le <a href="https://www.lucernaire.fr">Lucernaire</a>, qui gère un lieu à Paris depuis quarante ans, et le <a href="https://www.festivalalabonnemere.fr/qui-sommes-nous">Théâtre des Criques</a> à Marseille. Il prévoit deux salles de cinéma, une salle de 200 places modulable pour le théâtre et le cinéma, une librairie et un espace de convivialité. Le bail est rétrocédé pour 29 000 €, les porteurs assurant l’investissement et environ 18 mois de travaux.</p>



<p><strong>Vous insistez sur le mélange des pratiques artistiques. Pourquoi est-ce un fil conducteur ?</strong></p>



<p>Parce que c’est la réalité du travail artistique aujourd’hui. Les comédiennes et comédiens passent du théâtre au cinéma, parfois à la musique ou à l’image. Cette porosité est une richesse.</p>



<p>On le voit à la Friche la Belle de Mai, qui accueille plus de 70 structures : avec l’arrivée de La CinéFabrique, future école nationale de cinéma, à proximité de l’Eracm, il y aura des interactions évidentes entre formation au jeu, à la mise en scène et à l’image.</p>



<p>C’est la même logique à <a href="https://laplateforme.io">La Plateforme</a> à Bougainville [<em>l’ancien Dock des Suds, ndlr</em>], où cohabiteront une école du numérique gratuite, l’antenne de la <a href="https://www.cinematheque.fr">Cinémathèque française</a>, une salle de cinéma gérée par William Benedetto (<a href="https://www.alhambracine.com">L’Alhambra</a>), et à terme le Nomade Café. Ces lieux partagés créent une émulation qu’on ne peut pas décréter, mais qu’on peut rendre possible.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="392" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133970" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-06-a-15.13.53.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le site de La Plateforme actuellement en travaux doit accueillir l&rsquo;antenne de la Cinémathèque Française à Marseille (photo maquette) © Encore heureux </figcaption></figure>
</div>


<p><strong>L’éducation à l’image demeure comme un enjeu central. Comment la Ville s’y engage-t-elle ?</strong></p>



<p>L’éducation artistique et culturelle est une priorité dès le plus jeune âge, et l’éducation à l’image en fait partie. Le Centre national du cinéma (CNC) y est très attaché, et nous aussi. Marseille dispose aujourd’hui d’un écosystème dense : La CinéFabrique, les Ateliers de l’Image et du Son, l’Ina, les formations universitaires comme la Satis à Aubagne, sans oublier les classes préparatoires. Cela permet à des jeunes de se former ici, sans devoir partir ailleurs.</p>



<p>La future antenne de la Cinémathèque française, qui ouvrira à La Plateforme, aura trois missions : diffusion de films, actions pédagogiques et expositions. L’objectif est clair : une antenne ancrée à Marseille, avec ses spécificités, et non un simple copier-coller de Paris.</p>



<p><strong>Marseille est aussi devenue un territoire très attractif pour les tournages. Comment l’expliquez-vous ?</strong></p>



<p>La Ville n’a pas de compétence sur la production cinématographique : cela relève du CNC et de la Région. En revanche, elle joue un rôle clé dans l’accueil des tournages via la mission cinéma : autorisations, logistique, accompagnement.</p>



<p>Les retours sont excellents. Marseille est aujourd’hui saluée pour la qualité de son accueil. Les tournages génèrent environ 90 millions d’euros de retombées économiques, dont près de 30 millions réinjectés dans l’emploi local.</p>



<p>Les équipes apprécient aussi les conditions de travail : proximité des lieux, qualité des techniciennes et techniciens sur place, ambiance générale. Certains projets ont refusé des propositions plus avantageuses ailleurs pour rester ici. Cela montre que le cinéma à Marseille n’est pas seulement une question d’attractivité économique, mais aussi de projet culturel.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le cinéma à Marseille en chiffres (source CNC/2024)</strong><br>- 13 établissements<br>- 72 écrans <br>- 1 fauteuil pour 77 habitants (c’est 59 en France). La deuxième commune de France est ainsi 88<sup>e</sup> au classement des 122 communes de plus de 50 000 habitants équipées de salles de cinéma<br>- Prix moyen du ticket : 8,86 euros <br>- 2,33 millions d’entrées<br>- 2,66 entrées par habitant<br>- Seulement quatre cinémas (30,8 % du parc marseillais) et 10 écrans (13,9 % du parc marseillais) sont classés Art et Essai en 2024. Sur l’ensemble du territoire, le parc Art et essai représente 62,8 % des établissements et 45,0 % des écrans</pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Platon en partage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 15:36:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Quel est le point de départ de cette série de rendez-vous ?Grégoire Ingold&#160;: Le point de départ, c’est finalement la démarche de Platon dans La République. Il y a 2400 ans, Platon établissait le modèle d’une société vertueuse. La question, pour nous, n’était pas de repartir de son texte, mais de nous interroger aujourd’hui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline&nbsp;: Quel est le point de départ de cette série de rendez-vous ?<br>Grégoire Ingold&nbsp;:</strong> Le point de départ, c’est finalement la démarche de Platon dans <em>La République</em>. Il y a 2400 ans, Platon établissait le modèle d’une société vertueuse. La question, pour nous, n’était pas de repartir de son texte, mais de nous interroger aujourd’hui sur la question qu’il s’est posée : comment peut-on réfléchir au devenir de notre société ? Pour cela, nous avons choisi de travailler par thématiques, sans prétendre tout traiter, car le sujet est complexe et très vaste. Il s’agissait de faire un détour par le texte de Platon pour relancer les discussions et les réflexions au présent.</p>



<p><strong>Ces rendez-vous mêlent philosophie, théâtre et participation citoyenne. Comment avez-vous imaginé l’articulation entre ces dimensions ?<br></strong>Il s’agissait de mettre les moyens du théâtre, de l’acteur et de la représentation scénique au service d’un exercice citoyen auquel on convie le public. Le théâtre est un lieu dont la fonction est d&rsquo;inviter les citoyens à emprunter les chemins de l&rsquo;art, mais qui reste toujours tourné vers le réel. La scénographie crée un espace qui donne l’esthétique d’une assemblée. Ce n’est pas une parole frontale, mais un espace au milieu duquel la parole peut advenir. On traverse alors différentes séquences de prise de parole qui se tissent pour construire un parcours autour d’une même thématique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="380" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=696%2C380&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133709" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=1024%2C559&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=300%2C164&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=768%2C419&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=150%2C82&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=696%2C380&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=1068%2C583&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?resize=770%2C420&amp;ssl=1 770w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/gregoire-ingold-photo-dr.jpg.webp?w=1100&amp;ssl=1 1100w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Gregoire Ingold © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>À l’heure où la démocratie se fragilise, que permet de questionner le texte de Platon ?<br></strong><em>La République</em> est un traité de philosophie politique ; elle interroge les formes de régime qui nous gouvernent. Ces formes n’ont pas réellement changé depuis 2400 ans, même si la démocratie athénienne n’est pas identique à la nôtre. Platon n’écrit pas un programme politique : il propose une réflexion féconde qui met en route les esprits pour ne pas capituler devant la violence du réel. Une réflexion qui maintient l’idée que, malgré tout, d’autres voies sont possibles.</p>



<p><strong>Vous pariez ainsi sur une « transformation du réel&nbsp; » ?<br></strong>Le seul fait d’énoncer ensemble un diagnostic et des hypothèses vers lesquelles on pourrait tendre pour un avenir meilleur participe déjà d’un mouvement de transformation. Le fait que cela soit énoncé collectivement, réfléchi, prononcé à voix haute, crée un engagement. Le titre <em>Dire une société désirable</em>, c’est faire du théâtre un lieu du dire, un lieu de la parole proférée. Dire, c’est déjà une forme d’engagement, pour chacune et chacun, qui prépare ensuite à l’action.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CARLA LORANG</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Témoins platoniciens</strong><br>À chaque rendez-vous, des « Grands témoins » sont présent·es. Anne-Lorraine Bujon vient échanger autour de <em>L’éloge de l’injustice</em> ; Barbara Stiegler et Marc Lazar s’attaquent à la question de la<em> Décadence des régimes politiques</em> ; et Dimitri El Murr interroge <em>Notre naturel tyrannique.</em> Christophe Pébarthe, lui, accompagne les trois rencontres. <br>De nouveaux rendez-vous sont prévus du 4 au 6 mars. C.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 13 décembre </mark><br><strong><a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/dire-une-societe-desirable">Théâtre La Criée</a></strong>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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